Aux délices de la Torah

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"Ordonne à Aharon et à ses fils ce qui suit : Voici la loi (litt. Torah) de l'offrande de l'élévation (aola - litt. qui monte) : c'est l'offrande d'élévation sur le feu de l'Autel" (Tsav 6,2)

-> Quand Hachem demande à Moché de transmettre à Aharon et ses enfants l'ordre concernant le sacrifice de la Ola (l'holocauste), Il introduit Ses propos par le terme Tsav (ordonne).
Rachi explique que ce terme vient suggérer un empressement, un zèle. Moché doit empresser Aharon à ce sujet. Et Rachi ajoute que cet empressement est renforcé du fait d'une perte d'argent ('hesron kiss).

=> Les commentateurs se demandent en quoi le sacrifice de la Ola était lié à une perte d'argent?

-> L'explication la plus basique et la plus simple à cette question est que la Ola était le seul sacrifice qui était brûlé intégralement, dont même les Cohanim n'avait aucune part à consommer.
Seule la peau leur revenait. Alors que pour les autres sacrifices, ils bénéficiaient de certaines parts qui leur revenaient pour les consommer. Ainsi, les Cohanim pourraient penser perdre des bénéfices en s'occupant de la Ola alors qu'ils pourraient ce temps-là s'occuper d'autres sacrifices qui leur rapporteraient plus.
[rapporté par le rav Mikaël Mouyal]

-> Le rav Moché Feinstein explique que l'holocauste, qui était brûlé complètement pour Hachem, vient enseigner que l'homme doit consacrer toute sa vie au Service Divin. Toutes ses occupations et ses activités ne doivent pas servir à ses besoins personnels, mais à se rapprocher d'Hachem.
En poussant cette réflexion, l'homme pourrait en conclure que toutes les affaires de ce monde sont néants et vaines, puisque seul le Service d'Hachem a de l'importance. A la suite de cette prise de conscience, l'homme pourrait en venir à s'écarter de ses activités et à ne plus s'occuper de sa subsistance et à ses occupations matérielles.
C'est cela la perte d'argent liée au sacrifice de Ola. C'est la prise de conscience suggérée par la Ola qui pourrait mener à se retirer des occupations de ce monde, ce qui finirait par lui entraîner une perte d'argent.
Et c'est pourquoi, il fallait empresser à ne pas se retirer complètement de la matérialité et à continuer de s'occuper de ses affaires et de sa subsistance, tout en sachant que l'objectif de tout cela est de se renforcer dans le Service d'Hachem.
L'homme doit s'occuper de sa subsistance pour encore mieux s'atteler à accomplir la Volonté d'Hachem.

-> Le Ktav Sofer rapporte le midrach qui relie le terme Ola à sa traduction littérale, "celle qui monte".
Ainsi, la Ola est le sacrifice qui venait en réparation de l'orgueil, quand l'homme se surélève et monte en hauteur dans son esprit. Or, même si l'orgueil est un lourd défaut, il est moins grave de s'enorgueillir quand on est riche que quand on est pauvre. Car l'homme riche a des raisons de s'enorgueillir de sa richesse, mais le pauvre n'a pas de réelle raison d'être orgueilleux.
De plus, Aharon et ses enfants n'avaient pas de part dans les activités terrestres. Les Cohanim étaient consacrés au Service Divin et n'avaient pas de moyens à eux. Ils recevaient leur subsistance exclusivement des dons et prélèvements du peuple.
Ainsi, puisque les Cohanim n'avaient pas réellement d'argent, il fallait encore plus les empresser à ne pas s'enorgueillir, car la gravité de l'orgueil est encore plus importante quand la personne n'a pas de moyens.
Et comme le sacrifice d'holocauste venait pour la faute de l'orgueil, il était apte d'encore plus empresser Aharon et ses enfants à ce sujet. Car puisqu'ils n'avaient pas de moyens et de richesse à eux, l'orgueil est encore plus grave pour eux. Il fallait donc encore plus les encourager et les mettre en garde concernant l'orgueil, faute que la Ola venait expier.

-> Enfin, le 'Hidouché haRim explique cela du point de vue de l'allusion.
Il rapporte un midrach qui dit que quand un homme avait une mauvaise pensée, il apportait une Ola pour expier cela. Cela est également suggéré par le terme Ola, signifiant "celle qui monte", allusion aux pensées qui montent dans l'esprit de l'homme.
Or, toutes les forces de l'homme ont la possibilité d'être freinées et stoppées. On peut fermer la bouche pour ne plus parler. Il en est de même pour les yeux, les oreilles, le nez. L'homme peut donc plus facilement avoir une maîtrise sur ces facultés, en agissant sur les membres qui les appliquent.
En revanche, il n'en est pas de même pour la pensée. L'homme n'a pas la possibilité de ne pas penser. Il est donc bien plus difficile d'agir et de maîtriser ses pensées.
La perte d'argent dont il est ici question, se dit dans le texte (de Rachi) : "hesron kiss", qui signifie littéralement "un manque de poche". Si chaque force de l'homme a une "poche" pour l'enfermer et l'empêcher d'agir, la pensée, elle, n'a pas de "poche". L'homme n'a pas de moyen de l'arrêter et de la bloquer.
C'est pourquoi, concernant la Ola, qui venait expier les mauvaises pensées, il fallait ajouter un empressement pour veiller encore plus à préserver ses pensées, car il y a là un "manque de poche" ('hesron kiss).
Le fait qu'on ne puisse pas agir sur la pensée, qu'aucune "poche" ne puisse l'enfermer, implique à redoubler d'empressement pour les maîtriser.

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-> Le mot tsav (ordonne [à Aharon]) indique un encouragement. Rabbi Chimon a dit: Le verset doit particulièrement encourager là où il y a une perte financière (Rachi).

Selon le Sfat Emet :
Ces paroles sont dites à propos de certaines époques, les exils les plus difficiles, où les antisémites réduisent les juifs à la pauvreté et les empêchent de gagner leur vie. Alors, la pratique de la Torah et des mitsvot s’accompagne de rudes épreuves extrêmement amères, parce que les soucis de subsistance et la lutte continuelle pour un morceau de pain rendent très difficiles l’observance du judaïsme.
C’est pourquoi l’homme doit s’encourager au maximum dans ces moments-là et se renforcer en son âme pour pouvoir surmonter l’épreuve.

["Voici la loi (litt. Torah) de l'offrande de l'élévation (aola - litt. qui monte)" se dit : "zot Torah aOla" (זֹאת תּוֹרַת הָעֹלָה).
Ainsi dans ces moments difficiles de l'exil nous avons particulièrement besoin de nous renforcer, de maintenir allumer notre feu d'amour, d'enthousiasme, pour la Torah et les mitsvot.]

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-> "Ordonne à Aaron et à ses fils ce qui suit : Ceci est la règle de l’Holocauste. Lui, l’Holocauste qui se consume sur le brasier de l’Autel, toute la nuit jusqu’au matin ; le feu de l’Autel y doit brûler en lui" (Tsav 6,2)

-> Donnons un sens allégorique de la fin du verset :
1°/ "Lui, l’Holocauste" = celui qui étudie la Loi de l’Holocauste est considéré comme l’ayant offert.
"Toute la nuit" = pendant la longue nuit de l’Exil quand le Temple n’existe pas et qu’on peut accomplir le Commandement d’offrir l’Holocauste seulement en y substituant l’étude de cette section de la Torah.
"Jusqu’au matin" = jusqu’au moment où l’aube du peuple juif pointera de nouveau et où le Temple sera reconstruit, époque où l’on pourra à nouveau offrir l’Holocauste. [Likouté Ratsba]

2°/ Rabbi Héchil disait : "Quiconque s’enorgueillit est puni par le feu" parce que l’orgueil est l’Habit du Créateur, comme il est écrit : "D. a régné, Il s’est revêtu d’orgueil" (Téhilim 93), et ne convient pas à l’homme. Un homme qui ose revêtir l’Habit de D. est "puni par le feu", car "D. est un feu dévorant" (Vaét'hanan 4,24).
On dit donc à cet homme : "Toi qui as l’audace de te revêtir de l’Habit divin (l’orgueil), essaie donc de t’approcher de D. qui est entièrement ‘feu’. Pourrais-tu y parvenir?"

La lettre Mem écrite en petit dans le mot מוֹקְדָה (Mokda – brasier) évoque allusivement que l’enthousiasme et le "feu" que le juif éprouve pour la Torah ne doivent pas sauter aux yeux des gens mais rester dissimulés dans son coeur. [Rabbi Mendel de Kotsk]

3°/ Dans le verset : "le feu de l’Autel y doit brûler en lui", le mot "lui" se rapporte au Cohen et veut dire que le "feu" soit allumé à l’intérieur de lui.

Nos Sages (guémara Soucca 28a) enseignent : "Hillel l’Ancien avait 80 disciples. Trente d’entre eux étaient dignes que la Présence divine repose sur eux comme Moché. Trente méritaient que le soleil s’arrête pour eux comme pour Yéhochoua Bin Noun. Vingt étaient moyens. Le plus grand d’entre eux était Yonathan Ben Ouziel et le plus petit, Rabban Yo’hanan Ben Zakaï. On disait que Rabban Yo’hanan Ben Zaccaï n’a pas omis l’étude du moindre verset, Michna, Guémara, Halakhot et Aggadot, l’approfondissement des versets de la Torah et des enseignements de nos Sages faciles et complexes ... Si tel était le plus petit d’entre eux, qu’en était-il à plus forte raison du plus grand?
On disait que quand Yonathan Ben Ouziel étudiait la Torah, tout oiseau qui volait au-dessus de lui prenait feu immédiatement".
Si tels étaient les disciples, nous imaginons la grandeur du Rav. Cependant, quand Hillel l’Ancien étudiait, un oiseau qui volait au-dessus de lui n’était pas brûlé car le "feu" brûlait à l’intérieur de lui : au dehors, on ne
remarquait rien.
[Sfat Emet]

"Si un prince a péché en faisant, par inadvertance, quelqu’une des mitsvot que Hachem, son D., défend de faire et se trouve ainsi en faute" (Vayikra 4,22)

=> Pourquoi préciser "en faisant quelqu’une des mitsvot que Hachem défend de faire"? S’il a fauté, il est évident qu’il a fait une chose défendue. De plus, pourquoi son péché est-il qualifié de mitsva?

Le Divré Yoël de Satmar en déduit un principe essentiel du service divin : le mauvais penchant s’attaque à l’homme avec ruse. Il ne lui demande pas directement de commettre une transgression, mais lui fait croire qu’il s’agit d’une mitsva.
Le yétser ara procéda de cette manière à l’égard du chef de tribu qu’il aveugla en lui faisant prendre une avéra pour une mitsva.
Ainsi, il pensait accomplir une mitsva, comme le laisse entendre notre verset, alors qu’en réalité, il s’agissait d’une chose "que Hachem défend de faire".

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+ "Quand un chef faute" (v.4,22)

-> Il n’est pas dit "si un chef faute", mais "quand un chef faute", parce que c’est très fréquent et qu’il est presque certain qu’un chef fautera. En effet, à cause du pouvoir qu’il détient il en vient à l’orgueil, et de là à la faute (Zohar).

Rabbi Nata de ‘Helem dit que ceci se trouve en allusion dans les initiales de : "Acher Nassi Yé’héta (quand un chef faute - אֲשֶׁר נָשִׂיא יֶחֱטָא), qui forment le mot ani (moi - אני).
La faute du chef vient de ce qu’il en arrive à l’orgueil et dit : "Il n’y a que "moi" qui compte".
[Maayana chel Torah]

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-> "Il dépècera l’holocauste et le découpera en ses différentes parties" (Vayikra 1,10)

Le Yalkout Guerchoni dit au nom de Arvé Na’hal :
Le problème est que chacun sait qu’il a des qualités et pense qu’il est presque le plus grand de la génération. Il est vrai qu’il y a ici et là quelques petits défauts, mais de façon générale il croit qu’il est tout à fait bien.
C’est de là que provient l’orgueil de l’homme.
L’orgueil provient du "de façon générale". Si l’on veut rabaisser l’orgueil, il faut se conduire comme le dit le verset, "dépecer l’holocauste". Comment?
"En le découpant en ses différentes parties" = en examinant une partie après l’autre pour vérifier dans quelle situation elle se trouve, et ne pas porter un regard général, mais voir chaque chose en particulier.

[tout homme, et en particulier celui qui a une position sociale, doit faire ce travail pour que le אני (le moi JE), devienne אין (rien), que je reconnaisse que tout ce que je peux avoir, que tout ce qu'il m'arrive (richesse, honneur, intelligence, réussite, ...) vient à 100% de Hachem. ]

Ne pense pas aux souffrances que tu as déjà endurées, et ne pense pas au pire qui pourrait t'arriver.
Prends une étape à la fois. Concentres-toi à vive [pleinement] l'instant présent.

[rabbi Mendel Futerfas]

[le rav Galinsky dit que nous devons agir de notre mieux pour le futur, mais une fois que cela est du passé nous ne devons pas avoir de remords à ce sujet.
Hachem nous donne le sens de prendre des décisions et nous guide dans la direction que nous devons prendre. De notre côté, nous devons prendre nos précautions et y mettre tous les efforts que nous pouvons.
Mais, une fois que ça eu lieu, la hichtaldout n'existe plus, et nous devons accepter la volonté de Hachem avec confiance. ]

"Partout des opprimés en larmes et personne pour les consoler" (Kohélét 4,1)

-> Le midrach commente ce verset : "Ce sont les enfants qui sont cachés dans leur vie ... dans le futur, ils seront parmi les tsadikim."
=> Cela fait référence aux enfants qui meurent à un jeune âge.

-> Le rav Shmouël Wosner explique que cela fait également allusion aux enfants avec des besoins spéciaux, aux enfants qui doivent être cachés dans leur maison, incapables de vivre en société comme tout le monde.
Ils se sentent oppressés, se demandant pourquoi ils sont dans un tel corps.

Personne ne peut les réconforter car uniquement Hachem connait la réponse.
Cependant, ceux qui prennent soin d'eux, qui leur donnent de l'amour et de l'attention, qui les aident à s'épanouir, qui leur fournissent un certain type de confort, alors il n'y a pas de limite à leur récompense pour cela.
Dans le futur, ils seront ensemble avec ces âmes ("oppressées dans leur corps"), parmi les tsadikim.

La prière est une des 9 mitsvot qu'une personne peut constamment accomplir.

Il est important de se rappeler que la prière est une mitsva comme n'importe quelle autre.
Chaque fois que nous demandons de l'aide à Hachem, nous sommes crédités d'une mitsva qui va nous fournir un bonheur éternel, indépendamment si nous recevons ou pas ce que nous avons demandé.
[Avoir sa prière répondue est comme un bonus latéral (tout ce que nous demandons n'est pas forcément bon de l'avoir à ce moment)]

Par la prière, nous reconnaissons que nous avons besoin de l'aide de Hachem, que nous sommes incapables de faire quoi que ce soit par nous-même, indépendamment de Lui.

[d'après le Maharam Shick]

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[le plus nous nous tournons vers Hachem en prières, le plus nous témoignons de notre dépendance en Lui, de notre confiance en Lui, et le plus nous accomplissons de mitsvot et nous rendons possible les éventuelles bénédictions qui doivent venir sur nous (prier rend réel ce que D. veut nous donner potentiellement, et qui attend d'être débloquer par notre prière!).
Chaque prière nous rend plus humbles, nous rend plus proches de Hachem, et nous accorde une récompense éternelle!]

"Tel est prodigue de son bien et le voit s'augmenter" (Michlé 11,24)

-> On pourrait penser qu'en aidant autrui financièrement on s'appauvrit, mais selon nos Sages, ce verset nous assure que c'est le contraire : finalement, cela nous apporte davantage que ce que l'on avait avant.

-> Rabbi Yossef Mougrabi, citant le Baal Chem Tov, affirme que ce verset fait également référence à la spiritualité.
Une personne qui consacre beaucoup de temps à enseigner la Torah, à renforcer autrui, à résoudre leurs problèmes, n'aura pas à s'inquiéter de s'appauvrir spirituellement.
En effet, Hachem va lui fournir une aide Divine supplémentaire [qu'il n'aurait pas eu sinon], durant le temps qu'il a pour étudier personnellement.
Au final, cela lui permettra d'avancer et d'avoir plus de Torah à disposition pour donner aux autre.

Le rav Ovadia Yossef (Séfer Ya'hid béDora - chap.5) dit que c'est uniquement par les sacrifices qu'il a fait pour aider autrui qu'il a reçu une aide du Ciel dans son étude de Torah.

[de même que nous aidons autrui au-delà de nos obligations strictes, de même Hachem nous aide en nous donnant au-delà de ce que nous devrions avoir.
De plus, cela ressemble d'une certaine façon à un père qui voit un de ses enfants prendre soin, aider, un autre des ses enfants, et qui va alors le remercier bien au-delà de ce qu'il a pu donner. ]

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-> [Hachem nous dit : ] "Personne n’a fait ma volonté et en a été perdant."
[midrach Dévarim rabba 4,5 – en adam shoméa li oumafssid]

-> "Une personne ne sera jamais perdante d’avoir réalisée une mitsva"
[Kohélét 8,5 – shomer mitsva lo yéda davar ra]

"Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties, et Yissakhar dans tes tentes" (Vézot haBéra'ha 33,18)

-> Le Gaon de Vilna disait que la joie ultime est celle que l'on ressent lorsque l'on accède à une meilleure compréhension de la Torah.
Par conséquent, ceux qui ont soutenu la Torah se réjouiront, lorsqu'ils quitteront ce monde car outre la récompense qu'ils mériteront pour avoir soutenu les érudits, ils savoureront le privilège de connaître et de comprendre tous les domaines de la Torah dont ils auront financé l'étude.
[rav Aharon Kotler]

-> On doit se réjouir dans l'étude de la Torah de la même façon que Zévouloun se réjouit dans les succès liés à ses affaires économiques.
Le plus d'argent il gagne, le plus il est heureux. De même, le le plus de Torah on étudie, le plus nous devons être heureux.
[Beit Avraham]

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-> Un homme d'affaires qui part en déplacement est tendu et nerveux. En effet, comment peut-il se réjouir tant qu'il n'est pas sûr qu'il sera couronné de succès?
A son retour à la maison, après avoir conclu une affaire fructueuse, alors là il a une raison d'être heureux!

Pourquoi est-il alors écrit : "Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties", et non l'inverse?

Lorsque Zévouloun soutient la Torah, son esprit est tranquille en quittant sa maison. En effet, il est confiant dans le fait que Hachem lui viendra en aide, et qu'il réussira, car "Yissakhar dans tes tentes" = par le mérite de Yissakhar.

[Yavin Shémoua (rapporté dans le Béira Chél Torah)]

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-> "Réjouis-toi Zévouloun dans ta sortie, et Yissa'har dans tes tentes" (Vézot haBéra'ha 33,18)

-> Nos Sages expliquent que Yissa'har réside dans les tentes d'étude, où il se consacre à la Torah et au Service d'Hachem. Alors que Zévouloun se trouve à l'extérieur des tentes d'étude. Il s'affaire au commerce. Mais son but est d'accumuler beaucoup d'argent pour pouvoir financer et entretenir matériellement son frère Yissa'har et lui permettre d'étudier la Torah sereinement.
=> Mais comment la Torah peut-elle recommander à Zévouloun de tant se réjouir de sortir des tentes d'étude? Même s'il en sort pour un but noble, malgré tout, finalement, la seule vraie réussite reste de servir Hachem et d'étudier la Torah! C'est cela la véritable réjouissance!

-> En fait, chaque personne à des périodes où il ressemble plutôt à Yissa'har, où il ressent plus d'attachement avec Hachem et Sa Torah, où ses sentiments spirituels sont plus développés. Et d'autres périodes où il ressemble plus à Zévouloun, où il sent qu'il est en train de "sortir" des tentes d'étude, que son service d'Hachem se refroidit, qu'il se sent s'éloigner du Service Divin. Dans ces moments-là, il risque de se sentir découragé, éloigné, dévalorisé. Alors qu'il avait connu des moments d'élévation, le voilà à présent dans une période de chute, sans flamme intérieure.
C'est là que la Torah vient lui donner le conseil suivant : "Réjouis-toi Zévouloun dans ta sortie", même dans ces moments où tu te sens à l'extérieur du bon chemin. Malgré tout, reste dans la joie et ne sois pas triste. Réjouis toi des mitsvot et de l'étude que tu continues à accomplir malgré ce refroidissement, dont la valeur est extraordinaire du fait de leur difficulté. Réjouis-toi aussi du fait même que tu te sentes mal de ta chute, car cela témoigne déjà de l'importance que tu accordes au Service d'Hachem, ce qui est déjà une raison en soi de se réjouir. Sois aussi joyeux du fait que si à présent le Service Divin t'est difficile, c'est qu'Hachem te mets à l'épreuve pour que tu trouves en toi des ressources intérieures pour mieux repartir. Car toute élévation spirituelle est précédée d'une certaine chute, qui prépare l'élévation.
Surtout ne sois pas triste! Car c'est ce que cherche le mauvais penchant pour faire tomber l'homme. Bats-toi contre le penchant et gagne-le! Et le premier conseil pour cela, c'est « Réjouis-toi même dans ta sortie".

Par cela, tu mériteras de sortir de cette état de rabaissement et de réintégrer l'état d'élévation que tu recherches tant. Tu mériteras alors de vivre la suite du verset : "Et (tu te réjouiras) Yissa'har dans tes tentes".
[rav Mikäël Mouyal]

"Moïse était âgé de 120 ans lorsqu'il mourut" (Vézot haBéra'ha 34,7)

-> Le Sifri écrit que dans l'histoire des juifs, seulement 4 dirigeants ont atteint le grand âge de 120 ans.
Il s'agit de : Moché Rabbénou, Hillel haZaken, Rabbi Akiva et Rabban Yo'hanan ben Zakaï.
De plus, chacun d'eux a joué un rôle majeur dans la transmission de la Torah aux générations juives futures.

On peut diviser leur vie en 3 périodes de 40 années, en correspondance aux 3 périodes de 40 jours que Moché Rabbénou a passées au Ciel pour y recevoir la Torah.
[120 jours : 40 jours pour recevoir les 1eres Tables de la Loi, puis 40 jours pour prier pour le pardon du peuple suite à la faute du Veau d’or, puis enfin 40 jours pour les 2e Tables]

+ Moché :
- il a vécu 40 ans en Egypte ;
- il a passé 40 ans à Midiyan ;
- il a dirigé le peuple juif pendant 40 ans.

+ Hillel haZaken :
- il a vécu 40 ans à Bavél (Babylonie) avant de venir en Israël ;
- il a ensuite étudié 40 années avec les Sages (hakhamim) ;
- il a ensuite dirigé le peuple juif pendant 40 ans.

+ Rabban Yo'hanan ben Zakaï :
- les 40 premières années de sa vie, il a vécu dans le monde des affaires ;
- il a étudié 40 ans avec les Sages ;
- et ensuite, il a dirigé le peuple juif durant 40 années.

+ Rabbi Akiva :
- il n'avait pas de connaissance en Torah pendant 40 ans ;
- il a étudié la Torah pendant 40 années ;
- il a dirigé le peuple juif les 40 dernières années de sa vie.

Chacun de ces tsadikim a exploité au maximum ses années de vie, bien que Moché Rabbénou est le seul qui soit né et mort le même jour (7 Adar).

[traduction personnelle d'un divré Torah du rav Dovid Hoffman]

"Parce que tu n’auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur" (Ki Tavo 28,47)

=> Pourquoi ce verset se situe-t-il au milieu de la remontrance?

-> Cela nous enseigne que dans notre vie, même lorsque nous vivons des malheurs et des difficultés, nous devons toujours chercher à être joyeux.
La Torah liste les 98 malédictions de la remontrance et nos Sages disent que ces malédictions sont rectifiées par les 98 sacrifices qui sont apportés à Souccot.(14 moutons * 7 jours = 98)
A la fête de Souccot, nous sommes libérés de toutes les malédictions de la réprimande.

Le Avné Nézer explique :
La remontrance vient d'un manque de joie, comme il est dit : "parce que tu n’auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur".
A Souccot, nous servons Hachem avec joie et ainsi Souccot expie et nous sauve des 98 malédictions de la remontrance.

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-> Nous devons servir Hachem avec joie et "contentement de cœur" (bétouv lévav).
La guémara (Arakhin 11a) explique : "contentement de cœur" = avec des chants de remerciement et de louange.

Le Ramban enseigne que tout l’objectif d’une vie juive est de reconnaître son Créateur et de Le remercier.

[ainsi, si un juif accomplit les mitsvot, mais qu’il n’est pas rempli de joie et de reconnaissance envers Hachem, alors il passe à côté d’un service idéal, et se prive de bénédictions Divines.]

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-> "Parce que (תַּחַת אֲשֶׁר) tu n’auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur, au sein de l’abondance" (Ki Tavo 28,47)

Le verset commence par : "ta’hat achèr", signifiant littéralement : sous achèr.
Les lettres en-dessous, venant après celles du mot : "achèr", permettent de former : "Shabbath".

Ainsi, la Torah nous dit que la malédiction arrivera au peuple juif car ils ne se sont réjouis des délices du Shabbath.
[Bné Yissa’har – rapporté dans le Agra déKalla – Ki Tavo]

=> Nous devons nous réjouir du Shabbath, et les repas sont un excellent moyen d'y parvenir.
[en ce sens, il est bien de dire : li’hvod Shabbath (en l’honneur du Shabbath)]

"Toutes les âmes [juives] sont intégralement unies. C'est les fautes qui séparent les gens".

[Sfat Emet (Yom Kippour 651)]

Ainsi, après avoir été nettoyés de toutes nos fautes [à Yom Kippour], nous nous asseyons dans la Soucca, avec des sentiments d'unité et de paix avec tout le monde.

[de plus, à Kippour nous nous sommes normalement tous demandés pardon entre nous, ce qui fait qu'ensuite nous sommes en paix, il n'y a plus vraiment de différents.]

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-> "Tous les membres d'Israël demeureront dans la Soucca" (Emor 23,42)
Se focalisant sur le mot : "kol" (tous), la guémara (Soucca 27b) enseigne : "Tous les juifs sont aptes à résider dans la même Soucca" (כל ישראל ראוים לישב בסוכה אחת).

-> Attaches-les [les 4 espèces : qui représentent les 4 sortes de juifs] ensemble et ils seront pardonnés pour leurs fautes ensemble" (midrach Vayikra rabba 30,12).

[Hachem aime tellement que la paix, l'unité, règne entre Ses enfants (les juifs), qu'Il les comble de bénédictions, qu'Il pardonne leurs fautes, ...
A Souccot, nous sommes en intimité avec la Présence Divine dans la Soucca. Combien il est important de montrer à papa Hachem, que Ses enfants sont unis!
En effet, il est très douloureux à des parents de voir leurs enfants se disputer entre eux!]