Il vaudra mieux négliger une étude de Torah, plutôt que de faire honte à un juif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Honte (boucha)]
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-> La honte surgira, si tu te réjouis du malheur d'autrui.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]
Il vaudra mieux négliger une étude de Torah, plutôt que de faire honte à un juif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Honte (boucha)]
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-> La honte surgira, si tu te réjouis du malheur d'autrui.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]
L'essentiel du délice du monde à venir consiste à glorifier et à louer Son grand Nom, ainsi qu'à Le [Hachem] connaître ... car tout le reste s'annulera dans le futur, et il ne demeurera que cet aspect : celui de Le glorifier, de Le louer et de Le connaître, il s'agit là de tout le délice du monde à Venir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - 2e tome - Torah 2,1]
Si on oublie Hachem et que l'on ne se fie pas à son soutien, alors on craindra les autres nations.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Peur (pa'had)]
+ Si l'homme savait et croyait d'un cœur entier que la terre est remplie de Sa gloire, que Hachem se tient au-dessus de lui au moment de la prière, entend, écoute et prête attention à chaque parole de la prière, il ne fait aucun doute qu'il prierait avec une grande ferveur, et il prendrait un soin tout particulier à se concentrer sur ses paroles.
Mais du fait qu'il n'est pas convaincu de cette connaissance, pour cette raison il ne manifeste pas tellement d'enthousiasme, et il ne se montre pas si pointilleux ; tout cela provient des conflits du mauvais penchant qui est dans le cœur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - Torah 62,2]
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-> Actuellement la prière est en exil, en raison de nos nombreuses fautes, car la prière est très élevée mais les gens la prennent à la légère, et quand ils se tiennent pour prier, ils souhaitent se décharger de la prière.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 1,8]
+ La Torah (par rabbi Na'hman de Breslev) :
-> Grâce à l'étude de la Torah, toutes les prières et les requêtes sont exaucées, et la grâce et l'importance d'Israël sont réhaussées et exaltées, à la vue de tout celui qui a besoin [d'une délivrance] au niveau matériel et spirituel.
Grâce à l'étude de la Torah menée avec enthousiasme, on donne de la force au royaume de sainteté afin qu'il prenne le dessus, et l'homme fait dominer le bon penchant sur le mauvais.
L'étude de la Torah est entièrement constituée d'un assemblage des Noms d'Hachem, avec lesquels on soumet le mauvais penchant et on chasse la folie et le souffle de sottise qui s'est attaché à l'homme en raison de ses fautes.
[Likouté Moharan - Torah 1]
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-> Même les hommes simples, même les réchaïm et même les nations du monde reçoivent tous leurs vitalité de la Torah
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 48]
-> Grâce aux explications originales sur la Torah, sont créés de nouveaux cieux et de nouvelles terres, toutes les abondances et toutes les bénédictions se déversent sur le monde.
[Likouté Moharan - Torah 54,5-6]
-> Grâce à l'étude de la Torah dans la sainteté, on éveille au repentir les fauteurs d'Israël et les convertis ; mais il est impossible d'y parvenir sans l'humilité et la modestie au plus haut niveau.
[Likouté Moharan - Torah 14,3-5]
-> Grâce au fait qu'on étudie la Torah, on retire les voilements, au point d'agir de telle sorte que les gens très éloignés entendront eux aussi l'appel et la réprimande de la Torah, jusqu'à ce qu'ils reviennent tous vers D.
[Likouté Moharan - Torah 56,3]
-> Grâce au fait qu'on amène la Torah dans le monde, la providence de D. s'étend sur nous, et selon le degré de proximité de chacun avec la providence de D. repose sur lui, avec une plus grande perfection.
[Likouté Moharan - Torah 13,4]
-> Grâce à l'étude de la Torah, on accède à la vie et à la prolongation des jours, car par l'étude de la Torah, on en appelle à la Vie de la vie, et on fait venir de Lui [Hachem] la vie et la longévité.
[Likouté Moharan - Torah 56,3]
-> Grâce au fait que l'homme se fatigue dans la Torah, au point de la connaître et de la comprendre, il guérit son âme, il l'élève au lieu de sa racine, il adoucit tous les jugements et plante en haut un arbre de vie qui est tout entier guérison ; de plus, il fait exister et renouvelle tous les mondes, il dévoile Sa gloire béni, ce qui constitue la principale finalité de tout le service de l'homme, afin que Sa gloire s'agrandisse.
[Likouté Moharan - Torah 74]
-> Grâce à l'honneur témoigné envers la Torah, survienne les pluies.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 60]
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-> Grâce à l'étude de la Torah dans la sainteté, au point de stimuler les racines des âmes d'Israël dans la Torah, on ramène les gens à D. et Sa gloire s'accroît considérablement ; grâce à cela, on accède à la crainte, laquelle conduit l'homme à la paix, de sorte que la paix soit présente dans ses membres, et il parvient ainsi à une prière parfaite, et grâce à cela il accède à la paix universelle, la paix dans tous les mondes.
[Likouté Moharan - Torah 14,2-3-8]
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-> Un conseil pour être assidu dans l'étude, consiste à veiller à ne médire d'aucun juif, mais bien au contraire, l'homme s'efforcera de toute sa force de trouver du mérite et du bien à chaque juif, et même s'il lui paraît être un racha, il s'efforcera de lui trouver des points positifs, au sujet desquels il n'est pas considéré comme racha, jusqu'à ce que chaque juif paraisse beau et agréable à ses yeux, et grâce à cela il parviendra à être assidu dans l'étude de la sainte Torah.
[Si'hot haRan 91 ; 'Hayé Moharan 34]
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-> La Torah et la prière se renforcent mutuellement, et s'éclairent l'une l'autre.
[Likouté Moharan - Torah 2,6]
-> Le jugement n'est adouci, et le monde ne se maintient que par l'haleine de la bouche des enfants qui étudient la Torah dans la maison d'étude.
[Likouté Moharan - Torah 37,4]
-> Quand on étudie vraiment la Torah, on peut connaître l'avenir à partir de la Torah.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 35]
-> La Torah possède un très grand pouvoir, et grâce à l'assiduité dans l'étude de la sainte Torah, on peut réaliser des miracles dans le monde, bien qu'on ne connaisse aucune intention mystique.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 41 ; Si'hat haRan 17]
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-> Il faut savoir qu'avant d'étudier, au moment où l'homme s'assoit pour apprendre, le tsadik qui est au gan eden écoute sa voix ; et l'on doit se lier au Tana ou au Tsadik qui a découvert et dévoilé cet enseignement qu'il étudie, et grâce à cela on réalise "des baisers", qui correspondent à l'attachement d'un esprit avec l'autre, et cela suscite un grand plaisir au Tana ; de la sorte, l'homme parviendra à se repentir, en renouvelant ses jours passés dans l'obscurité.
Tout cela est valable quand il étudie la Torah de façon désintéressée, afin d'accomplir la mitsva de l'étude de la Torah qui pèse autant que toutes les autres mitsvot réunies, et de mériter de réaliser la Torah grâce à cela.
[Likouté Moharan - Torah 12,1-3]
-> L'érudit digne, grâce au fait qu'il étudie l'enseignement du Tana, fait revenir l'âme de celui-ci à l'intérieur de son corps.
[Likouté Moharan - Torah 12,4]
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-> Celui qui étudie la Torah et ne peut pas la comprendre, ceci aussi est très bénéfique, car chacune des paroles s'élève en haut, et Hachem se réjouit d'elles.
[Likouté Moharan - Torah 74]
-> Même celui qui étudie et oublie, cela aussi est très bénéfique, car dans l'avenir on rappellera à l'homme tout ce qu'il a étudié, même s'il a oublié ; mais il vaut mieux certainement se souvenir de toutes les paroles de la sainte Torah.
[Si'hot haRan 26,28]
-> Grâce à l'étude du Choul'han Arou'h, l'homme mérite d'être un maître de maison et de régner sur la terre ; grâce à cela, il parvient à relever les portes du Gan Eden, et à saisir ainsi la sagesse supérieure et la sagesse inférieure, ce qui constitue le principal plaisir du Gan Eden.
[Likouté Moharan - Torah 286]
-> Celui qui a le mérite de découvrir des explications originales sur la Torah, son intention étant au Nom du Ciel, doit également avoir foi en lui-même, c'est-à-dire qu'il croira que D. éprouve beaucoup de délices à l'égard de ses nouveautés.
Il ne relâchera pas ses efforts, mais seulement il s'empressera d'innover à chaque fois et d'écrire ses découvertes, jusqu'à en faire des livres saints, et grâce à cela tous les jugements dans le monde seront adoucis.
[Likouté Moharan - Torah 53,5-6]
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-> Quand on étudie, il est bon de commenter dans la langue que l'on comprend, le monde en tirera bénéfice.
[Likouté Moharan - Torah 118]
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-> Grâce aux honneurs qu'il témoigne à la Torah, l'homme sera sauvé de ses ennemis.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - kavod]
+ La vérité & le mensonge (par rabbi Na'hman de Breslev) :
-> Grâce à la vérité, l'unicité de D. se dévoilera dans le monde.
[Séfer haMidot]
-> Grâce à la vérité, le monde sera préservé de toute nuisance.
[Séfer haMidot]
-> Si la vérité est présente, la paix le sera également.
[Séfer haMidot]
-> Grâce à la vérité, l'individu acquerra une renommée éternelle.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui se garde de proférer le moindre mensonge, Hachem le sauvera au moment de sa détresse, et il engendrera des enfants.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui veut s'attacher à Hachem, jusqu'à parvenir, par la pensée, à visiter ses palais et à les concevoir par l'esprit, se gardera de mentir, même par inadvertance.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui se préserve du mensonge, sortira toujours vainqueur.
[Séfer haMidot]
-> Grâce à la vérité, Hachem te délivrera de tous les malheurs.
[Séfer haMidot - émouna]
-> La vérité préservera l'individu du lachon ara, et permettra l'agrément de sa prière.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui se préserve en disant toujours la Vérité, sera considéré comme s'il était l'artisan des cieux, de la terre, de la mer et de tout ce qu'ils renferment.
[Séfer haMidot]
-> La richesse vient principalement de la vérité.
Et lorsqu'on porte atteinte à la vérité, la pauvreté s'abat sur un tel homme, ainsi que des mépris et des hontes ; mais celui qui s'attache à la vertu de vérité, sa subsistance lui est octroyée avec largesse.
[Likouté Moharan - Torah 47]
-> La vérité et la foi correspondent au visage lumineux, à la joie, la vie, et c'est pourquoi on accède à la longévité grâce à ces vertus.
A l'opposé, le mensonge abrège les jours de l'homme, car il représente la mort, le visage obscur, l'idolâtrie, que D. nous en préserve.
[Likouté Moharan - Torah 23,1]
-> Le mensonge, c'est le mal, l'impureté, et à cause de cela, la providence de D. se retire de l'homme , mais grâce à la vérité, la providence divine demeure sur l'homme de façon complète.
[Likouté Moharan - Torah 51]
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-> Ceux qui prônent le mensonge, ne bénéficieront pas de la Présence Divine.
[Séfer haMidot]
-> Si tu as menti [sans te repentir], le jour où Hachem voudra te porter secours, le mensonge révèlera alors tes fautes afin qu'Il ne te sauve pas.
[Séfer haMidot - émouna]
-> Le mensonge entrave la délivrance [personnelle et collective], car il révèle les péchés du menteur, pour empêcher qu'on le sauve.
[Séfer haMidot - Vérité]
-> Le mensonge empêchera l'homme de guérir, même avec de nombreux remèdes.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui exprime des paroles trompeuses, entraînera sa propre chute.
[Séfer haMidot]
-> Un homme et une femme qui sont habitués à mentir, leurs enfants seront des opposants à la vérité et profaneront l'alliance avec D. [pureté des mœurs].
[Séfer haMidot]
-> Mieux vaudra pour l'homme de mourir, plutôt qu'il vive et soit [considéré comme] un menteur aux yeux des autres.
[Séfer haMidot]
-> Le mensonge est nuisible aux yeux, tant au niveau physique que spirituel.
[Likouté Moharan - Torah 51]
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-> Le mensonge proviendra du fait que l'individu ressent de la peur à l'égard des autres.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui n'a pas confiance en D., dira des mensonges ; et à cause de ses mensonges, il ne pourra plus faire confiance à la vérité.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui n'a pas d'orgueil, sera épargné du mensonge.
[Séfer haMidot]
-> A cause du mensonge, on oubliera Hachem.
[Séfer haMidot]
-> A cause du mensonge, des idées idolâtres se présenteront à l'individu.
[Séfer haMidot]
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-> Il sera permis de modifier [la vérité], dans l'intérêt de la paix.
[Séfer haMidot]
-> Il sera permis de modifier [la vérité] pour sauver sa vie.
[Séfer haMidot]
-> Lorsqu'il n'y aura pas de vérité, la bonté sera [également] absente.
De plus, il [le menteur] ne pourra pas faire de bien aux autres.
[Séfer haMidot]
-> Par manque d'amour entre les hommes, ceux-ci seront amenés à calomnier, ce qui les conduira ensuite à la raillerie et au sarcasme, puis à débiter des mensonges.
[Séfer haMidot]
-> Celui qui donne la charité, son salaire sera de mériter d'atteindre la vérité.
[Séfer haMidot]
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-> A cause du mensonge, l'individu renforcera la malhonnêteté des réchaïm.
[Séfer haMidot - Téchouva]
-> Celui qui dit toujours la vérité, réussira ...
Si tu manques de vérité, alors la réussite te sera retirée et sera confiée aux [autres] nations.
[Séfer haMidot - atsla'ha]
-> A cause de mensonges, la femme souffrira durant sa grossesse.
[Séfer haMidot - Erayon]
-> Grâce à la vérité, la fin des temps viendra.
[Séfer haMidot - machia'h]
[al yédé émét ba akets]
+ Paroles de renforcement de rabbi Na'hman de Breslev :
-> On doit savoir que Hachem se glorifie même de la personne la plus insignifiante du peuple d'Israël, même s'agissant des pécheurs d'Israël.
Tant que le nom d'Israël lui est apposé, il possède une fierté particulière dont Hachem se glorifie.
C'est pourquoi il est interdit à l'homme de désespérer de D. même s'il a altéré et endommagé énormément, car l'affection que lui voue D. n'a pas encore cessé comme dit ci-dessus, et c'est la raison pour laquelle il peut encore revenir à D.
[Likouté Moharan - Torah 17,1]
-> Il faut savoir que même si tu es enfoncé dans le domaine des écorces, et que tu te trouves à un niveau très bas, au point d'avoir l'impression qu'il t'est impossible de te rapprocher de Lui, parce que même dans ton endroit aussi, tu pourras trouver la Divinité, et de là tu pourras t'attacher à Lui, et revenir à Lui dans un parfait repentir, car elle [la Torah] n'est pas éloignée de toi, mais seulement là où tu es, les voiles se sont accrus.
[Likouté Moharan - Torah 33,2]
-> Dans les endroits très bas et très éloignés de D., y est revêtue précisément une vitalité très élevée, qui relève des secrets de la Torah.
C'est pourquoi celui qui a fait une grave chute, doit savoir cela, que là-bas, dans l'endroit où il se trouve précisément, il peut se rapprocher de D. davantage, car une vitalité très élevée y est cachée, et lorsqu'il parviendra à revenir à D., se dévoilera précisément grâce à lui une Torah élevée, c'est-à-dire les secrets de la Torah.
[Likouté Moharan - Torah 56,4]
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-> Il est interdit à l'homme de se désespérer, à D. ne plaise, et même s'il est tombé là où il est tombé, et qu'il soit placé réellement dans le Chéol (partie basse du Guéhinam) des plus profond, malgré tout qu'il ne se désespère pas de D. en aucune manière, car de là-bas, on peut aussi se rapprocher de Lui, car toute la terre est remplie de Sa gloire.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 7,7]
-> [Même] ceux qui ont gravement chuté ... Hachem est encore avec eux, à leur côté, près d'eux et proche d'eux, car toute la terre est remplie de Sa gloire.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 68]
-> Même dans le Chéol des plus profonds, on peut être tout près de D.
[Si'hot haRan 302]
-> Si tu crois qu'on peut endommager, crois qu'on peut [aussi] réparer.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 112]
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-> Mon chéri, mon frère, toi le lecteur, mon âme et mon cœur, prends courage et fais preuve de beaucoup de force, aie confiance en D., car Il ne t'abandonnera pas, car tout ce que tu traverses, tout est pour ton bien ; appuie-toi sur Ses nombreuses bontés illimitées, car Hachem est très grand et Sa grandeur est insondable, et il existe bien un moyen de tout transformer en bien, et les fautes volontaires sont converties en mérite, seulement prends courage et sois forts.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 49]
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-> Si tu es extrêmement éloigné de Hachem, et que tu as l'impression de causer des dégâts réellement à chaque moment contre Lui, face à cela sache, qu'un tel homme qui est enfoncé à ce point dans la matérialité, chaque mouvement qu'il entreprend pour se détacher lui-même un tant soit peu de sa matérialité, même un simple mouvement par lequel il s'extrait de sa matérialité pour Le suivre, est extrêmement grand et précieux pour Hachem, et il fait déplacer des millions de kilomètres dans les mondes supérieurs.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 48]
-> Tous les mondes n'ont été créés que pour l'homme, toute sa grandeur et son importance viennent du fait qu'il possède un tel mauvais penchant (yéter ara) et qu'il se renforce contre lui.
C'est pourquoi plus il s'étend, et plus chaque simple mouvement accompli quand il se renforce contre lui est précieux à Ses yeux ; Hachem en personne lui vient en aide pour cela, comme il est écrit : "D. ne l'abandonnera pas dans sa main".
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 49]
<--->
+ La chute est nécessaire pour monter encore plus haut :
-> Quand un homme chute de son niveau, qu'il sache que cela vient du Ciel, car l'éloignement a pour objectif le rapprochement, c'est pourquoi il tombe afin de se stimuler davantage à se rapprocher de D.
Son conseil dans ce cas : qu'il commence de nouveau à entrer dans le service de D., comme s'il n'avait encore jamais débuté. C'est un grand principe dans le service de D., à savoir que l'on doit réellement chaque jour recommencer de nouveau.
[Likouté Moharan - Torah 261]
-> L'éloignement est le début du rapprochement, autrement dit, lorsqu'un homme veut se rapprocher de D., de façon générale, s'abattent alors sur lui des jugements, des souffrances et de nombreux et puissants obstacles, et il a l'impression [que tout se passe] comme si on l'éloignait ; mais tout cela est pour le bien, en faveur du rapprochement.
Et il doit se renforcer, surmonter, s'encourager et tenir bon dans cette épreuve, en ne s'éloignant pas en raison des souffrances, des empêchements et de l'éloignement, et il ne commettra pas l'erreur de se dire qu'on l'éloigne vraiment, seulement qu'il sache et croie que tout ce qu'il traverse, tout ne vise que son bien, afin qu'il se renforce à se rapprocher davantage, car l'éloignement est uniquement en faveur du rapprochement.
[Likouté Moharan - Torah 74]
-> Lorsque l'homme doit monter d'un degré à l'autre, il faut qu'il lui arrive une descente avant l'ascension, car la descente a pour objectif l'ascension.
De là, tout homme peut comprendre combien il doit se renforcer dans le service de D., et il ne se découragera jamais, face à toutes les chutes et les descentes rencontrées dans le monde, car s'il s'enhardit et se renforce sans regarder cela en aucune manière, même s'il traverse quoi que ce soit, il parviendra finalement à ce que toutes les descentes se transforment en grandes ascensions, car la descente a pour objectif l'ascension.
Il y a à ce propos beaucoup à dire, car chaque personne qui est tombée là où elle tombée a l'impression que ces paroles n'ont pas été dites pour elle, car il lui semble qu'elles n'ont été énoncées que pour les gens de haut niveau qui s'élèvent à chaque fois d'un degré à l'autre ; mais en vérité, sache et crois que toutes ces paroles s'adressent également au plus petit des petits et au plus mauvais parmi les mauvais, car Hachem est bon pour tous, constamment.
[Likouté Moharan - Torah 22,11]
-> On doit faire preuve d'obstination dans le service de D.
Comprends bien la chose, car pour tout homme qui veut entrer dans le service de D., même pour le plus petit des petits, il doit obligatoirement passer par des ascensions et des descentes sans nombre, et par combien de sortes de chutes et de rejets, car parfois on fait tomber intentionnellement une personne du service de D. , et pour tout cela il faut faire preuve d'une grande persévérance sans limite, et l'homme doit, de nombreuses fois, se renforcer et s'agripper lui-même uniquement en suivant cette attitude d'obstination, et il faut faire preuve d'énormément d'entêtement dans ce domaine.
Souviens-toi bien de cela, car tu en auras beaucoup besoin.
Et sache que toutes ces chutes, ces descentes et ces confusions, ... doivent être obligatoirement traversées avant d'atteindre les portes de la sainteté, et tous les tsadikim et les craignant de D. authentiques sont passés par tout cela.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 48]
-> Chaque homme en ce monde, même celui qui est situé à un degré très bas, malgré tout, lorsqu'il veut entrer dans le service de D., il est certain qu'il lui faut avancer et s'élever d'un niveau à l'autre ; et à chaque fois, quand il quitte un degré pour un autre suivant son état, les écorces, à nouveau, se renforcent alors contre lui : il s'agit des désirs, des fantasmes, des pensées, des confusions mentales et des obstacles qui s'étendent beaucoup contre lui à chaque fois, et ne le laissent pas gagner les portes de la sainteté ...
[lorsque l'on a brutalement des désirs et des perturbations qui se renforcent en nous, l'homme] a l'impression d'avoir chuté de son niveau, parce qu'un moment avant, ces envies et les confusions mentales n'étaient pas si puissantes vis-à-vis de lui. Elles le laissaient un peu tranquille, c'est pourquoi il pense avoir fait une chute, mais en vérité, il ne s'agit pas du tout d'une chute.
Seulement, ceci lui arrive parce qu'il doit monter d'un niveau à l'autre selon son état, et en raison de cela, tous les désirs et perturbations, les obstacles, le cœur retors, ... renforcent à nouveau contre lui, avec une intensité accrue ; et l'homme doit à chaque reprise beaucoup se renforcer, sans se décourager nullement pour cela, jusqu'à ce qu'il prenne le dessus sur eux et les brise une nouvelle fois.
[Likouté Moharan - Torah 25,2]
<--->
+ Quelques conseils :
-> Un conseil : la grandeur d'Hachem est dévoilée principalement grâce à la tsédaka qu'on donne à un pauvre méritant, c'est de la sorte que D. "se grandit" et se glorifie, et grâce à cela, l'homme parviendra à soumettre les écorces, qui sont les empêchements et les confusions mentales, ... qui se renforcent à chaque degré comme mentionné précédemment.
[Likouté Moharan - Torah 25,4]
-> Un autre conseil : que l'homme se mette en joie, qu'il soit heureux et se réjouisse de son point positif, par rapport au fait qu'il a eu la chance d'être issu de la semence d'Israël, et de s'être approché des hommes de vérité qui le conduisent et le dirigent sur le chemin de la vérité, de sorte que, quoi qu'il arrive, il conserve un bon espoir pour l'éternité ; et grâce à cette joie, il brise les écorces qui constituent les obstacles, ... rencontrés à chaque degré.
[Likouté Moharan - Torah 25,5]
-> La tristesse est très nuisible, et donne de la force au mauvais penchant ; c'est pourquoi l'homme doit se renforcer beaucoup pour réjouir son âme ... car le renforcement se fait principalement grâce à l'allégresse et à la joie, comme il est écrit : "la joie de D. est votre rempart".
[Likouté Moharan - Torah 72]
-> On doit toujours être joyeux, et servir D. avec joie. Et si parfois on chute de son niveau, on doit se renforcer en considérant les jours précédents, lorsque brillait sur l'home quelque faible illumination, et il s'agrippera maintenant avec l'entrain et l'éclat qu'il possédait auparavant.
[Likouté Moharan - Torah 222]
-> L'essentiel est de se renforcer dans la joie par toutes sortes de conseils, car la tristesse est très nuisible, c'est pourquoi on doit tenter de toute sa force de s'éloigner et de chasser la tristesse de l'humeur morose, soit par le fait que l'homme recherchera et trouvera encore en lui des points positifs, sot grâce au fait qu' "Il ne m'a pas fait non-juif", ... et en général, il n'est pas possible de se réjouir si ce n'est par des sujets amusants et qui suscitent le rire, ... (de façon cashère).
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 48]
-> Même le tsadik parfait, quand il tombe parfois de son niveau, comme on le sait, il n'est pas possible de se tenir constamment au même niveau, alors au moment où il régresse de degré, s'il souhaite se renforcer dans l'érudition qui lui reste, ce n'est pas une bonne chose, il doit plutôt se renforcer dans la crainte du Ciel et les points positifs qu'il possède encore.
[Likouté Moharan - Torah 31]
-> Lorsque l'homme commence à s'observer lui-même et qu'il voit qu'il est éloigné du bien, rempli de fautes, il peut alors se décourager en raison de cela, et il se peut qu'il ne puisse plus du tout prier ; c'est pourquoi il a l'obligation de rechercher, de solliciter et de trouver en lui quelque bien, car comment serait-il possible qu'il n'ait jamais accompli dans sa vie quelque mitsva ou quelque chose de bien? ...
Et grâce à cette démarche, à savoir qu'il trouve en lui-même quelque mérite et du bien, par cela il quitte vraiment le "plateau" de la faute pour gagner celui du mérite, et il pourra se repentir ; de la sorte, il pourra se régénérer, se renforcer et se réjouir de n'importe quelle manière, et il pourra alors prier, chanter et louer D.
L'homme doit veiller soigneusement à suivre cette voie, car elle constitue un principe et une base fondamentale pour celui qui veut se rapprocher de Hachem ... car l'essentiel est de s'éloigner de la tristesse autant que faire se peut ; car la plupart des gens qui sont éloignés de D. le sont surtout, à cause de l'humeur morose et de la tristesse, et parce qu'ils se décourage du fait qu'ils voient en eux-mêmes l'ampleur de leurs dégradations, la majorité de leurs actions étant endommagée, comme chacun n'ignore pas dans son âme, les plaies de son cœur et ses douleurs, et à cause de cela ils se découragent ; et la plupart se désespèrent complètement ...
C'est pourquoi l'homme doit prendre sérieusement en compte cette chose-là, car de nombreuses âmes se sont enfoncées à cause de cela, car le désespoir est pire que tout.
C'est la raison pour laquelle on doit se renforcer beaucoup pour suivre cette voie mentionnée précédemment, à savoir rechercher en soi-même à chaque fois des points positifs, afin de se régénérer et de se renforcer constamment ; et grâce à cette démarche, il pourra prier toujours avec plaisir, vitalité et entrain, retourner à D. avec sincérité.
[Likouté Moharan - Torah 282]
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-> Celui qui est mêlé aux non-juifs, c'est-à-dire qu'il a des affaires et activités commerciales avec eux, doit se préserver énormément afin que cela ne nuise pas, à la sainteté de son judaïsme, car il pourrait facilement être pris dans leurs filets. Et il doit se renforcer beaucoup, et se remémorer à chaque fois la sainteté de judaïsme, et demander beaucoup à D. de ne pas apprendre de leurs actions ni de leurs voies.
[Likouté Moharan - Torah 244]
[en côtoyant au quotidien des non-juifs (par exemple dans le cadre du travail), on en vient à se prendre pour eux, à aborder la vie de la même façon.
Par exemple, un non-juif va aborder les choses avec un esprit cartésien, mais un juif en vidant son cœur à Hachem peut tout avoir, peut tout changer. (selon le Maharcha, la prière permet d'obtenir des miracles sans porter atteinte à son monde futur!)
b'h, également à ce sujet par exemple :
- https://todahm.com/2019/02/14/8392-2
- https://todahm.com/2018/06/13/la-fierte-de-pouvoir-servir-hachem ]
<--->
-> Par la force des tsadikim, tout le monde peut se rapprocher de D., constamment, quels que soient les gens, de n'importe quel endroit où ils se trouvent.
[Likouté Moharan - Torah 56,3]
[tous les juifs sont unis les uns les autres. Ainsi celui qui est tombé au plus bas des profondeurs ne doit pas désespérer, car par le mérite d'un autre juif il peut remonter vers les sommets.
On a tous des hauts et des bas, et le fait d'être lié avec tous les autres juifs nous assure de l'aide lorsqu'on est en bas, de même que nous aidons autrui lorsque nous avons des phases plus positives.
Et si on ajoute à cela que nous avons constamment avec nous un papa Hachem qui a un infini amour et bonté avec nous ...
La fierté d'être juif est notre bouée de sauvetage pour ne pas couler dans le désespoir de ce monde, elle met tellement de lumière dans notre vie!]
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-> Il est dit, à propos des juifs, égarés dans l'idolâtrie : "Vous chercherez de là Hachem et vous Le trouverez".
Cela signifie que depuis l'abîme où vous êtes, enfoncés dans l'idolâtrie, peu importe la bassesse du niveau spirituel où vous êtes arrivés, de là même vous pourrez trouver Hachem. Car Il se trouve avec chacun, même dans les profondeurs de l'impureté, chacun peut donc Le trouver.
[Baal Chem Tov - l'arrière-grand-père de rabbi Na'hman de Breslev]
+ 'Hanoucca - Les décrets pris contre les juifs :
-> Les grecs ont interdits aux juifs d'accomplir les mitsvot : de Roch 'Hodech, de la circoncision et du Shabbath.
=> Pourquoi ces mitvot en particulier?
-> On peut citer l'explication suivante :
Les grecs ont compris que s'ils voulaient détruire le judaïsme, il fallait retirer toute la joie qu'ont les juifs à réaliser les mitsvot.
En ce sens, ils se sont focalisés sur ces 3 mitsvot :
- Shabbath = il est écrit : "Et au jour de votre joie" (ouv'yom sim'hatkhem - Béaaloté'ha 10,10), et le Sifri explique que cela fait référence au jour du Shabbath.
- la circoncision (mila) = dans la guémara (Shabbath 130a), rabbi Chimon ben Gamliel dit : "Chaque mitsva que les juifs ont [initialement] pris sur eux dans la joie, comme la circoncision ... ils continuent encore à l'accomplir dans la joie".
- le mois = Roch 'Hodech est également une grande source de joie, car il annonce l'arrivée de toutes les joyeuses fêtes qui vont se trouver en lui.
La première lettre de chacun de ces mots forme : "Joyeux!" (saméa'h - שמח : Shabbath + mila + 'hodech).
-> "Chez les juifs il y avait de la lumière et de la joie" (layéhoudim aïta ora véSim'ha - méguilat Esther 8,16), que nos Sages commentent :
- "la lumière c’est la Torah" (ora zé Torah - guémara (Méguila 16b) ;
- la joie = selon Rabbi Guttman, c'est le bonheur intérieur d'être un juif, c'est la joie interne à l'idée d'avoir une relation privilégiée avec Hachem.
-> Le roi David écrit : "Servez Hachem dans la joie!" (Téhilim 100,2 - ivdou ét Hachem béSim'ha).
Rabbi Ezriel Tauber explique que c'est un cercle vertueux : une vraie avodat Hachem génère forcément de le joie à une personne.
=> En nous retirant nos mitsvot et notre Torah, les grecs voulaient nous retirer notre joie profonde, et donc notre attachement avec Hachem.
['Hanoucca nous rappelle l'importance de se travailler à être joyeux (mitsva gédola liyot béSim'ha, tamid!), et c'est la clé de notre combat contre nos vrais ennemis actuels, les "grecs" de nos jours.
Le fait d'être juif, la Torah, les mitsvot, ... doivent briller de mille feux à nos yeux, et ne pas être une routine à faire, un poids qu'on a reçu de nos ancêtres. ]
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-> Le midrach (Béréchit Rabba 2,4) rapporte que les grecs ont décrété que les juifs devait écrire sur la corne de leurs bœufs : "Nous n'avons aucune part dans le D. d'Israël".
=> Pourquoi parmi tous les animaux, les grecs ont-ils choisi le bœuf?
1°/ Les grecs voulaient rappeler à Hachem la faute du Veau d'or.
[Rokéa'h - Siddour haRokéa'h - p.175]
-> Le Rabbi ‘Haïm Friedlander (Sifté ‘Haïm – vol.2) enseigne :
Le Maharal explique que les Grecs voulaient rappeler aux juifs la faute du Veau d’or, à cause de laquelle [les grecs conclurent par erreur que] D. méprisait maintenant les Juifs et leur retira leur statut de peuple élu.
Cependant, la vérité est que D. a choisi les juifs éternellement et les aime indépendamment de toute action ou de tout événement particulier.
Même après cet incident, ils restèrent Son peuple. […]
… Le but des décrets grecs était d’obscurcir la vision du peuple juif en tant que peuple élu, sanctifié pour D., précieux et différent de toutes les autres nations.
C’est la raison pour laquelle ils décrétèrent que les juifs ne pouvaient pratiquer la circoncision et observer le Shabbat, car ces mitsvot sont des signes de l’alliance entre D. et Son peuple, sanctifiant leurs corps à D. (par la circoncision), et le temps (avec Shabbat).
Les grecs instituèrent ces lois afin d’invalider la grandeur des juifs et de les rendre égaux à toutes les autres nations."
-> b'h, voir également : chaque juif est une lumière aux yeux d'Hachem! : https://todahm.com/2020/12/27/hanouca-chaque-juif-est-une-lumiere-aux-yeux-dhachem
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-> "Ils troquèrent ainsi leur gloire contre l’effigie d’un bœuf qui broute l’herbe" (Téhilim 106,20).
Le Maharal dit que par ce décret, les grecs cherchaient à rappeler la faute du Veau d'or.
C'est comme s'ils disaient : "Vous pensez que vous êtes liés à Hachem? Mais vous avez fait le Veau d'or, comment pouvez-vous être connectés à Hachem?"
D'ailleurs, en réalité le midrach (Bamidbar rabba 32,7) souligne que suite à la faute du Veau d'or, nous avons effectivement perdu notre statut de 'helek Elokim (d'être une 'partie' d'Hachem).
[le verset "ki 'hélek Hachem amo" (Haazinou 32,9) peut être traduit par : "le peuple de D. est une part de Lui-même (Hachem)".]
Selon le 'Hessed léAvraham, le fait d'être "une partie d'Hachem" nous octroie le statut d'être Ses enfants (banim atèm l'hachem).
Ainsi, les grecs ont soutenu : "Vous n'êtes pas les enfants d'Hachem, vous l'avez clairement démontré en péchant avec le Veau d'or. Vous devez cesser de vous engager dans les pratiques qui sont propres aux enfants d'Hachem, et vous devez déclarer qu'en réalité vous n'êtes pas composés d'une portion d'Hachem ('helek Elokim)."
Ainsi, tout ce qu'ils ont fait était dans le but d'annuler la relation paternelle unique/privilégiée d'Hachem avec nous. [ça va, vous êtes comme tout le monde!]
-> La guémara (Sanhédrin 39b) nous dit que lorsque Moché est mort, Hachem l'a enterré.
La guémara demande alors : quel mikvé Hachem a-t-Il utilisé pour redevenir pur après être devenu impur en enterrant Moché? N'étant pas limité par aucun mikvé physique, comment est-il devenu pur?
Les Tossafot se demande comment Hachem s'est permis de devenir impur en premier lieu. Hachem a le statut d'un Cohen qui ne peut pas devenir impur en entrant en contact avec un cadavre. Alors comment Hachem, un Cohen, peut-il faire l'enterrement.
Les Tossafot explique que puisque nous les juifs avons le statut d'enfants d'Hachem, et qu'un père (même Cohen) est autorisé à enterrer un enfant décédé, alors Hachem peut devenir impur pour enterrer n'importe quel juif, puisque nous sommes Ses enfants.
De plus, le 'Hida nous enseigne que Hachem, dans son humilité, a refusé le statut de Cohen Gadol car s'Il était Cohen Gadol, il ne serait pas autorisé à enterrer même son propre enfant.
-> Bien qu'un Cohen ne soit pas autorisé à entrer en contact avec des objets qui le rendraient impur, il peut entrer dans un cimetière pour récupérer la térouma.
De même, le midrach dit qu'Hachem a pu entrer en Egypte pour sauver le peuple juif, même s'Il est Cohen.
Une raison pour laquelle Hachem est rentré en Egypte, devenant impur, c'est pour démontrer que nous sommes Ses enfants. Car si Hachem n'avait pas démontré que nous sommes Ses enfants, après seulement 86 années d'esclavage intense. Nous aurions dû terminer les 430 ans au complet. [Haggada chel Pessa'h Sim'hat haRégel]
Hachem est devenu impur afin de démontrer que nous avons le privilège d'être des enfants d'Hachem (banim l'Hachem).
[cela peut expliquer pourquoi tous les jours nous rappelons la sortie d'Egypte : comportons-nous comme des enfants du Rois des rois, du maître du monde, Hachem.]
[nos Sages disent que 'Hanoucca dure spécialement 8 jours en souvenir de la mitsva de la circoncision que les grecs voulaient qu'on annule. [la mila est le sceau de l'alliance, faisant de nous les enfants de papa Hachem]
A 'Hanoucca, nos Sages ont institué une prière nous rappelant cet caractéristique unique : "véa'hakh kakh baou BANE'HA lidvir bété'ha". En précisant "bané'ha" (tes enfants) on se rappelle que les grecs ont essayé de nous faire annuler cette réalité à nos yeux.
La plus grande lumière pour illuminer l'obscurité de notre vie est d'avoir toujours en tête que nous sommes les enfants d'Hachem, qu'indépendamment de nos actions Il nous aime plus que tout et qu'Il nous observe et prend soin de nous constamment. Un juif n'est jamais seul!
b'h, voir également : la grandeur de chaque juif : https://todahm.com/2022/11/23/la-grandeur-de-chaque-juif ]
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2°/ Les grecs savaient que s'ils forçaient les juifs à écrire un message hérétique sur les cornes de leurs bœufs, ils arrêteraient de les utiliser pour labourer leur champ.
Une fois leur champ en jachère, ils finiraient par mourir de faim.
[Yaavets - Hagahot de Méguilat Taanit 9 ; Beit haLévi - Otsrot Rabboténou miBrisk]
3°/ Selon la Torah, si le bœuf d'un non-juif encorne un bien appartenant à un juif, il est tenu de lui payer l'intégralité des dommages.
Lorsque la situation est inverse, il y a des fois où le juif n'est tenu de payer que la moitié des dommages.
Les grecs ont décrété que les juifs écrivent sur la corne de leurs bœufs qu'ils renoncent à cette loi particulière, qui leur accorde un avantage matériel sur leurs voisins non-juifs.
[Bné Yissa'har - Kislev 3,26 ; Mégalé Amoukot - Mikets]
4°/ Les grecs voulaient que les juifs arrêtent d'apporter des sacrifices au Temple.
En forçant les juifs à graver une déclaration blasphématoire sur leurs bœufs, l'animal devenait similaire au statut d'un animal utilisé à des fins idolâtres, et il était alors impropre pour être utilisé en tant que sacrifice.
[Kovets Torani haDarom 19:64]
5°/ "Un bœuf connaît son possesseur" (Yéchayahou 1,3), c'est un symbole tangible de foi et de loyauté. [un juif doit connaître son Maître : Hachem]
Les grecs ont demandé aux juifs d'inscrire spécifiquement sur la corne de leurs bœufs, qu'ils n'avaient pas de part dans le D. d'Israël, et cela afin d'exprimer leur refus de croire en Hachem.
[rabbi Gavriel Tzinner - Nité Gavriel - 'Hanoucca]
6°/ Les grecs avaient une coutume d'organiser des corridas dans d'immenses arènes, avec énormément de spectateurs.
Dans l'arène, ils plaçaient un jeune homme et un taureau féroce, et l'objectif pour le jeune homme était de parvenir à monter sur le dos du taureau et de réussir à y rester sans en être éjecté.
Après avoir réussit cet objectif, le vainqueur couronnait son succès en écrivant son nom sur la corne du taureau.
De nombreux juifs qui avaient succombés à l'attrait de la culture grecque, jouaient ce sport et ils avaient leur nom bien en évidence sur ces trophées de cornes.
Nos Sages ont vu ces noms sur les cornes, qui témoignaient de leur très grande force physique, et nos Sages ont vu en cela une négation du fait qu'Hachem était la véritable source de leur puissance.
[en un sens, en gravant leur nom, ils signifiaient : "Nous n'avons aucune part dans le D. d'Israël", puisque notre force, notre réussite, vient que de nous!]
[rabbi Moché Rubinstein (Aish Dot - chap.6)]
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-> Le Rambam (Iguéret Taiman) enseigne :
"Chaque juif a été forcé d'écrire sur son vêtement : "Nous n'avons aucune part dans le D. d'Israël". Cela devait également être gravé sur la corne de son boeuf et donc labourer avec.
Ces décrets ont été en vigueur pendant 52 années".
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-> Le Rambam (Iguéret haShmad) aborde les décrets pris par les grecs concernant les juifs.
Ils ont interdit l'étude de la Torah, l'observation du Shabbath, de Roch 'Hodech et de la brit mila.
Le Rambam ajoute un décret beaucoup moins connu : aucun juif n'avait le droit de fermer la porte de sa maison.
Pour éviter que les juifs continuent d'accomplir les mitsvot en privé dans leur maison, les grecs ont interdit de fermer les portes.
D'ailleurs, le midrach lé'Hanoucca rapporte que tout juif qui était surpris avec sa porte fermée, encourait la peine de mort.
Une porte fermée fournit un sentiment de sécurité, de dignité, d'intimité, de pudeur, et un sentiment de liberté. Et les grecs voulaient nous priver de tout cela.
Le midrach dit : "toute maison qui n'a pas de porte, n'a pas de dignité ou de pudeur".
Lorsque les grecs ont émis ce décret, les juifs ont retiré toutes leurs portes.
Ils ne dormaient plus, de peur que les voleurs grecs viennent les voler pendant leur sommeil.
Le but des grecs était d'affaiblir la sainteté de la maison juive, et c'est pourquoi de nos jours la mitsva d'allumer les bougies permet de restaurer la sainteté au sein de chaque foyer juif.
De plus, une porte ouverte symbolise le fait d'ouvrir toute notre intimité à l'influence non-juive extérieure.
Du coup, le miracle de 'Hanoucca marque l'importance de pouvoir fermer la porte de sa maison. Car certes on doit sortir dans le monde extérieur, mais on doit pouvoir préserver notre intériorité, notre foi authentique en Hachem, notre vision juive de la vie.
[d'où le fait qu'on allume la 'hanoukia à côté de notre porte, celle-là même que les grecs nous ont empêchés de fermer. ]
-> Le midrach lé'Hanoucca rapporte que suite à ce décret des grecs et au fait que les portes des juifs ont été retirées, les juifs ont alors crié : "Hachem! Comment peux-tu tolérer cela? Comment pouvons-nous souffrir comme cela?
Hachem a répondu que cela est arrivé en conséquence direct de leur négligence de la mitsva de la mézouza.
-> La culture grecque essayait de charmer les juifs, et en se sens le message de la mitsva de la mézouza est particulièrement important : https://todahm.com/2019/10/02/10682-2
-> Nos Sages (guémara Méguila 29a) affirment : "Dans le futur, les maisons d'étude et les synagogues vont être déplacées en Israël".
Le 'Hatam Sofer ajoute que les maisons juives dans lesquelles la Torah a été étudiée, dans lesquelles les mitsvot ont été accomplies, et qui ont été maintenues dans la sainteté, vont également être physiquement transportées en terre d'Israël lorsque le machia'h viendra.
Si une maison est un lieu saint (makom kadoch), alors elle est considérée comme une part de la terre d'Israël, et donc elle fait partie des bâtiments qui seront apportés en terre d'Israël lors de l'arrivée du machia'h.
Au Séder de Pessa'h, nous proclamons : "cette année nous sommes ici, l'année prochain en terre d'Israël" (achata akha léchana abaa béar'a déIsraël).
Le 'Hatam Sofer dit qu'en réalité nous prions que certes cette année notre maison se trouve en dehors d'Israël, mais l'année prochaine elle se sera déplacée en terre d'Israël, dans le cadre de la guéoula ultime.
Ainsi, nous ne prions pas seulement pour que les participants de ce Séder se trouvent en Israël, mais également la maison dans lequel se tient le Séder. En effet, puisque c'est une maison de sainteté, alors également elle aura le mérite de monter en Israël.
=> C'est le message que nous transmet les bougies de la 'hanoukia.
Notre maison se doit d'être un lieu de lumière (Torah, mitsvot), qui est saint car fermé aux mauvaises influences extérieures, et grâce à cela nous activons la venue du machia'h, provoquant que nous nous trouverons alors avec cette maison en Israël.
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-> Rachi sur la guémara (Shabbath 23a) : "Les Grecs décrétèrent que toutes les jeunes filles juives qui étaient fiancées devaient rendre visite au gouverneur étranger avant leur nuit de noces."
-> https://todahm.com/2014/12/21/un-des-decrets-des-grecs-envers-le-peuple-juif-la-vie-de-famille-juive
+ Le miracle militaire de 'Hanoucca :
=> A 'Hanoucca, nos Sages ont institué la mitsva d'allumer la 'hanoukia pour se souvenir du miracle de la fiole d'huile qui a brûlé pendant 8 jours. Pourquoi nos Sages n'ont-ils pas instauré un rituel supplémentaire pour célébrer la fabuleuse victoire militaire sur les grecs?
-> Le Messe'h 'Hokhma (Chémot 12,16) observe que les juifs ne se réjouissent jamais pour la chute de leurs ennemis.
Selon le midrach (Yalkout Chimoni - Emor 654), c'est pourquoi au sujet de Pessa'h la Torah ne mentionne pas de joie, puisque la libération des juifs a causé la mort des égyptiens.
A Pourim, nous ne fêtons pas le jour où Haman a été pendu ou le jour où les juifs ont tué leurs ennemies, car cela n'est pas une raison de se réjouir pour un juif (des créatures de D. sont mortes!).
Mais plutôt, on célèbre le jour "où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis" (Esther 9,22).
De même, 'Hanoucca est observée uniquement par l'allumage de la 'hanoukia afin de témoigner que notre joie dans la victoire sur les grecs est uniquement sur le fait que cela nous a permis de se consacrer à servir Hachem sans gêne (les grecs empêchant toute pratique du judaïsme sous peine de mort).
-> La guémara (Shabbath 21b) rapporte que nos Sages ont attendu un an après le miracle de 'Hanoucca, avant d'établir la fête de 'Hanoucca comme un moment où l'on récite le Hallel et où l'on offre des louanges à Hachem.
=> Pourquoi ont-ils attendu un an? N'aurait-il pas été plus approprié de chanter immédiatement le Hallel pour remercier Hachem du miracle, à chaud sur le moment?
Rabbi Eliézer Waldenberg (Tsits Eliézer - vol.10) explique que l'un des aspects principaux de la Torah est que les chemins de la Torah sont toujours agréables.
Ainsi, il aurait été inapproprié de chanter le Hallel à un moment où des soldats juifs étaient encore allongés dans les champs, et que leurs proches pleuraient et prenaient le deuil de leur mort.
C'est pourquoi nos Sages ont attendu une année après le miracle de 'Hanoucca avant d'instituer la fête de 'Hanoucca, puisqu'au temps du miracle la joie était entachée par la douleur au sujet de leurs frères juifs morts pendant la bataille.
[d'une certaine façon, nos Sages ont attendu que toutes les familles juives terminent leur année de deuil. Car un moment de joie collectif ne peut pas vraiment l'être si des juifs ne peuvent pas y prendre part collectivement à l'esprit de cette fête! ]
-> Le Messé'h 'Hokhma (Béréchit 37,24) suggère également une autre approche.
Le miracle principal que nous célébrons à 'Hanoucca est la victoire militaire miraculeuse des juifs, qui a permis d'avoir notre autonomie (avec le Temple) pendant plus d'un siècle.
Pour commémorer cela uniquement, nos Sages ont institué la mitsva d'allumer les bougies (pas nécessairement de l'huile) à 'Hanoucca, puisque la monarchie est comparé à une lampe allumée ("je ferai grandir la corne de David, j’allumerai le flambeau (le nér) de mon Oint (נֵר לִמְשִׁיחִי)" - Téhilim 132,17).
Cependant, selon le Aboudraham, nos Sages n'auraient pas été capables d'instituer une bénédiction sur le fait de commémorer ce miracle, car une victoire militaire tombe dans la catégorie du miracle dissimulé/caché, et une bénédiction ne peut être récitée uniquement sur les miracles ouverts qui contredisent clairement les lois de la nature.
C'est pourquoi nos Sages ont instauré que la bénédiction que nous récitons à 'Hanoucca : "Qui a réalisé des miracles pour nos ancêtres" (assa nissim laavoténou) fait référence au miracle dévoilé/ouvert avec la fiole d'huile qui a duré 8 jours.
Puisque la bénédiction est liée spécifiquement au miracle de l'huile, nos Sages ont institué que la mitsva de l'allumage de la 'hanoukia/ménora soit idéalement accomplie avec de l'huile.
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-> Rachi (Vézot haBéra'ha 33,11) rapporte que les 'Hachmonaïm était une "armée" de 13 personnes, et qu'ils ont affronté des dizaines de milliers de soldats ennemies [surarmés et surentraînés].
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-> "Et pour te rendre supérieur à tous les peuples qu'Il a faits, pour la louange, la renommée et la splendeur" (Ki Tavo 26,19)
Rabbénou Efraïm dit que le mot "supérieur" (él'yon - עליון) peut se lire : "sur la Grèce" (al Yavan - על יון).
C'est une allusion que par le mérite des juifs observant les mitsvot pendant l'époque des 'Hachmonaïm, ils ont été capables d'être victorieux sur les grecs.
Cette victoire va à l'encontre de la relation de cause à effet attendue par la nature (la loi du plus fort).
Le miracle de 'Hanoucca démontre ainsi que c'était leur engagement avec Hachem qui a amené la victoire.
On pourrait aussi penser que les non-juifs auraient du mépris envers les juifs du fait qu'ils rejetaient les arts et la culture grecs, qui à cette époque était à la mode dans le monde entier (affirmant alors : les juifs sont d'une autre époque, ils n'évoluent pas!).
Mais le verset dit : "pour la louange, la renommée et la splendeur" = après le miracle de 'Hanoucca, les nations du monde ont reconnu et loué les juifs pour les qualités exceptionnelles qu'ils possèdent.
[on ne doit pas faire l'erreur de voir le monde avec une vision non-juive.
Nous sommes comme en pleine histoire avec les grecs, où la culture et la philosophie environnante essaient de nous attirer petit à petit vers elle.
De même que nos ancêtres ont gagné à l'époque, nous pouvons gagner en gardant un attachement avec Hachem.
Et alors, très prochainement avec l'arrivée du machia'h, toutes les nations proclameront : "la louange, la renommée et la splendeur" des juifs, d'avoir été si fidèles à la Vérité, à Hachem. ]
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-> "Je veux faire de toi la lumière des nations, mon instrument de salut jusqu'aux confins de la terre" (Yéchayahou 49,6)
['Hanoucca est la fête des lumières, en allusion à notre rôle sur terre.
Tout juif aura toujours la capacité de faire brûler la petite fiole d'huile pure qui est en lui, pour contribuer à illuminer l'obscurité de ce monde, et ainsi permettre à Hachem de pleinement de dévoiler.]
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-> Le midrach (Béréchit rabba 65,13) dit que l'empire grec est comparé à un arc.
A la différence d'une épée, qui ne peut frapper un coup qu'à une courte distance en utilisant la force, l'arc est une arme plus sophistiquée dans le sens où elle peut détruire un ennemi de loin avec l'aide d'un élément spirituel, à savoir le vent (roua'h).
D'une façon identique, les grecs ont utilisé l'outil le plus spirituel qu'ils avaient en leur possession (la beauté du savoir profane, leur belle philosophie théorique avec une pratique de vie très matérielle), afin d'assujettir les juifs.
Les 'Hachmonaïm, qui résidaient dans le territoire de Yéhouda, sont également comparés à un arc, comme il est écrit : "Je me fais de Yéhouda comme un arc bandé ... tes fils, ô Sion, contre les tiens, ô la Grèce (Yavan)" (Zé'haria 9,13). [midrach Béréchit rabba 65,13]
Les 'Hachmonaïm ont été capable de vaincre les grecs par l'esprit d'Hachem qui remuait en eux.
Ceci peut expliquer pourquoi la Haftara du Shabbath de 'Hanoucca contient les versets : "Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit (roua'h)! dit Hachem" (Zé'haria 4,6).
[d'après le rav Binyamin Wurzburger]
[on voit de là l'importance du pouvoir de l'esprit!
En ce sens à 'Hanoucca on ne célèbre pas une victoire militaire car la victoire est essentiellement par le fait d'avoir l'esprit d'Hachem, par le fait d'avoir notre esprit connecté à la volonté de D. (la Torah, aux mitsvot), et non à notre propre volonté (en servant notre égo cautionné par une belle philosophie).]
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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2018/12/09/hanoucca-miracles-reveles-et-miracles-dissimules
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=> Pourquoi nos Sages n'ont-ils pas institué que 'Hanoucca soit célébrée par de la joie et des festins comme ils l'ont fait pour Pourim?
-> Le Maharal (guémara Shabbath 21b) explique que 'Hanoucca a principalement été instituée afin de commémorer la victoire militaire sur les grecs, et non pas pour le miracle de l'huile.
Cependant, puisque la nature miraculeuse d'une victoire militaire n'est pas évidente (puisqu'à de nombreuses reprises dans l'histoire de petites armées ont pu réussir à vaincre de plus grandes), alors Hachem a également réalisé un miracle supplémentaire avec l'huile, et ce afin de démontrer que la victoire militaire n'en est pas moins un miracle.
Puisque la main d'Hachem n'a été clairement visible que par le biais du miracle de l'huile, qui a fourni un gain spirituel plutôt que matériel, alors nos Sages ont institué que la fête de 'Hanoucca soit également célébrée d'une manière qui ne soit pas à dominance matérielle, mais plutôt spirituelle : par le biais des louanges et des remerciements à Hachem.
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=> Il y a une question "connue" du Pné Yéhochoua et du 'Hakham Tsvi : Pourquoi le miracle de l'huile était-il nécessaire, puisque nous avons le principe : "touma outra bétsibour" = si la majorité du peuple juif est impur (tamé), il est permis d'accomplir le service dans le Temple dans un état d'impureté.
Pourquoi Hachem a-t-Il réalisé un miracle en apparence superflu (il était autorisé d'allumer avec de l'huile impure)?
On pourrait penser que cela corrobore l'idée que nous fêtons 'Hanoucca principalement sur la victoire militaire, en accord avec les paroles du Al Hanissim : "Mais Toi, dans Ton abondante miséricorde, Tu les assistas au moment de leur détresse. Tu livras leur combat, Tu défendis leur droit et vengeas leur affront. Tu livras les puissants aux mains des faibles, les nombreux aux mains du petit nombre, les impurs aux mains des purs, les impies aux mains des justes et les iniques aux mains de ceux qui se consacrent à l’étude de Ta Torah".
Le rav 'Haïm Chmoulévitch fait remarquer qu'il y a une apparente contradiction dans le sens où la guémara (Shabbath 21b) n'aborde pas la victoire militaire, mais uniquement le miracle de l'huile, ce qui semble indiquer que l'essentiel de 'Hanoucca est de célébrer le miracle de la fiole d'huile qui a duré 8 jours.
Le rav 'Haïm Chmoulévitch explique :
Il est évident que la victoire militaire était la chose nécessaire. Nos vies étaient alors en danger, le futur de la Torah était en jeu.
C'était certainement un miracle vital pour permettre aux juifs de survivre.
Mais le fait de faire uniquement ce miracle ne montre pas à quel point Hachem nous aime.
(qui ne sauverait pas son fils qui est en train de mourir!)
Hachem est notre Père, notre Créateur, Il nous a donné la Torah.
Hachem a fait beaucoup plus que simplement nous sauver, Il voulait également nous témoigner que : "Je ne vous sauve pas parce que Je dois le faire, Je vous sauve car Je vous aime et Je vous chéris!"
=> Il est évident qu'on aurait pu utiliser de l'huile impure (puisque la communauté était alors en état d'impureté), mais pour nous témoigner de Son amour infini à notre égard, Hachem nous a fourni de l'huile pure qui a brûlé miraculeusement pendant 8 jours.
Par la victoire militaire, Hachem nous a offert le cadeau de la vie, en nous sauvant physiquement et spirituellement.
En y ajoutant le miracle de l'huile, Hachem nous a fait une enlaçade, un bisous.
[ainsi, à 'Hanoucca, nous allumons les bougies pour fêter le fait que Hachem nous aime plus que tout.
Nous devons prendre le temps de regarder les bougies de la 'hanoukia, et d'y voir un bisous d'Hachem.
(à quel point Il nous comble de bonnes choses, toujours bien au-delà du minimum, de ce qu'on mériterait)
Cela doit nous remplir d'amour, de confiance, de louanges, de gratitude envers notre papa Hachem.]
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=> Pourquoi célèbre-t-on 'Hanoucca pendant 8 jours? En effet, il y avait suffisamment d'huile pour brûler pendant un jour, faisant que le miracle est réellement de 7 jours.
-> Une des nombreuses explications est en lien avec notre sujet.
De nombreuses autorités sont d'avis que les 'Hachmonaïm ont vaincu les grecs le 24 Kislev, et qu'ils ont allumé la Ménora dans le Temple le soir du 25 Kislev.
Cependant le Rambam (Michné Torah - 'Hanoucca 3,2) affirme qu'ils ont gagné contre les grecs le 25 Kislev, et par conséquent ils ont allumé la Ménora le soir du 26 Kislev.
=> Cela pose une difficulté : si les 'Hachmonaïm ont allumé la Ménora le 26 Kislev, pourquoi allumons-nous la Ménora le 25 Kislev?
Le Pri 'Hadach (Ora'h 'Haïm 670,1) répond que l'allumage la nuit du 25 Kislev est afin de commémorer la victoire militaire sur les grecs.
Ainsi, puisque selon le Rambam les 'Hachmonaïm n'ont pas allumé la Ménora le 25 Kislev, notre allumage en ce jour reflète clairement le miracle de la victoire militaire, et non celui de l'huile.
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+ Bonus :
-> Il peut être intéressant d'en profiter pour rapporter d'autres raisons sur pourquoi 8 jours à 'Hanoucca et non pas 7 :
1°/ Le Beit Yossef (Orah 'Haïm 670) écrit qu'après que les 'Hachmonaïm ont rempli les coupes de la Ménora le 1er jour, ils ont trouvé que la fiole au lieu de se vider, elle s'est miraculeusement reremplie d'huile.
2°/ A la fin de la prière de Al haNissim, nous déclarons : "et ils allumèrent des lumières dans les cours de Ton Sanctuaire".
Comment se peut-il que la Ménora a été allumée dans la cour du Temple si sa véritable place est à l'intérieur de la structure du Heikhal, à l'opposé de la Shoul'han (la Table)?
Le 'Hatam Sofer (Drachot - Hanouka p.67) répond que lorsque les 'Hachmonaïm sont entrés dans le Sanctuaire, ils ont trouvé que les grecs l'avaient souillé en le remplissant d'idoles.
C'est pourquoi, ils l'ont prise dehors dans la cours et ils l'ont allumée là-bas jusqu'à ce que le Heikhal soit convenablement nettoyé.
De même que la Ménora a été allumée dans la cour [du Temple] à la vue de tous, de même de nos jours nous allumons la 'hanoukia à la porte extérieure de notre maison, à l'entrée de notre cour.
Le 'Hatam Sofer poursuit en disant que la quantité d'huile n'était suffisante que pour brûler pendant une seule nuit, mais à condition d'être allumée à l'intérieur.
Cependant, la Ménora a été allumée dehors, dans des conditions venteuses, faisant que la quantité d'huile a diminuée rapidement, et le fait qu'elle a malgré cela pu brûler pendant toute la nuit est un miracle en soi. [d'où le fait que 'Hanoucca dure 8 jours]
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3°/ Puisque le miracle de l'huile a eu lieu dans le Temple, il convenait que le miracle dure 8 jours, puisque la majorité des choses se rapportant au Temple contienne le chiffre 8.
Par exemple, le Cohen Gadol portait 8 habits, les chants des Lévi'im étaient accompagnés par 8 instruments musicaux, il y avait 8 épices parfumées : 4 pour la Kétoret et 4 pour le chemen hamishchah.
[rabbénou Bé'hayé - Kad haKéma'h - Ner 'Hanoucca]
[bien que nos Sages enseignent 11 sortes d'épices, nous ne comptons que les 4 explicitement énoncées dans la Torah : nataf, ché'hélet, 'helbéna, lévana]
[le Ran (Shabbath 21b) dit que 'Hanoucca dure 8 jours car il fallait un voyage de 4 jours pour aller produire l'huile, et encore 4 jours pour la ramener.]
4°/ Le nombre 7 correspond au monde naturel (à l'image des 7 jours de la semaine), et le 8 correspond au monde surnaturel qui existera à l'époque du machia'h.
La Ménora dans le Temple avait 7 branches, et cela représente notre existence actuelle.
Cependant, l'huile du miracle de 'Hanoucca fait allusion à l'ultime victoire qui va inaugurer l'époque du machia'h, et à ce moment toutes les nations du monde vont être éclairées pour reconnaître et servir Hachem.
[ainsi, à 'Hanoucca nous commémorons la victoire miliaire contre les grecs, car comme on a pu le voir précédemment, cette bataille (appréhender notre vie soit avec une philosophie grecque ou bien soit juive) a encore lieu, et en fêtant la victoire d'alors, nous nous renforçons pour parvenir très prochainement à notre victoire contre l'influence non-juive, avec l'éclairage du monde de la Présence Divine éclatante et la venue du machia'h.
Mais cela est entre nos mains, et c'est à nous b'h de se battre au quotidien pour cela, du mieux que nos capacités le permettent. ]
[le Maharal dit que le chiffre 8 est le symbole du miracle, des manifestations surnaturelles.
Ainsi, à la différence des non-juifs, notre arme pour lutter dans ce monde de 7 jours (en apparence si naturel) est d'avoir tout le temps en tête le jour de notre mort, le monde à Venir, qui est entièrement surnaturel.
On a beau agir, penser, ... dans l'obscurité (sans que personne ne le sache), mais cependant dans le monde à Venir toute notre vie sera public, on mettra en lumière nos belles actions et nos mauvais actions. Imaginons tous nos ancêtres qui regarderont cela!
Nous sommes encore en vie alors nous pouvons tout réparer, et nous pouvons encore se construire tellement de lumières pour éclairer notre vie éternelle.
C'est ça la bataille contre les grecs, et c'est nous qui la menons contre nous-même, chaque jour de notre vie!]
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+ Bonus (n°2) :
-> 'Hachamonaïm & Maccabi :
=> Quelle est l'origine du nom : 'Hachmonaï?
-> Selon le Beit Yossef (Ora'h 'Haïm 682), ce mot signifie : de renom, prestigieux, ce qui est le sens dans le Téhilim 68,32 : "yéétayou 'hachmanim mini mitsrayim" (de grands/nobles personnes arrivent de l'Egypte).
C'est ainsi un titre d'honneur qui a été conféré à cette famille pour dénoter sa haute position.
-> Certains suggèrent que cette famille était originaire de la ville de 'Hechmon dans le territoire de Yéhouda (חֶשְׁמוֹן - cf. Yéhochoua 15,27), et ce nom a été adopté par la famille.
[Sidour Ahavat Israël]
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=> Les 'Hachmonaïm étaient aussi connus sous le nom de : Maccabi, et sur leur drapeau il était écrit le mot : "Maccabi" (Tsor haMor - Vaét'hanan).
Quelle est la signification de ce nom?
-> Le Chla haKadoch enseigne que מקבי (Maccabi) correspond aux initiales de :
- "mi kamo'ha baélim Hachem" (Qui est comme Toi parmi les forces célestes, Hachem - מי כמוכה באלים יהוה) ;
- "barou'h kévod Hachem mimékomo" (Béni soit l'honneur d'Hachem de Sa place - ברוך כבוד יהוה ממקומו).
"Nous cherchons notre gloire dans Tes louanges" (léichtabéa'h bit'ilatékha - לְהִשְׁתַּבֵּחַ בִּתְהִלָּתֶךָ - Téhilim 106,47).
[D'après le 'Hida: ] Cela signifie qu'une personne se purifie et devient meilleure par le fait de louer Hachem.
Il en découle que le Hallel est une louange très puissante, qui peut nous débarrasser de toute impureté [provoquée par nos fautes passées].
[d'après le rav Elimélé'h Biderman]
[ainsi plus nous louons Hachem en Lui témoignant notre gratitude pour les bontés personnelles et collectives qu'Il nous octroie, plus nous nous débarrassons de nos impuretés, et nous devenons meilleures! ]
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-> Le Hallel est propice pour ne pas avoir de problème.
[Ben Ich 'Haï - guémara Pessa'him 117]
-> Grâce à la lecture du Hallel, Hachem te délivrera de tes ennemis.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - mériva]