Aux délices de la Torah

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La puissance d’être honnête, de ne pas voler

+ La puissance d'être honnête, de ne pas voler :

-> Le séfer Béer Moché (parachat Béhar) enseigne que lorsqu'une personne s'engage dans les affaires de manière honnête et digne de confiance à tous points de vue, elle mérite de recevoir beaucoup de bénédictions dans ce monde.
Ce concept est illustré dans la guémara (Taanit 8a) : "La pluie ne tombe que grâce aux hommes qui ont confiance en Hachem" (én guéchamim yordim élla bichvil baalé émouna), comme il est dit : "La vérité germera de la terre, et la justice descendra du ciel" (Téhilim 85,12).
Rachi explique que lorsque la vérité germe sur la terre, c'est-à-dire lorsque les gens sont honnêtes dans leurs transactions commerciales, alors la justice descend du ciel, c'est-à-dire que les pluies tombent et que les gens sont nourris.

Le Arizal (Likouté Torah - Téhilim 84) dit que la pluie symbolise toutes les bonnes influences, à la fois en spiritualité et en matérialité. Il est donc clair que toutes les bonnes influences sont le fruit de l'honnêteté et de la confiance en Hachem.
Grâce au mérite des personnes qui ont de la émouna (on ne peut pas voler ce qui est destiné à autrui même pas de l'épaisseur d'un cheveu, ainsi notre confiance en D. se traduit concrètement par une attitude honnête, sans chercher à voler), le monde entier reçoit de la pluie, qui est la source de toutes les bonnes influences, bénédictions.

-> Dans le même ordre d'idées, on raconte que le rav Méïr de Premichlan a un jour été abordé par deux partenaires commerciaux qui lui demandèrent une bénédiction. Il leur dit : "Souvenez-vous toujours des lettres "aleph, beit guimel, dalet".
"Aleph" signifie "émouna". Si toutes vos transactions et actions sont faites avec confiance, vous mériterez le "beit", qui signifie bénédiction.
En revanche, si vous n'êtes pas honnête, vous obtiendrez le "guimel", qui signifie "guézel", le vol. Si vous n'êtes pas dignes de confiance, vous vous accuserez mutuellement de vol et le partenariat s'effondrera, ce qui entraînera le "dalet", qui signifie "dalout", la pauvreté.

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-> Rabbi Tan'houma bar Abbar dit : "Un homme qui a confiance [en Hachem] recevra de nombreuses bénédictions, mais celui qui s'empresse de devenir riche ne restera pas impuni."
[midrach Chémot rabba 51,1]

Le midrach affirme qu'un homme digne de confiance qui fait ses affaires honnêtement apporte des bénédictions à ce monde, à la fois en termes de spiritualité et en termes de matérialité.

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+ L'humilité nous apporte des influences célestes :

-> Le Sfat Emet explique plus en détail comment un homme qui a confiance en Hachem apporte des bénédictions au monde en disant que l'essence d'Hachem est la bonté et qu'Il désire envoyer toutes sortes de bonnes choses et d'influences célestes à chaque personne. Cependant, si une personne n'est pas pleinement confiance en Hachem, elle peut faire un mauvais usage des bonnes choses qu'Hachem lui donne. Si une telle personne reçoit de l'argent ou des honneurs, elle peut oublier que c'est Hachem qui lui a donné tout ce qu'elle possède, et elle peut utiliser ce qu'elle a à de mauvaises fins et commettre des fautes.

Hachem est la vérité ultime. Il veut que Ses influences soient utilisées à des fins vraiment bonnes, et certainement pas pour la faute. S'Il voit que les gens ne sont pas dignes de confiance, Il retiendra Sa bonté afin qu'elle ne soit pas utilisée pour le mal.
Mais si le peuple juif a une vraie confiance en Hachem et utilise correctement la bonté qu'Hachem lui envoie, il est digne de recevoir toutes Ses bénédictions.

En ce qui concerne le Shabbath, nous trouvons écrit : "Et Hachem bénit le 7e jour" (Béréchit 2,3).
Le Shabbath est un jour de bénédiction parce que le monde entier revient à son état d'origine [sans le vol, la malhonnêteté, ...] et qu'Hachem envoie Ses bénédictions et Ses influences sacrées à ceux qui agissent avec honnêteté.

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-> "Un homme qui a [véritablement] confiance en Hachem aura de nombreuses bénédictions."
[Zohar - I, 197b]

"Ne taillez pas les coins de votre tête, et ne rase pas les coins de ta barbe" (Kédochim 19,27)

-> Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, elle doit se concentrer sur le fait de l’accomplir pour l’amour du Créateur. C’est pourquoi, lorsqu’une personne se fait couper les cheveux, elle doit se rappeler d’accomplir 2 mitsvot, une de chaque côté de sa tête, et 5 mitsvot à cinq endroits différents de sa barbe.
Les cheveux représentent l’attribut de la rigueur du jugement, et le monde dépend de l’attribut de la loi et de l’ordre stricts. Il n’est donc pas convenable d’enlever tous les cheveux et nous en laissons quelques-uns de chaque côté.
Puisque les cheveux représentent le jugement (rigueur divine), si une femme se rasait complètement la tête, cela reviendrait à supprimer tout jugement sévère et ce serait comme si l’attribut du jugement disparaissait totalement. C’est pourquoi les femmes ne se rasent pas la tête, mais au contraire, elles doivent avoir les cheveux longs afin de laisser une source pour le jugement sévère.
[rabbi 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Kedochim ]

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-> Les cheveux symbolisent les forces du jugement sévère. C’est pourquoi un homme doit se couper les cheveux courts, comme le mentionne le Zohar. C’est la raison pour laquelle les Lévi'im se rasaient entièrement la tête, et pourquoi cela s’applique tout particulièrement à une personne issue de la lignée de Caïn, dont est issu Kora'h, qui doit se raser tous les cheveux, car cela symbolise le jugement sévère, à l’exception des côtés de la tête.
Mon maître (le Arizal) prenait grand soin de ne pas raser les cheveux sur les côtés de sa tête, entre les oreilles, mais de les laisser pousser. Cela allait jusqu’à ce qu’il ne coupe les cheveux que légèrement lorsqu’ils touchaient sa barbe.
[rabbi 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Kedochim ]

L’obligation d’apprendre la loi juive (halakha)

+ L'obligation d'apprendre la loi juive (halakha) :

-> Certaines personnes peuvent se sentir dépassées par les nombreuses halakhot et les détails afférents, et elles se laissent séduire par le conseil du yétser ara : "Il y a tellement de lois, et elles sont si compliquées, qu'il est impossible de les connaître et de les respecter toutes. Il est préférable de ne pas les étudier et de respecter la parole de nos Sages : "Mieux vaut se tromper par ignorance que de transgresser volontairement" (guémara Bétsa 30a)."

L'affirmation "Il vaut mieux se tromper par ignorance que transgresser volontairement" ne s'applique qu'au fait de donner une réprimande, c'est-à-dire qu'il vaut mieux ne rien dire si la personne a fait une faute et si la transgression n'est pas explicitement interdite par la Torah (voir Choulkhan Arou'h - Ora'h 'Haïm 608).
Mais en ce qui concerne quelqu'un qui évite d'apprendre afin de rester délibérément ignorant, la guémara (Baba Métsia 33b) dit que toutes les erreurs involontaires qu'il commet de ce fait sont considérées comme des fautes intentionnelles.
Rachi commente qu'il est puni comme s'il avait fauté volontairement, car c'est de sa propre faute s'il ne connaissait pas la loi. Il aurait dû demander à son rav.
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed - vol.2, chap.9 ]

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[ Hachem ne nous demande pas l'impossible, mais nous devons faire de notre mieux. ]

L’exil d’Egypte comprend tous les autres exils

La Délivrance (guéoula) d'Egypte est en quelque sorte la "couronne" des Délivrances.
Comme l'affirme le Zohar (paracha Vayakel), toutes les Délivrances futures émanent de la guéoula d'Egypte et y sont incluses.
[Guévourot Israël]

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-> La délivrance d'Egypte a été l'un des points les plus importants de l'histoire juive.
Non seulement elle était considérée comme la naissance physique et spirituelle de la nation juive (Maharal - Guévourot Hashem 59), mais elle sert aussi d'attestation du passé et de symbole de l'avenir.
En ce qui concerne le passé, Rabbénou Bé'hayé (Vaét'hanan 5,15) explique que les miracles qui se sont produits en Égypte, qui ont défié tous les aspects de la nature, ont clairement démontré que le seul qui pouvait effectuer une telle manipulation de la nature était Celui qui l'avait créée.
Pour ce qui est de l'avenir, le Maharal (Nétsa'h Israël 53) explique que la délivrance de l'Égypte sera le précurseur de la délivrance future en ce sens qu'elle servira de modèle à partir duquel la délivrance finale sera reproduite et imitée.

De plus, la fête de Pessa'h incarne la grandeur d'Hachem et sa maîtrise sur le monde entier.
C'est pourquoi, explique le Maharal (Guévourot Hachem 3), la délivrance de l'Egypte est constamment mentionnée (ze'her lé'yetsiat Mitsrayim) : dans notre Shéma biquotidien, dans de nombreuses mitsvot que nous accomplissons, et à l'occasion de chaque Shabbat et de chaque fête.
À ce titre, le Maharal décrit la sortie d'Egypte et Pessa'h, la fête qui le célèbre, comme "le fondement des fondements et la racine de toute chose", et plus particulièrement comme "c'est le fondement sur lequel repose toute notre émouna, notre fidélité à Hachem".
Dans cette optique, conclut le Maharal, les miracles en Egypte étaient équivalents, par leur magnificence, leur profondeur et leur importance, à la combinaison de tous les miracles qui pourraient un jour se produire.

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-> La guémara raconte que l'obligation de mentionner l'exode d'Égypte restera une obligation quotidienne jusqu'à ce que sa grandeur soit surpassée par la délivrance finale encore plus miraculeuse que nous vivrons à la fin des jours.
À ce moment-là, le miracle de la sortie d'Egypte jouera un rôle secondaire dans nos louanges à Hachem pour nous avoir sauvés en tant que nation.
[guémara Béra'hot 12b avec le Maharcha - 'Hidouché Aggadot]

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-> Bien que le peuple juif puisse être soumis et placé sous la domination d'autres nations à l'avenir, après avoir été délivré d'Egypte, le statut de la nation est devenu indépendant, un peuple à part entière qui existera toujours indépendamment de tout autre [nation].
Par conséquent, même si le peuple juif se retrouvait à l'avenir sous une domination étrangère et dans des pays étrangers, cela ne serait jamais que temporaire.
En fait, le Maharal (Guévourot Hachem 61) explique que non seulement leur indépendance spirituelle a été garantie pour toutes les générations, mais que le statut du peuple juif est devenu celui d'une "royauté", plus précisément, d'un "royaume de princes et d'une nation sainte" (Yitro 19,6).
Ainsi, non seulement le peuple juif a acquis une liberté éternelle à la suite de sa sortie d'Égypte, mais il est également devenu une nation élevée.

Si les nations du monde avaient reconnu à quel point elles bénéficiaient personnellement du Temple (qui est un canal du flux des bénédictions d'Hachem sur nous), elles ne l'auraient jamais détruit.
[midrach Bamidbar rabba 1,3]

"Comme est bénéfique le chemin de la Torah, car dans chaque mot, dans chaque lettre, il y a de multiples conseils et de multiples enseignements bons pour l'homme, de multiples pierres précieuses qui vont lui apporter un éclairage prodigieux et qui l'éclairent de toutes parts.
Celui qui s'y affaire jour et nuit ne sera pas comme un arbre asséché mais plutôt comme un arbre qui contient des racines, qui contient des écorces, qui contient des branches, qui contient des feuilles, qui contient des bourgeons et qui contient des fruits qui rassasient.
Il en est de même pour chaque mot de la Torah qui renferme un sens littéral, qui contient des exposés, qui contient des allusions à la sagesse, qui contient des valeurs mathématiques, qui contient des secrets reliés à la 50eme Porte et qui renferme également les secrets des secrets.
Elle dévoile ce qui est casher et discerne ce qui est passoul (on cashère), ce qui est pur et ce qui est impur, ce qui est interdit et ce qui est permis et, à partir de là, étend ses branches de toutes parts. Combien est agréable et belle la comparaison entre la Torah et 1'arbre."
[Zohar - Balak 202a]

Suite à la venue du machia’h

+ Suite à la venue du machia'h :

-> La guémara (Sanhédrin 99a) fait état d'un débat sur ce qui se passera lors de la venue de machia'h.
Selon une opinion, toutes les prophéties d'événements miraculeux se produiront. Hachem éliminera toutes les impuretés du monde. Le monde deviendra un monde totalement nouveau.
La seconde opinion est celle de Shmouel, qui affirme que le monde tel que nous le connaissons ne changera pas, à une exception près : le peuple juif ne sera plus soumis aux autres nations. Le peuple juif sera libre de servir Dieu.

En réalité, il n'y a pas de désaccord entre les deux opinions. Dans un premier temps, avec l'arrivée de machia'h, nous connaîtrons la liberté et nous pourrons servir Hachem sans craindre la persécution. Pendant cette période, si le peuple juif embrasse pleinement Hachem et respecte tous Ses commandements, nous mériterons tous les miracles et les merveilles décrits dans les Livres des Prophètes.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach ]

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-> La guémara (Shabbat 30b) affirme qu'à l'époque du machia'h, la nature du monde changera. Une femme accouchera tous les jours. Elles n'auront pas non plus de douleurs à l'accouchement.
Comment devons-nous alors comprendre la prophétie de Yéchayahou, qui dit : "Les rois seront vos pères nourriciers et leurs princesses vos nourrices" (Yéchayahou 49,23).

Selon la guémara, à l'époque de machia'h, n'y aura-t-il pas besoin de nourrices?
Pour résoudre cette question, nous devons introduire l'opinion de Shmouel citée dans la guémara.
Shmouel écrit qu'à l'ère messianique, le monde sera le même que celui que nous connaissons. La différence sera qu'il y aura une paix mondiale, que le peuple juif ne sera pas soumis et qu'il sera libre de servir Hachem.

En quoi l'opinion de Shmouel est-elle cohérente avec toutes les prophéties rapportées dans les Livres des Prophètes, qui parlent de l'arrivée de machia'h, inaugurant un monde plein de miracles?
Les tsadikim (justes) mériteront tous les miracles décrits dans les livres des prophètes et dans la guémara, alors que, selon l'opinion de Shmouel, les réchaïm constateront que le monde reste le même.
Lorsque le prophète Yéchayahou écrit "leurs princesses vos nourrices", il s'agit de ce que vivront les réchaïm.
Lorsque la guémara dit que les femmes accoucheront tous les jours, il fait référence à ce que vivront les justes.

[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]

Le cœur est le Gan Eden à l'intérieur de l'homme, et les yeux sont les portes du Gan Eden.
Tout comme il y a des murs et des portes autour du Gan Eden pour empêcher les envahisseurs impurs d'entrer et ne permettre l'accès qu'à ceux qui en sont dignes, de même le cœur doit être protégé des envahisseurs qui essaient de forcer l'entrée.
[Chem miChmouël - Vayé'hi 47,28]

Quand une personne énerve son prochain, si ensuite elle regrette et qu'elle implore son pardon, en général même si celui qui a été offensé lui pardonne, il ne reviendra pas à l'aimer autant qu'avant. Il restera une certaine trace dans son cœur.
Mais Hachem, si un homme faute envers Lui et qu'il se repente par la suite, Hachem aura pour lui encore plus d'estime et d'amour qu'avant.
[rabbi Moché Cordovero  - Tomer Dévora]

"Ils mettront par dessus une couverture de peau de Ta'hach, et y étendront un tissu tout en bleu azur par dessus" (Bamidbar 4,6)

-> Pendant les déplacements, l'arche sainte devait être couverte d'une couverture en peau de Ta'hach (animal multicolore), et par dessus, avec un tissu en bleu azur. Cela vient nous apprendre une leçon concernant l'étude de la Torah symbolisée par l'arche sainte.
La Thora contient de nombreux sujets difficiles et complexes, qui nous paraissent cachés et loin de notre compréhension. C'est à cela que fait allusion la couverture de Ta'hach qui recouvre et cache l'arche sainte. Mais, cette couverture était elle-même recouverte d'un tissu bleu azur. En effet, nos Sages disent que le bleu azur évoque le ciel et le Trône Divin. Cette couleur représente donc la foi en Hachem. Car, même si la Torah nous semble parfois cachée et inaccessible, celui qui s'arme d'une foi pure en Hachem, Qui nous a donné la Torah, méritera d'arriver à comprendre tous ses enseignements.
Peu importe la couverture qui cache la Torah. Il doit y avoir par dessus le bleu azur, cette foi pure, grâce à laquelle tous les mystères de la Torah pourront être éclaircis.
[rabbi Moché Feinstein - Darach Moché]