Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> La "tsédaka" ne consiste pas seulement à donner, mais aussi à aligner l'âme avec l'attribut divin de 'hessed (bonté, amour bienveillant).
Lorsque l'homme accomplit les mitsvot avec une intention pure, il attire la paix dans tous les mondes.
[Divré Yé'hezkel (de Shinov) - parachat Michpatim]

-> Selon le Ram'hal (Déré'h Hachem I:4:6), cet alignement intérieur permet à la lumière divine de circuler sans résistance, se manifestant par une tranquillité [intérieure] durable [l'âme n'étant plus tiraillée par la confusion ou la crainte].

Le bita'hon ancestral est un héritage.
Si un juif éveille sa confiance en Hachem, il accède au mérite et au pouvoir des générations précédentes, Hachem ne permet pas que cette chaîne soit brisée.
[Shem miShmouel - Béchala'h 5670 ]

Hachem aime tout juif (1ere partie)

+ Hachem aime tout juif (1ere partie) :

-> Rabbi Yéhouda a dit : Si le peuple juif savait à quel point Hachem l'aime, il rugirait comme des lions pour Le poursuivre.
[Zohar II,5b ]

-> Hachem nous aime plus que quiconque et veille constamment sur nous.
[Or'hot Tsadikim]

-> Les juifs sont aimés d'Hachem en toutes circonstances et dans toutes les situations. En particulier lorsqu'un juif se trouve dans une situation difficile et surmonte des épreuves, l'amour d'Hachem pour lui se renforce. Même si nous échouons parfois à surmonter des épreuves, Hachem ne nous traite pas durement ; Il continue de nous aimer. En termes simples, Hachem dit : "Je vous ai aimés" (ahavti ét'hem, amar Hachem - Mala'hi 1,2).
[ en parallèle à cela, selon le rav Avigdor Miller, une personne ne devait pas laisser passer un seul jour sans affirmer, au moins une fois : "Je t'aime, Hachem!". ]

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-> L'homme a été créé seul pour vous enseigner que quiconque détruit une seule âme du peuple juif, la Torah considère qu'il a détruit le monde entier.
Celui qui soutient une seule âme du peuple juif est considéré par la Torah comme s'il avait soutenu le monde entier.
[Sanhédrin 4:5 ]

-> La vie d'un seul juif est si importante aux yeux de Hachem que la guémara (Moed Katan 25a) compare la mort d'un juif à un Séfer Torah qui brûle, pour lequel toute personne présente est tenue de déchirer ses vêtements en signe de deuil.
De plus, le Biour Halakha (329) stipule que nous pouvons profaner le Shabbat pour sauver la vie d'un juif, même s'il est clair que cette personne n'accomplira aucune mitsva. Cela montre à quel point l'âme juive est importante en soi, même lorsqu'elle est dépourvue de Torah et de mitsvot.

-> Chaque membre d'Israël a une part dans le monde à Venir, comme il est dit : "Et ton peuple, tous sont justes (véamé'h koulam tsadikim), ils hériteront pour toujours du pays ; ils sont la branche que J'ai plantée, l'œuvre de Mes mains pour Me glorifier" (Yéchayahou 60,21).
[Sanhédrin 10:1 ]

-> Rabbi Akiva avait coutume de dire : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de D.] ; ... Bien-aimé est le peuple d’Israël pour être appelé "enfants de D." (banim laMakom), car il est dit : "Vous êtes les enfants d'Hachem votre D." (banim atèm l'Hachem Eloké'hem) ... Bien-aimé est le peuple d’Israël, car il lui a été accordé un objet précieux [la Torah].
[Pirké Avot 3,14 ]

-> Rabbi Shimon bar Yo'haï dit : Venez voir combien Israël est aimé devant Hachem, car partout où il est exilé, la présence Divine (Chékhina) est avec lui.
Il a été exilé en Égypte, et la Chékhina était avec lui ... Ils ont été exilés à Babylone, et la Chékhina était avec eux, comme il est dit : "Pour toi, J'ai été envoyé à Babylone" (Yéchayahou 43,14).
Même s'ils doivent être délivrés dans le futur, la Chékhina est [toujours] avec eux (chaque juif en exil), comme il est dit : "Et Hachem reviendra avec tes captifs" (véchav Hachem Eloké'ha ét chévouté'ha - Nitsavim 30,3).
Il n'est pas écrit "vééchiv" (Et Il ramènera), mais plutôt "véchav" (Et Il reviendra); cela enseigne que Hachem revient avec eux parmi les exilés.
[Méguila 29a]

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-> Israël est plus aimé devant Hachem que les anges de service/ministériels. Car Israël récite des chants à chaque instant, tandis que les anges de service ne récitent des chants qu'une fois par jour.
Certains disent [que les anges ne récitent des chants] qu'une fois par semaine. Certains disent une fois par mois. Certains disent une fois par an. Certains disent une fois tous les sept ans. Certains disent une fois tous les cinquante ans. Et certains disent une fois dans une vie.
['Houlin 91b ]

-> Nos Sages (Béra'hot 28b) disent : "Et lorsque vous priez, sachez devant qui vous vous tenez (lifné mi atèm omdim)".
Cependant, le Tiféret Shlomo (Shaar Hatéfila) explique que cela signifie : sachez que dans l'ordre de préférence nous nous tenons devant les anges pour que Hachem entende nos prières.
[ainsi, avant de prier nous devons réaliser que nous allons être en rendez-vous privé face à Hachem, et que nos paroles Lui sont plus importantes que celles de tout ange. Armé de cette réalité, nous pouvons alors commencer une prière de toute nos forces, convaincus qu'elle aura forcément un impact important. ]

-> Les louanges qui émanent de ce monde, éloigné d'Hachem, sont plus chères à Hachem que toute autre chose.
[Zohar 2:46a ]

-> Quand ils sortirent de la mer, Israël et les anges de service cherchèrent à chanter des louanges. Rabbi Avin Halevi dit que cela est comparable à un roi qui partit en guerre et remporta la victoire. Ses fils et ses serviteurs vinrent avec une couronne dans les mains pour la placer sur la tête du roi. Ils [les serviteurs] vinrent vers le roi et dirent : "Vos fils et vos serviteurs se tiennent debout avec une couronne dans les mains. Qui devrait entrer en premier?"
Il [le roi] leur répondit : "Insensés, mes serviteurs devraient-ils passer avant mes fils? Que mes fils entrent en premier!"
De même, lorsque Israël sortit de la mer, lui et les anges de service cherchèrent à chanter des louanges. Hachem dit aux anges de service : "Laissez Israël passer en premier." (ils sont plus importants, aimés, à Mes yeux!)
[Yalkut Shimoni - 241 ; également Chla haKadoch - Assara Maamarot 3-4]

-> Les niveaux de désir du Créateur sont les suivants [par ordre croissant] : le premier est la louange et l'action de grâce qui lui sont rendues par les entités les plus élevées. Au-dessus, il y a la louange et l'action de grâce qui lui sont rendues par les âmes justes (tsadikim) des deux trésors d'âmes : le premier, le trésor des âmes qui ne sont pas encore arrivées dans ce monde (olam azé) ... le second, le trésor des âmes qui sont déjà allées dans ce monde et qui sont revenues au trésor de la vie (après leur mort).
Au-dessus d'eux se trouvent les chants et les louanges qui émanent des âmes qui sont actuellement dans une chair (vivante) dans ce monde-ci. [Le corps] les empêche de reconnaître Hachem, et pourtant elles se renforcent pour aimer Hachem, pour Le louer et pour Le remercier, c'est ce qu'il y a de plus noble et de plus significatif pour le Créateur, par-dessus tout.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Kora'h16,22]

=> Nous qui ne sommes ni des anges (créatures célestes), ni des tsadikim, et qui luttons avec plus ou moins de réussite pour faire la volonté d'Hachem, et bien nous sommes au sommet de ce qu'Hachem désire. Nous sommes ce qu'il y a de plus important pour Lui (contrairement à ce que notre yétser ara essaie de nous faire croire, pour nous pousser à déprimer, à avoir moins d'ambitiom spirituelle).

-> Il est dit au nom du Maharal que la raison pour laquelle on s'enivre à Pourim (voir Méguila 7b) est de montrer que l'amour de Hachem pour le peuple juif ne concerne pas seulement son âme, mais aussi son corps. L'ivresse inhibe l'âme et l'esprit d'une personne, ne laissant que son corps fonctionner.

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-> Israël est aimé comme la prunelle des yeux d'Hachem, comme il est dit : "Car celui qui les touche touche la prunelle de Ses yeux" (Zé'haria 2,12).
[midrach Chémot rabba 30,15 ]

-> Quand on gifle la joue d'un juif, c'est comme si on giflait la joue de la Présence Divine (Chékhina).
[Sanhédrin 58b ]

-> Rabbi Shimon bar Yo'haï dit : D'où voyons-nous que s'il manquait ne serait-ce qu'une seule personne à Israël, la Chékhina ne se serait pas révélée à eux?
Comme il est écrit : "Car le 3e jour, Hachem descendit aux yeux de toute la nation sur le mont Sinaï" (Yitro 19,11).
[midrash, Devarim Rabbah 7:8
[s'il manquait un seul juif, même celui le plus bas spirituellement, alors la Torah n'aurait pas pu nous être donné, et Hachem ne se serait pas révélé à nous au mont Sinaï. ]

-> Il y a une histoire d'un bateau qui était entièrement rempli de non-juifs et d'un seul juif. Ils arrivèrent sur une île et dirent au juif : "Prends de l'argent et va nous acheter [des provisions] auprès de cette nation."
Il leur répondit : "Ne suis-je pas un étranger? Est-ce que je sais où je vais?"
Ils lui dirent : "Existe-t-il un étranger juif? Partout où tu vas, ton D. est avec toi."
C'est [le sens de] : " [Car quelle est la grande nation] qui a D. près d'elle" (Vaét'hanan 4,7).
[midrach Dévarim rabba 2,16 ]

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-> Concernant l'importance de chaque juif, le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.25) écrit :
"La raison pour laquelle les juifs ont tendance à être plus dissidents (contestataires) entre eux, par opposition aux autres nations, n'est pas due à une déficience du peuple juif, mais plutôt à un avantage ; chaque juif a une telle importance individuellement et dans sa mission unique à accomplir qu'il devient difficile de s'intégrer dans une nation unifiée."

Plus on s’appuie sur Hachem, plus Sa bénédiction peut nous parvenir

-> "Béni soit celui qui place sa confiance en Hachem et dont Hachem est son appui" (Yirmiyahou 17,7)

-> Lorsque l'essence (ce que nous sommes vraiment à l'intérieur) d'une personne est entièrement donnée à Hachem, elle devient un réceptacle à travers lequel l'influence divine peut s'écouler sans interruption.
Ainsi, la confiance en Hachem devient non seulement un état d'esprit, mais aussi une connexion permanente à une abondance de bénédictions.
[rav Tsadok HaCohen de Lublin - Tsidkat HaTsadik n°198 ]

-> Le plus nous plaçons notre confiance en Hachem, le plus de bonnes choses nous arriveront.
[Sfat Emet - Térouma - תרל"ד ]

La récompense d’avoir de la émouna est d’en avoir davantage

-> "Espère en Hachem, fortifie-toi, et Il donnera du courage à ton cœur, et espère en Hachem" (Téhilim 27,14)

-> Le rav Its'hak Zev Soloveitchik (rav de Brisk) explique
Cela signifie que la grande récompense pour celui qui fait confiance à Hachem est que Hachem fortifie son cœur et lui donne la force d'avoir encore plus de confiance. En échange de sa bita'hon, il reçoit l'aide divine pour approfondir et élargir sa confiance, créant ainsi une base intérieure de sécurité et de joie de plus en plus élevée.

-> C'est également ce qu'écrit Rabbénou Bé'hayé (dans 'Hovot HaLévavot) :
Un homme peut posséder des richesses, des biens et du pouvoir, mais vivre dans la peur et l'anxiété, toujours menacé par la perte ou les ennemis. Mais celui qui a du bita'hon en Hachem élimine l'inquiétude de son cœur, vit dans le calme et ne manque de rien.
Sa joie est enracinée dans la certitude qu'Hachem lui fournira tout ce dont il a besoin.

C'est le sens profond du verset : "Espère en Hachem (kavé el Hachem), fortifie-toi ... et espère en Hachem (vékavé el Hachem)" = la confiance engendre davantage de confiance. C'est la récompense ultime.

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[dans une période de trouble, on doit arriver à prendre du recul en se persuadant que tout est sous contrôle d'Hachem pour notre bien au final.
Plus on fait cela, plus on s'amène du Ciel davantage de confiance nous permettant de traverser nos difficultés entourés de la bonté, de l'amour d'Hachem.
Nous devons tous traverser des périodes de trouble, mais l'état d'esprit qu'on aura dépend de nous (ex: de subir avec tristesse, ou bien d'avancer positivement avec bita'hon). ]

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-> "Je dis à Hachem : Mon refuge et ma forteresse, mon D., je place ma confiance en Lui." (omar l'Hachem ma'hssi oumétsoudati, Elohaï, évta'h bo - Téhilim 9,12)

-> Exprimer sa confiance en Hachem renforce notre engagement intérieur.
La déclaration verbale : "Je place ma confiance en Lui" (évta'h bo) active la conscience et attire la protection divine.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaMazon 5,12 ]

Les 7 fondations du bita’hon

+ Les 7 fondations du bita'hon :

Voici d'une manière condensée les fondations du bita'hon, d'après le Or'hot Tsadikim :
1°/ Hachem nous aime plus que quiconque et veille constamment sur nous.
[ En tant que juif, nous avons conscience que la émouna est une chose importante à avoir, mais est-ce qu'on a autant conscience de l'importance d'internaliser le fait que Hachem nous aimera toujours? (pourtant c'est une base vitale, indispensable, pour que la émouna pour se tenir ferme en nous!)
puisque cela est une base de notre émouna, notre yétser ara nous pousse à penser le contraire.
Ainsi, nous devons prendre quelques secondes chaque jour pour nous répéter : "Hachem m'aimera toujours!" (même si je fais les pires choses) ; "Je suis important(e) aux yeux d'Hachem" (au point que le Rois des rois m'a constamment à Son esprit, en tant que Son enfant adoré (béni bé'hori).
Toute petite chose positive de la vie peut être une occasion de remercier Hachem, et d'ancrer en nous que c'est un cadeau d'amour de Sa part qui nous est personnellement destiné. ]

2°/ Tout ce qui nous arrive de bon de la part des autres vient uniquement d'Hachem. [lorsqu'on remercie autrui, on le remercie d'avoir été un intermédiaire de la bonté que nous adresse Hachem]

3°/ Hachem donne par bonté, et non parce que nous l'avons mérité.

4°/ Personne ne peut modifier Son décret, ni y ajouter, ni en retrancher quoi que ce soit.
[rien ne peut se passer, ne peut exister, dans ce monde sans un décret divin. ]

5°/ Il connaît notre vérité intérieure (on ne peut rien lui cacher) ; la confiance doit être sincère.

6°/ Pour Lui faire confiance, nous devons Le servir ; si nous ignorons Ses commandements, notre bita'hon est faux.

7°/ Nos efforts font partie de Son plan, mais la réussite ne vient pas de notre travail ou de nos outils.
Tout vient de Lui, et Il dispose d'une infinité de moyens pour pourvoir à nos besoins.

A chaque génération, le fait de se souvenir de la bonté d'Hachem réveille la compassion divine.
[Sfat Emet - Béchala'h 5641 ]

En ces jours-là (suite à la venue du machia'h), il arrivera que dix hommes de toutes les langues des nations saisiront le vêtement d'un seul juif en disant : "Nous voulons aller avec vous, car nous avons entendu dire que D. est avec vous."
[Zé'haria 8,23]

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[d'une seconde à l'autre le machia'h peut arriver, et toute la haine des nations à notre égard (sale juif!) se transformera en un désir ardent d'être comme les juifs! ]

La vie extraterrestre

+ La vie extraterrestre :

+ Introduction : l'humain dans la création :

-> La guémara (Béra'hot 32b) rapporte que la communauté d'Israël se plaignit à Hachem de l'avoir abandonnée. Hachem répondit :
"Ma fille, j'ai créé douze constellations (mazalot) dans le firmament, et pour chaque constellation, j'ai créé trente armées, et pour chaque armée, j'ai créé trente légions (lig'yon), et pour chaque légion, j'ai créé trente chefs de division d'infanterie (raaton), et pour chaque chef de division d'infanterie, j'ai créé trente chefs de camp militaire (karton), et pour chaque chef de camp militaire, j'ai créé trente chefs de forteresse (gastéra), et sur chaque chef de forteresse, j'ai suspendu 365 000 étoiles correspondant aux jours de l'année solaire. [certains disent 365 000 myriages d'étoiles, soit 3 650 000 000 ]
Et tout cela, Je l'ai créé uniquement pour toi ; et tu dis que le Seigneur m'a abandonnée et que le Seigneur m'a oubliée ?"

-> Il semble que toutes les galaxies, l'immensité de l'espace et de l'univers dans son ensemble, aient été créés pour la communauté d'Israël, qui accomplit les commandements divins.
La place de l'humanité dans le cosmos fait l'objet de débats depuis l'époque des premières autorités rabbiniques. Le consensus général, dans les écrits des sages médiévaux de la Torah, est que l'humanité est le but ultime et le plus distingué de toute la création. [voir Rabbi Saadia Gaon - Emounot véDéot - chpa.4 ]
[ainsi, au sujet de la grandeur de l'univers, d'éventuelle autre forme de vie, un juif doit avant tout se rappeler les paroles d'Hachem : "Je l'ai créé uniquement pour toi!". Hachem (qui permet à toute chose d'exister, qui gère tout pour le bien) m'aime, je suis important à Ses yeux, je dois donc agir en responsabilité en faisant au mieux Sa volonté. ]

-> Toutes les autres créations ont été créées par la parole d'Hachem : "Et D. dit : que telle ou telle soit" (et cela fût ainsi).
Cependant, au sujet de la création de l'homme, il est écrit : "Hachem façonna l'homme ... et l'homme devint une âme vivante (néféch 'haya)" (Béréchit 2,7), Onkelos écrit : "Il devint un esprit parlant".
Le Zohar précise que celui qui souffle, souffle de l'intérieur. (si l'on peut dire, Hachem a soufflé pour créer l'homme, laissant une part de Lui, de son souffle, à l'intérieur qui est une âme parlante de vie. L'homme est donc une création unique, au-dessus des autres : minéraux, végétaux, animaux).

La Torah oppose métaphoriquement la dépense d'air qui se produit pendant la parole (toutes les créations sauf l'homme) et celle qui se produit pendant l'expulsion d'un souffle profond (création de l'homme).
Dans toutes les autres créations, Hachem n'investit Ses énergies créatrices qu'à un niveau externe ou superficiel pour les créer et les maintenir en existence ; cependant, à l'humanité, Il a donné sa force vitale la plus intime, profonde et la plus essentielle.

-> "Hachem créa l'homme à son image (Rachi : selon son modèle) ; c'est à l'image de D. qu'il le créa" (Béréchit 1,27).
Un grand nombre de commentateurs rabbiniques soulignent que ce verset fait référence au libre arbitre dont dispose l'homme. [ex: rabbi 'Haïm Friedlander - Sifté 'Haïm ; Tiféret Israël - Avot 3,89 ; Malbim & Messekh 'Hokhma (sur Béréchit 1,27) ]
Le libre arbitre est considéré comme la caractéristique distinctive qui place l'humanité bien au-dessus du reste de la création, et en fait la figure centrale de l'univers.

-> Le rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chaar 1,chap.4-6) enseigne :
"Car Hachem après avoir créé tous les mondes, a créé l'homme à la fin de la Création, une création merveilleuse, une force rassembleuse, qui comprend toutes les lumières brillantes et merveilleuses, les mondes et les temples célestes qui l'ont précédée ... tous ont contribué à sa formation par une partie de leur essence."

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+ La possibilité d'une vie extraterrestre :

-> Le Rambam (Hilkhot Yessodé haTorah 3,9) explique que même les étoiles et les orbites elles-mêmes sont des composantes d'une conscience vivante et autoréflexive, littéralement des êtres sensibles qui "reconnaissent" Hachem.
[ainsi, non seulement l'humain, mais également l'univers à une "conscience", une forme "d'intelligence". ]

Dans les mots du Rambam :
"Toutes les étoiles et les sphères possèdent une âme, la connaissance et l'intellect. Elles sont vivantes et reconnaissent Celui qui a parlé et [ainsi créé] le monde. Selon leur taille et leur niveau, chacune loue et glorifie son Créateur, comme le font les anges.
Tout comme elles ont conscience d'Hachem, elles ont aussi conscience d'elles-mêmes et des anges qui les surpassent. La connaissance des étoiles et des sphères est inférieure à celle des anges, mais supérieure à celle des hommes."

-> Le rav Yéhouda bar Barzilaï, un des grands sages du Moyen Âge (il a vécu au 11e siècle) et le maître de nombreux sages qui ont compilé le commentaire talmudique de Tossafot. Dans l'un de ses commentaires kabbalistiques, il écrit, en citant la guémara (Avoda Zara), qu'il existe de nombreuses planètes dans l'univers où les êtres humains peuvent vivre. [Pirouch séfer haYétsira - p.172 ]

-> Le rav 'Hasdai Crescas (Ohr Hachem 4,2), dont son maître fût le Ran, fut un autre sage (au 14e siècle) qui, très tôt, s'est intéressé à la possibilité d'une vie extraterrestre. Il conclut que, du point de vue de la Torah, l'existence d'une vie extraterrestre ne peut être exclue, citant un exemple talmudique (Avoda Zara 3b) décrivant Hachem comme voyageant à travers 18 000 mondes.
Le rav Crescas admet l'idée que ces mondes sont des mondes physiques ou des planètes, et il soutient que, puisqu'ils semblent nécessiter la providence d'Hachem, il est également juste de dire qu'ils sont habités.
D'autres sources décrivent ces 18 000 mondes comme des mondes éthérés (de nature céleste) ou spirituels qui ne font pas partie de l'univers physique. [Chemirat haLachon - chaar haTévouna chap.10 ; 'Hatam Sofer sur Dévarim 29,28 ]

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+ La vie extraterrestre n'est pas possible :

-> Rabbi Yossef Albo (14e siècle), élève du rav Crescas, est en total désaccord avec son maître. Il écrit que la tradition juive souligne que l'univers a été créé pour l'humanité, qui est unique en ce sens qu'elle possède le libre arbitre. Toutes les autres créatures du monde, telles que les plantes et les animaux, qui ne possèdent pas de libre arbitre, ont été créées dans le seul but d'être au service de l'humanité.
Rabbi Albo souligne que, puisqu'aucune autre créature ne peut exister en possédant le libre arbitre, et que ces extraterrestres ne seraient d'aucune utilité pour l'humanité, leur existence n'aurait aucun sens ; par conséquent, Hachem ne les aurait pas créés.

-> Un sage plus récent, rabbi Réouven Landau, a été président du tribunal rabbinique de Padoutark en Roumanie pendant près de 40 ans au milieu du 19e siècle. Dans ses jeunes années, il consacrait plusieurs heures par jour à l'étude des mathématiques et de l'astronomie afin d'acquérir une compréhension plus approfondie des concepts de la Torah, tels que la formulation du calendrier juif. [Mahala'h haKokhavim - intro 2b ]
Le rabbi Landau rejetait l'idée de la vie sur d'autres planètes pour des raisons similaires à celles de rabbi Albo. Si l'humanité est le summum de la création d'Hachem, à quoi servirait-il de créer des créatures sur une autre planète?
Lorsque de nouvelles découvertes télescopiques ont révélé l'existence de collines et de vallées sur la Lune et d'autres planètes, les gens de son époque ont commencé à se demander si ces similitudes géographiques avec la Terre pouvaient également impliquer la présence de vie sur ces planètes.
Le rabbi Landau a rejeté l'idée que ces similitudes topographiques aient une quelconque pertinence dans le débat sur la vie extraterrestre.

-> Dans son ouvrage, rabbi Réouven Landau mentionne également un éminent physicien de l'époque, Touvia Cohen, dont le livre Maassé Touvia (מעשה טוביה - c'est une encyclopédie scientifique publiée en 1707) a été décrit par certains comme "l'ouvrage médical hébraïque le mieux illustré de l'ère prémoderne". Bien que Cohen fût médecin de profession, il insistait sur la primauté de l'étude de la Torah dans sa vie. Touvia Cohen concluait également que "selon notre Torah, il est impossible que d'autres planètes semblables à la Terre existent" (dans le sens d'avoir de la vie, [avec un libre arbitre]).

-> En 1968, la première fusée avec des hommes à bord pris le départ pour la lune. La question se posa de savoir si on découvrirait des créatures. Beaucoup de gens à l'époque vinrent demander au rav Moché Feinstein ce qu'il pensait de tout cela.
Sa réponse catégorique : "Ils ne trouveront rien!"
On insista : "Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela?"
Il ajouta alors : "Je n'ai pas rencontré, dans toute la Torah, la moindre allusion à des créatures vivant ailleurs que sur la terre!"

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+ Accepter l'existence d'une vie extraterrestre non humaine :

-> Il existe également une perspective intermédiaire, décrite par le kabbaliste de la fin du 18e siècle, le rabbi Pin'has Horowitz de Vilna. Dans son ouvrage le séfer Habrit, il évoque certains philosophes éminents de son époque qui imaginaient une vie semblable à celle sur Terre sur d'autres planètes.
Ils se demandaient pourquoi Hachem aurait-il créé un univers aussi vaste pour qu'il ne soit pas occupé que par des êtres humains. Il est absurde d'imaginer toutes ces planètes absolument vides.
Leur raisonnement était que, puisque leurs télescopes pouvaient désormais voir des taches sombres et blanches sur la lune et ailleurs, qu'ils ont conclu être des collines et des mers, indiquant une géographie similaire à celle de la Terre, ces objets célestes étaient également propices à une vie semblable à celle des humains.

Le rabbi Horowitz est d'accord avec la possibilité d'une vie extraterrestre, mais pas pour les raisons avancées par ces philosophes. Il affirme que l'univers tout entier a été créé pour l'humanité, les seuls êtres dotés de libre arbitre dans l'univers. Il explique que tout dans la création n'existe que pour le bien de l'humanité, des anges les plus élevés jusqu'aux plus petits moustiques.
Même si le bénéfice exact n'est pas toujours très clair, toutes ces créatures existent pour le bien de l'homme. Il écrit que l'on pourrait en dire autant des extraterrestres.
Le rabbi Horowitz poursuit en expliquant que les kabbalistes discutent des trois royaumes spirituels d'atsilout, de bria et de yétsira, qui précèdent le royaume physique (matériel). Chacun d'entre eux contiendrait d'innombrables mondes spirituels.

Le rabbi Horowitz demande raisonnablement pourquoi le plus bas des royaumes, l'univers physique, ne devrait pas également comporter une multiplicité de mondes.
Il cite la michna (Ouktsin 3:12), qui dit que "Hachem accordera un jour [une récompense de] 310 mondes à chacun des justes (tsadikim)", laissant entendre que cela fait peut-être référence aux planètes physiques de l'univers.

Le rabbi Horowitz apporte une source intéressante à son point de vue, tirée du chant de Débora, dans le livre biblique des Juges. Le verset auquel il fait référence dit : "Maudit soit Méroz (מֵרוֹז) ... maudits soient ses habitants" (Shoftim 5,23).
Il existe une opinion dans le Talmud (Moed Katan 16a) selon laquelle Méroz est le nom d'une étoile.
Selon cette opinion talmudique, la référence biblique aux "habitants" de l'étoile Méroz est un exemple clair de la tradition juive où les sages semblent approuver l'idée d'une vie extraterrestre.

D'autres ont suggéré une approche similaire que celle du rabbi Horowitz (séfer Habrit). On peut citer le 'Hida (dans Péta'h Einayim - sur Tossafot - Ména'hot 37a) qui soutient également l'idée d'une vie extraterrestre.
[ voir également en accord avec cela : le Zohar 1:40b ; 157a ; 254a ; ainsi que le 'Hessed léAvraham, partie 2, chap.4 ; ou bien le Ramak - Pardes Rimonim - chaar 2, chap.7 ]

Le rabbi Horowitz accepte clairement l'idée selon laquelle la vie extraterrestre existe potentiellement ; cependant, il souligne ensuite que ces formes de vie ne possèdent aucune ressemblance avec la vie humaine et n'ont certainement pas de libre arbitre.
Il qualifie ceux qui croient que la vie sur ces planètes est similaire à la vie sur Terre de "fous qui croient n'importe quoi".
Tout comme dans une montre, il y a de nombreux rouages et pièces, chacun étant conçu pour une fonction spécifique et unique, il n'est pas nécessaire/utile qu'il existe une autre planète dans l'univers qui partage la nature ou les caractéristiques de ce monde. Ces créatures peuvent posséder l'intelligence et la connaissance, mais la Torah dit que le libre arbitre est une propriété unique aux êtres humains qui vivent sur terre, et nulle part ailleurs.

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-> Le rabbi Joseph Solomon Delmedigo était un rabbin, médecin, astronome et mathématicien du 17e, qui a brièvement étudié sous la direction de Galilée.
Dans son ouvrage, séfer Elim, il adopte une approche unique dans sa discussion sur la physique et l'univers, ainsi que sur un certain nombre de sujets connexes. Au cours de sa discussion, il écrit à propos des étoiles lointaines dans le ciel nocturne que "chacune de ces étoiles est éclairée par un soleil, qui est leur lanterne, et qui sait si elles contiennent une Terre habitée par des êtres comme nous".
Selon lui, cela ne devrait surprendre personne qui étudie le Talmud, et il cite le même verset et la même référence de la Michna que le rabbi Horowitz ci-dessus, selon lesquels, à l'avenir, Hachem donnera 310 mondes à chaque personne qui L'aime.

-> Le rabbi David Friesenhausen (18e siècle) fut l'un des premiers partisans de la philosophie moderne "Torah im déré'h éretz" (développé par le rav Samson Raphael Hirsch).
A son époque, pendant le siècle des Lumières, de nombreuses idées révolutionnaires et controversées ont vu le jour, tant dans la société en général que dans les cercles juifs traditionnels en particulier. Quoi qu'il en soit, bien que ses œuvres restent largement méconnues, il a publié une étude approfondie sur l'astronomie et la géométrie. Intégrant habilement les enseignements d'un D. miséricordieux dans ses discussions sur l'astronomie, il suggérait que la vie devait exister sur d'autres planètes du système solaire, "car pourquoi limiter la gloire de Dieu et suggérer qu'Il laisse une grande planète désolée et dépourvue de vie?" (Friesenhausen - Mosdot Tével 37a).
Il exprimait également sa conviction que de nouvelles planètes seraient découvertes au-delà de Saturne dans notre propre système solaire pour des raisons similaires : "Pourquoi limiter la capacité d'Hachem à créer une ou deux autres planètes?" (Mosdot Tével 32b)
Dans ce même ouvrage, il publia un chant du Sabbath à la gloire du système solaire, dans laquelle il fait référence à Hachem comme source de vie sur d'autres planètes.

-> Le rabbi Dovber Tursch (fin du 19e siècle), fait mention à plusieurs reprise dans son Guinzé Hamélé'h, de sa croyance en la vie extraterrestre. Il affirme qu'une météorite qui s'est écrasée en Jamaïque en 1864 avait une composition chimique qui confirmait l'existence de la vie extraterrestre. Il utilise même sa croyance en la vie extraterrestre pour expliquer un enseignement ésotérique du Rambam, mentionné ci-dessus, selon lequel les planètes sont des êtres sensibles (doués d'une certaine forme d'intelligence) qui "reconnaissent" Hachem.
Le rabbin Tursch écrit que le Rambam fait en réalité référence aux créatures qui vivent sur ces planètes.

Il est écrit : "Louez-le, soleil et lune, louez-le, vous toutes, étoiles brillantes!" (Halélouou chémech véyaréa'h, Halélouou kol ko'hvé ohr - Téhilim 148,3)
Le rabbi Tursch écrit que, de même ici, ce ne sont pas les étoiles elles-mêmes qui louent Hachem, mais plutôt les formes de vie vivant dans ces systèmes solaires.

[on peut se demander comment il interprète la première partie concernant le soleil et la lune qui louent Hachem.
On peut rapporter l'avis du Targum et du midrach Socher Tov sur : "Les cieux racontent la gloire de D." (Téhilim 19,2), commentant ainsi : "Les cieux incitent les autres à raconter".
(les merveilles de l'univers nous poussent à louer et glorifier Hachem). ]

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+ Des perspectives juives plus contemporaines :

-> Le rabbi Avigdor Miller semble s'opposer à l'idée d'une vie extraterrestre. Interrogé par un étudiant sur la signification de la présence d'eau sur Mars, le rabbi Miller attribue ces gros titres principalement à un battage médiatique et suggère que, si cela se confirme, il s'agit peut-être simplement d'un test venu d'en-Haut pour voir si quelqu'un pensera qu'il y a de la vie sur Mars. [Bétsalel Miller - Questions & réponses avec le rav Miller (2013 - vol.2 )]

-> D'autre part, le rabbi Joseph B. Soloveitchik a déclaré que penser que nous sommes seuls dans l'univers découle de notre propre orgueil, que les êtres humains doivent être les seuls êtres importants dans le cosmos. [voir The Rav - Thinking Aloud]

-> Le rav Avraham Its'hak haKohen Kook écrit :
"Nos Sages connaissaient, par le secret de D. révélé à ceux qui le craignent, toute la nature dans sa vérité ... et les Sages nous ont révélé dans le séfer Yétsira et dans le Tikouné Zohar que chaque planète est un monde en soi, et qu'elle ne peut être appelée un monde si elle ne contient pas ce qui est nécessaire pour être un monde [c'est-à-dire que le terme "monde" ne peut s'appliquer qu'à une planète abritant de la vie."

-> Une autre figure rabbinique contemporaine qui s'est beaucoup exprimée sur le sujet de la vie sur d'autres planètes est le rabbi de Loubavitch. Rassemblant harmonieusement tous les points de vue, l'opinion du Rabbi transparaît dans l'une de ses correspondances avec le professeur Velvl Greene.
Le professeur Greene était professeur émérite à l'université du Minnesota et à l'université Ben Gourion du Néguev, et l'un des premiers participants au programme d'exobiologie de la NASA visant à rechercher la vie sur Mars. Le Rabbi encouragea le professeur Greene à rechercher la vie sur Mars, soulignant que "celui qui déclare qu'il n'y a pas de vie en dehors de la Terre limite les capacités du Créateur" (rapporté dans le Kfat Habad Magazine n°121).
Le Rabbi utilisa également le texte talmudique susmentionné, selon lequel Méroz est le nom d'une étoile, et ses "habitants", faisant référence à la vie qui s'y trouve.

À une autre occasion, le Rabbi a été interrogé sur l'existence d'autres civilisations en dehors de celles de la Terre. Il a répondu :
"Selon la Torah, il peut exister des formes de vie extraterrestres.
Le Talmud en fait mention. Les civilisations, cependant, qui impliqueraient des formes de vie intelligentes, sont une autre histoire.
Selon la Torah, une qualité déterminante de la vie intelligente est, comme c'est le cas pour l'homme, la présence du libre arbitre. De plus, l'existence du libre arbitre et la capacité de l'homme à l'utiliser ne sont possibles que grâce à la Torah.
[en ce sens il est écrit : "Il n’est d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah" (Pirké Avot 6,2). Le Méiri de commenter : "La Torah est une source de liberté qui permet à l'homme d'être fidèle à lui même et à son âme divine, d'être libre de pouvoir vivre en harmonie avec sa véritable intériorité.]

Par conséquent, si nous devions supposer qu'il existe une vie intelligente ailleurs dans l'univers, celle-ci devrait avoir la Torah.
Ce qui est impossible. Elles ne peuvent pas avoir leur propre Torah, différente, car la Torah est la vérité, et il ne peut y avoir qu'une seule vérité.
Mais il est également impossible de supposer qu'elles ont notre Torah.
Après tout, l'histoire de la façon dont la Torah a été donnée au peuple juif ici sur terre est décrite en détail dans la Torah.
Une grande attention est accordée à ces détails, car ils sont importants pour notre compréhension même de la Torah."
[rapporté dans le livre Mind Over Matter d'Arnie Gotfryd. ]

Les expériences de mort imminente

+ Les expériences de mort imminente :

-> Lors d'expériences de mort imminente, la conscience ne diminue pas à mesure que le cerveau s'éteint lentement, mais plutôt la conscience est beaucoup plus intense lorsqu'elle se détache des contraintes du cerveau matériel, de l'égo et du corps physique.

On peut rapporter quelques exemples de mort imminente dans nos textes.
1°/ Certains témoignages courants font état d'un sentiment de ne plus être parmi les vivants et d'entendre d'autres personnes déclarer leur mort.
En ce sens, selon Rabbi Abahou (Shabbath 152b), l'âme entend tout ce qui se dit devant son corps sans vie jusqu'à ce que la tombe soit scellée par la pierre tombale (Tossafot explique : ce qui fait référence à la fermeture de la tombe. Selon un autre avis, c'est jusqu'à la décomposition de la chair).
De même, le sage talmudique Rav dit : "Émeuvez les cœurs de ceux qui seront réunis lors de mon éloge funèbre, car je serai présent et j'écouterai vos paroles" (Shabbath 153a).

2°/ De nombreux survivants d'un état de mort imminente entendent un bruit, un bourdonnement, un sifflement ou un souffle.
La tradition juive mentionne divers sons désagréables (comme Yoma 20b,21a qui parle entre autre du "son de l'âme au moment où elle quitte le corps"), et le midrach (Kohélet rabba 6,6) compare l'âme quittant le corps au bruit des eaux agitées.

3°/ Les survivants d'une expériences de mort imminente (EMI) décrivent une conscience de la séparation en une sorte de corps fantôme, de champ d'énergie, de nuage ou de forme de lumière.
Le Zohar (2:150a) mentionne une sorte de corps éthéré (de nature céleste), ou vêtement de lumière, qui fait référence à l'âme séparée du corps.

4°/ De plus, les survivants d'une EMI se décrivent comme traversant une porte sombre, une grotte, un tunnel ou une vallée.
Il est à noter que le Téhilim (23,4) décrit une marche à travers la " la sombre vallée de la mort" (bégué tsalmavét).
Le Zohar (1:127a) dit que l'entrée dans les royaumes célestes se fait par la caverne de Makhpéla.

5°/ Les survivants d'une EMI décrivent avoir rencontré des entités de nature célestes et légères qui leur sont familières, telles que des membres de leur famille ou des amis décédés auparavant.
La tradition juive dit également qu'au moment du décès les âmes voient leurs parents et leurs amis, et qu'ils les accompagnent jusqu'à leur lieu de repos éternel. [Zohar 1:218b]
Les maris et les femmes se retrouvent dans l'au-delà (Zohar 3:167b), les familles et les êtres chers se réunissent dans l'autre monde (rabbi Yallish - Kéhilat Yaakov - part.1 Gan Eden 8), et les enseignants (maîtres spirituelles) et leurs élèves se retrouvent également (rabbi 'Haïm Vital - chaar Haguilgoulim - hakdama 10).

6°/ Cette perception des âmes provenant d'autres dimensions de la réalité peut se produire avant même la mort proprement dite. [Nichmat 'Haïm - maamar 2:21 ]
Nous le voyons notamment dans le cas des justes (tsadikim), comme lorsque Rabbi Yo'hanan ben Zakaï était sur le point de mourir, il a dit : "Préparez une chaise pour Hiziyahou, le roi de Judée (Yéhouda), qui vient du monde d'en-Haut pour m'accompagner (de mon état de vivant à celui après ma mort)." [guémara Béra'hot 28b ]

7°/ On décrit souvent une lumière brillante et omniprésente, que beaucoup identifient comme étant le Créateur. Cette lumière émane des vibrations puissantes et d'amour inconditionnel.
Les gens décrivent l'immense plaisir que leur procure cette lumière.
On peut comparer cette description avec la Michna (Pirké Avot 4,29) : "Mieux vaut un instant dans l'au-delà que tous les plaisirs de ce monde."
De plus, une âme voit la présence Divine avant de quitter le monde physique. [comme l'affirme à de nombreuses reprises le Zohar 1:98, 99a, 118b ; 3:53a ]