Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Ils transmirent le message ... : ''Homme ou femme ne feront plus le travail''... Et le peuple cessa d'apporter" (Vayakél 36,6)

=> Quel rapport entre l'ordre d'arrêter le travail sacré de construction du Michkan et l'arrêt du peuple d'apporter des offrandes?

En fait, le peuple avait déjà amené suffisamment d'offrandes pour fabriquer le Michkan. Mais dans leur élan, on ne pouvait plus les arrêter d'en apporter, car ils étaient tellement poussés par leur grande générosité et leur bonne volonté qu'ils ne pouvaient pas se freiner.
Ainsi, pour les stopper, le conseil qu'il fallait appliquer était de déclarer qu'il fallait arrêter le travail de construction. Car tant que le peuple voyait le travail se faire, cela les encourageait d'apporter encore des offrandes, car cela créait une stimulation. Mais, quand on arrêta le travail, alors cela entraîna aussi que le peuple cesse d'apporter des offrandes.
Ainsi, le fait de déclarer d'arrêter le travail, c'était l'astuce pour arrêter les offrandes.
Tout cela met en évidence la grande générosité du peuple.
['Hidouché haRim]

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"Moché ordonna qu'on fasse passer dans le camp une proclamation disant : "Que ni homme ni femme ne fassent plus de travail pour le don au Sanctuaire!" Et le peuple fut empêché d'apporter.
Et le travail était suffisant pour tout le travail, pour le faire et il y en avait en surplus" (Vayakél 36,6-7)

La générosité du peuple n'ayant pas de limite, Moché a proclamé que l'on cesse d'apporter des dons.
Pourquoi cela?
On peut toujours trouver une utilité à ce surplus de don : par davantage d'ornements, d'embellissements, de récipients, ... ?
Le michkan aurait alors ressemblait au luxueux Temple construit plus tard par le roi Chlomo.

Rabbi Ménachem Zaks (Ménachem Tsion) dit que le michkan devait être un structure temporaire et mobile.
Ainsi, plus on donnerait et ajouterait pour le michkan, plus les lévi'im aurait d'éléments à porter entre 2 campements.

Par contre, le Temple était conçu pour être une structure permanente et fixe à une seule location.
Il avait ainsi une quantité sans fin de matériaux précieux et on pouvait lui donner des objets sans limitation.

=> On apprend d'ici que lorsque l'on veut prendre sur nous une nouvelle mitsva ou 'houmra, nous devons être sûr que nous ne blessons, ni ne gênons pas quelqu'un d'autre.

Faire une 'houmra ne doit pas se faire au détriment de notre prochain.
En effet, Moché a demandé à arrêter les dons destinés à embellir le michkan (lieu de résidence de D. parmi le peuple), afin de ne pas porter préjudice aux lévi'im qui en assuraient le transport dans le désert.

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"Il fit la barre du milieu pour filer à l'intérieur des planches de bout en bout" (Vayakél 36,33)

-> La barre du milieu (béria'h ati'hon) était la poutre du milieu qui soutenait les murs du michkan.

-> La guémara (Shabbath 98b) nous dit que par nature c'était un miracle complet.

-> D'où venait-elle?
1°/ Selon le Targoum Yonathan ben Ouziel (36,33) : de l'arbre planté par Avraham : "il planta un échel (arbre) à Beer Shéva et il proclama là le Nom de Hachem" (Vayéra 36,33).
Les anges l'ont coupé et jeté dans la mer Rouge, et il a flotté jusqu'à ce que Moché le récupère.

2°/ Selon une autre opinion (le midrach), c'était initialement le bâton de Yaakov.

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-> "Pour concevoir des œuvres d’art, et mettre en œuvre l’or, l’argent et l’airain" (Vayakel 35,32)

Le Midrach explique que "l’or" = c’est Avraham, "l’argent" = c’est Its’hak, "l’airain" = c’est Yaakov.
Pendant que les artisans confectionnaient les objets saints que le peuple avait offerts comme don au Sanctuaire, ils mentionnaient à voix haute les noms des patriarches Avraham, Its’hak et Yaakov.
Ce faisant, ils éveillaient dans les cœurs des bné Israël l’amour pour cette mitsva.

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-> "Tous ceux qui se trouvaient en possession de bois de chitim propre à l’exécution du service, l’apportèrent" (Vayakel 35,24)

=> Il y a lieu de s’étonner : pourquoi le bois de chitim est-il cité à part et non pas à la suite du verset "quiconque donne de l’argent, de l’airain et du bois de chitim "?
D’autre part, pourquoi est-il dit uniquement à propos du bois de chitim : "propre à l’exécution du service"?

Le Ben Ich Haï répond :
Nos Sages demandent dans le midrach d’où ils avaient du bois de chitim dans le désert. Yaakov leur avait dit de planter des arbres de chitim au pays de Gochen et, en sortant d’Egypte, ils les avaient emportés.
Donc, d’après cela, ceux qui avaient porté ces bois depuis l’Egypte s’étaient donné beaucoup de peine, 100 fois plus que pour l’or, l’argent et l’airain (le cuivre).
A cause de cette peine qu’ils s’étaient donnée, Hachem a considéré leur don comme si l’or, l’argent et les autres matières qui avaient été apportées venaient de leur part, ainsi la récompense qu’ils méritaient serait grande.
C’est ce que signifie le verset : "Tous ceux qui se trouvaient en possession de bois de chitim" et avaient donc fourni beaucoup d’efforts, on le leur a compté comme si tout venait de leur part.

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+ "Le peuple fut empêché d'apporter" :

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch explique que certes au bout du compte, après que toutes les offrandes aient été apportées, il s’est avéré qu’il y en avait en plus. Mais, par amour de Son peuple, Hachem ne souhaitait repousser aucune offrande, et toutes devaient servir à l’œuvre du Michkan.
C’est ainsi que bien que certains dons étaient en trop, malgré tout, par miracle, toutes les offrandes trouvèrent leur place dans le Michkan de sorte qu’au bout du compte les offrandes étaient juste "suffisants", sans surplus.
=> Hachem réalisa ce miracle par amour pour le peuple juif, pour que le don d’aucun d’entre eux ne soit repoussé et ne serve pas dans le Michkan.
Ainsi, le verset dit que certes, il y avait du surplus dans les dons amenés, mais au final, par miracle les dons étaient suffisants, sans surplus.

-> Le Ben Ich 'Haï rapporte que chaque élément fabriqué dans le Michkan, a été conçu avec des pensées très élevées et très spirituelles. Certes, chaque élément était en soi matériel, mais il renfermait des pensées spirituelles. Et bien que chaque élément matériel ait une valeur intrinsèque, de par lui-même, malgré tout, grâce aux pensées qu’il renfermait, sa valeur augmentait de beaucoup.
Ils ajoutèrent en qualité, en beauté, augmentant ainsi la valeur de leurs contributions, à l’image d’un diamant, dont la valeur augmente lorsqu’il est monté sur une bague en or, sa beauté apparaissant alors dans tout son éclat.
C’est à cela que le verset fait allusion. "Le travail était suffisant pour faire tout le travail" = c’est-à-dire que le travail d’attirer la sainteté spirituelle dans chaque élément, était suffisant pour faire tout le travail matériel.
Chaque objet matériel était empreint des saintes intentions de façon suffisante, et ces pensées spirituelles apportaient un "surplus" de valeur à chacun de ces objets.
Ces pensées pures étaient un supplément qualitatif, par rapport aux dons originaux, qui octroya une beauté spirituelle au michkan et amplifia la gloire Divine.

-> Le Beth Its'hak (rapportant un des Admourim de Vorka) explique que le Michkan a été construit pour apporter une expiation à la faute du veau d’or.
Non seulement les dons et les offrandes apportées ont été suffisants pour obtenir le pardon de cette faute, mais en réalité ils dépassaient même cet objectif, en étant supérieurs à ce qu’il fallait.
=> Du point de vue de l’expiation de cette faute (objectif du Michkan), il y avait même du surplus, plus que ce qui était exigé.

-> Le Beer Maïm 'Haïm dit que pour la construction du Michkan, lieu de Résidence pour la Présence Divine, il convient d’embellir et d’honorer ce lieu le plus possible. Ainsi, il n’aurait pas été convenable d’apporter le strict minimum nécessaire, car cela pourrait sembler être de la radinerie et de l’étroitesse.
=> C'est ainsi que par amour, les juifs ont apporté les offrandes avec générosité au point d’apporter plus qu’il en fallait. Mais ce surplus, qui n’était pas nécessaire pour la fabrication à proprement dite, servait à attester de la générosité des donateurs pour cette œuvre si importante.
S’ils avaient amené uniquement ce qu’il fallait, cela n’aurait pas été véritablement assez pour attester de l’amour de cette cause. De sorte que pour être suffisant, il fallait qu’il y en ait plus!

-> Le Sfat Emet fait le commentaire suivant :
Pour la fabrication du Michkan, il fallait que l’action corresponde exactement à la volonté du cœur, pour que l’offrande soit authentique, à savoir conforme au cœur.
Mais certains, pour recevoir des éloges ou ne pas avoir honte, ou encore d’autres raisons intéressées, apportèrent plus d’offrandes que ce que leur cœur désirait vraiment.
=> C’est à cela [en particulier] que fait allusion ce verset : "Le peuple apporte trop" = leur action surpasse la volonté de leur cœur. Et une telle chose ne convenait pas pour la fabrication du Sanctuaire d’Hachem, où l’authenticité devait être la base.

-> "Le peuple fut empêché d'apporter"
Le Sifté Cohen (rabbénou Mordé'haï haCohen) explique : "le peuple" fait référence ici au : érev rav, qui apportaient des donations car ils se sentaient forcés de le faire, n'ayant pas d'intentions convenables, puisque pas léchem chamayim.
Lorsque Moché a entendu cela, il a demandé aux gens d'arrêter d'apporter des donations car le Michkan nécessite une véritable pureté de ceux qui sont impliqués dans sa construction.
[pour Hachem l'essentiel n'était pas l'objet amené (Il n'a besoin de rien!), mais plutôt le cœur de celui qui l'apportait!]
Immédiatement alors, les gens du érev rav ont été plus que content de pouvoir arrêter.

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"Ils (Bétsalel, Aholiav et les autres hommes l'aidant dans la construction) prirent de devant Moché tout le prélèvement que les enfants d'Israël avaient apporté ... Ils continuaient à lui apporter des dons volontaires matin après matin" (Vayakél 36,3)

=> Comment comprendre ce verset : Qui et pourquoi continuaient-ils à apporter des dons? Pourquoi tous les matins?

Le rav Barou'h Frankel Toumim (le Barou'h Ta'am), cite la halakha qu'un salarié a le droit de prendre une pause au milieu de sa journée de travail afin de manger, et son salaire ne doit pas en être diminué par son employeur (Choul'han Aroukh - Hochen Michpat 358).
Bien qu'il soit parfaitement permis pour un salarié de suivre cette pratique, les travailleurs qui ont construit le Michkan dans le désert n'ont pas agi ainsi.
Ils avaient conscience de l'importance de leur travail (construire la demeure de D. dans ce monde!) et ils ont refusé de faire la moindre pause dans leur mission sacrée, pas même pour une seule minute.
Cependant, une personne a naturellement besoin de manger durant la journée (surtout pour être pleinement efficace), et ces hommes n'y échappaient pas. Qu'ont-ils fait?
Ils se levaient le matin plus tôt que d'habitude, et ce temps supplémentaire au travail leur permettait de "perdre" du temps pour manger lorsqu'ils en avaient besoin durant la journée.

=> La Torah décrit comment Bétsalel, Aholiav et les autres hommes ("sage de cœur") qui ont participé à la construction du Michkan, ont : "apporter des dons volontaires matin après matin" = cela correspondait au temps où ils se levaient plus tôt le matin pour aller au travail, afin de n'avoir à déduire aucune minute de leur tâche sacrée (même si la halakha le permet).

==> Tout juif peut en prendre exemple, en décidant également de dédier chacun des instants disponibles de sa vie à faire la volonté de Hachem, même si pour cela il faut se lever un peu plus tôt.

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"Le travail était suffisant pour tout le travail, pour le faire et il y en avait en surplus" (Vayakél 36,7)

=> Est-ce que c'était "suffisant" ou bien "il y en avait en surplus"?

-> Le Divré Yoël donne la réponse suivante :
Il y en avait suffisamment pour le Michkan, et le surplus a permis de construire un lieu d'étude (beit midrach).
Le Michkan était le lieu de résidence de la Présence Divine (Ché'hina). Cependant, pour que les juifs soient méritants qu'elle réside parmi eux, ils devaient s'y préparer en étudiant la Torah.
C'est pourquoi tant qu'ils n'avaient pas terminé de bâtir le beit hamidrach, la construction du Michkan ne pouvait pas être complète, puisqu'ils ne méritaient pas que la Présence Divine réside parmi eux.

=> D'un côté, le travail du Michkan était "suffisant", mais d'un autre côté, "il y avait un surplus" qui devait encore être utilisé afin d'édifier le beit midrach (lieu destiné à l'étude de la Torah), qui permettrait aux juifs d'être suffisamment méritants pour recevoir la Ché'hina.

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-> A ce sujet, le Béré'h Moché enseigne également :
Moché a dit à Hachem que concernant le Michkan tout était réalisé, et il a demandé ce qu'il devait faire du matériel en surplus.
Hachem lui a répondu qu'il devait construire un : Michkan lé'eidout = un grand beit midrach, un lieu d'étude de la Torah.

Selon le Binyan Ariel, Moché était le "gizbar" (la personne en charge des fonds), pour la construction du Michkan.
Or la loi juive (Choul'han Arou'h - Ora'h 'Haïm 153,65) est qu'une fois que de l'argent est sous le contrôle du "gizbar", il n'a pas le droit d'utiliser le moindre centime pour quelque chose d'une kédoucha inférieure à ce qui a été prévu.
=> On peut s'interroger : le Michkan ayant davantage de sainteté que le beit midrach, comment Moché a-t-il pu utiliser des fonds du Michkan pour bâtir le beit midrach?

En se basant sur les paroles du Divré Yoël ci-dessus, nous pouvons répondre qu'en réalité ce plus haut niveau de sainteté du Michkan, n'est devenu effectif qu'une fois que le beit midrach a pu être édifié.
En effet, c'est la construction d'un lieu d'étude de la Torah, qui a permis à la Présence Divine de venir résider dans le Michkan, le propulsant alors à un haut niveau de sainteté.

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-> "Les matériaux suffirent pour l’exécution de tout l’Ouvrage [le Michkan], et par-delà [והְותֵֹר - véotèr- et même au-delà]" (Vayakel 36,7)

1°/ Rachi commente : "Les matériaux qu’on avait apportés étaient suffisants à ceux qui accomplissaient le travail pour toute la construction du Tabernacle pour le faire, et pour qu’il en reste."

2°/ Le Ohr ha'Haïm haKadoch nous fait remarquer en réalité que le verset se contredit. En effet, d’un côté le texte nous dit que les matériaux étaient suffisants, c’est-à-dire qu’il y en avait juste assez, et d’autre part il est écrit qu’il en resta (car il y en avait trop). Le commentateur explique que le verset vient nous faire entendre combien Hachem chérit ses enfants. Bien qu’en réalité les Bné Israël apportèrent plus que ce qu’il fallait, D. considéra le don de chacun. Il ne voulait décevoir personne! Ayant apporté au-delà de la mesure, certains auraient pu en effet être déçus et s’imaginer que leur offrande ne serait pas utilisée pour la construction du Michkan.
C’est la raison pour laquelle le verset insiste pour dire qu’il y avait suffisamment de matériaux (juste ce qu’il en faut) afin que chacun ressente le mérite de voir son offrande utilisée. [Également, si les travaux effectués avaient été tous justes suffisants, chacun aurait pu s’enorgueillir à la pensée que c’était grâce à sa contribution que la Chékhina était venue résider en Israël. C’était pour éliminer de telles spéculations répréhensibles que le produit excédent, allant au-delà de la mesure strictement suffisante, s’avéra nécessaire].

3°/ Rabbi ‘Haïm Vital nous dit qu’en réalité, la quantité de matériaux était suffisante (juste ce qu’il faut) mais puisqu’ils furent utilisés pour une œuvre sainte, la bénédiction de l’abondance régna et ainsi, il en resta.

4°/ Le Ramban explique que cet excédent ne représentait pas une quantité assez importante pour qu’il en fût fait état dans les comptes rapportés dans la Paracha de Pékoudé (il était donc négligeable).
Il fut réservé pour des réparations ou aménagements ultérieurs ou encore pour la confection d’objets sacrés de réserve.

5°/ Le midrach (Chémot rabba 51) relate que Moché s’est rendu chez Betsalel (l’artisan du Michkane) et constata qu’il restait du surplus des prélèvements des Béné Israël, après que fut achevé la construction du Tabernacle. Il dit alors devant le Saint, béni soit-Il : "Maître du Monde, nous avons effectué les travaux du Michkan et il nous reste des matériaux. Que doit-on en faire?"
Hachem lui répondit : "Va et fais-en un ‘Tabernacle de témoignage’ (un Beth HaMidrach pour étudier la Torah – Yafé Toar)."

Le midrach explique ici, de manière allégorique, ainsi la redondance du mot "Michkan" du premier verset de la paracha de Pékoudé : "Voici le décompte du Tabernacle (le Michkan pour la résidence de D.), le Tabernacle de témoignage (le Beth HaMidrache pour les Béné Israël).» Après que les Béné Israël aient accepté la Torah en prononçant les mots : "Naassé VéNichma" (Nous ferons et nous écouterons), ils reçurent aussitôt l’ordre de construire le Michkan.

Le Divré Yoël explique qu’il était nécessaire qu’ils construisent alors un Beth HaMidrache, pour apprendre les Lois, et notamment celles relatives au Service divin, afin de faire résider en eux la Chékhina de façon parfaite.

"Voyez, Hachem a proclamé nommément Bétsalel ... Il l'a rempli d'esprit divin, de sagesse, d'intelligence et de connaissance ... pour penser des pensées, pour travailler l'or, l'argent et le cuivre" (Vayakél 35,30-32)

-> Hachem a donné à Bétsalel l'esprit divin, la sagesse, l'intelligence et la connaissance.

Selon la guémara (Béra'hot 55a), cela signifie que Bétsalel connaissait les secrets du comment unir les lettres de l'alphabet afin de faire le michkan, comme Hachem a pu utiliser ces lettres pour créer le ciel et la terre.

[Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm) affirme également que la création du Michkan était similaire à la Création du monde. De même que pour créer un lieu de résidence pour l'homme : "Hachem par la sagesse, a fondé la terre ; par l'intelligence, il a affermi les cieux. Par sa connaissance, les abîmes s'entrouvrent, et les nuées ruissellent de rosée." (Michlé 3,19), de même Bétsalel a utilisé ces 3 attributs : la sagesse, l'intelligence et la connaissance, afin de construire un lieu de résidence pour Hachem.]

-> La Torah nous dit : "penser des pensées" (la'hchov ma'hachavot).
Qu'est-ce que cela signifie? Peut-on penser autre chose que des pensées?

Selon nos Sages (comme le 'Hidouché haRim ou Rabbi 'Haïm de Volozhin), Bétsalel était capable de discerner à la fois l'intention et le niveau spirituel de chaque donateur au michkan.
Par exemple, si quelqu'un donnait avec plein d'enthousiasme et vraiment pour l'honneur de Hachem, alors ce qu'il apportait était utilisé pour les biens les plus précieux, comme l'Arche.

Si le niveau et l'intention étaient moindres, alors la donation était utilisée pour des biens moindres.

=> Ainsi, Bétsalel savait "penser les pensées" des donateurs afin de travailler l'or, l'argent et le cuivre.

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"Betsalel fils de Ouri et de 'Hour de la tribu de Yehouda" (Vayakél 35,30)

Pourquoi la Torah remonte-t-elle la généalogie de Betsalel à 'Hour, son grand-père ?

En remontant sa généalogie à 'Hour, la Torah veut enseigner que cette intelligence lui est venue par le mérite de son grand-père, 'Hour. En effet, quand le peuple fit le veau d’or, 'Hour essaya à tout prix d’empêcher la faute, et pour cela, il fut prêt même à donner sa vie et le peuple le tua.
Une telle attitude s’oppose au bon sens. 'Hour a agi pour l'Honneur d’Hachem, sans aucune logique et aucune considération.
L’intelligence de l’homme lui permet de se protéger et de sauver sa vie. 'Hour mit son intelligence de côté et donna sa vie pour empêcher la faute.
=> Hachem le récompensa en lui donnant Bétsalel comme petit-fils, qui fut justement doté d’une intelligence extraordinaire.
[Méchèkh 'Hokhma]

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-> La récompense que Hachem a accordé à Betsalel, fut celle de lui donner une intelligence hors du commun. Cette récompense est très précise. Car 'Hour a complètement fait abstraction de son bon sens, pour l'Honneur de Hachem. Il s'imposa aux juifs insurgés, pour empêcher la fabrication du veau d'or et y perdit la vie. Apparemment, il s'agit d'un acte irréfléchi voire insensé. Un acte qui va à l'encontre de l'intelligence de base, qui incite l'homme à protéger sa vie. Et pour avoir "sacrifié" son bon sens, pour ne pas avoir réfléchi et avoir donné sa vie, sans aucun calcul rationnel, sa récompense fut justement rendue.
Son petit-fils Betsalel fut doté de la plus grande intelligence. Cela montre comment Hachem rétribue les efforts investis pour Son Honneur. Celui qui renonce au bon sens, méritera l'intelligence. De même, celui qui renonce à son argent, méritera la richesse. C'est ainsi que la tsédaka enrichit l'homme. Hachem accorde en récompense l'élément même auquel l'homme a été prêt à renoncer pour Son Honneur.

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-> b'h, également sur Bétsalel : https://todahm.com/2022/01/03/35605

"Et le peuple commença à agir de façon immorale avec les filles de Moav ... Israël s'est attaché à baal péor et la colère d'Hachem s'enflamma contre Israël" (Balak 25,1-3)

-> Rachi explique que la pratique de ce culte consistait à se dévêtir devant la statue pour ensuite déféquer.

=> Quel est le sens de ce culte idolâtre de baal péor d'après la kabbale?

Nous avons reçu de nos maîtres les Mékoubalim que le fondement de l'idolâtrie réside dans le fait de transmettre de la force de sainteté au sitra a'hra. Aussi, pour comprendre ce phénomène mystérieux du culte de baal péor, nous devons comprendre le secret de la nutrition.

Le Arizal (taamé mitsvot Yitro) nous enseigne qu'il existe dans chaque aliment une force de vie spirituelle, des étincelles de sainteté. Puisque le corps de l'homme est fait de matière, la nourriture qu'il consomme est également matérielle.
Lorsque l'homme se nourrit, les éléments nutritifs qui renferment ces forces vives, étincelles de sainteté, sont absorbés par le corps tandis que les déchets qui ne contiennent plus de forces vives vont être expulsés à l'extérieur. Après la digestion, les résidus expulsés dans les selles ne contiennent plus aucune
étincelle de sainteté.
Ainsi, aucune étincelle de sainteté n'est transmise aux forces du sitra a'hra.

=> D'après ce que nous venons de dire, le peuple n'a donc transmis aucune force au mal. Dans ce cas, pourquoi est-il interdit de faire ses besoins devant une effigie d'avoda zara?

-> Il est écrit dans la guémara (Sanhédrin 64a) un enseignement de Rav Yéhouda rapporté au nom de Rav : une fois, une femme non-juive était très malade. Elle promit que si elle guérissait, elle pratiquerait tous les cultes idolâtres existant dans le monde. Elle se rétablit et commença à pratiquer tous les cultes idolâtres comme elle s'était engagée à le faire.
Lorsqu'elle se présenta devant les prêtres de baal péor, elle leur demanda en quoi consistait ce culte et ce qu'elle devait faire. Ils lui expliquèrent qu'elle devait manger des téradine (Rachi explique que c'est un aliment qui libère les intestins) et boire de l'alcool.
Elle déclara : il est préférable pour moi de retomber malade plutôt que de pratiquer un culte idolâtre aussi répugnant!

La raison pour laquelle les prêtres demandèrent à cette femme de manger des téradine réside dans le fait que ces derniers accélèrent le processus de descente des aliments dans les intestins sans les digérer complètement, c'est-à-dire avant que le corps ne puisse trier entre les forces vives qui doivent être absorbées et les détritus qui doivent être expulsés.
Il se trouve donc que le tri n'ayant pas été réalisé totalement par le corps, des forces vives, étincelles de sainteté, restent encore dans les aliments expulsés.
C'est le secret de cette pratique idolâtre qui détourne les étincelles de sainteté vers le sitra a'hra.
[rav Yaniv Cohen - roch Yéchiva des mékoubalim de Beit El]

Nazir = s’élever au niveau d’Adam avant la faute

"Car la couronne de son D. est sur sa tête, durant toute la période de son statut de nazir, il est saint pour Hachem" (Nasso 6,7-8)

-> Le Alchikh haKadoch nous éclaire sur le statut de nazir. Il nous explique que Hachem a souhaité nous enseigner que chaque juif, même s'il n'appartient pas à la descendance des Cohanim, a le potentiel de grandir en sainteté jusqu'à atteindre le niveau de sainteté du Cohen Gadol.

Voici ses paroles :
"Hachem a distingué parmi Son peuple saint, la tribu de Lévi, et parmi ses membres, la descendance d'Aharon, et parmi eux, le Cohen Gadol qui fut distingué parmi tous ses frères. Ne viens pas croire que le niveau de sainteté dépend de nos ascendants car D. vient nous enseigner ici qu'il n'en est pas ainsi.
En effet, il appartient à chaque homme de s'écarter de la matérialité du monde et de se sanctifier jusqu'au niveau qu'il s'est fixé.

Il est écrit au sujet du Cohen Gadol une précision importante : "Pour son père et sa mère, il ne se rendra pas impur ... car le sacre de l'huile d'onction de son D. est sur lui" (Emor 21,21).
Le Cohen Gadol prend ses fonctions suite à l'onction qu'il reçoit. C'est donc un facteur extérieur à lui qui va déterminer son statut contrairement au nazir.
En effet, un nazir ne se rendra pas non plus impur pour ses parents mais ce niveau de sainteté dépend de lui, de sa volonté sincère et de son amour pour Hachem et il est écrit à son propos : "Car la couronne de son D. est sur sa tête" (Nasso 6,7)."

=> Lorsque nous analysons les paroles du Alchikh Hakadoch, nous sommes amenés à comprendre que la sainteté du nazir est plus élevée que celle du Cohen Gadol.
Le Cohen Gadol atteint ce niveau de sainteté par le statut qu'il endosse après avoir reçu l'onction tandis que la sainteté du nazir provient d'un choix personnel de se mettre en retrait de la matérialité de ce monde même sans avoir reçu l'huile d'onction.

[ il est à noter que : Rabbi 'Haïm Vital témoigne qu'il a entendu de son maître le Arizal, que les commentaires du Alchikh haKadoch sur la Torah représentent une des 70 explications enseignées dans les mondes supérieurs.]

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=> Approfondissons les enseignements du Alchikh haKadoch : au-delà du choix personnel d'endosser le statut de nazir, en quoi la sainteté de ce dernier peut-elle dépasser celle du Cohen Gadol?

-> Le Chlah haKadoch (Torat Ohr - Nasso 11) enseigne :
"Nos Sages (guémara Béra'hot 63a ; Sota 2a) disent : "pourquoi la section du nazir est-elle juxtaposée à la section de la femme soupçonnée d'adultère (la sota)? Ceci pour nous apprendre que quiconque voit la femme soupçonnée d'adultère dans son humiliation, qu'il se sépare, qu'il s'abstienne de boire, du vin."
On explique : il devra s'abstenir de consommer tout ce qui provient de la vigne qui est selon certains avis le fruit de l'arbre de la connaissance.
En effet, 'Hava pressa du fruit défendu, qui était une grappe de raisin, à Adam et le midrach (Béréchit rabba 19,5) nous enseigne que ce vin le mit en état d'ébriété ...
A cause du vin qu'elle a servi à son mari, la mort frappa le monde. Si Adam n'avait pas fauté en s'abstenant de consommer du fruit de la vigne, il aurait conservé son niveau de sainteté et son vêtement de lumière.
Cependant après la faute, il fut revêtu d'un vêtement de peau jusqu'à ce qu'Aharon vienne réparer cette profanation par l'intermédiaire de l'onction sainte.
[le 'Hatam Sofer explique que le fruit de l'arbre de la connaissance, la vigne, aurait été permis le jour du Shabbat si Adam avait patienté. En effet, il aurait sanctifié le kidouch avec le vin. ]

Lorsque le nazir s'écarte du vin de son propre gré, il dévoile son intention profonde de revenir au niveau d'Adam Harichon avant la faute, c'est-à-dire de réparer ce qui causa la perte du vêtement de lumière d'Adam.
Ainsi, lorsqu'un homme prononce le vœu de devenir nazir, il exprime son désir de s'écarter des plaisirs de ce monde de toutes ses forces et il fixe une période spécifique en fonction de ce que son corps peut accomplir. Il se contente alors de satisfaire les besoins élémentaires de son corps et s'écarte des envies superflues.
[ le mot nazir signifie "s'abstenir", "renoncer" tandis que le mot nézer signifie "couronne", "diadème". ]

C'est le sens des mots de la Torah : "Car la couronne de son D. est sur sa tête" = c'est-à-dire qu'il s'est placé au niveau d'Adam Harichon avant la faute, car il était couronné par D. lui-même sans l'intermédiaire de l'onction.
Cependant, lorsque la période de son vœu se sera écoulée, il redeviendra comme tous les autres hommes et sa couronne se retirera de sa tête, et c'est la raison pour laquelle il devra apporter un sacrifice tout comme Adam Harichon qui dut apporter un sacrifice après sa faute, comme l'ont enseigné nos Sages : "Adam Harichon apporta en offrande un taureau" (guémara Shabbath 28b).
Ainsi le nazir amène un sacrifice pour la même raison."

-> "Hachem fit pour Adam et pour sa femme des tuniques de peau et les en vêtit" (Béréchit 3,21).
Les sages du Midrach (Béréchit rabba 4,8) expliquent à propos de ce verset qu'à l'origine, la fonction de prêtrise (Cohanim) revenait aux premiers-nés qui réalisaient des sacrifices jusqu'à ce que la tribu de Lévi hérite de la couronne de la prêtrise.
Adam Harichon en tant que premier-né de l'humanité, apporta un sacrifice, comme il est écrit : "plus agréable à Hachem qu'un taureau aux grandes cornes et aux puissants sabots" (Téhilim 69,32).
Il se vêtit pour ce faire des habits du Cohen Gadol, comme il est écrit : "Hachem fit pour Adam et pour sa femme des tuniques de peau et les en vêtit" (Béréchit 3,21) = il s'agissait de vêtements précieux que les premiers-nés pouvaient revêtir.
Avant de mourir, Adam transmit ses vêtements à 'Hét, qui les transmit à Métouchela'h, qui les transmit ensuite à Noa'h. Comme nous l'explique la Torah, Noa'h se leva et réalisa un sacrifice pour Hachem : "Il prit de tous les animaux qui étaient purs" (Noa'h 8,20).

Rabbénou Bé'hayé nous fait remarquer que la Torah utilise exactement le même terme "vayalbichem" (revêtir - וַיַּלְבִּשֵׁם) au sujet du Cohen Gadol (Tsav 8,13) mais aussi au sujet d'Adam Harichon (Béréchit 3,21).
De plus, le verset : "Hachem fit pour Adam et pour sa femme des tuniques de peau et les en vêtit" (וַיַּעַשׂ יְהוָה אֱלֹהִים לְאָדָם וּלְאִשְׁתּוֹ כָּתְנוֹת עוֹר וַיַּלְבִּשֵׁם - Béréchit 3,21) contient huit mots faisant ainsi allusion aux huit vêtements du Cohen Gadol.

-> Le rav Pin'has Fridman conclut ce développement ainsi :
D'après ces explications, si Adam n'avait pas consommé de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il serait devenu le roi de toute la création sans même les 8 vêtements de prêtrise que Hachem lui confectionna après la faute.
En effet, avant la faute, Adam n'avait pas de vêtements de prêtrise (Cohen), c'est uniquement après cette dernière qu'il perdit la couronne de la royauté et que Hachem le revêtit des habits de prêtrise pour lui permettre d'évoluer dans ce monde ici-bas.

Nous comprenons de quelle façon le nazir peut s'élever à un niveau de sainteté équivalant voir supérieur au Cohen Gadol puisqu'il peut s'élever au niveau d'Adam Harichon avant la faute.
Il est écrit dans la Michna : "Tout le monde n'est pas apte à prendre cet éloge" (Béra'hot 16b), en l'occurrence de formuler le vœu de nézirout et de s'élever au niveau de sainteté d'Adam Harichon avant la faute.
Pour y parvenir, il faut que l'intention de l'homme qui en émet le vœu soit dirigée vers Hachem. En maîtrisant les envies de notre corps, en y prenant conscience et en dédiant cette élévation au Maître de l'univers, nous devenons comme ce nazir qui cherche à s'élever en sainteté et à prendre part à la réparation de la faute originelle.

Ceux qui ont jeûné 40 jours

+ Ceux qui ont jeûné 40 jours :

Il y a une limite naturelle à la durée pendant laquelle une personne peut jeûner et rester en vie.
Pourtant, il existe des personnes qui ont pu miraculeusement jeûner pendant 40 jours. On peut citer :
- Moché sur le mont Sinaï. [Ekev 9,9]
- Les Bné Israël pendant la dernière série de quarante jours que Moché passa sur le mont Sinaï (pour récupérer les 2e Tables de la Loi). [Tana déBé Eliyahou Zouta 4]
- le roi Shlomo. [Yalkout Chimoni - Michlé 929]
- Eliyahou. [Méla'him I 19,8]
- les mouton de Yitro que Moché gardait. [midrach haGadol Chémot 3,1 ; midrach Agada Chémot 3,1]

Réaction de 2 géants à la perte de leur femme

+ Réaction de 2 géants à la perte de leur femme :

-> Alors que le 'Hida (1724-1806) était à Livourne, il reçut une lettre l’informant du décès de sa femme (qu’il découvrit plus de 30 jours après, ce que la halakha appelle שמועה רחוקה).
Il écrit : "Après la Havdala, je suis entré dans ma chambre, j’ai ouvert la lettre qui mentionnait le décès de ma femme, qui était pieuse, intelligente, craignant D., gentille, modeste, la prunelle de mes yeux et la maîtresse de maison. Mon monde s’est assombri." Je ne voulais révéler cette nouvelle à personne pour ne pas être forcé de me remarier.
Le‘Hida poursuit : "J’ai allumé une bougie, je suis allé à la synagogue et j’ai pleuré là pendant environ une heure, puis je me suis lavé le visage. Je suis retourné chez moi ... Je me suis assis par terre pour réciter le Tikoun ‘hatsot et j’ai enlevé mes chaussures. J’ai pleuré ma femme comme on le fait pour une רחוקה שמועה car elle est morte le vendredi, le 20 Sivan en l’an 1773.
J’ai tout fait sereinement. Je suis tombé malade à la nouvelle du décès de ma femme ... J’avais mal et j’ai fait l’éloge de la perte d’une perle spéciale car elle était presque unique dans la génération ..."

-> Dans une lettre datée du mercredi 6 août 1796 (Igrot Rabbi Akiva Eiger 109), rabbi Akiva Eiger (1761-1837) écrit qu’après la mort de sa femme, il était submergé par la douleur et le chagrin :
"Je suis devenu dangereusement faible. Je ne pouvais ni manger ni boire. Mon estomac ne pouvait rien retenir longtemps et je pouvais à peine ingurgiter assez de nourriture pour pouvoir réciter une bérakha a'harona.
Je ne pouvais pas dormir et j’ai dû consulter un médecin. Je suis reconnaissant envers D. de m’avoir légèrement guéri, mais je ne peux toujours pas prier sans que mes pensées ne soient perturbées et confuses. Je ne peux même pas apprendre une simple sougya (un sujet, un thème de la guémara) en profondeur."

-> "Si tu es joyeux, alors Hachem t'aidera en toute situation"
[Rabbi de Slonim - Torat Avot]

-> "Lorsqu'une personne est joyeuse, elle peut échapper à tous les problèmes et malheurs"
[Dégel Ma'hané Efraïm - Likoutim]

"Hachem attend de pouvoir embrasser les lèvres d'une personne au moment où elle dira des mots de Torah et de prière avec crainte et amour."

[le Toldot Yaakov Yossef - un des 1ers élèves du Baal Chem Tov - paracha Ekev ]

"Honorer le Shabbath fait plus d'impact au Ciel que 1 000 jeûnes"

[midrach Tan'houma - Béréchit 3]

-> "Uniquement le jour du Shabbath, les 3 Patriarches portent leurs couronnes, et tous les juifs sont nourris par eux.
A Shabbath, tous les réchaïm en enfer ont un répit, et tout jugement sévère du monde est suspendu.
A Shabbath, la Torah est couronnée de couronnes de perfection, et le bruit de la réjouissance est entendu dans 250 mondes."

[Zohar - Paracha Yitro]

"La plus grande bonté que l'homme puisse faire envers Hachem est d'en faire ici bas avec les autres"

[Gaon de Vilna]