Aux délices de la Torah

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La terre d’Israël

+ La terre d'Israël :

"La terre d'Israël est particulièrement distinguée par Hachem, et les actions [des juifs] ne peuvent être parfaites que là-bas.
Beaucoup des mitsvot données au peuple juif ne s'appliquent pas à ceux qui ne vivent pas dans la Terre ; et le cœur [d'un juif] ne peut pas être pur, et leur intention ne pourra pas entièrement consacrée à Hachem, sauf dans le lieu connu pour avoir été spécialement choisi par D. (la terre d'Israël)"
[Kouzari 5,23]

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-> La renaissance de la nation juive en terre d'Israël est le fondement de la téchouva ultime, tant pour la nation d'Israël que pour le monde entier.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 17,1 ]

-> Les juifs ne peuvent être une nation qu'en terre d'Israël, et non en dehors de celle-ci.
[Zohar - Vayikra 93b]

-> Dans une lettre, le rav Avraham Kook écrit :
"La source de la bassesse morale qui continue d'assombrir le monde provient du manque de reconnaissance de la valeur et de la sagesse de la terre d'Israël. Ainsi, la faute des explorateurs (méraglim), qui ont parlé de manière désobligeante de cette terre agréable, reste non corrigé.
Pour rectifier cela, la louange, la splendeur, la sainteté et l'honneur de la Terre doivent être proclamés au monde entier."

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-> A maintes reprises, la Torah répète que le peuple juif doit vivre sa vie unique selon la Torah en terre d'Israël. [Dévarim 1,8 ; 1,26 ; 3,18 ; 4,1 ; 4,5 ; 4,14 ; 5,27-30 ; 6,1-3 ; 6,18 ; 7,13 ; 8,1 ; 11,1 ; ... ]
Lorsque la sainte nation juive mène une vie sainte selon la Torah en Terre Sainte, le réceptacle est formé pour apporter la lumière d'Hachem au monde. La nation d'Israël devient un phare international, un exemple et une "lumière pour toutes les nations du monde" (Yéchayahou 42,6).
[...]

A l'époque du Second Temple, lorsque nous avons failli à respecter les normes morales élevées que nous imposait la Torah, nous avons été punis et exilés de la Terre [d'Israël]. Le récipient terrestre d'Hachem a été brisé. Israël a été conquis, Jérusalem a été rasée, la Terre a été dévastée. Le peuple élu de D. a été dispersé et avili.
Tout comme les juifs, la Présence d'Hachem est allée en exil (Méguila 29a). Sa lumière dans le monde s'est cachée. En effet, l'humanité a été coupée d'Hachem (à la différence de l'époque du Temple où Sa présence était manifeste).
Ainsi, pour rectifier cette tragédie et ramener le monde vers D., le peuple juif doit retrouver son statut antérieur, y compris une vie nationale en Israël, le seul endroit au monde où la Torah peut être observée dans son intégralité en raison des nombreux commandements propres à la Terre.

A un niveau plus profond, le Zohar (Vayikra 73a) enseigne que la nation d'Israël, la Torah et Hachem ne font qu'un.
Chaque juif porte en lui une partie de la présence Divine (la Chékhina).
Lorsqu'un juif retourne en terre d'Israël, il ramène en fait Hachem avec lui. C'est le concept kabbalistique de "faire ressortir les étincelles de sainteté enfouies dans les klipot" (rav Kook - Moussar Avikha - midot haRiya).
Puisque l'âme d'un Juif est imprégnée de la lumière de la Chékhina, lorsque le peuple juif retourne en masse en Israël, la lumière d'Hachem dans le monde revient avec lui.
[rav David Samson ; Tsvi Fishman - commentaires sur Orot haTéchouva ]

La Torah nous affranchit du cours naturel des événements. Si nous nous identifions à la nation de la Torah et conformons nos actes à l'esprit de la Torah, la Torah nous élèvera au-delà des contingences naturelles. Dès lors, ce qui est inaccessible de par l'ordre naturel des choses sera à notre portée à travers le mérite de la Torah.
[Maharal - Tiféret Israël 1]

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-> "Si l'on te dit que l'on trouve de la sagesse chez les nations, tu dois le croire. Si en revanche, on te dit qu'il y a de la Torah chez les nations, ne le crois pas" (midrach Eikha rabba 2,13).

Faire disparaître nos souffrances = la ségoula du Shomer Emounim

+ Faire disparaître nos souffrances = la ségoula du Shomer Emounim :

-> Le Shomer Emounim (maamar Hachgakha Pratit - chap.20) écrit qu'une personne peut mériter d'avoir une relation spéciale avec Hachem, dans laquelle Hachem lui accorde une protection supplémentaire.
Plus on est connecté à Hachem, plus Hachem est proche de nous.
Pour y parvenir, il faut croire en la hachgakha pratit d'Hachem. Dès qu'il arrive quelque chose à une personne, que cela semble être une bénédiction ou le contraire, elle doit reconnaître que cela vient uniquement d'Hachem. Chaque élément a été soigneusement planifié et coordonné. Cela ne résulte pas de l'action d'une autre personne ou des circonstances (du hasard).
Plus une personne croit à cela, plus elle sera connectée avec Hachem et plus l'œil d'Hachem sera sur elle.

La guémara (Nida 16b) rapporte qu'une fois qu'un bébé est conçu, Hachem décide déjà comment sera sa vie : sera-t-il faible ou fort, sage ou stupide, riche ou pauvre. Tout dépend du but pour lequel cette âme descend dans ce monde.
Le Shomer Emounim écrit que la décision d'Hachem quant à savoir si le bébé sera faible ou fort inclut le nombre de défis qu'il devra relever en raison de cette faiblesse ou de cette force. Il en va de même pour les autres domaines. Il est décidé combien de chagrin une personne devra endurer dans ses relations avec les autres, y compris sa femme et ses enfants. Si un homme se comporte dans son mariage comme il est censé le faire, mais que sa femme ne lui rend pas la pareille, c'est un décret du Ciel.
La guémara (Erouvin 41b) dit qu'un homme qui a une femme difficile n'aura jamais à voir le visage du Guéhinam.

Mais il existe des moyens pour une personne d'atteindre la réparation (tikoun) dont elle pense avoir besoin pour ses souffrances sans avoir à endurer de chagrin, de peine.
Si on est persuadé que nos souffrances viennent d'Hashem, et au lieu de se mettre en colère ou de s'énerver, on accepte que c'est Hachem qui nous fait cela pour notre bien, alors rien que cette émouna peut tout changer. Au point qu'on n'aura plus besoin de la souffrance prévue avant cela.
Hachem peut changer le cœur de sa femme pour qu'elle soit gentille et douce. Il en va de même pour un mari.
La émouna dans la hachgakha d'Hachem adoucit les jugements et les transforme en bénédictions.

Nos Sages (Rachi - Yitro 20,6) disent que la mida (Attribut) d'amour bienveillant d'Hachem est 500 fois plus grande que Sa mida de rigueur strict.
Il a été décrété que Yossef passerait deux années supplémentaires en prison en raison d'un manque de émouna. Il a été décrété que la génération du Midbar resterait dans le désert pendant 40 ans ; comme le dit le verset : "pour chaque jour de la mission des méraglim, les juifs ont dû errer dans le désert pendant un an (40 jours = 40 ans)".
Si c'est ainsi que Hachem punit, alors lorsqu'il s'agit de récompenser, un décret sévère d'un an peut être réduit à un jour, ou une heure, ou une minute, voire à rien du tout.
S'il est décrété que quelqu'un doit endurer une certaine souffrance pendant une certaine période pour accomplir son tikoun dans ce monde, il pourrait réduire la durée de la souffrance tout en accomplissant le tikoun. Comment cela? Par le fait de croire fortement que cela vient d'Hachem et non des circonstances ou des autres gens.
Cela peut réduire considérablement la nécessité de la souffrance. Cela peut rapprocher la personne d'Hachem et lui faire bénéficier d'une protection spéciale résultant de leur nouvelle relation unique (de proximité).

Le Shomer Emounim apporte des versets pour le prouver. Croire que tout vient d'Hachem est une ségoula merveilleuse.

Tout vient de Hachem, mais c'est à nous de le croire intérieurement, d'en être persuadé. Plus nous lui attribuons tout à Hachem, plus nous mériterons cette relation extraordinaire et verrons ainsi la rigueur sévère du Ciel se transformer en bontés, en pluie de bénédictions.

Sur les différents niveaux de sainteté qui existent dans le monde. Le plus haut niveau de sainteté est évidemment celui de Hachem. Il est clair que rien d'autre n'est aussi saint que Lui.
Étonnamment, cependant, le 2e niveau de sainteté est celui de la terre d'Israël.
[rav Avraham Saba (1440-1508) - Tsror Hamor - paracha Mattot]

=> on ne se rend pas compte de l'incroyable sainteté de chaque recoin de la terre d'Israël. En apparence on pense voir une terre identique aux autres, mais en réalité c'est le degré de sainteté qui vient juste après celui d'Hachem.

"Il existe une chambre au Ciel qui est connue sous le nom de "lémaala midéré'h hatéva". Elle est au-delà de la nature.
Lorsqu'un juif donne de la tsédaka d'une manière surnaturelle, cela va accomplir pour lui des miracles qui sont surnaturels."
[rav Its'hak de Vork]

Faire du ‘hessed ouvre toutes les portes

Au Ciel, chaque mitsva est examinée pour déterminer comment une personne l'a accomplie, avec quelle intention, si elle l'a fait avec joie ou non, ...
Mais il y a une mitsva qui n'est pas examinée au Ciel pour voir si elle a été accomplie avec orgueil, désir d'être honoré, ... Il s'agit de la mitsva de faire du 'hessed (bonté).
Quand une personne fait du 'hessed et aide un autre juif, toutes les portes s'ouvrent devant elle, et la valeur de la mitsva de faire du 'hessed est très grande au Ciel.
Même si cette mitsva n'est pas accomplie léchem chamayim, toutes les portes s'ouvrent pour celui qui l'accomplit.
[séfer Emouna Chéléma]

La contribution de l’individu au peuple juif

Lorsqu'un individu (juif) s'élève et se purifie, il insuffle ses qualités spirituelles à l'ensemble de la nation ...
Par conséquent, la force spirituelle de la nation dépend de la croissance individuelle de chaque personne.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 6,2 ]

Le pouvoir du tsadik

+ Le pouvoir du tsadik :

-> Rabbi Na'hman de Breslev enseigne : chaque bonne pensée ou bonne action accomplie par un juif, où qu'il se trouve, est une nouvelle "brique" dans la reconstruction du Temple sacré. Chaque brique a une fonction différente. Certaines servent de fondations, d'autres de charpente, ...
Chaque mitsva accomplie par un juif, chaque mot de la Torah et chaque prière doivent être apportés au tsadik de la génération.
Le tsadik les élèvera et les placera à leur juste place. Seul le vrai Tsaddik sait comment placer chaque élément à sa juste place. [Likouté Moharan I, 2:6 ]

-> On a un jour demandé à Rabbi Nathan : "Qui est le plus grand? Une personne simple qui se lie au tsadik ou un érudit qui n'est pas lié au tsadik?"
Rabbi Nathan répondit : "Examinez le chapitre sur la construction du Tabernacle (Chémot 35-40). Si un juif éminent avait fait don d'une arche, d'une table ou de tout autre objet de valeur pour le Tabernacle (Michkan) et avait essayé de faire utiliser cet objet sans l'avoir d'abord apporté à Moché, il n'aurait pas été accepté. Mais lorsque même le juif le plus simple faisait un petit don au Tabernacle par l'intermédiaire de Moché Rabbénou, celui-ci était considéré comme très précieux et était accepté sans hésitation". [Avné'ha Barzel p.74 n°62 ]

-> Rabbi Nathan écrit : Le principal espoir d'Israël réside dans sa confiance envers les grands tsadikim.
Une personne peut vaciller, ses forces peuvent décliner, mais le grand tsadik possède une force spirituelle énorme.
Il cherche toujours à repérer chaque goutte de bien qu'un juif accomplit. Ce bien est immédiatement pris par le tsadik et placé à sa juste place. [Likouté Halakhot - Min'ha 7:63].

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-> Au cours de la vie d'une personne. Rabbi Na'hman enseigne : Le tsadik a le pouvoir d'élever toutes les âmes, y compris celles qui n'ont pas fait le moindre effort dans le sens de la spiritualité. [Likouté Moharan I, 13:2, fin).
Il peut rectifier les âmes de ses disciples même s'ils n'ont pas accompli leurs actes, même s'ils ont été négligents. Même s'ils ont été malveillants dans leurs actes, le tsadik a le pouvoir de les élever.

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+ Après la mort d'une personne :

-> La guémara (Sotah 10b) enseigne : le roi David a élevé son fils Absalom des sept niveaux du Guéhinam au Gan Eden.
Rabbi Na'hman dit : "Je peux aussi le faire. Je peux faire sortir une personne des sept niveaux du Guéhinam et la placer dans le Gan Eden". ['Hayé Moharan 298]
Il a également dit un jour : "Il est plus facile de rectifier les âmes de mille personnes déjà décédées que de rectifier l'âme d'un tsadik vivant, car celui-ci a encore le libre choix". ['Hayé Moharan 94 ]

-> Rabbi Nathan écrit :
Quelle est la signification du verset : "Car Tu n'abandonneras pas mon âme au Chéol (Guéhinam), tu ne laisseras pas Ton 'hassid voir l'abîme (cha'hat - guéhinam)" (Téhilim 16,10)? Si quelqu'un est un 'hassid pieux, pourquoi devrait-il descendre au Guéhinam?
Et si les deux parties du verset font référence à la même personne, pourquoi cette redondance ?

Rabbi Nathan répond : Quelqu'un qui est attaché au vrai tsadik ne restera pas dans le Guéhinam. S'il doit subir un châtiment, celui-ci ne durera pas éternellement, car le tsaddik le fera sortir. Pourquoi?
Parce que "Toi, Hachem, Tu ne permettras pas à Ton 'hassid, le saddik, de souffrir au Guéhinam".
Puisque je suis attaché au tsaddik, le tsadik doit venir me sortir de là. Il ne peut pas rester, "car Tu ne souhaites pas qu'il voie le Guéhinam".
Ainsi, mon attachement au Tsaddik est mon assurance pour l'au-delà contre le Guéhinam.
[Likouté Halakhot - Hashkamat HaBoker 4:4 ]

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+ Après le décès du tsadik :

-> Les tsadikim sont plus grands après leur décès qu'ils ne l'étaient de leur vivant (guémara 'Houlin 7b).
Le pouvoir et la capacité dont disposent les tsadikim pour rectifier les âmes sont encore plus grands après leur départ de ce monde.
Nos Sages (Erouvin 19a) enseignent : Avraham fait sortir les juifs du Guéhinam.
Pendant l'exil babylonien, c'est Ra'hel qui a pour ainsi dire forcé Hachem à prêter serment concernant la rédemption des juifs. [Pessita d'Eikha rabbati 24]
Moché a défendu les juifs contre l'attaque d'Haman. [midrach Esther rabbah 7,18] ...

-> Sur son lit de mort, Rabbi Yo'hanan ben Zakaï se mit à pleurer. Ses disciples ne comprenaient pas pourquoi un homme aussi grand et saint pouvait pleurer.
"Deux chemins s'ouvrent devant moi, leur dit Rabbi Yo'hanan, l'un vers Gan Eden, l'autre vers Guéhinam. Je ne sais pas lequel je vais emprunter" (Béra'hot 28a).

Rabbi Na'hman demanda : "Pensez-vous vraiment que Rabbi Yo'hanan avait peur d'être envoyé au Guéhinam?"
La réponse est la suivante. Rabbi Yo'hanan ne savait pas s'il avait atteint le niveau nécessaire pour entrer au Guéhinam et en retirer certaines âmes alors qu'il était lui-même en route vers le Gan Eden. ['Hayé Moharan 602]

Le Tikouné Zohar (32) ajoute : Le tsaddik entre dans le Guéhinam pour en retirer toutes les âmes qui ont envisagé de se repentir mais ne l'ont pas fait. Le Tsaddik intercède en leur faveur.

Le Arizal écrit également que les tsadikim s'efforcent de corriger, de rectifier et d'élever toutes les âmes de ceux qui ont besoin d'être rectifiés, même après leur propre décès. [chaar HaKavanot - Mizmor Shir léYom HaShabbat).

En fait, leur objectif principal est de veiller à ce que chaque âme soit rectifiée.
En ce sens, rabbi Na'hman enseigne : "Quand le machia'h viendra, il rectifiera tout le monde". [Avné'ha Barzel - p.21 n°4).

La veille de son décès, rabbi Na'hman a dit à ses disciples : "Pourquoi vous inquiéter, puisque je pars avant vous?"
Rabbi Nathan ajouta : "Même ceux qui n'ont pas eu le privilège de connaître le Rabbi de son vivant peuvent encore compter sur lui, à condition de se rendre sur sa tombe sacrée, de lui faire confiance, d'apprendre ses enseignements sacrés et de s'habituer à suivre ses voies". ['Hayé Moharan 122]

Un bon orgueil

+ Un bon orgueil :

-> L'orgueil, l'arrogance, est un péché capital dans l'éthique religieuse en général. Il existe néanmoins un "bon orgueil", dont il est dit "son cœur était élevé (fier) dans les voies d'Hachem" (II Divré Hayamim 16,6).
Cet orgueil n'est pas préjudiciable à l'idéal d'humilité, mais elle le soutient et le renforce ('Hovot Halévovot - chaar Hakeniya - chap.9).
C'est la fierté en Hachem et en la Torah, qui conduit ainsi au service de D. et à l'accomplissement des mitsvot, alors que l'humilité négative est répugnante à ceux-ci (voir Kéter Shem Tov, sect.68 & 393).

[nos Sages parlent de : "gaava dikédoucha", un orgueil de sainteté (puisqu'il nous pousse à agir pour avoir davantage de sainteté, spiritualité). ]

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-> En général, il convient de choisir une voie médiane (le "juste milieu"). En ce qui concerne l'orgueil et la colère, cependant, il faut s'en éloigner le plus possible.
Ces deux traits de caractère équivalent à de l'idolâtrie (Hilkhot Déot 2,3).
L'orgueil positif évoqué dans la section précédente ne contredit pas ce principe : il n'est pas personnalisé, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'estime de soi, mais exclusivement de la gloire d'Hachem.

En ce sens, le Baal Shem Tov enseigne que :
"L'orgueil purifie ce qui est souillé et souille ce qui est pur" : un faux sentiment d'humilité, se dire "je ne suis pas digne d'approcher Hachem", souille, car il vous empêche de remplir vos obligations . Mais il est surmonté (ce qui nous purifie) par l'orgueil de "son cœur est orgueilleux dans les voies d'Hachem".
[l'orgueil à priori (avant d'accomplir une mitsva), ou dans un but de regarder dans son sac de mitsvot (en étant fier, orgueilleux, et ayant de l'estime spirituelle de nous!) pour se renforcer dans un moment de faiblesse, pour se renforcer face aux tentations du monde environnant, aux faiblesses de la nature humaine, ... Tout cela est nécessaire pour vaincre notre yétser ara et allant de l'avant au mieux de nous-même. (lui à l'inverse il prône une humilité immobilisante, un manque de confiance spirituelle ...) ]

D'autre part, celui qui semble pur et qui remplit ses obligations est souillé par son orgueil, par l'autosatisfaction et l'estime de soi dans son service d'Hachem.
[on parle d'un orgueil à postériori (postérieur aux mitsvot) qui vient alimenter notre égo dans un but non nécessaire spirituellement (se renforcer pour agir davantage).
L'idée est qu'il y a un équilibre à trouver en fonction des moments, comme l'idée qu'on a 2 poches, une affirmant que le monde n'a été créé que pour moi (quelle personne grandiose je suis, tout le monde doit être à mes pieds d'exister grâce à moi!), et l'autre disant que je ne suis rien (même pas poussière, sans Hachem qui me donne la vie, la force, ... à chaque seconde). ]
[Kéter Shem Tov, sect.393 ]

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-> Hachem déclare à propos de toute personne orgueilleuse : "Moi et lui, nous ne pouvons cohabiter dans le monde" ; comme il est dit : « Je ne peux supporter celui qui a les yeux hautains et le cœur orgueilleux" (Téhilim 101,5)" [guémara Sotah 5a ].

Le Baal Shem Tov enseigne que ce passage prouve que l'orgueil est pire qu'une faute flagrante : de toutes les formes de faute et d'impureté, il est dit "Qui demeure avec eux au milieu de leur impureté" (A'haré Mot 16,16 ; c'est-à-dire que la Chékhina reste parmi eux malgré leur contamination spirituelle ; Yoma 56b).
Cependant, à propos des orgueilleux et des arrogants, il est dit : "Lui et moi ne pouvons cohabiter dans le monde".
[cité par rabbi Yaakov Yossef de Polnoy - Tsafnat Panéa'h - Yitro ]

-> L'orgueil, même la moindre pensée à ce sujet, est une problème très grave ...
Avec l'orgueil, on cause donc une grave souillure en-Haut et on "repousse les pieds de la Chékhina", comme il est écrit : "Quiconque a le cœur orgueilleux est en abomination pour Hachem" (Michlé 16,5).
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 92 ]

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-> Un érudit de la Torah représente l'honneur de la Torah. Pour lui-même, il doit être humble, comme tout le monde. Mais en même temps, il doit aussi se souvenir de ce qu'il représente et se comporter en conséquence (voir Maïmonide, Hilchot Déot - chap.5 ; et cf. Hilkhot Talmud Torah 6,10 & 12).
Dans ce contexte, il doit manifester (extérieurement - cf. Rambam - Hilkhot Déot 1,4-5 et 2,3) un minimum d'orgueil, c'est-à-dire "un huitième d'un huitième".
[cette quantité symbolique est choisie parce qu'elle représente le contenu du plus petit instrument de mesure dans la Halakha (Tossafot - Roch Hachana 13a) ]

[à l'image d'une personne qui porte un séfer Torah et dont tout le monde lui témoigne tout d'un coup beaucoup de considérations, d'honneur.
De même, tout l'orgueil est pour cette Torah (non l'égo de la personne), et pour le principe qu'une chose considérée comme grande a plus de chance d'entrer profondément en nous car elle davantage de valeur/importance à nos yeux. ]

Notre relation notre monde matériel (par le Baal Shem Tov)

+ Notre relation notre monde matériel (par le Baal Shem Tov) :

-> Gardez à l'esprit que tout dans le monde est rempli du Créateur, béni soit-Il. Tout ce qui se produit à travers les pensées de l'homme à l'aide de divers dispositifs, même la chose la plus insignifiante qui se passe dans le monde, tout cela est par Sa providence, béni soit-Il.
Ainsi, cela ne devrait faire aucune différence pour vous que votre objectif ait été atteint comme vous le souhaitiez ou non. Comme tout vient du Créateur, vous savez qu'il est préférable pour vous que les choses ne se soient pas déroulées comme vous le souhaitiez.

Gardez à l'esprit que tout, que ce soit le monde des Sphères, le monde des anges ou le monde du Trône, n'est rien devant Lui. Car tout se trouve dans l'espace vide de Sa lumière restreinte, de Sa contraction de Soi, et tout a été créé par une seule parole.
Pourquoi alors devriez-vous être attiré par quoi que ce soit de désirable dans ces mondes alors que tout n'est qu'une seule parole de [D.] ? Il vaut mieux s'attacher au-delà des mondes, à ce qui est primordial, c'est-à-dire au Créateur, plutôt que de s'attacher à quelque chose qui est subordonné.
[toute chose prend racine dans le Divin, alors autant se réjouir directement à la racine, dans sa source qui est permise. ]

C'est ce que signifie le Zohar (II;134b) lorsqu'il dit : "Heureux les justes qui savent fixer leur volonté sur le Roi suprême, et non sur ce monde et ses vains désirs" ; car tous les mondes sont destinés à la destruction. [Sanhédrin 97a]
[ les mystiques s'accordent généralement à dire que cela ne doit pas être pris au sens littéral, mais fait référence à la destruction de tous les aspects négatifs et au renouvellement de l'univers à un niveau sublime de pureté - rav 'Haïm Vital - cité dans Ohr Hakhama sur Zohar II;10a ]

Gardez donc toujours à l'esprit de vous attacher au Créateur, d'un amour total qui soit plus grand que celui que vous portez à toute autre chose au monde ; car tout ce qui est bon dans ce monde trouve sa source en Lui.
Pensez (en vous-même) : "Je souhaite toujours apporter satisfaction à [D.], Le servir constamment".
Vos pensées doivent toujours être attachées au Monde Suprême, à [D.]. C'est ce à quoi fait allusion le verset "il ne quittera pas le sanctuaire" (Vayikra 21,12).
[Nous sommes là où se trouve votre pensée. Ainsi, lorsque notre pensée est concentrée sur le monde Suprême, nous ne le quittons jamais vraiment.]

Lorsque vous devez parler longuement de questions mondaines, pensez que vous descendez du Monde Suprême vers le bas. Soyez comme quelqu'un qui quitte sa maison pour aller dehors avec l'intention de revenir immédiatement, en pensant tout au long de son départ : "Quand pourrai-je rentrer chez moi?"
De même, même lorsque vous parlez de questions relative à ce monde, pensez toujours au monde Suprême, car c'est là que se trouve votre demeure principale auprès du Créateur, et ramenez immédiatement vos pensées à leur attachement originel.
David dit ainsi à son fils Salomon : "Je m'en vais par le chemin de toute la terre (I Méla'him 2,2), c'est-à-dire comme une personne en voyage dont l'esprit et le désir sont tournés vers le retour à la maison dans la plus grande hâte.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 84 ]

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-> Sans l'effusion et la vitalité d'Hachem, l'homme est incapable de faire le moindre mouvement. [Likiutim Yékarim, sect.54 ; Kéter Shem Tov, sect.200 ]
En ce sens, on peut donc dire que "le Créateur est dans chaque mouvement, et qu'il est impossible de faire le moindre mouvement ou de prononcer la moindre parole sans la capacité conférée par le Créateur. C'est en effet le sens de "toute la terre est remplie de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3)". [Maguid Dévarav LéYaakov - sect.38 ; Kéter Shem Tov, sect.273 ]

-> "Les justes (tsadikim) ... considèrent ce monde comme insignifiant, et leur séjour ici n'est que temporaire ... Tout comme un étranger aspire à retourner dans son lieu de naissance, eux aussi aspirent à retourner à leurs racines et à leur origine"
[rabbénou Bé'hayé - Kad Hakéma'h]

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-> Voici un autre enseignement du Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach - 90) :
Si vous voyez soudainement une belle femme, réfléchissez : "D'où vient sa beauté? Si elle était morte, elle n'aurait plus cette apparence ; d'où vient donc sa [beauté]?
Il faut nécessairement dire qu'elle vient de la force divine qui se diffuse en elle. C'est elle qui lui donne sa beauté et son teint rouge. La racine de la beauté se trouve donc dans la force divine.
Pourquoi alors devrais-je être attiré par une simple partie? Je ferais mieux de m'attacher à "la racine et au cœur de tous les mondes" (Hachem) où se trouvent toutes les formes de beauté."

Il en va de même lorsque l'on observe d'autres objets physiques, tels qu'un récipient.
Dites-vous : "D'où viennent la beauté et la forme de ce récipient? Sa substance matérielle est clairement sans valeur. Cependant, sa beauté et sa forme, sont la réalité spirituelle et vitale du récipient, qui est une partie divine d'En Haut [car la vitalité de toutes les choses physiques est une partie divine d'En Haut - tout élément/objet dans ce monde doit avoir une étincelle de divinité (plus ou moins importante) rien que pour pouvoir exister. ].

De même, lorsque vous mangez, gardez à l'esprit que le goût et la douceur des aliments proviennent de la force vitalisante (qui lui donne sa vie) et de la douceur d'En Haut, et que c'est là leur vitalité. Car la matière inorganique possède elle aussi une force vitale (étincelle de divinité), comme le prouve le fait qu'elle existe et qu'elle est durable.
Il s'ensuit donc que la vitalité divine d'En Haut se trouve partout.

En considérant les choses de cette manière, vous les regardez avec votre esprit, et cela n'est pas fait pour vous faire plaisir, mais en relation avec l'Ein Sof (Hachem), béni soit-Il. Cela est efficace pour nier les pensées (inappropriées).

C'est un principe établi que ce que vous pensez pendant la journée affecte les pensées que vous avez lorsque vous dormez et rêvez. Ainsi, en suivant la procédure ci-dessus tout au long de la journée, vous mériterez de voir dans vos rêves la force de vie de cet objet physique. Votre vision (perception empirique) pendant la journée n'est que physique ; mais lorsque votre pensée s'attarde sur la réalité spirituelle inhérente au matériel, alors dans votre rêve, vous verrez la spiritualité nue, dépouillée de son vêtement (extérieur). Car [le terme] 'halom (rêve) est une expression de "périodes de 'halim" (Roch Hachana 28a), qui signifie fort, solide.

Pendant la journée, la force de vie de l'homme est faible parce qu'il est lié à son corps [matériel] ; c'est pourquoi il ne voit pas la force de vie inhérente aux matières physiques.
Cependant, la nuit, la force de vie s'étend au-delà du corps ; elle est donc forte et permet de percevoir la force de vie (étincelle de divinité) elle-même.
Cela peut conduire à des niveaux de prophétie. Ainsi, il est écrit de tous les prophètes que "je lui parle dans un rêve" (Béaaloté'ha 12,6), à l'exception de Moché, notre maître, qui était capable de percevoir la force vitale de la matière physique même lorsqu'il était éveillé.

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-> La force de vie de toute chose est une étincelle de la Chékhina.
Et cela même la matière inorganique (c'est-à-dire la poussière, les pierres, ...), qui se doit de possèder nécessairement une force de vie spirituelle, tout comme les végétaux, les animaux et les êtres humains.
[rabbi 'Haïm Vital - Eits 'Haïm 39,3 ; voir aussi Tanya - Chaar Hayi'houd, chap.1-2 ]

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-> Toute chose prend racine dans le Divin, alors autant se réjouir directement à la racine, dans sa source qui est permise.
En ce sens, le Baal Shem Tov donne une exemple : "Si j'aime cet 'chose', comme par exemple une femme, qui n'est qu'une "goutte putride" (Avot 3,1), combien plus devrais-je aimer Hachem!"
De même (selon le Baal Shem Tov), lorsque vous voyez quelque chose qui vous fait peur, dites-vous : "Pourquoi devrais-je avoir peur de cela? Ce n'est qu'un être humain comme moi, sans parler d'un animal ou d'une bête. Puisque le D. redoutable, est investi dans cet être [lui permettant d'exister], à combien plus forte raison devrais-je craindre [D.] Lui-même!"