Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Prières et larmes pour la grandeur de nos enfants

+ Prières et larmes pour la grandeur de nos enfants :

-> Nos Sages nous enseignent qu’Avraham est mort avant l’heure qui lui était destinée afin de ne pas voir son petit-fils, Essav, commettre de graves fautes.
Il était censé vivre 180 ans, mais alors qu’il en avait 175, Essav commença à fauter sérieusement ; c’est pourquoi Hachem fit mourir Avraham à l’âge de 175 ans. Nous voyons ici, dit le rav Aharon Leib Steinman, combien il est douloureux pour un parent (ou un grand-parent) de voir son enfant s’écarter du droit chemin. Cela valait la peine pour Avraham de renoncer à cinq années de sa vie afin d’éviter de voir son petit-fils se comporter de manière méchante.

D’un autre côté, l’un des plus grands plaisirs qu’un parent puisse avoir est de voir son enfant devenir un érudit de la Torah et une personne vertueuse. Le rav Steinman enseigne une idée fascinante sur la manière dont on mérite d’avoir des enfants bons et vertueux.
Le midrach (Yalkout Shimoni - Shmouel n° 78) nous dit qu’avant la naissance du prophète Shmouel, une voix céleste (bat kol) s’est fait entendre dans le monde entier, annonçant qu’un grand tsadik allait bientôt naître et qu’il s’appellerait Shmouel. Par la suite, chaque fois qu’une femme donnait naissance à un fils, elle le nommait Shmouel dans l’espoir qu’il soit ce tsadik.
Cependant, à mesure que chacun de ces "Shmouel" grandissait, il devenait évident qu’ils n’étaient pas le tsadik auquel faisait référence la bas kol.
Finalement, 'Hanna donna naissance à son Shmouel, et lorsque les gens virent sa droiture et sa sagesse, ils dirent : "Celui-ci semble être l’élu!"
Ce midrach est difficile à comprendre. Si Shmouel, fils de 'Hanna, était destiné à être le tsadik, à quoi bon rendre son nom public?

La réponse est qu’il avait seulement été décrété que le tsadik naîtrait, mais pas de quel père et de quelle mère il naîtrait. Le but de la bat kol était de donner à chacun la possibilité d’être les parents de cette âme spéciale. La plupart des gens pensaient qu’il leur suffisait de nommer leur enfant "Shmouel". Cependant, ce n’est pas ainsi qu’une personne mérite de donner naissance à un grand personnage (spirituel) ; il faut plutôt prier et implorer Hachem pour obtenir ce privilège.
La seule à l’avoir compris fut 'Hanna, qui se rendit effectivement au Michkan et pria du plus profond de son cœur pour avoir un enfant juste. C’est pourquoi elle eut le mérite de donner naissance au prophète Shmouel.

"Et D. prononça toutes ces paroles : "Je suis Hachem, ton D., qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, d'une maison d'esclavage. Tu n'auras point d'autre dieu que moi" (Yitro 20,1-2)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente :
Au don de la Torah, Hachem a parlé avec puissance tous les commandements en une seule parole.
[...]
Nos Sages (guémara Makot 24) ont dit que les deux premiers Commandements : "Je suis Hachem, Tu n'auras pas d'autre D."... les Bné Israël les ont entendu de la bouche d'Hachem, avec une voix puissante.
Donc lorsque D. a dit les 10 Commandements, il n'est sorti de Sa bouche qu'une seule Parole (qui comprenait tous les 10 Commandements), l'oreille humaine ne peut pas entendre toutes ces puissantes paroles et lorsque les Bné Israël les ont entendues, ils n'ont pu percevoir que les deux premiers Commandements.

Leur âmes (néchama) a quitté leur corps, et comme il est dit : "Mon âme est sortie en parlant" (Chir haChirim 5,6), et ils n'ont pas pu l'entendre et comprendre plus que cela.
Tous les 8 autres Commandements qui sont sortis de la Parole de D. comme des flambeaux, se sont posés sur le mont Sinaï, jusqu'à ce que l'âme des Bné Israël leur soit revenue (résurrection) grâce à une rosée de vie.
Alors toutes ces paroles divines se sont présentées à chacun des Bné Israël et leur ont dit tous les autres Commandements qu'ils n'avaient pas entendus de la bouche de D.

On peut comprendre maintenant la raison pour laquelle les deux premiers Commandements sont écrits tel que D. les a dits : "Je suis Hachem, ton D. qui t'a fait sortir d'Égypte", car c'est D. Lui-même qui parle aux enfants d'Israël!
Mais ensuite, c'est l'ange envoyé de D. qui a rapporté ses Paroles comme le verset l'écrit : "c'est Shabbat pour Hachem, ton D.", en souvenir de D. qui a créé le monde en six jours. C'est pour cela que Hachem l'a béni, et de même pour tous les autres Commandements.

La voix (l'envoyé de D.) ne peut mentir et dire c'est Mon Shabbat car J'ai créé le ciel et la terre ... puisque c'est l'ange envoyé de D. qui parle.
D'après cela, on peut comprendre ce que le verset dit : "Et Il a parlé (Elohim) toutes les Paroles" avec Sa puissante voix qui proviennent de ce Nom, Il les a prononcées toutes en une seule Parole, et aussi Il a donné de la puissance à Ses Paroles, de telle sorte qu'elles puissent parler elles-mêmes ensuite aux Bné Israël au moment voulu, comme il y a eu lieu.
Puisque les Bné Israël ne pouvaient plus les entendre toutes, de la bouche de Dieu, elles ont parlé elles-mêmes.

On peut aussi expliquer d'après ce que nous enseignent nos Sages dans le midrach (Tan'houma Toldot 7) que D. n'associe pas Son Nom à aucune créature de son vivant. D'après la raison du prophète : "même dans Ses saints, Il ne met pas Sa croyance" (Iyov 15,15).
Pour cette raison, Il n'a associé Son Nom à celui d'Avraham en disant : "Hachem Ton D.!" qu'après sa mort. C'est ce que veut dire le verset : "Et D. (Elohim) a parlé toutes ces choses-là" = c'est-à-dire d'une parole puissante.
C'est pour unir Son Nom sur chacun d'entre eux et dire : "Je suis Hachem, ton D."

Hachem s'est adressé à eux de cette manière (avec rigueur) afin de les éprouver, les raffiner et par cela enlever l'impureté qui était ancrée au fond d'eux et ils auraient alors le niveau requis pour qu'Il puisse leur dire : "Je suis Hachem, ton D."
D'après ce que nos Sages ont enseigné, que leur âme les a quittés.
=> Il se trouve qu'Hachem a uni Son Nom avec eux au moment-même où leur âme est sortie d'eux et tout de suite, Il dit à chacun d'entre eux : "Je suis Hachem ton D."

[Le Ohr ha'Haï ajoute : ] Je me dois d'expliquer la raison pour laquelle ce sont les deux premiers Commandements uniquement que les Bné Israël ont entendus de la bouche d'Hachem : "Je suis Hachem, ton D., qui t'ai fait sortir d'Egypte" et "Tu n'auras pas de dieux étrangers".
Il faut savoir que ces deux Commandements sont réellement les racines et les bases de toutes les autres mitsvot.
"Je suis Hachem" est la base et la racine des mitsvot positives, et "Tu n'auras pas de dieux étrangers" est la racine des mitsvot négatives.
=> C'est pour cela que D. a enraciné au fond d'eux ces deux Commandements. Ainsi la Torah restera profondément ancrée en nous, et ne nous quittera plus jamais pour toutes nos générations à venir.

<------->

-> "Je suis Hachem, ton D. (ani Hachem Elokékha - אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ), qui t'a fait sortir d'Égypte, de la maison d'esclavage" :
Ce commandement s'adresse à l'âme et au corps, "Je suis Hachem ton D." parle à la néchama (l'âme) puisqu'étant spirituelle, elle reconnaîtra la Divinité. C'est pour cette raison d'ailleurs que dès qu'elle a entendu Je suis Hachem, elle a quitté le corps, elle a reconnu son Créateur et venant du monde supérieur, du monde de l'Unicité, elle a voulu s'unir à Lui.

C'est aussi pour cela que, même dans le monde du bas le monde de la séparation (pluralité), le peuple d'Israël, étant sanctifié par son âme (néchama), est appelé "un peuple unique" et est comparé aux anges.
Le corps dont la vitalité ressemble à celle de l'animal (les besoins vitaux et matériels du corps) ne reconnaît pas la lumière spirituelle et merveilleuse de son Créateur. Au simple fait d'entendre la première Parole "Je suis Hachem", c'est pourquoi D. finit et dit "Qui t'a fait sortir d'Egypte", il se sensibilisera à ce bienfait matériel dont le créateur l'a comblé.

On peut expliquer également de cette manière, "Je suis Hachem, ton D." avant ta venue dans ce bas monde car tu es une partie de la lumière Divine comme une partie de Dieu Lui-même (Haazinou 32,9) et le verset continue "Qui t'a sorti d'Égypte", c'est-à-dire c'est la raison pour laquelle Je t'ai fait sortir d'Égypte, et celle aussi pour laquelle J'ai secoué la terre et tous ses habitants, le ciel et toutes les constellations (les astres) pour Israël, afin de le sortir d'Egypte.
Je ne pouvais pas ne pas sauver ces particules de sainteté, afin qu'ils deviennent mes serviteurs.

Ou encore on peut séparer le verset de telle manière "Je suis D." (יהוה - D. de miséricorde) aussi bien lorsque Je te comble de bienfaits Je suis ton Maitre, et même lorsque Je te mets à l'épreuve, et t'envoie des signes de remontrance, Je suis aussi "ton D. Eloké'ha" (אֱלֹהֶיךָ - D. de justice).

Egalement, d'après ce que nos Sages nous ont enseignés (guémara Béra'hot 60), un homme doit louer Dieu avec joie, aussi bien dans les bonnes circonstances que dans les mauvaises, car réellement les remontrances et les épreuves que Dieu nous envoie sont une bonté et un bienfait pour nous.
C'est ce que le verset dit : "Je suis D." (de miséricorde), même lorsque Je Me montre "ton Hachem" (justice) c'est-à-dire même lorsque Je t'éprouve.

-> "Qui t'a fait sortir d'Égypte de la maison d'esclaves" :
Ces 2 termes font allusion à 2 époques, la première est l'exil (galout) d'Égypte dont Il nous a sortis, et la deuxième de la maison d'esclavage, qui fait allusion à notre exil actuel. Exil où nous sommes asservis et humiliés par toutes les nations et par tous les peuples parmi lesquels nous nous trouvons. Hachem fait allusion, que même de celui-là, Il nous délivrera.

Ou encore cette répétition vient nous expliquer, car on peut se demander, pourquoi Hachem nous a-t-Il fait sortir d'Egypte, pourquoi ne nous a t'il pas comblé d'un plus grand bienfait? Il aurait pu nous laisser en Égypte où nous serions devenus les chefs, les gouverneurs de la terre.
Nous aurions pu ainsi dominer nos ennemis, et ceux qui nous avaient asservis seraient devenus nos serviteurs, de ce fait, les Bné Israël auraient été plus satisfaits et auraient prouvé au monde la puissance de D. et de Son pouvoir. Et tout le monde aurait reconnu qu'il y a un Dieu Qui juge.

A cela, D. dit que la raison est que la terre d'Egypte elle-même est une "maison d'esclavage", car lorsqu'il a partagé le monde en 70 parties, il a nommé des princes célestes qui seront les intermédiaires entre la nation de cette partie du monde et lui-même, ainsi en est-il dans le monde entier, à l'exception de la terre de Canaan, que D. a choisie pour la gloire de Son Nom.
"Les yeux de Dieu y sont portés du début de l'année jusqu'à la fin" = c'est à cela que fait allusion le verset de la maison d'esclavage, un endroit d'esclaves de D. (dominé par les princes célestes).
Hachem ne désire pas que l'on soit dominé par un prince, aussi céleste soit-il, si ce n'est par Lui-même, bénit soit-Il. C'est pour cela qu'Il nous a fait sortir d'Égypte un pays d'esclaves (les princes célestes dominent) afin de leur faire hériter de la terre qui est celle de la maison de D. uniquement.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

Pessa’h = libérer notre intériorité

+ Pessa'h = libérer notre intériorité :

-> Nos maîtres 'hassidiques comprenaient les paroles du Lé'ha Dodi : "korva él nafchi guéala" (approche-toi de mon âme ; délivre-la - Téhilim 69,19), comme signifiant que "se rapprocher de soi-même, c’est la guéoula (délivrance)".
[rav Guédalia Rabinowiz de Linitz - Téchouot 'Hen - Noa'h p.22]

<--->

-> Notre chemin vers la réalisation de soi est celui de la découverte intérieure et constitue également une condition préalable à notre délivrance nationale. En quittant notre Egypte (Mitsrayim) personnelle, nous faisons rayonner la lumière de la délivrance (guéoula) à travers le monde.
Ainsi, la sainteté essentielle et la lumière spirituelle latentes au sein de l’âme collective de notre nation s’éveilleront un jour, permettant au point commun de lumière éternellement pure en chacun de nous (nékoudat hatsadik), de resplendir comme une couronne splendide.
[rav Yéhouda Mischel]

<--->

-> Un matin de Pessa'h, après un Seder célébré en prison, les détenus dirent à Reb Aryeh : "Le Séder était merveilleux, nous avons mangé de la matsa et bu du vin, nous avons récité le Ma Nichtana et mangé l’afikoman. Mais il manquait quelque chose d’important. En prison, nous ne pouvons pas ouvrir la porte à Élie Hanavi!"
Comment leur Pessa'h pourrait-elle être complète sans ce geste qui invite à la rédemption (guéoula)? Comment pourraient-ils atteindre la liberté alors qu’ils sont coincés là, enfermés dans leur cellule, leur propre "Mitzrayim" personnel?

Le rav Aryeh répondit : "Chaque homme est prisonnier de lui-même. La liberté ne dépend pas de notre capacité à sortir de notre demeure, mais plutôt de notre passage par la porte du cœur.
Pensez-vous qu’Eliyahou Hanavi entre par une porte physique? Il vient par un cœur ouvert!
S’ouvrir une brèche dans son propre cœur, cela, n’importe qui peut le faire, même un prisonnier derrière les barreaux. Et lorsqu’il le fera, il sera véritablement libre spirituellement!"

-> Le rav Asher Freund a dit un jour : "Beaucoup me demandent une bénédiction pour mériter de voir Eliyahou Hanavi. Je préfère bénir les gens pour qu’ils méritent de se voir eux-mêmes. Vous voyez, "une personne est tenue de se voir elle-même ('hayav adam lirot et atsmo), et c’est seulement alors qu’il est dit : "c’est comme si elle avait quitté l'Egypte" (ké'ilou yatsa miMitsrayim).

La tsédaka = téchouva & expiation des fautes

+ La tsédaka mène à la téchouva :

-> Le Noam Élimélé'h (parachat Vayéchev) écrit : "Certains hommes ont des actions corrompues. Cependant, comme ils ont naturellement bon cœur et une propension à aider les autres, ils sont attirés par la téchouva. C'est ce que dit le roi David : "Seuls le bien et la bonté ('hessed) me poursuivent tous les jours de ma vie, et je vivrai dans la maison de Hachem tout au long de mes jours" (Téhilim 23,6).
Cela signifie que même si l'on ne possède que la mida de la bonté, elle nous poursuivra toute notre vie et nous incitera à faire téchouva."

<--->

+ La tsédaka expie les fautes :

-> Nous apprenons de cela que la tsédaka et le 'hessed (bonté) ont le pouvoir d'amener une personne à faire téchouva et à expier ses fautes. Cela ressort également du verset : "Et vos fautes seront rachetés par la tsédaka" (Daniel 4,24).

Le rabbi de Kretchnif affirme que cela est également évoqué dans la Michna (Zéva'him 5:8) qui stipule que le sang du Korban Pessa’h doit être placé "kénéged hayessod" (sur les fondations du Mizbéa'h).
Ceci suggère que la tsédaka peut même expier les fautes qui affectent les fondations du monde.

Shabbath Za’hor

+ Shabbath Zakhor :

-> Nos Sages ont institué de lire la paracha Zakhor le Shabbat qui précède la fête de Pourim. [guémara Méguila 30a]

-> Le 'Hidouché haRim explique que nos Sages ont institué de lire la paracha Zakhor durant la semaine qui précède Pourim car la sainteté du jour du Shabbat a la capacité particulière d'effacer Amalek.
On y trouve une allusion dans le verset : "Ce sera lorsque Hachem ton Dieu te donnera du repos sur tous tes ennemis aux alentours" (Ki Tétsé 25,19).

-> Il est écrit : "Hachem dit à Moché : écris ceci comme souvenir dans le livre et place-le aux oreilles de Yéhochoua : effacer, J'effacerai le souvenir d'Amalek de dessous les cieux" (Béchala'h 17,14).
Le midrach (Tan'houma Béchala'h 28) explique notre verset : "effacer, J'effacerai" = cela signifie qu'il sera effacé dans ce monde ici-bas et effacé dans le monde à venir.
[ainsi Amalek sera définitivement effacé par Hakadoch Baroukh Hou lui-même à l'avenir.]

-> Selon la guémara (Béra'hot 57b), le Shabbat est 1/60 du monde futur.
[ par conséquent, puisqu'il est déjà un certain goût d'une réalité sans Amalek (Satan, yetser ara), il est clair que le Shabbath a la capacité particulière de nous aider à accomplir la mitsva d'effacer Amalek déjà dans ce monde, c'est pour cela par exemple que nous lisons paracha Za'hot le Shabbath précédant Pourim. ]

-> Le Bné Yissa'har écrit :
Voici que Hachem nous a donné le jour du Shabbat, jour de sainteté pour l'assemblée comme il est écrit : "Vous observerez Mes Shabbat car c'est un signe entre Moi et vous pour vos générations pour savoir que Je suis Hachem qui vous sanctifie" (Ki Tissa 31,13).
Durant ce jour sacré l'âme est renforcée dans la sainteté et c'est le sens des paroles de nos Sages : "Hachem dit à Moché : J'ai un cadeau merveilleux dans Mon trésor, et Shabbat est son nom. Je souhaite le donner à Israël, à toi de leur faire savoir" (guémara Shabbath 10b).
Ainsi, le Shabbat étant le 7e jour de la semaine, il contient un supplément de sainteté qui a la propriété de pouvoir s'opposer à la force particulière du 7e nom du mauvais penchant [Tséfoni = le pire des 7 aspects du yétser ara] (guémara Soucca 52a) qui est incarné par Amalek.

[le Maharcha (Soucca 52a) dit que les 7 noms du mauvais penchant correspondent aux 7 forces négatives qui correspondent elles-mêmes aux 7 jours de la semaine. (Shabbath ayant davantage de sainteté avec le supplément d'âme, il fait face à davantage d'impureté des forces du mal, et il peut donc davantage leur porter atteinte)]

<--->

[le Séfer ha'Hinoukh dit que nous juxtaposons le Shabbath Za'hor (victoire sur Amalek) avec Pourim (victoire sur Haman) pour donner de la force aux juifs dans leur guerre contre leurs ennemis qui sont les descendants d'Amalek.
D'une certaine façon on peut dire que Shabbath est le moment où l'on a le temps d'apprécier notre situation de "fils" d'Hachem, d'être des juifs. Et par cette joie, fierté, cette émouna, alors nous avons davantage de puissance pour vaincre Amalek. (Hachem voyant à Shabbath notre véritable envie d'être proche de Lui (ex: en chantant, en étudiant à Shabbath), alors Il nous aide à l'être).]

<--->

+ Shabbath Zakhor :

-> Le Shabbath précédant Pourim, c'est une mitsva d'y lire la paracha Zakhor (passage de Ki Tétsé 25,17-19).

-> Le Shabbat Za'hor se distingue par la mitsva propre à ce jour qui consiste à effacer le nom et le souvenir d'Amalek en acceptant sur soi le joug de la Torah et l'accomplissement des mitsvot.

-> Le Beit Aharon (Pourim 67) écrit à ce sujet :
"Tout ce que chaque juif fait, doit être accompli avec l'intention d'effacer le souvenir d'Amalek, et lorsqu'il veillera à cela, je suis certain que, très rapidement, il verra ses épreuves se résoudre".

-> Rabbi Tsadok de Lublin (Divré Sofrim 29) écrit :
"Il m’a été transmis que, lors de la lecture de la paracha Zakhor, au moment où l’on proclame à l'encontre d'Amalek : "tim'hé (efface - תמחה), une profusion de fertilité est suscitée d'office, en contrepartie, du côté de la sainteté".

Le rav Elimélé'h Biderman commente :
Cela peut s’expliquer à l’aide de l'enseignement de la guémara (Méguila 6a) sur le verset de Yé'hézkiel (26,2) : "Je comblerai la ruine" : "Si celle-ci est pleine, celle-ci sera détruite, et si c'est l'autre qui est pleine, c'est celle-ci qui sera détruite".
Cela signifie qu'il ne peut se produire que Yaakov et Essav soient, tous les deux, ensemble, au sommet de la réussite ; lorsque l'un monte, c'est que forcément l'autre descend.

=> C'est pourquoi, lorsque l'on mentionne l'effacement d'Amalek pendant ce Shabbat, et que l'on demande de diminuer et d'éradiquer complètement son souvenir, il en découle nécessairement que la descendance de Yaakov se multiplie en nombre, et que tous méritent de donner naissance à des garçons assidus dans l'étude de la Torah et dans l'accomplissement des mitsvot.

<--->

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2018/03/05/effacer-amalek-de-nos-jours

[Au sujet de la robe du Ephod : ] "Son ouverture au sommet (pi rocho) sera tournée vers l'intérieur ; son ouverture sera entourée d'une bordure" (Tétsavé 28,32)

-> Le Divré Israël dit que les mots "son ouverture au sommet sera tournée vers l'intérieur" (véaya pi rocho béto'ho) font allusion à la leçon selon laquelle il ne faut pas "penser une chose dans son cœur et en dire une autre de sa bouche", c'est-à-dire qu'une personne ne doit pas être hypocrite.

Le verset dit que la bouche d'une personne (son "ouverture au sommet" - pi rocho = bouche de sa tête) doit être tournée vers l'intérieur, ce qui signifie qu'elle doit être la même que son cœur.

<--->

-> Le Divré Israël propose également une autre explication. Il dit que le verset fait allusion au rôle des dirigeants de la Torah qui guident le peuple juif et explique que leurs paroles émanent de leurs cœurs et qu'ils s'incluent eux-mêmes parmi tous les gens.

Les séfarim Hakedochim (voir Noam Elimélé'h - parchat Emor) expliquent le pasuk "reprends ton prochain" (okhéa'h tokhia'h ét aité'ha - Kédochim 19,17), comme signifiant "avec ton peuple" (amité'ha).
En d'autres termes, lorsque les dirigeants réprimandent le peuple, ils doivent également s'inclure eux-mêmes.

En conséquence, ce verset dit que les têtes des dirigeants (rocho) doivent être "tournées vers l'intérieur" (béto'ho). Lorsqu'ils dirigent le peuple et lui parlent, ils doivent également s'inclure eux-mêmes et se parler à eux-mêmes.

Shéma Israël = unité des juifs

+ Shéma Israël = unité des juifs :

-> Le terme Shéma, ne signifie pas seulement "écouter", mais également "se rassembler".
Shéma Israël : Unifie Israël comme un seul.
Le séfer 'Harédim cite le verset : "vayéchama Chaoul ét aam" (Chaoul a convoqué tout le monde - Chaoul I 15,4).
Lorsque nous nous rassemblons, notre état d'unité reflète le concept : "Hachem Elokénou, Hachem E'had" ; c'est-à-dire que Hachem, notre D., est Un.
Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou - Béréchit 2,4) interprète également les mots "Shéma Israël" comme un appel au peuple juif à s'unir, afin d'unifier le Nom de Hachem.
[si tu Shéma Israël (unifie les juifs) seulement alors il y aura : Hachem Elokénou, Hachem é'had. ]

En tant qu'ambassadeurs de Hachem dans le monde, nous devons incarner et refléter cette unité afin de représenter l'Unicité de Hachem au monde. Le fait que Hachem soit Un, E'had, est promulgué dans le monde à travers la démonstration de notre unité.

<--->

-> Cette idée est également énoncée dans la Amida : "ata é'had vésim'ha é'had, oumi kéam'ha Israël goy é'had ba'arets". Cette phrase commence par déclarer qu'Hachem est Un et que Son Nom est Un, puis elle conclut en affirmant qu'il en est de même pour le peuple juif.
Puisque Hachem est Un, il en va de même pour Ses ambassadeurs (les juifs) dans le monde. Ils reflètent la singularité d'Hachem. En revanche, lorsqu'il y a de la discorde au sein du peuple juif, Hachem est, pour ainsi dire, également perçu comme fragmenté.

La cohésion juive ne vise pas seulement l'amélioration de notre société, mais, plus important encore, elle transmet l'identité d'Hachem au monde. L'unité juive proclame au monde entier le message: Hachem E'had!

L'inverse est également vrai. En cas de discorde et de disparité au sein du peuple juif, le message de l'Unicité de Hachem est perdu, et, à D. ne plaise, un message différent est transmis en conséquence. S'il existe plusieurs ambassadeurs, c'est qu'il doit y avoir plusieurs rois. Ce message alternatif constitue une hérésie!
Telle est la nature fondamentale de la a'hdout au sein du peuple juif.

Venez et voyez, une personne doit se réjouir pendant les fêtes (juives) et apporter de la joie aux pauvres. Une personne qui se réjouit sans donner aux pauvres sera sévèrement punie.
À son sujet, le verset dit : "Je répandrai la souillure sur vos visages, la souillure de vos offrandes festives" (Mala'hi 2,3).
[Zohar - vol II,85b]

<--->

-> Celui qui donne de la charité avant les fêtes (juives), il sera béni par la paix dans sa propre maison, récompensé à la mesure de ses actes pour avoir instauré la paix entre Hachem et le pauvre.
[Baba Salé - Israël Saba]

-> Une personne qui fait un acte de charité (tsédaka) apporte la paix entre Hachem et le pauvre, est récompensée à la mesure de ses actes par la paix dans sa propre maison et est bénie par l'abondance.
[rav 'Haïm Palagi - Moed léKol 'Haï - p.4]

Servir Hachem avec crainte et joie, ce sont deux amis qui ne se séparent jamais.
En effet, la crainte sans la joie n'est que tristesse, et il n'est pas bon de souffrir sur comment servir Hachem ; il suffit d'être toujours joyeux.
[Baal Chem Tov - Tsivat HaRivach 13b ]

<--->

-> Dans le monde matériel, là où il y a de la crainte, peur, il n'y a pas de joie, et là où il y a de la joie, il n'y a pas de crainte.
Mais au service d'Hachem, là où il y a la crainte, il y a l'amour.
[Toldot Yaakov Yossef - Bé'houkotaï - p.127b ]

-> J'ai appris de mon maître (le Baal Chem Tov) que lorsque quelqu'un demandait à Nachmanid: "Qu'est-ce qui est considéré comme le service de D. ?", il répondait : "Tout ce qui procure du plaisir et de la joie, combinés à de la crainte."
[Toldot Yaakov Yossef - Michpatim - p.70b ]

"Pourquoi [le Temple] s'appelle-t-il 'Lévanone'? Parce qu'il blanchit (lavane) les fautes d'Israël."

[guémara Yoma 39b]

Pour le prix d'un sacrifice, il était possible d'effacer toute trace du péché, d'être totalement pur!