Aux délices de la Torah

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"Donner, tu lui donneras ..." (Réé 15,10)

Le Yalkout Chimoni (Michlé 31) fait remarquer que dans notre paracha la Torah double les mots :
-> "Ouvrir, tu lui ouvriras ta main" (Patoa'h tiphta'h - Réé 15,8)
-> "Donner, tu lui donneras" (Naton titen - Réé 15,10).

Pourquoi ces répétitions?

Une personne peut rencontrer une grande lutte interne au moment de donner de la tsédaka, en se disant rationnellement : "J'ai travaillé très dur pour cet argent, pourquoi devrais-je le donner à d'autres?"

Par ces répétitions, la Torah nous suggère une méthode facilitant la réalisation de cette mitsva.
En donnant de façon très répétée, on en devient habitué (selon le principe du Ram'hal : un acte extérieur conduit à impacter notre intériorité), et cela pourra même devenir un plaisir d'employer au mieux ses ressources.

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-> Rachi commente notre verset par : "Il faut lui donner et lui donner" même 100 fois.

-> Le Rambam (sur le Pirké Avot 3,15) nous enseigne : "Un homme n'acquiert pas des qualités par la grandeur de ses actions, mais par leur nombre".

-> Le 'Hafets 'Haïm de nous dire :
Il apparaît qu'il est préférable de partager 100 dinars entre 100 pauvres plutôt que de les donner à un seul car on s'habitue de la sorte à lutter 100 fois contre le mauvais penchant et on le domine plus facilement.

De plus, le don devient, par habitude, une seconde nature.
On peut percevoir cette idée dans le Téhilim (112,9) : "(Pusiqu') il distribue (son argent) en le donnant à de (nombreux) pauvres, (il est assuré que) sa charité subsistera à jamais", car l'habitude devient une seconde nature.

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-> Le Alchikh nous dit que cette redondance (donner, tu donneras) vient suggérer : D. te "donne" pour que tu puisses à ton tour "donner" à ceux qui sont dans le besoin.

-> Le 'Hida explique, au nom de Aboudraham, que si nous ne récitons pas de bénédiction avant d'accomplir la mitsva de la tsédaka, c'est parce qu'on ne peut jamais être certain que l'indigent acceptera notre aumône (peut-être par honte), la bénédiction risque d'avoir été prononcée en vain.

-> On peut se demander, pourquoi la Torah nous demande d'ouvrir notre main, sachant qu'en général elle est vide, en place d'ouvrir : "nos trésors" (ou notre compte bancaire!).

Nos Sages de dire que lorsque les doigts sont fermés dans la paume de la main, ils semblent tous avoir la même taille.
En ouvrant totalement la main, on se rend compte, cependant, que les doigts ont des tailles différentes.

En nous demandant d'ouvrir notre main, la Torah nous envoie le message que de même que tes doigts ont chacun une taille différente, de même, toutes les causes de charité ne sont pas les mêmes.
=> Mesure et évalue l'importance et l'utilité de chacune des causes et des institutions, et soutiens-les en conséquent.

A mon humble avis, on peut rajouter :
-> On ne peut pas mettre beaucoup de choses dans une main, ainsi, cela renvoie peut être à ce qu'on a vu précédemment : il vaut mieux donner plusieurs fois de petites portions, plutôt que tout d'un coup.

-> Lorsque l'on ouvre la main totalement, c'est souvent pour saluer, dire bonjour à quelqu'un.
De même, la Torah nous demande d'humaniser, de personnaliser notre acte de charité, en se mettant à la place de la personne qui est en face de nous, en lui donnant en plus de l'argent, des paroles qui vont lui remonter le moral et l'encourager.

En hébreu, le mot pour main est : "yad" (יד) et a une valeur numérique de 14.
En tendant la main à autrui, j'arrive à 2 yad = 2*14=28, qui est la valeur du mot : koa'h : la force (כח).
Par la main, que je tends à autrui, je l'aide à se relever matériellement et psychologiquement.

Nos Sages nous enseignent : " 6 bénédictions récompensent celui qui donne un sou à un pauvre, 11 bénédictions récompensent celui qui le rassure et l'encourage par des paroles, et 17 à celui qui fait les deux" (guémara Baba Batra 9b)

-> La main renvoie à souhaiter au nécessiteux : bientôt, ce sera toi qui donnera à autrui (garde espoir, tu vas t'en sortir, tu es quelqu'un de bien, tu comptes à mes yeux ...).

-> La main (on serre des mains pour valider un contrat) renvoie au fait qu'il faut chercher à inciter autrui à donner à la charité.
(de façon latente, c'est : top-là, dans ma main que tu vas donner à cette institution/cause !).

Nos Sages de dire : "Celui qui incite les autres à donner aux pauvres a encore plus de mérite que celui qui fait la charité" (guémara Baba Batra 9a)

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+ "[Tu] ne fermeras pas ta main à ton frère nécessiteux" (Réé 15,7 - לֹא תִקְפֹּץ אֶת-יָדְךָ, מֵאָחִיךָ הָאֶבְיוֹן )

Le rav Israël de Rizhin nous enseigne :
Les 1eres lettres de ces mots sont : lamed, tav, youd, mém et hé, et permettent de former le mot : Téhilim (תהילים).
Le fait de réciter des Téhilim pour une personne pauvre est bien, mais ce n'est pas assez, il faut également ouvrir sa main et lui donner de la subsistance matérielle.

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"Donner tu lui donneras (au pauvre), et que ton cœur ne soit pas mauvais quand tu lui donneras" (Réé 15,10)

Cela signifie qu'il ne faut pas donner la Tsedaka avec un cœur mauvais, c'est-à-dire qu'il faut donner avec joie et non avec peine.
=> On peut s'interroger : comment peut-on demander de ne pas donner avec peine. Si quelqu'un a du mal à ouvrir sa main pour donner, il est normal qu'il en ressente de la difficulté et qu'il peinera à donner. Comment comprendre alors cette injonction de la Torah de ne pas donner avec peine, ce qui va à l'encontre de la nature?

-> Le Kli 'Hemda donne la réponse suivante.
Si quelqu'un a du mal à accomplir une certaine action, le fait de se forcer à répéter cet acte à de multiples reprises aidera à le rendre plus facile. En effet, au début ce sera certes difficile, mais à force de répétitions, on finira par acquérir une habitude, qui deviendra comme une seconde nature.
[le Ram'hal explique qu'un acte extérieur impacte notre intériorité. Par exemple, en se forçant à être heureux, on développe de la joie en nous. A plus forte raison, en agissant de manière répétée, cela s'enracine profondément dans notre nature.]

C'est ainsi que cette action qui était au démarrage difficile, finira par devenir même naturelle.
Il en est de même pour la tsédaka. Si une personne ressent des difficultés à donner et que cela s'oppose à sa nature, le conseil que la Torah lui donne est de répéter des actes de charité à de multiples reprises, jusqu'à ce que cela devienne plus facile.
C'est ce que dit le verset : "Donner tu lui donneras" = cette redondance du verbe "donner", employée par la Torah, vient suggérer que l'homme doit donner à plusieurs reprises, même si cela représente pour lui un grand effort et un sacrifice important.
Et ensuite : "ton cœur ne sera pas mauvais quand tu lui donneras" = le sentiment négatif de difficulté s'atténuera et finira par s'en aller.
=> Ainsi, la Torah vient ici proposer un conseil pour faire disparaître le sentiment négatif lié au fait de donner : "donner tu donneras".

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-> Rabbi Ména'hem Mendel de Rimanov enseigne que parfois, on peut avoir tendance à donner de la tsédaka par pitié.
Quand on voit un indigent dans le besoin, on peut ressentir de la peine pour lui, et lui donner du fait de ce sentiment négatif.
Cependant, tel n'est pas le plus haut niveau de la mitsva. En effet, l'idéal est de donner pour accomplir la Volonté Divine de la tsédaka, et non pas de
donner par pitié.
C'est pourquoi, si on ressent de la pitié pour le pauvre, alors après lui avoir donné et s'être ainsi libéré du sentiment de pitié, il convient ensuite de lui redonner une seconde fois, cette fois-ci pour la mitsva et pas par pitié.

Cela est en allusion dans notre verset : "Donner tu lui donneras" = la répétition du verbe "donner" vient suggérer qu'il convient de donner à deux reprises : la première, pour se libérer du sentiment négatif de pitié, de sorte que la deuxième fois, on donnera pour accomplir la Volonté Divine.
=> Ainsi, "donner tu lui donneras", à deux reprises, de sorte que "ton cœur ne soit pas mauvais", pris d'un sentiment négatif telle que la pitié "quand tu lui donneras". En effet, ce sentiment négatif aura été évacué après le 1er don. Dès lors, au moment du 2e don, le cœur ne sera plus sous l'effet du sentiment négatif et le don pourra être pleinement dirigé pour la mitsva.

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-> Le rav David Pardo explique qu'il arrive que l'on se justifie auprès du nécessiteux que l'on ne puisse pas lui donner avec largesse, parce qu'on traverse soi-même des moments difficiles et que l'on est dans la peine et la difficulté.
[certes le pauvre n'est pas dans une bonne situation, mais moi aussi je ne vais pas bien en ce moment, on est ainsi un peu dans un état similaire, pourquoi alors lui donner pleinement de la tsédaka! C'est difficile la vie pour tout le monde!!]

La Torah demande à l'homme de donner selon ses moyens. Il ne faut pas trouver des prétextes pour ne pas donner correctement en invoquant le fait que l'on traverse des difficultés.
"Donner tu lui donneras, et que ton cœur ne soit pas mauvais quand tu lui donneras" = c'est-à-dire n'invoque pas le fait que ton cœur est mauvais et peiné parce que tu traverses des difficultés, pour te dispenser de donner avec largesse, compte tenu de ta situation difficile.

=> Ainsi, cette explication propose une autre interprétation du fait que le cœur ne soit pas mauvais. Il ne s'agit pas de la difficulté à donner, mais des difficultés de la vie qui rendent plus difficile le fait de donner et qui ne doivent pas servir de prétextes à ne pas donner selon ses réels moyens.

[lorsque l'on traverse des moments difficiles notre tête est remplie de problèmes, et on peut en venir à oublier de se mettre à la place de notre prochain pauvre, pour pleinement ressentir/compatir à sa situation.
Ce qui ne va pas doit rester en nous, et autrui ne doit pas en payer le prix, car il n'a rien à voir la dedans.
Que ça aille ou pas dans notre vie, jamais nous devons être aveugle aux besoins de notre prochain juif (lui donner de la tsédaka, un sourire, des compliments, ...)]

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-> "Ton cœur ne sera pas mauvais en lui donnant (de la tsédaka)" (Réé 15,10)

Ce verset enjoint que quand on donne de la tsédaka à un pauvre, il faut le faire avec amour et joie, et pas avec un cœur mauvais et attristé. Mais, la Torah peut aussi faire allusion au fait que la mitsva de la tsédaka permet de mériter d'enlever la cruauté du cœur.
Dès lors, il faut comprendre le verset ainsi : "Ton cœur ne sera pas mauvais", c'est-à-dire que tu mériteras que ton cœur ne soit pas mauvais ni cruel, "en lui donnant", c'est-à-dire par l'accomplissement de cette mitsva de donner la tsédaka au pauvre.
C'est que cette mitsva apporte comme récompense le fait d'adoucir le cœur et le rendre bon, comme on peut le comprendre.
[Beit Its'hak]

"Tu prélèveras la dîme" (Réé 14,22)

Ce verset se traduit littéralement par : "Prélève la dîme, tu prélèveras la dîme" (assèr téassèr).
La guémara (Taanit 9a) nous dit que cette double formulation vient nous signifier : "Prélève la dîme (assèr) afin que tu t'enrichisses (tit'achèr)."

Le 'Hatam Sofer remarque que c'est le seul cas où la Torah nous autorise à mettre au défi D. de tenir Sa promesse de récompenser financièrement ceux qui prélèvent les dîmes.

-> "Apportez toutes les dîmes dans le lieu du dépôt ... et attendez-moi à cette épreuve , dit D. : [vous verrez] si je n'ouvre pas en votre faveur les cataractes du ciel, si je ne répands pas sur vous la bénédiction au-delà de toute mesure (ad bli daï - עַד בְּלִי דָי)." (Mala'hi 3,10)

Le Oznayim laTorah commente que D. promet à ceux qui prélèvent les dîmes qu'Il déversera pour eux Sa bénédiction jusqu'à ce que leurs lèvres s'épuisent à dire : "assez!" (daï - דָי) devant l'abondance qui leur sera accordée (cf.guémara Shabbath 32b).

Telle est la véritable richesse, selon l'enseignement de nos Sages (Pirké Avot 4,1) : "Qui est riche? Celui qui est heureux de sa part".

La plupart des gens aisés sont insatisfaits et cherchent constamment à amasser davantage, même s'il n'en ont pas besoin.
Par cet enseignement, D. promet à ceux qui prélèvent les dîmes une opulence telle que, heureux de leur sort, ils s'exclameront : "Assez!"

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-> assèr téassèr : cette double formulation vient nous signifier : "Prélève la dîme (assèr) afin que tu t'enrichisses (tit'achèr)" ...

Rabbi Yo'hanan répond au fils de Reich Lakich : "On ne doit pas agir ainsi pour toutes les mitsvot [tester, mettre à l'épreuve la promesse de Hachem], à l'exception de la mitsva de donner de la tsédaka, comme le verset l'affirme : "Testez-Moi avec cela (la tsédaka), dit Hachem, et voyez si je n'ouvre pas en votre faveur les cataractes du ciel, si je ne répands pas sur vous la bénédiction au-delà de toute mesure" (Mala'hi 3,10).
[guémara (Taanit 9a)]

=> Hachem nous promet que donner à la tsédaka ne nous appauvrira pas, et plus que cela il nous permet même de le mettre à l'épreuve pour vérifier que cela fonctionne!

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-> A propos de la mitsva du Maasser (la dîme), citons ici la parole qu'Hachem a placée dans la bouche du prophète Malakhi (3,10) : "De grâce, mettez-moi à l'épreuve en cela, et vous verrez si Je ne vous ouvre pas les portes du Ciel".

Le Maguid de Doubno nous explique :
Hachem, dans Sa grande miséricorde, nous a fait don de Sa Torah qui comporte 613 mitsvot. Le but de toutes les mitsvot est de nous prodiguer les bienfaits inhérents à chacune d'elle, suivant la nature de cette mitsva et d'être par-là, une source de bénédiction pour l'homme. Néanmoins, un homme, créature de chair et de sang, pourra exiger des preuves et se mettre à douter en disant : "D'où saurai-je que les mitsvot sont effectivement une source de bénédiction et que je ne perdrai rien à les accomplir (par exemple, lorsqu'il se presse pour aller travailler et qu'il lui semble qu'en écourtant sa prière et en quittant le Minyane plus tôt, il augmentera ses gains)?"
Pour cela, le Créateur a été bon avec nous et, du fait qu'il est difficile de Le mettre à l'épreuve sur toutes les mitsvot, Il nous a dit : "Prenez une mitsva, qui pourrait sembler être davantage une cause de perte que les autres mitsvot, puisque celui qui donne son Maasser prélève sur l'argent qu'il a gagné, et mettez-moi à l'épreuve en prélevant le Maasser, afin de vous enrichir. Vous pourrez ainsi en conclure, pour toutes les mitsvot, qu'elles renferment en elles un immense bénéfice, et que celui qui M'écoute ne perd jamais rien".

-> Dans son ouvrage Kéter Roch, l'auteur écrit que Rav 'Haïm de Vologine rapporte au nom du Gaon de Vilna que 'celui qui veille à donner son Maasser est assuré de ne pas subir de préjudice, et celui qui veille à donner le cinquième de ses gains est assuré de s'enrichir’.
Grâce à cela, il enracinera en lui la confiance en D., et si seulement tout Israël donnait son Maasser, s'accomplirait la promesse de la Torah (dans notre paracha Réé 15,4) : "Il n'y aura pas d'indigent parmi toi".

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+ Bonus :

On peut trouver également une allusion à ce concept que prélever la dîme conduit à nous enrichir, dans le verset : "kaf a'hat assara zaav méléa" (une coupe en or de 10 shekels, pleine - Bamidbar - Nasso 7,14).

Le mot "kaf" en hébreu veut aussi dire : "la paume [d'une main]".
Ainsi, la Torah nous apprend que :
- kaf = la paume d'une main ;
- a'hat assara = qui donne la dîme, méritera en retour ;
- zaav méléa = d'être pleine, remplie par de l'or.

Source : adaptation personnelle issue du "Védibarta Bam" du Rabbi Moshe Bogomilsky, et du "Talelei Orot" du rav Yissa'har Dov Rubin

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-> "La Torah (Réé 14,22) nous assure que celui qui prélève correctement les dîmes (maaser) s'enrichit.
Cela n'est pas uniquement vrai pour le matériel, mais également pour le spirituel.
Un rav ou bien toute personne donnant de son précieux temps afin d'enseigner et instruire autrui de la Torah, méritera une richesse dans son étude personnelle de la Torah."
[Rav Shimon Shkop]

"Afin de te faire souffrir et afin de t’élever" (Ekev 8,16)

Le 'Hafets 'Haïm de commenter :
-> "Afin de te faire souffrir" = pour voir si tu as pleinement confiance en D. ;
-> "et afin de t'élever" = au-dessus des autres peuples, si tu parviens à surmonter cette épreuve.

Quand D. veut élever une personne à un niveau supérieur, Il la soumet d'abord à un examen, conformément à cet enseignement du midrach (Béréchit Raba) : "D. n'élève un homme à un haut rang qu'après l'avoir mis à l'épreuve".

Le midrach raba de nous dire également : "Heureux l'homme qui passe l'épreuve, car toute personne est mise à l'épreuve par D."

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La guémara (Béra'hot 5a) enseigne : "D. a accordé 3 beaux présents à Israël, mais en spécifiant à chaque fois qu'il faut peiner pour le mériter. A savoir : la Torah, la terre d'Israël et le monde futur".

-> la Torah : l'acceptation des souffrances est l'une des 48 conditions requises pour acquérir la Torah (comme il est écrit dans les pirké avot 6,5).

-> la terre d'Israël : elle ne peut s'acquérir qu'au prix de nombreuses souffrances, à hauteur de la valeur réelle de cette terre.

-> le monde futur : comme le disent nos Sages : "D. inflige des souffrances aux justes pour renforcer leurs bras dans le monde futur" (guémara Avoda Zara 4a).

Tout bien de grande valeur, nécessite d'en payer un prix fort ...

"Lorsque nous arrêtons dans notre cœur qu'Hachem est le roi, D., et qu'en dehors de Lui, il n'y a aucune puissance, que tous les mondes et que tout n'est rempli que de son unité simple et parfaite, alors D., à Son tour, fait que pour nous aucune force ni aucune puissance ne puisse agir contre nous."
[Néfech ha'Haïm - 3e portique]

"Le marié et la mariée doivent être conscients que leur objectif est de permettre la révélation du meilleur contenu chez son partenaire, et ce sera leur épanouissement dans la vie."

[rabbi Avigdor Miller]

-> Selon le Zohar (paracha Chémot), Batya a mérité d'être au centre de toutes les saintes Imahot (Matriarches) :
Chaque matin, Sarah Iménou quitte sa demeure céleste et se rend au héchal de Rivka Iménou. Elles se souhaitent le bonjour et vont voir Léa et Ra'hel. Toutes les quatre rendent ensuite visite à Yo'héved, avant d'arriver à la forteresse qu'est la demeure céleste de Batya. Elles la remercient d'avoir sauvé Moché Rabbénou et se mettent ensemble à prier pour le machia'h.

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+ Quelques exemples de récompenses de Batya d'avoir sauvé Moché :
- elle était première-née de Pharaon et a été épargné lors de la plaie des 1er nés (Pessikta déRav Kahana 7) ;
- elle s'appelait avant Tarmous, et son acte de bonté lui fit mériter l'honneur d'être appelée : "fille de D." (Batya). [Pirké déRabbi Eliézer 47]
- elle aura comme récompense de rentrer vivante au gan Eden. (midrach Michlé 31,15).

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-> Le Zohar haKadoch (Chéla'h) écrit que Batya, la fille de Pharaon, est dans un endroit au gan Eden avec les femmes les plus justes qui ont jamais vécu. Trois fois par jour, on lui montre une image de Moché Rabbénou et on lui dit : "Heureuse êtes-vous, que vous avez été responsable d'élever ce grand tsadik!"
Elle est l'une des 7 personnes qui est allée au Gan Eden alors qu'elle était encore en vie.
Hachem lui-même l'a nommé : "Fille d'Hachem" (bat-YA).

Moché avait d'autres prénoms, mais il est connu par celui qu'elle lui a donné.
Tout cela en raison du fait qu'elle a risqué sa vie pour empêcher que Moché ne meurt dans le fleuve.
Elle est crédité d'avoir élevé "l'enseignant de tous les juifs" (rabban chél kol Israël). Elle reçoit une récompense inimaginable au Gan Eden.

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-> D'après certaines opinions, Batya n'était pas la fille de Pharaon mais l'une de 2 sœurs abandonnées, amenées au palais en raison de leur beauté exceptionnelle.
La seconde sœur, nommée Tsipora, a été adoptée par Yitro et deviendra, plus tard, l'épouse de Moché.
[des 2 sœurs : Pharaon a pris Batya, et Yitro a pris Tsipora]
[midrach Talpiot ; Sifté Cohen]

Lorsque vous demandez pardon, Hachem vous pardonne immédiatement. Vous n'avez pas à attendre une semaine ou un mois ...
Vous demandez pardon à Hachem et Hachem vous pardonne. C'est aussi simple que cela.
[rabbi Elimélé'h Biderman ]

Le mérite de chaque juif a donné de la force à Avraham de réussir dans ses épreuves

+ Le mérite de chaque juif a donné de la force à Avraham de réussir dans ses épreuves :

-> Avraham était bien conscient de l'impact durable de ses actions. Il agissait en tenant compte des ramifications et des effets que cela aurait sur ses enfants. En tant que père de son peuple, il était tout à fait naturel et approprié qu'il réfléchisse à l'impact sur ses descendants. Nous aussi, nous devons être vigilants quant aux conséquences futures de chacune de nos actions sur les générations à venir.

Pourquoi le peuple juif mérite-t-il de profiter du sacrifice courageux d'Avraham (de la Akédat Its'hak)?
Tout simplement parce que sans nous, ses enfants, Avraham n'aurait jamais pu accomplir tout ce qu'il a accompli.
Le pouvoir impressionnant des Patriarches (Avot) reposait, au moins en partie, sur le fait qu'ils étaient les ancêtres du peuple juif. En tant qu'individus isolés, ils n'auraient jamais pu atteindre les sommets qu'ils ont atteints en tant que pères de notre peuple.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5634 ]

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-> Si les générations futures de juifs ont souvent pris les bonnes décisions (maassé), les pensées nobles sont également essentielles. Grâce au mérite de l'Akéda, Hachem fusionne les pensées nobles d'Avraham avec les actes pieux de ses enfants (cf. Kidouchin 40a - une bonne pensée est considérée comme une [bonne] action).

Il est également possible que la récompense envisagée par Avraham pour ses enfants ne soit pas une bénédiction matérielle, mais simplement la capacité d'accomplir des mitsvot. Comme il est dit (Pirké Avot 4,2) : "la [plus grande] récompense d'une mitsva est [la possibilité d'accomplir davantage de] mitsvot".
En fait, chaque acte de service divin (avoda Hachem) accompli par les juifs à l'époque contemporaine trouve son origine dans l'Akéda.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5645 ]

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-> L'impact le plus important et le plus durable de la Akéda (et de toutes les traits d'Avraham) a été la capacité d'Israël à surmonter les limites du monde naturel et à mener une existence miraculeuse. Grâce à la détermination d'Avraham à dépasser ses instincts naturels pour épargner son fils, nous, le peuple juif, récoltons les fruits de l'Akéda et méritons nous aussi un mode de vie surnaturel.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5639 & 5645]

"Entre Moi et les Bné Israël, c'est un signe pour toujours" (Ki Tissa 31,17).
Le Sabbath, avec son renouveau hebdomadaire et sa revitalisation de l'âme de chaque juif, est la preuve suprême de la haute estime avec laquelle Hachem tient les juifs, le signe éternel de la relation unique entre le Créateur et Son peuple.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5651 ]

Si Hachem maintient Sa présence dans ce monde (olam azé), malgré toutes ses faiblesses, cela témoigne de Sa proximité (et de Son accessibilité) avec l'humanité et avec Israël en particulier.
Réfléchissez à la présence de Hachem dans ce monde, pensez à Son intimité avec votre propre vie, et gardant cela à l'esprit, revenez vers Lui.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5651 ]