Aux délices de la Torah

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L'un des plus grands obstacles à la pratique de la hitbodédout et de la prière en général est que nous ne réalisons pas la grandeur de l'amour d'Hachem pour nous.
Il nous est difficile d'imaginer qu'Il écoute vraiment attentivement chaque mot de la prière que nous prononçons.
C'est l'une des raisons pour lesquelles il est important pour nous de nous connecter aux tsadikim avant de prier, car ils nous révèlent la véritable nature de la miséricorde d'Hachem (à l'égard de chaque juif, et ce du plus méritant au moins méritant).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,2 ]

Le 17 tamouz

+ Le 17 tamouz :

-> La cause de la faute du Veau d'or, survenu le 17 Tamouz, était que le peuple juif pensait que, puisque Moché n’était pas encore redescendu du mont Sinaï, il n’y avait plus aucun moyen pour lui de se rapprocher d'Hachem et de la Torah.
Cependant, en réalité, même si Moché était bel et bien décédé à cette époque, il n’aurait jamais laissé son troupeau sans un autre berger. Aharon HaKohen, Yéhochoua bin Noun et de nombreux autres grands tsadikim avaient reçu la sagesse de Moché Rabbénou au point de pouvoir guider le peuple juif.
En effet, selon le début des Pirké Avot : "Moché reçut la Torah du Sinaï et la transmit à Yéhochoua, et Yéhochoua [la transmit] aux Anciens, ..."

De même, de nos jours, nous devons croire que le tsadik de chaque génération ne quitte jamais ce monde avant d’avoir transmis sa sagesse à son successeur. Ainsi, nous ne devons jamais penser qu’il n’y a aucun espoir pour nous et céder au désespoir, qui est une manifestation de la faute du Veau d’or.
Au contraire, nous devons chercher de tout notre cœur à trouver l’étincelle du mont Sinaï qui est encore vivante chez les tsadikim d’aujourd’hui.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shelou'hin 5 ]

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-> Le 17 Tamouz, les juifs ont commis la faute du Veau d’or, et Moché Rabbénou a brisé les Tables des 10 Commandements (Lou'hot).
Rabbi Nathan de Breslev explique que la raison pour laquelle Moché a agi ainsi est qu’il existe différents niveaux de vérité. La vérité de la Torah est que lorsque nous fautons, nous devons être punis. La Torah nous dit clairement ce que nous devons faire ; ainsi, si nous n’écoutons pas ses avertissements, il y a des conséquences.

Cependant, Moché a reconnu que ce n’était pas le niveau le plus élevé de la vérité. Au contraire, la plus grande vérité est la compassion (miséricorde) d'Hachem, le fait qu’Il pardonne avec bienveillance même les transgressions les plus terribles lorsque nous revenons vers Lui par la téchouva.
Ainsi, Moché a dû briser les Lou'hot, qui représentent le niveau de la vérité de la Torah, afin de révéler que ce niveau n’est pas la vérité ultime. Puis, il est remonté sur le mont Sinaï, où il a reçu les 13 Midot de Ra'hamim (Attribut de miséricorde de D.) et la deuxième série de Lou'hot, qui ont été remises le jour de Yom Kippour, lorsqu'Hachem nous a complètement pardonnés notre faute.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Ribbit 5 ]

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-> Ce qui nous empêche principalement de faire téchouva, c’est l’impatience.
Nous voulons des résultats immédiats, alors nous abandonnons lorsque nous ne voyons pas de progrès tout de suite.
C’est là l’erreur qui a conduit à la faute du Veau d’or. Même si les juifs étaient sur le point de recevoir les deux Lou'hot de la Torah que Moché allait faire descendre du mont Sinaï, ils n’ont pas pu attendre ne serait-ce qu’un jour de plus, et ils ont donc abandonné.
De même, nous devons croire que, peu importe depuis combien de temps nous aspirons à recevoir la Torah et les conseils des tsadikim, nous sommes en réalité très proches d’une nouvelle révélation. Il nous suffit de nous accrocher à notre volonté, d’être patients et de continuer à espérer le salut (délivrance personnelle, comme collective).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,48 ]

Hachem se réjouit de chaque acte

Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

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-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

Plus c’est dur, plus nous impactons le Ciel

L’une des choses les plus difficiles de notre existence est que nous avons des jours qui sont bons et d'autres jours qui sont mauvais. Il y a des jours où tout va comme nous le souhaitons, tant sur le plan matériel que spirituel, et puis, il y a d’autres jours (parfois des semaines ou des mois) où nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés et où nous nous décourageons.
Nous attendons le "lendemain", en espérant un changement, mais aujourd’hui, nous n’avons pas pu servir Hachem.

Cependant, en réalité, il n’y a pas de "mauvais" jours, ce sont simplement des jours où le bien est caché et où nous devons le rechercher. C’est donc précisément dans ces moments-là que nous devons nous armer de force pour rechercher les petites doses de Torah, de prière et de mitsvot qui sont à notre portée et les accomplir avec joie.
Nous devons nous rappeler que face à l’adversité, ces efforts ont un impact considérable sur tous les mondes supérieurs.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,33]

Visualiser concrètement notre émouna

Même si nous avons tous la émouna (foi) générale qu’il n’y a rien d’autre qu'Hachem, la raison pour laquelle nous rencontrons des difficultés dans la vie est que nous ne parvenons pas à mettre notre foi en pratique de manière concrète.
Par exemple, lorsque nous prions, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’à cet instant précis, Hachem écoute avec amour nos prières.
Lorsque nous mangeons, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’il y a des étincelles spectaculaires de sainteté dans notre nourriture, et ainsi de suite.
C’est ainsi que nous pouvons véritablement mener une vie heureuse d'émouna.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]

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-> Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

Etre joyeux = plus grande chose à faire pour Hachem

Nous avons tendance à penser que le plus haut niveau de messirout néfech (abandon de tout son être pour D.) consiste à se jeter dans une fournaise ardente pour Hachem.
Cependant, en réalité, il existe un niveau encore plus élevé : essayer de nous rendre joyeux (dans le respect de la loi juive).
Parfois, il faut plus de courage pour sortir de la tristesse et nous amener à un état de joie que pour aller combattre en première ligne d’une bataille.
C’est la plus grande chose que nous puissions faire pour Hachem dans ce monde!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker I ]

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-> Lorsque nous souffrons, il est très important pour nous de nous livrer à une introspection (hitbodédout) et de prier Hachem pour qu’Il nous sauve.
Cependant, le but principal de nos prières et de nos appels à l’aide devrait être qu'Hachem nous donne la sagesse (daat) de savoir qu’Il est extrêmement proche de nous, même dans l'obscurité, et que, par conséquent, nous pouvons encore être très joyeux, malgré tout ce que nous traversons.
Non seulement la sagesse et la joie nous donnent de la force au milieu de nos souffrances, mais elles nous ouvrent aussi les portes pour nous en libérer complètement, comme le dit le verset : "C’est par la joie que tu sortiras de l’exil".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,17 ]

Chaque bonne action réalisée ici-bas suscite un mouvement correspondant [en-Haut] dans les Attributs suprêmes [divin], qu'il s'agisse de la Bonté ('hessed) ou de la Rigueur (din), car "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,6).
L'être humain est créé à l'image du Créateur. S’il accomplit "Tu ouvriras largement ta main vers lui" (Réé 15,8), la source au Ciel s’ouvrira pour se déverser vers le bas.
[Otzar Ha'Haïm, Yitro - p.120d ]

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-> "S’il y a parmi vous un pauvre ... vous lui ouvrirez largement la main" (Réé 15,7-8)

-> Le Mevasser Tsédek (Réé) écrit :
"J’ai entendu le Baal Shem Tov commenter le verset : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face, et à mon réveil, je me rassasier de ta vue!" (Téhilim 17,15).
Lorsqu’une personne donne une pièce à un indigent, elle crée une Unification.
La pièce est la lettre youd et les cinq doigts du donateur sont la lettre hé. La main tendue du donateur est la lettre vav et les cinq doigts du pauvre sont la dernière lettre hé.
Par là, il provoque un élan de compassion, car [le Nom], dans son ordre correct, est compassion (miséricorde) absolue.

Cela s’applique lorsque le donateur initie l’acte de charité, avant que le pauvre ne tende la main. Alors les [lettres du] Nom (יהוה) sont en ordre, ce qui attire la compassion dans le monde. Mais lorsque le mendiant tend d’abord la main, alors le Nom n’est pas en ordre. C’est le sens de : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face".

Lorsque j’initie l’acte de charité, alors je contemplerai Ta face. C’est-à-dire, lorsque je provoque une unification des quatre lettres du Nom dans l’ordre, ce qui est Ta face, la compassion.
Mais "et à mon réveil", c’est-à-dire lorsque le pauvre me réveille en tendant la main pour demander l’aumône, alors "je me rassasier de ta vue". Il ne s’agit alors que de la vision des quatre lettres, et non de la face.
Et c’est cela : "Tu ouvriras certainement ta main pour lui" (Réé 15,7-8) = c’est-à-dire que c’est toi qui dois ouvrir la main, alors le Nom sera dans le bon ordre."

L’âme collective du machia’h

Chaque juif doit perfectionner et préparer la partie du machia'h qui se rapporte à sa propre âme.
Le mot "Adam" est un acronyme des mots "Adam, David, Machia'h".
La stature d’Adam s’étendait d’un bout à l’autre de la terre ('Haguiga 12a), et englobait toutes les âmes d’Israël. Cependant, après la faute sa stature a été réduite.
De même, l’âme du machia'h sera composée de l’ensemble des 600 000 âmes du peuple juif, comme c’était le cas avant la faute d’Adam. Par conséquent, chaque juif doit préparer cette partie du machia'h qui correspond à sa propre âme, jusqu’à ce que toute la structure soit fixée et établie.
Alors il y aura une Unification universelle, sans fin. Puisse-t-elle advenir bientôt, de nos jours!
[Méor Einayim - Pin'has ]

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=> L'âme du machia'h, comme celle d'Adam, englobe toutes les âmes du peuple juif, depuis les Patriarches jusqu'à la dernière génération.
Chaque juif a sa place dans l’âme du machia'h. En s’efforçant d’affiner sa propre âme, on construit l’âme collective du machia'h, et la guéoula se rapproche.

Il est interdit de prier quand on est triste. Si l’on prie en étant triste, l’âme ne peut recevoir la lumière céleste supérieure qui touche une personne pendant la prière.
[rav 'Haïm Vital]

A chaque génération, il y a une étincelle du machia'h ; dans le cas où la génération mérite la guéoula, sinon elle meurt ou est tuée en sanctifiant le nom d'Havhem, comme cela est arrivé à Rabbi Akiva avec Ben Kouziba.
Le machia'h doit venir à chaque génération pour délivrer Israël, s’il est digne, ou pour enseigner la Torah lorsque la génération marche dans l'obscurité.
[le Arial - séfer Halikoutim 112 ]