Hachem fait entrer par "la petite porte" les repentis qui, selon les rigueurs de la Justice, n'auraient pas dû être acceptés. Personne, y compris les anges, n'ont accès à cette porte pour repousser ces repentis en lançant contre eux de terribles accusations.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - sur Yé'hezkel 44,2 ]
Tsédaka & la grandeur de tout pauvre
+ Tsédaka & la grandeur de tout pauvre :
-> Il est écrit : "Heureux celui qui s'intéresse au pauvre" (Téhilim 41,2).
A ce propos, Rabbi 'Hiya demande : Comment comprendre cet autre verset : "Car Hachem écoute les indigents" (Téhilim 69,34)? Ecoute-t-Il seulement les indigents, et pas les autres?
Rabbi Chimon explique : Il les écoute davantage parce qu'ils sont plus proches du Roi, car il est écrit : "Un cœur brisé et abattu, ô D., Tu ne le dédaignes pas" (Téhilim 51,19), et l'indigent, plus que tout autre a le cœur brisé et abattu.
Rabbi Chimon ajoute : Tous les autres êtres humains se présentent corps et âme devant Hachem, alors que le pauvre n'apparaît devant Lui qu'avec son âme, car son corps est brisé, or Hachem est plus proche de l'âme que du corps.
[d'où la recommandation de nos Sages de faire nos prières en s'imaginant réellement être un pauvre, nécessitant vitalement une aide pour tout de la part d'Hachem. ]
... On rapporte : Un pauvre passa devant Rabbi Its'hak avec une pièce de monnaie d'une demi-Ma'a. Rabbi Its'hak lui remit, à sa demande, la même somme qu'il avait sur lui, afin d'assurer la survie de ce pauvre et de ses enfants. Par la suite, il rêva qu'on l'avait jeté dans un fleuve et que Rabbi Chimon avait tendu la main pour le secourir.
A son réveil, il lui vint dans la bouche le verset : "Heureux celui qui s'intéresse au pauvre ; Hachem le sauvera au jour du malheur!"
[Zohar - Béchala'h 61a]
Rabbi Yo'hanan déclare : Grande est la force du repentir (téchouva), car il est capable de déchirer un mauvais décret.
[guémara Roch Hachana 17b]
Celui qui aime Hachem et est animé de la crainte du Ciel peut se consoler de ses maigres ressources à l'idée d'être aimé par Hachem, dont l'amour est plus précieux que la compagnie de tous les amis.
Son sort est préférable à celui des réchaïm qui vivent dans la prospérité mais sont haïs par Hachem.
[Rabbénou Yona - Michlé 15,17]
Les Sages se mettent en colère dans le seul but de défendre l'honneur de la Torah.
Lorsque la colère a une autre cause, elle chasse la sainteté et fait entrer en l'homme comme un dieu étranger qui s'incruste en lui jusqu'à ce qu'il prenne la décision ferme de le déraciner entièrement de son cœur. Jusque-là, il reste impur et contamine tous ceux qui le côtoient.
Cette impureté qui souille le corps et l'âme est plus profonde et plus tenace que les autres qui ne touchent que le corps et qui peuvent être éliminées de différentes façons.
[Zohar - Tétsavé 182b]
+ "Vous n'allumerez pas de feu en aucune de vos demeures au jour du Shabbath" (Vayakel 35,3).
Pourquoi la Torah insiste-t-elle davantage sur cet interdit que sur les autres travaux défendus le Shabbath?
Pour laisser entendre que l'Attribut de la Justice, symbolisé par le feu, ne se manifeste pas ce jour-là, si bien que la joie règne ici-bas et dans les mondes supérieurs.
[Zohar - Yitro p.89b]
Par les trois repas de Shabbath, les Bné Israël montrent qu'ils sont réellement les fils du Roi (Hachem).
Celui qui porte atteinte à l'un des trois repas prouve qu'il ne fait pas partie de la sainte descendance d'Israël et s'expose à trois graves châtiments : les affres de l'enfer (guéhinam), de la guerre de Gog et Magog et des temps pré-messianiques.
[...]
Malheur à celui qui ne réjouit pas le Roi de l'univers par les 3 repas sabbatiques.
[Zohar - Yitro p.88b]
<--->
-> Rabbi Chimon dit : Quand une personne prend trois repas le Shabbath, une voix céleste proclame à son sujet le verset : "Alors tu te délecteras en Hachem, Je te ferai dominer sur les hauteurs de la terre et jouir de l'héritage de Yaakov, ton aïeul" (Yéchayahou 58,14).
Rabbi Aba se réjouissait à chacun des trois repas sabbatiques, en disant : "C'est le repas d'Hachem!"
Et à la fin des trois repas, il disait : "Les repas de la foi sont terminés".
[Zohar - Yitro p.88a]
<--->
-> Le Shabbath, une voix proclame :
"Réveillez-vous, saints supérieurs (les Justes), réveillez-vous peuple saint, qui est élu en haut et en bas. Eveillez la joie devant votre Maître, éveillez-vous dans une joie parfaite. Venez prendre part aux réjouissances des trois Patriarches, c'est-à-dire aux trois repas sabbatiques.
Venez à la rencontre de la foi, qui est la joie suprême.
Heureux êtes-vous, saints Bné Israël, ici-bas et dans le monde futur. Le Shabbath est votre héritage, comme il est écrit : "Entre Moi et les Enfants d'Israël, c'est un signe éternel" (Ki Tissa 31,17)."
[Zohar - Yitro 89a]
Pourquoi un fauteur est-il tenu d'expliciter ses fautes alors que Hachem les connaît parfaitement?
Il doit le faire, parce que l'Accusateur se tient sans cesse devant Hachem et demande justice pour toutes les transgressions commises.
En avouant ses fautes, l'homme lui enlève les mots de la bouche et le réduit au silence.
[Zohar - Bo 40b]
Chaque juif étant appelé "saint" (kadoch), il est interdit de le désigner par un surnom, sous peine d'un grave châtiment.
... Celui qui humilie son prochain en lui attribuant un sobriquet ou un qualificatif désobligeant à la place de son vrai nom recevra, par mesure de rétorsion, un châtiment pour une faute qu'il n'a pas commise.
En effet, Rabbi 'Hiya a déclaré au nom de Rabbi 'Hizkiya : Celui qui traite son prochain (juif) de racha sera jeté dans la guéhinam, même s'il n'a commis aucune faute ; le qualificatif de racha ne peut être employé qu'à l'égard de celui qui se montre effronté envers la Torah.
Un jour, Rabbi Yessa déclara à celui qui avait maudit un juif : "Tu as agi comme un racha".
Traduit en justice devant Rabbi Yéhouda, il expliqua : J'ai dit qu'il s'était comporté comme un racha, sans vouloir dire qu'il l'était réellement!
Rabbi Yéhouda alla soumettre cette question à Rabbi El'azar, qui lui répondit : C'est sûr que Rabbi Yessa n'est pas coupable car, en employant le mot "comme", il a établi une simple comparaison.
En effet, il est écrit : "Hachem s'est comporté comme un ennemi" (Eikha 2,5). Or, s'Il s'était conduit à notre égard "en ennemi", il ne serait pas resté un seul juif dans le monde.
[Zohar - Michpatim p.122a]
<--->
-> Heureux sont les Bné Israël, car il est écrit : "Israël est (réellement) une chose sainte" (Yirmiyahou 2,5), et pas seulement "comme une chose sainte" ; par conséquent, "ceux qui le dévorent seront coupables" (Yirmiyahou 2,5) ...
Heureux sont les Enfants d'Israël qui ont été choisis par leur Maître comme peuple de prédilection ; dans ce passage de la Torah, il est dit : "Car tu es un peuple saint pour Hachem ton D." (Réé 14,2) et "vous êtes des fils pour Hachem votre D." (Réé 14,1).
[Zohar - Michpatim p.122b]
Il est écrit : "Préserve ta langue du mal" (Téhilim 34,14), car des maladies s'abattent sur le monde à cause de la médisance.
[Zohar - Michpatim p.122a]