Aux délices de la Torah

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Avant de se mettre à prier, chacun doit s'engager à respecter la mitsva "d'aimer son prochain comme soi-même", c'est-à-dire à aimer chaque juif comme il aime sa propre âme. Ainsi, sa prière s'ajoute à celles de tous les juifs et monte [beaucoup plus facilement] vers les cieux.
[rav 'Haïm Vital]

Rachi explique, à propos du premier verset de Vayikra, qu’avant de confier à Moché les nombreuses mitsvot de ce séfer, Hachem l’a d’abord interpellé en lui exprimant Son amour et Sa reconnaissance. [le terme "vayikra" est une expression d’affection - Rachi Vayikra 1,1]
Cela nous enseigne que chaque fois que nous nous apprêtons à étudier la Torah ou à accomplir une mitsva, nous devons imaginer la joie que ces actes de sainteté procurent à Hachem.
Hachem s’adresse à chacun d’entre nous et nous dit à quel point Il chérit, Il affectionne nos bonnes actions. Tout ce que nous faisons Lui est très précieux.
Cette approche du service de Hachem nous apporte une joie incroyable et nous rapproche du Créateur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,282 ]

La téchouva (selon rabbi Na’hman)

+ La téchouva (selon rabbi Na'hman) :

-> Selon la Torah, si nous agissons comme il le faut, nous sommes récompensés, et dans le cas contraire, nous sommes punis. Dans ce cadre (strict), il n’y a aucune possibilité de faire téchouva. Nous ne pouvons pas remonter le temps et effacer l’erreur que nous avons commise.
Cependant, la miséricorde d'Hachem est bien supérieure à la rigueur de la Torah. La véritable nature du Créateur est qu’Il fait preuve d’une grande patience à notre égard, et qu’Il va au-delà de la lettre de la loi.
Par conséquent, lorsque nous revenons vers Hachem en prononçant quelques mots simples de téchouva, nous nous attachons à la révélation extraordinaire de la bonté d'Hachem, et nous nous élevons vers un lieu où nos fautes n’ont jamais eu d’effet.
Nous nous connectons à la bonté pure d'Hachem, qui ne porte aucune trace de notre faute, ce qui nous purifie de nos imperfections et nous permet de prendre un tout nouveau départ.
Ainsi, il n’y a jamais de raison de désespérer, car même depuis les endroits les plus bas, nous pouvons toujours faire téchouva.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kiboud Av va'Em 4 ]

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-> Rabbi Nathan de Breslev dit que lorsqu’une personne est vraiment dure envers elle-même et se laisse submerger par la culpabilité, elle se coupe de toute sa vitalité spirituelle et de toute sa force.
C’est pourquoi, lorsque nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devons nous rappeler de nous ancrer d’abord dans Sa compassion (miséricorde divine) extraordinaire.
En réalité, nous n’avons aucune idée de ce que nous avons vécu au cours de nos incarnations (guilgoul) précédentes, et nous ne pouvons pas non plus vraiment saisir l’ampleur des défis auxquels nous avons été confrontés dans cette vie. Seul Hachem voit tout cela.
Ainsi, Il prend certainement tout en considération et nous juge avec bienveillance.
Nous souffrons à un niveau si profond et de tant de façons différentes qu’une fois tout mis dans la balance, il ne fait aucun doute que nous sommes de très bonnes personnes, et Hachem est très fier de nous. Tel est le véritable sens du 'hechbon hanéfech.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arlah 4 ]

-> Très souvent, nous souhaitons sincèrement faire téchouva, mais nous avons l’impression de devoir changer beaucoup de choses pour y parvenir.
Par exemple, nous pensons que nous devons étudier la Torah bien plus que nous ne le faisons actuellement, ou que nous devons être beaucoup plus stricts dans notre observance de la halakha, ...
Mais tout cela n’est qu’une ruse du yétser ara, qui tente de nous pousser à l’épuisement total.
En réalité, la première étape de la téchouva consiste à prendre conscience qu'Hachem est juste là, là où nous sommes, à cet instant précis (même au plus bas des bassesses spirituelles). Nous faisons déjà beaucoup de choses qui Lui procurent une immense satisfaction.
Une fois que nous avons compris ce concept fondamental, nous pouvons alors chercher des moyens d’atteindre le niveau supérieur, peut-être en prononçant les bénédictions avec plus de kavana, en pratiquant un peu d’hitbodédout chaque jour, et ainsi de suite.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Moharan II,44 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan 353) disait que même s’il commettait une faute terrible, D. nous en préserve, il ne serait pas triste par la suite. Au contraire, il repartirait immédiatement à zéro avec Hachem et chasserait le passé de son esprit.
Puis, plus tard, lorsqu’il aurait un peu de temps pour faire son hitbodédout, il confesserait sa faute devant Hachem et demanderait Son pardon.
Cela nous enseigne une leçon extrêmement importante dans la vie : il y a un temps pour tout. Nous devons essayer d’être joyeux quoi qu’il arrive et quelle que soit la gravité de nos erreurs.
Puis, pendant un moment, nous devons exprimer nos regrets pour nos fautes devant Hachem (en vidant toutes nos émotions, notre coeur) et Lui faire part de notre désir ardent de nous améliorer, avec la foi pure (émouna) que, grâce à ce processus, nous effaçons complètement l’ardoise.

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-> Le pouvoir du yétser ara réside dans sa capacité à créer l’illusion selon laquelle, malgré tous nos efforts pour changer, nous nous trouvons toujours exactement au même point qu’auparavant, voire que nous nous sommes encore davantage éloignés d'Hachem.
Or, en réalité, chaque fois que nous nous connectons à la conscience de Hachem et que nous agissons pour Le servir, nous brisons toutes les forces des ténèbres qui nous entourent et nous nous élevons à un nouveau niveau.
Le seul problème, c’est qu’à ce niveau, nous recevons un nouveau yétser ara, et la lutte recommence, ce qui donne l’impression que nous ne faisons aucun progrès. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser tromper et abandonner alors que nous nous rapprochons en réalité de Hachem.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1, 25 et 72 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likoutei Moharan II, 112) dit : "Si tu crois que tu es capable de faire des erreurs (fautes), tu dois croire que tu es capable de les réparer".
Le sens profond de cette affirmation est que si nous croyons que ce que nous faisons a vraiment de l’importance au Ciel, au point que nos fautes causent des dommages dans les mondes supérieurs, alors nous devons croire que nous avons également la capacité de réparer tout aussi facilement tous les dommages que nous avons causés.
L’une des principales ruses du yétser ara est de focaliser notre attention sur les fautes de l’année, du mois, du jour et/ou des cinq dernières minutes écoulés. Il est peut-être vrai que nous avons vraiment tout gâché, mais la réalité est qu’en accomplissant simplement la volonté de Hachem dès maintenant, nous réparons tout.
En quelques secondes à peine, nous pouvons nous relever et prendre un nouveau départ dans le service d'Hachem, grâce auquel nous devenons une création entièrement nouvelle et entamons une existence totalement nouvelle.
[rav Nissan David Kivak]

-> Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,10 ; Likouté Moharan II,112 ]

-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]

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-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que nous devons faire preuve d’une grande patience tout au long du processus de téchouva. Lorsque nous prenons conscience de notre besoin de revenir vers Hachem, la première chose qui se produit est que nous sommes confrontés à une avalanche d’obstacles qui nous barrent la route. Cependant, ces obstacles sont en réalité là pour nous aider.
Ce qui nous sépare principalement de Hachem, c’est notre orgueil. Ainsi, Hachem nous envoie des difficultés afin que nous parvenions à une véritable humilité et que nous réalisions que nous ne méritons pas le précieux trésor de la téchouva.
Mais en même temps, nous devons nous rappeler que la miséricorde d'Hachem est infinie ; il nous suffit donc d’attendre et d’aspirer à Hachem jusqu’à ce que la gêne (honte) d’être retenus expie nos fautes et que nous puissions entrer dans le royaume merveilleux de la sainteté.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,6 ]

-> Nos Sages disent que ce qui importe le plus à Hachem, c’est notre aspiration vers Lui : "Ra'hmana, liba baé" (le Miséricordieux veut notre cœur).
Par conséquent, même si nous constatons que nous commettons sans cesse les mêmes fautes et qu’il semble que nous soyons incapables de changer, nous pouvons tout de même procurer à Hachem une immense satisfaction en Lui confiant nos véritables sentiments et en priant pour pouvoir vaincre le yétser ara.
En effet, rabbi Nathan (Likouté Halakhot - 'Hezkay Métaltélim 5) explique que chaque fois que nous prions pour obtenir l’aide d'Hachem, c’est comme si nous déposions une plainte officielle devant un tribunal concernant notre bien (notre cœur) qui a été illégalement saisi par un voleur (le yétser ara).
Tant que nous continuons à déposer ces "plaintes", nous empêchons le voleur d’acquérir ce bien (d’établir une 'hazaka), jusqu’à ce que nous parvenions finalement à l’éliminer complètement.

Lorsque nous ouvrons un livre pour étudier [la Torah] avec le désir ardent de nous rapprocher d'Hachem, nous libérons notre esprit de son attachement à la fausse beauté du monde matériel et commençons à percevoir la véritable grâce de chaque mitsva que nous accomplissons.
Cela transforme complètement nos vies. La sagesse pure de la Torah nous aide à trouver Hachem partout où nous allons dans le monde matériel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]

Selon le Arizal (Shaar HaKavanot 59a), chaque prière que nous prononçons élève de nouvelles étincelles de sainteté ; ce que quelqu'un peut accomplir par sa prière, ne peut l'être par aucun autre.
C’est pourquoi chacun doit se fortifier chaque jour et devenir encore plus saint qu’auparavant, car peut-être méritera-t-il d’élever des étincelles de sainteté qui n’ont pas encore été élevées.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chéla'h Lé'ha 13,20]

L’échelle entre nous et le Ciel

Lorsque Yaakov arriva à Har HaBayit (lieu où sera construit le Temple), il s’endormit et fit un rêve extraordinaire au sujet d’une échelle allant de la Terre au Ciel. Puis, il se réveilla et dit : "Que cet endroit est redoutable!" (Vayétsé 28,17).
C’est là la révélation des grands tsadikim qui revêt une importance capitale pour nos vies. La plupart du temps, nous rêvassons, sans avoir conscience qu'Hachem est très proche de nous et que chaque petit geste que nous faisons dans la kedoucha (sainteté) a un effet inconcevable dans tous les mondes supérieurs.
C’est pourquoi Hachem nous envoie des tsadikim pour nous enseigner que, où que nous soyons dans le monde, il existe une échelle qui relie notre lieu aux Cieux les plus élevés ; ainsi, chaque bonne pensée que nous avons, chaque mot positif que nous prononçons et chaque mitsva que nous accomplissons créent d’immenses tikounim dans toute la Création.
Grâce à cela, nous nous réveillons et réalisons : "Que cet endroit est redoutable!".
Nos cœurs se remplissent d’émerveillement, de crainte et d’amour pour Hachem, et nous sommes capables de Le servir à un tout autre niveau.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Min'ha 7 ]

-> Rachi dit dans la paracha de 'Hayé Sarah qu’avant qu’Avraham Avinou ne révèle Hachem au monde, Hachem n’était que le Dieu du Ciel. Par la suite, Il est devenu le Dieu du Ciel et de la Terre.
En d’autres termes, la principale leçon qu’Avraham et les Patriarches nous enseignent est que nous ne devons pas penser que nous ne pouvons être proches d'Hachem que lorsque nous passons une bonne journée et que nous sommes capables de monter au Ciel, pour ainsi dire, et de Le servir.
Au contraire, Hachem est ici même avec nous, même si nous tombons dans les profondeurs les plus basses de la Terre.

Tel est notre but dans ce monde d'obscurité. C’est pourquoi Hachem nous a envoyés dans ce lieu difficile : pour renforcer notre émouna envers les Patriarches (Avot) et les tsadikim de tous les temps, qui nous révèlent que nous procurons à Hachem la plus grande satisfaction en nous fortifiant pour faire tout ce que nous pouvons dans le service d'Hachem depuis les profondeurs cachées du monde matériel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,6 ]

Mon maître (le Arizal) m'a dit que le principal moyen d'atteindre le Saint-Esprit (roua'h kodech) consistait à prononcer avec soin toutes les bénédictions sur la nourriture, car cela affaiblit les forces du mal qui se matérialise dans une personne.
En bénissant avec concentration, on élimine effectivement ces forces du mal et on purifie également son propre corps physique, qui devient alors prêt à recevoir la sainteté.
Mon maître m'a vivement mis en garde à ce sujet.
[rav 'Haïm Vital ]

Sachez que chaque décret venu d’en-Haut est proclamé dans tous les mondes supérieurs, en particulier dans le monde de l’action.
De même, toutes les fautes qu’une personne commet sont annoncés par une voix céleste.
Ces voix spirituelles ne peuvent toutefois pas être entendues dans notre monde, en raison de la forte pollution [spirituelle] qui l’entoure. Cependant, les oiseaux transportent ces voix, comme il est dit : "car un oiseau des airs peut porter le son, et ce qui a des ailes peut transmettre la parole" (Kohélet 10,20)."
[rav 'Haïm Vital - Shaar Roua'h Hakodech 22 ]

La tristesse est un mauvais trait de caractère en soi, surtout si l'on aspire à atteindre la grandeur spirituelle.
Rien ne fait davantage obstacle à la sagesse que la tristesse, même si l'on est en mesure d'atteindre la grandeur spirituelle.
[rav 'Haïm Vital - Shaar Roua'h Hakodech 33 ]