Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Terre d’Israël & émouna Hachem recré le monde

-> Rachi explique que la Torah aurait pu commencer par la première mitsva qu'Hachem a donnée au peuple juif. Cependant, elle ne le fait pas, car elle doit d’abord expliquer qu'Hachem a créé le monde entier.
Ainsi, si les non juifs prétendaient que la terre d'Israël leur appartient, nous pourrions répondre qu’en vérité, elle appartient à Hachem, et tout comme Il la leur a donnée, de même, Il la leur a reprise et nous l’a donnée.

Sur la base de cette idée, rabbi Na'hman révèle que toute la sainteté de la terre d'Israël provient de notre émouna selon laquelle Hachem a créé et recrée constamment l’univers tout entier.
Ainsi, en renforçant notre émouna selon laquelle chaque détail du monde et tout ce qui se passe dans notre vie quotidienne ne provient que d'Hachem, nous pouvons vaincre tous les ennemis physiques et spirituels qui tentent de dissimuler la sainteté de la terre d'Israël.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,78 ]

La kédoucha de la Amida

+ La kédoucha :

"Vous ne profanerez pas la sainteté de Mon Nom, Je serai sanctifié au sein des Bné Israël, Je suis Hachem qui vous sanctifie" (Emor 22,32)

-> Nos Sages (Béra'hot 22b) apprennent de ce verset qu'il est interdit à une personne qui prie seule de faire mention de la kédoucha dans la prière. Ainsi, chaque fois que nous devons réciter la kédoucha, nous devons faire partie d'un nombre minimal de 10 hommes.

-> C'est en ce sens que rabbi Yossef Karo (Choulkhan Aroukh siman 55) : "Nous ne récitons pas le kadich s'il n'y a pas au moins 10 hommes ... Cette loi est également applicable pour la récitation de la kédoucha et de baré'hou".

-> Nous apprenons d'ici qu'il existe un commandement positif consistant à sanctifier Hachem, en récitant la kédoucha, en présence de dix hommes, comme le rapporte le Béér Hétev au nom du Arizal : "On devra avoir la kavana particulière de sanctifier Hachem, béni soit Son Nom, durant la kédoucha afin qu'Il étende Sa sainteté sur nous, depuis les mondes supérieurs. On aura donc la kavana d'accomplir le commandement positif stipulé dans la Torah: "Je serai sanctifié au sein des Bné Israël" (Emor 22,32).
Le Ari Zal était particulièrement pointilleux sur ce sujet."

<--->

-> D'après la kaballa, la répétition de la Amida a plus d'importance que la Amida priée à voix basse et elle monte encore plus haute dans les Cieux (Ben Ich 'Haï Térouma 2 ; Kaf ha'Haïm 124,2)

-> Le Tour (au nom du Séfer Héïkhalot) rapporte qu'au moment où les fidèles répondent kadoch kadoch kadoch ... et élèvent leurs yeux au ciel (en soulevant les talons), Hachem s'exclame : "Je n'ai pas de plus grand plaisir que quand leurs yeux sont dirigés vers Moi et Mes yeux vers eux.
A ce moment, et depuis Mon trône céleste sur lequel est gravée l'image de Yaakov, Je les enlace, les embrasse et rapproche leur délivrance ..."
Par le mérite de la kédoucha, Hachem emplit l'homme de la sainteté venant du Ciel.

-> La guémara (Sota 48a-49a) écrit :
[Selon] Rabbi Yéhochoua : Du jour où le Temple a été détruit, il n'y a eu de jour sans malédiction, ni de rosée avec bénédiction, et les fruits ont perdu leur goût [extraordinaire].
Rava dit : Chaque jour qui passe la malédiction empire.
[...]
Par quel mérite le monde va-t-il donc survivre?
Celui de la récitation du kadoch kadoch kadoch (kédoucha dessidra - dans le Ouva létsion) et du Yéhé Chémé rabba [dans le kadich] qui suit une étude publique portant sur la Aggada.

-> Selon le midrach Konen : l'ange Sandalfon fait des couronnes de "kadoch", de "baroukh kévod" et de "Amen yéhé chémé raba", que répondent les Bné Israël.
Les Sages concluent à partir de cela que celui qui se passe de ces 3 choses (kadoch, barou'h kévod, ...) diminue le nombre de couronnes et est passible d'excommunication.

-> L'incident suivant est raconté dans la Massékhet Dérekh Erets (citée par Beit Yossef - Ora'h 'Haïm 125) : Rabbi 'Hama bar 'Hanina rencontra Eliahou Hanavi qui marchait avec des chameaux chargés.
"Que portent ces chameaux?" demanda Rabbi 'Hama bar 'Hanina.
Il répondit que ces chameaux portaient la Colère et la Fureur pour ceux qui parlent entre Kadoch Kadoch et Baroukh Kevod (dans la Kédoucha), entre Yehé Cheméh Rabba et Yichtaba'h, et entre les bénédictions. A propos de celui qui parle à ces moments-là, Hachem dit : "Mais Tu ne M'as pas appelé, Yaacov" (Yechayahou 43,22).

<------------>

+ Vous serez saints! :

-> Les anges ne récitent pas la Kédoucha au ciel tant que le peuple juif ne l’a pas récitée sur terre (guémara 'Houlin 91b).
Si les juifs qui prononcent la Kédoucha ne sont pas eux-mêmes sanctifiés et purs (kédoucha -> kadoch = saint), que pouvons-nous attendre de la Kédoucha qu’il prononce avec leur bouche? Ce n’est qu’une moquerie.

Les anges qui attendent d’entendre la Kédoucha du peuple juif n’ont d’autre choix que de l’accuser, D. nous en préserve, et de dire : "Maître de l’Univers, est-ce là le peuple pour lequel nous devons attendre pour dire la Kédoucha!"
C’est pourquoi le peuple juif doit s’assurer d’être saint, afin d’être digne de réciter la Kédoucha et que les anges l’attendent pour la réciter ensuite.

"Soyez saints, car Je suis saint" (kédochim tiyou, ki kadoch ani, Hachem Eloé'hem - Kédochim 19,2).
Les mondes supérieurs et inférieurs doivent me sanctifier. Les anges attendent que le peuple juif ait récité la Kédoucha. Si le peuple juif n’est pas sanctifié et pur en soi, alors ses paroles sont au contraire une honte et une gêne. C’est pourquoi il doit se sanctifier.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,2-4]

Shabbath & souvenir de la sortie d’Egypte

-> "Le respect du Shabbat nous rappelle la sortie d’Egypte" (zé'her litsiat mitsraïm).

Tossefot demande : "Quel est le lien entre le Shabbat et la sortie d'Egypte?"

La Torah écrit : "Et la durée du séjour des juifs en Égypte fut de 430 ans" (Bo 12,40).
Les juifs sont restés en Egypte pendant 210 ans. Où sont passés les 220 ans manquants?

Si l’on calcule l’exil à partir de la naissance d’Its'hak, on arrive à 400 ans. Il manque toutefois encore 30 ans.
Pendant l’exil en Egypte, le Shabbat devait être désigné comme jour de repos. Cependant, les égyptiens ont forcé les juifs à profaner le Shabbat.
Chaque semaine, lorsque les juifs travaillaient le Shabbat, ils travaillaient un septième de plus que ce qu’ils auraient dû. Un septième de 210 ans, cela fait 30 ans.

Au moment de la sortie d'Egypte, les juifs avaient atteint le 49e niveau d’impureté. S’ils étaient restés plus longtemps, ils n’auraient pas pu partir.
C’est grâce au mérite du Shabbat que les juifs ont pu s’échapper avant le moment prévu. C’est pourquoi, le Shabbat, nous commémorons la sortie d’Egypte.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,8 ]

Même si la Chékhina d'Hachem est présente partout en terre d’Israël, il existe une différence entre la terre d’Israël et le lieu saint du Temple.
En Israël, une personne marche devant la Chékhinah, comme le dit le verset : "Je marcherai devant Hachem dans le pays des vivants (artsot a'haïm)" (Téhilim 116,9).
Cependant, dans le Temple, un juif tire son plaisir de la Chékhina elle-même.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]

<--->

[certes de nos jours nous n'avons pas encore le Temple, mais b'h, nous avons déjà la possibilité de marcher devant la présence Divine en habitant en Israël! ]

-> Hachem a créé les terres (du monde) et en a choisi une pour Lui-même : la terre d'Israël, comme il est dit : "Les yeux d'Hachem ton D. sont constamment sur elle du début à la fin de l'année" (Ekev 11,12). (midrach Bamidbar rabba 3,8).

Les korbanot sont offerts pour créer un "parfum agréable" devant Hachem, et Rachi (Zéva'him 46b) explique qu'Hachem prend plaisir à ce que Sa volonté ait été accomplie.
Ainsi, la plus grande satisfaction d'Hachem est simplement que nous accomplissions Sa volonté, comme Il nous l’a commandé.
[rav Moché Sternbuch]

L’importance du désir et de l’aspiration dans le service Divin

+ L'importance du désir et de l'aspiration dans le service Divin :

-> "Seulement la tribu de Lévi, tu ne la recenseras pas parmi les Bné Israël et tu ne la compteras pas parmi les Bné Israël" (Bamidbar 1,49)

-> "Et tu ne la compteras pas parmi les Bné Israël" : pourquoi? Parce que les Lévi'im sont à Moi [comme il est écrit] : "Et les Lévites seront à Moi" (Bamidbar 3,12), car quiconque Me rapproche de lui, Je le rapproche de Moi.
Ils se sont rapprochés de Moi, comme il est dit : "Et Moché proclama : "Celui qui est pour Hachem qu’il vienne à Moi", et toute la tribu de Lévi se regroupa autour de lui" (Ki Tissa 32,26) ; ils M’ont rapproché, et Moi, Je les ai rapprochés : "Et les Lévites seront à Moi".
[midrach Bamidbar rabba 1,20]

-> Le 'Hidouché haRim (Likouté haRim - Bamidbar) explique les propos de ce midrach :
"il arrive qu’un homme aspire à servir son Créateur, et que cependant, Hachem se dissimule de lui. Cependant, lorsqu’il désire servir Hachem de toutes ses forces, la muraille de fer qui le sépare de Lui tombe, et il appartient alors entièrement à Hachem."

Le rav Elimélé'h Biderman commente : Cela nous enseigne l’importance de la volonté : lorsqu’un homme se rapproche d'Hachem, en aspirant de tout son coeur et de tout son être à Le servir, alors Hachem lui vient en aide et le rapproche de Lui. Les cloisons qui les séparaient disparaissent, fussent-elles un mur de fer.

<--->

-> Ce principe fut dévoilé aux Bné Israël avant même le don de la Torah, comme Rachi le rapporte (Yitro 19,10) : au début, Hachem désirait donner la Torah par l’intermédiaire de Moché, mais "Moché rapporta les paroles du peuple", [ce que Rachi explique ainsi :] "J’ai entendu qu’ils désirent l’entendre de Toi, car il n’y a pas de commune mesure entre entendre de la bouche d’un émissaire et du Roi Lui-même, notre désir est de voir notre Roi!"
C’est pourquoi il est écrit ensuite (verset 10) : "Hachem dit à Moché" ; s’il en est ainsi, et qu’ils M’obligent à leur parler : "Retourne vers le peuple et sanctifie-les".
Rachi nous enseigne la force de la volonté : c’est parce qu’ils ont "crié" (si l’on peut dire) : "notre désir est de voir notre Roi", que les Bné Israël obligèrent Hachem à se dévoiler à eux, et à leur donner Lui-même la Torah (néanmoins, ils ne supportèrent d’entendre la voix d’Hachem que pour les deux premiers commandements).

-> Le rav de Satmar (sur Shavouote p.127) rapporte au nom du midrach (Yalkout Yéchayahou 391) : "Dans les temps futurs, Hachem fera venir le mont Tabor et le mont Carmel pour y construire le Temple, et ils le mériteront grâce à leur désir ardent de voir se produire le don de la Torah ait lieu sur leurs versants [comme il est rapporté dans le midrach Béréchit rabba 99,1]."

=> Si des créations inertes méritèrent tous les honneurs grâce à la force de leur volonté, il est certain qu’un homme, à plus forte raison, méritera d’accéder à des niveaux spirituels élevés si seulement il désire ardemment recevoir la Torah.

<--->

-> La guémara (Shabbat 86b) enseigne que "le premier jour [où les Bné Israël arrivèrent au Sinaï], Hachem ne leur ordonna rien, du fait qu’ils étaient perturbés à cause des désagréments du voyage".

A priori, demandent certains commentateurs, de quels désagréments la guémara veut-elle parler?
On sait pourtant qu’ils étaient transportés par les nuées de Gloire, et que les chaussures qu’ils portaient ne s’usaient pas. Dès lors, pourquoi durent-ils attendre le 2e jour de leur arrivée?

Le Sifté Tsadik (sur Shavouote §59) répond que les désagréments dont il s’agit ici consistent en ce que l’on a l’habitude de nommer " 'holat aava" ("la maladie de l’amour" - חולת האהבה) : Hachem vit qu’ils avaient une telle soif de recevoir la Torah, qu’Il préféra en différer le don, afin de ne pas provoquer un relâchement de leur désir. Car celui-ci est extrêmement cher à Ses yeux et c’est de lui qu’Il tire la plus grande satisfaction. C’est pourquoi Il ne voulait pas faire perdre aux Bné Israël ce niveau spirituel si élevé.

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
C’est un grand principe dans la Torah : Hachem ne demande pas à l’homme d’obtenir des résultats dans son travail spirituel, car ceux-ci ne dépendent pas de lui, mais qu’il ait soif et soit rempli d’une aspiration à accomplir Sa volonté avec coeur.
Suivant cette idée, certains commentateurs ont ainsi expliqué les paroles de Rabbi Yossi (guémara Shabbat 118b) : "Que ma part soit parmi ceux qui meurent sur le chemin d’une mitsva" : a priori, cela semble étonnant : pourquoi employer l’expression "sur le chemin d’une mitsva"? La logique serait plutôt qu’il soit préférable de quitter ce monde après avoir réalisé une mitsva.
Mais en réalité, Rabbi Yossi connaissait parfaitement les voies du Ciel et il savait que l’essentiel de ce qu’Hachem attend de l’homme, ce sont la soif et le désir ardent d’accomplir Sa volonté.
Par conséquent, grand est le niveau de celui qui va sur le chemin d’une mitsva, car il ne vise et n’aspire qu’à accomplir la volonté du Roi. Et c’est ce qui est de plus cher aux yeux du Créateur, plus encore que de Lui offrir des sacrifices et des holocaustes.

Le cœur de nos dirigeants ennemis est géré par Hachem

+ Le cœur de nos dirigeants ennemis est géré par Hachem :

"Quiconque cause du tort aux juifs devient un dirigeant." [kol amétsar lé'Israël naassé roch - guémara Sanhédrin 104b]

-> On comprend généralement que cela signifie qu'Hachem élève les ennemis des juifs à une position dominante afin de punir les juifs pour leurs fautes (voir Maharcha à cet endroit).
[par ailleurs, on a : "Plus grande fut la cession de l’anneau royale [de A'hachvéroch à Haman] que les 48 prophètes et 7 prophétesses qui livrèrent leurs messages aux enfants d’Israël sans parvenir à les remettre sur le droit chemin, alors que le fait d’avoir ôté l’anneau royal les ramena sur la bonne voie [à faire une téchouva totale]" (guémara Méguila 14a).
Ce que nous ne comprenons pas par nous-même (on vit notre train-train quotidien sans vraiment mettre Hachem dans l'équation), cela peut conduire Hachem à mettre un ennemi fort à la tête d'un pays, et la peur que cela génère va nous pousser à nous tourner vers Lui.
Donc nous seulement cela peut réparer nos fautes mais également nous réveiller de notre torpeur spirituelle. ]

-> Une autre explication est également suggérée. On nous enseigne que le cœur d'un roi est entre les mains d'Hachem (Michlé 21,1). Étant donné que les actions d'un roi ou d'un chef ont des ramifications très étendues, Hachem ne lui permet pas de faire simplement ce qu'il veut.
Au contraire, Hachem contrôle l'esprit du dirigeant afin de guider le monde sur les chemins qu'Il a choisis. Si tel est le cas, lorsqu'un ennemi des juifs devient dirigeant, c'est en fait une bénédiction pour nous.
Tant que l'ennemi est un simple citoyen, il peut utiliser son libre arbitre pour nuire aux juifs. Mais lorsqu'Hachem fait de lui un dirigeant, il n'est plus en mesure de faire tout ce qu'il veut ; son cœur est désormais entre les mains d'Hachem, qui nous sauvera de nos ennemis lorsque nous le mériterons.
Ainsi, c'est une bénédiction pour les juifs que leurs ennemis deviennent des dirigeants.
[rav 'Haïm Kanievsky]

C’est une mitsva de goûter à la douceur d’Israël

 C'est une mitsva de goûter à pleine bouche aux plaisirs et à la douceur ... de la terre d'Israël.
"Car tu t'abreuveras et tu te rassasieras de ses seins réconfortants ; tu boiras profondément et tu te délecteras de son abondance débordante" (Yéchayahou 66,11).
Nous devons informer le monde entier, y compris l'exil sombre et misérable.
Le canal de la vie, rempli de lumière spirituelle et de douce sainteté, commence à fleurir dans notre belle terre (d'Israël). Les bourgeons commencent à apparaître dans la terre.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:335, Orot - Orot Israël 9,9 ]

Récompense fonction de la difficulté

-> "En fonction de l'effort sera la récompense" (léfoum tsaara agra - Pirké Avot 5,23]

-> "La récompense [pour une mitsvot] est proportionnelle au degré de difficulté (de l'effort investi)" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22)

-> Si tu as étudié la Torah pendant une période agréable, ne t'en détourne pas pendant une période de difficulté. Car il vaut mieux pour une personne avoir une chose dans la souffrance que cent fois [pendant une période] agréable (où notre avodat Hachem se fait avec facilité, inspiration).
[Avot déRabbi Nathan 3,5 ]

Le rav Israël Lubchansky, machguia'h de Baranovitch, cite le 'Hafets 'Haïm qui affirme que cela a déjà été dit à l'époque de nos Sages, et à plus forte raison de nos jours, où il faut déployer beaucoup plus d'efforts pour surmonter les défis de la vie. Il vaut mieux une fois avec douleur que mille fois sans douleur.

-> Il est dit au nom du Baal Shem Tov que celui qui se force [à accomplir les mitsvot] sans avoir aucune inspiration est plus grand.
[Mahari"d miBelz - parachat Béhaaloté'ha]

-> La qualité d'une bonne action accomplie est calculée en fonction de la souffrance qu'il a fallu endurer pour la réaliser. De même, la qualité d'une mauvaise action est calculée en fonction de la douleur qu'il a fallu endurer pour s'abstenir de la commettre. Plus la douleur est grande, moins l'action est mauvaise.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël 31]

-> Il y avait une veuve dans le quartier de laquelle se trouvait une synagogue.
Chaque jour, elle allait prier dans le beit hamidrach de Rabbi Yo'hanan.
Il lui dit : "Ma fille, n'y a-t-il pas une synagogue dans ton quartier?"
Elle lui répondit : "Mon maître, n'est-ce pas chaque pas que je fais qui me vaut une récompense?" (guémara Sotah 22a).

De cette veuve, Rabbi Yo'hanan apprit qu'il valait mieux marcher jusqu'à une synagogue éloignée plutôt que jusqu'à une synagogue proche, afin d'obtenir une récompense pour chaque pas supplémentaire.
Cette idée s'applique non seulement aux pas physiques, mais aussi aux "pas spirituels". Tout comme quelqu'un peut se trouver loin de la synagogue, il peut aussi parfois se sentir loin d'Hachem. Il devient alors difficile d'ouvrir la bouche pour prier, et il reçoit une récompense pour avoir fait les pas spirituels difficiles vers Lui.
Même si, à première vue, il semblerait préférable de mener une vie où "la synagogue semble proche", nous voyons dans cette guémara la récompense pour les pas effectués, et que notre récompense est multipliée les jours où "la synagogue semble éloignée".
[Maor Enayim - Kountres Yisma'h Lev ]

<--->

-> Il est possible que même une personne remplie de défauts puisse avoir des actions désirables aux yeux d'Hachem si elle surmonte ne serait-ce qu'un peu son yétser ara ...
Surmonter sa nature peut être plus désirable aux yeux d'Hachem que d'être une personne créée à un niveau déjà élevé.
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - Shavouot 26 ]

-> Celui qui désire fauter est plus important et plus complet que celui qui ne désire pas fauter et qui ne souffre pas de s'en abstenir ...
La récompense de celui qui contrôle sa nature augmente en fonction de la souffrance qu'il endure pour dompter sa nature.
[Rambam - Shemona Prakim - chap.6 ]

-> Si les obstacles sont importants et empêchent une personne d'accomplir son avodat Hachem, les éliminer mérite une récompense proportionnellement importante ...
Comme une personne qui piétine dans la boue dont il est difficile de sortir. Comme le disent nos Sages (Sanhédrin 96a) à propos de nos saints Patriarches [qu'ils] "couraient devant Hachem comme des chevaux dans les marécages". De même, chaque personne a de grands marécages.
Quelle grande récompense pour le soldat qui les surmonte!
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat Torah - parachat Mikets - p.253 ]

-> Si l'on soutient dans le beit din d'en-Haut (chel maala) que la personne qui se tient devant eux [les juges célestes] a surmonté sa nature pour fermer les yeux afin de ne pas voir quelque chose de mauvais, ou qu'elle a fermé la bouche pendant une dispute, ou qu'elle s'est efforcée d'accomplir les mitsvot et d'étudier la Torah malgré les obstacles difficiles qui se dressaient sur son chemin, alors cela causera une grande joie au ciel.
Car la qualité de surmonter les défis ne se trouve pas au ciel, puisque les anges n'ont pas à surmonter ou à résister à des défis ... Par conséquent, la persévérance de l'homme l'élève au-dessus du niveau des anges.
[rav Shlomke de Zhvil - séfer Hamala'h ]

-> La guémara (Shabbat 88b) raconte que lorsque Hachem a voulu donner la Torah au peuple juif, les anges ont demandé que la Torah soit donnée aux anges dans le Ciel à la place. Moché répondit qu'ils ne pouvaient pas recevoir la Torah car ils n'étaient pas descendus en Egypte.
Le rav Itzele de Volozhin (cité dans Pé Kadoch) explique que Moché soulignait l'incapacité des anges à descendre en Egypte et à résister aux épreuves auxquelles le peuple juif avait dû faire face.

<--->

-> [La guémara (Taanit 25b) relate un incident avec] Rabbi Eliezer qui descendit devant l'arche pour diriger la prière et ne reçut pas de réponse. Rabbi Akiva descendit après lui et reçut immédiatement une réponse.
Une bat kol est apparue et a dit : "Ce n'est pas parce que celui-ci [Rabbi Akiva] est plus grand que celui-là [Rabbi Eliezer], mais plutôt parce que celui-ci a maîtrisé ses midot et que celui-là n'a pas maîtrisé ses midot."

La question est posée [dans le séfer Beit Elokim] : si Rabbi Akiva a réprimé ses midot, cela ne le rend-il pas plus grand? Au contraire, Rabbi Eliezer accomplissait chaque mitsva de la même manière que Rabbi Akiva.
La seule différence était que, par nature, Rabbi Eliezer était plus disposé à accomplir diverses mitsvot, et il le faisait conformément à sa nature. Mais la nature de Rabbi Akiva n'était pas d'accomplir des mitsvot. Il a surmonté son yétser ara et a accompli les mitsvot, même s'il était difficile d'aller à l'encontre de sa nature.
C'est pour cette raison qu'il est considéré comme celui qui a triomphé de ses midot.
[ 'Hochmat Manoa'h ]

L’humilité nous apporte des influences célestes

+ L'humilité nous apporte des influences célestes :

-> Le Sfat Emet explique plus en détail comment un homme qui a confiance en Hachem apporte des bénédictions au monde en disant que l'essence d'Hachem est la bonté et qu'Il désire envoyer toutes sortes de bonnes choses et d'influences célestes à chaque personne. Cependant, si une personne n'est pas pleinement confiance en Hachem, elle peut faire un mauvais usage des bonnes choses qu'Hachem lui donne. Si une telle personne reçoit de l'argent ou des honneurs, elle peut oublier que c'est Hachem qui lui a donné tout ce qu'elle possède, et elle peut utiliser ce qu'elle a à de mauvaises fins et commettre des fautes.

Hachem est la vérité ultime. Il veut que Ses influences soient utilisées à des fins vraiment bonnes, et certainement pas pour la faute. S'Il voit que les gens ne sont pas dignes de confiance, Il retiendra Sa bonté afin qu'elle ne soit pas utilisée pour le mal.
Mais si le peuple juif a une vraie confiance en Hachem et utilise correctement la bonté qu'Hachem lui envoie, il est digne de recevoir toutes Ses bénédictions.

En ce qui concerne le Shabbath, nous trouvons écrit : "Et Hachem bénit le 7e jour" (Béréchit 2,3).
Le Shabbath est un jour de bénédiction parce que le monde entier revient à son état d'origine [sans le vol, la malhonnêteté, ...] et qu'Hachem envoie Ses bénédictions et Ses influences sacrées à ceux qui agissent avec honnêteté.

<--->

-> "Un homme qui a [véritablement] confiance en Hachem aura de nombreuses bénédictions."
[Zohar - I, 197b]