Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Pharaon dit : "Monte, et enterre ton père comme il te l'a ordonné" (Vayé'hi 50,6)

-> Rachi note que Pharaon n'aurait pas permis à Yossef d'enterrer Yaakov en terre d'Israel si ce n'était pour le vœu que Yossef avait fait à Yaakov.
Il explique que Pharaon n'a pas voulu forcer Yossef à transgresser son vœu, car Yossef aurait pu répondre : "Si c'est le cas, je transgresserai le vœu que je t'ai juré (de ne pas révéler) que je connais la langue sainte (l'hébreu) et que tu ne la connais pas".

=> Pourquoi Pharaon était-il si préoccupé par le fait que les gens découvrent que Yossef connaissait une langue de plus que lui? Après tout, il n'était pas préoccupé par le fait que le peuple découvre que Yossef était plus sage que lui.
[Pharaon dit à Yossef : "Nul n’est intelligent et sage comme toi" (Mikets 41,39). ]

La réponse est que s'il est important pour un roi d'être sage, il est encore plus important pour un roi de connaître de nombreuses langues. Un roi qui ne connaît pas les langues de ses sujets n'est pas apte à les gouverner.
Comme Yossef maîtrisait toutes les langues, y compris la langue sainte, il était plus qualifié pour régner sur la myriade de nations soumises à la domination égyptienne. Si cela avait été rendu public, Pharaon aurait été contraint de se retirer en faveur de Yossef. Il avait donc tout intérêt à garder le secret.

=> Pourquoi Pharaon était-il incapable d'apprendre la langue sainte? Après tout, il avait réussi à apprendre les 70 langues des nations non juives.
La réponse réside dans le caractère sacré de la langue sainte. Si Pharaon parlait couramment les autres langues, c'est parce qu'il était capable d'entrer en contact avec chaque nation à un certain niveau. Cependant, Pharaon était incapable de se connecter à la sainteté d'Israël, la nation sainte d'Hachem, à quelque niveau que ce soit. En tant que telle, la langue sainte lui échappait.

En revanche, la grande sainteté de Yossef a fait de la langue sainte sa langue la plus naturelle. Il eut du mal à apprendre les 70 langues, car contrairement à Pharaon, il n'avait pas de lien naturel avec les 70 nations du monde.
L'ange Gavriel tenta d'enseigner à Yossef les 70 langues des nations non juives, sans succès, et ce n'est que lorsque Hachem ajouta la lettre hé de Son nom au nom de Yossef, le transformant en Yéhossef, qu'il réussit à les apprendre. [guémara Sotah 35b]
Le hé a renforcé le lien de Yossef avec Hachem. Comme Hachem englobe tout, y compris les 70 nations, Yossef s'est connecté aux 70 nations et a pu apprendre leurs langues.
[Maharal - Gour Aryé]

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-> En résumé :
Pharaon parlait couramment les 70 langues des nations non-juives parce qu'il était lié à chacune d'entre elles à un certain niveau. Pourtant, Pharaon trouvait que la langue sainte était insaisissable parce qu'il n'avait aucun lien avec la sainteté du peuple juif, et en tant que telle, la langue sainte était au-delà de sa capacité à l'apprendre.
Pour Yossef, c'est l'inverse.

"Avant de prier pour être capable d'absorber les mots de la Torah, une personne doit prier pour que les délices de ce monde ne pénètrent pas dans ses entrailles"
[Tana déBé Eliyahou rabba 21]

A notre époque, nous avons eu le privilège d'entendre la déclaration de la Grande-Bretagne. En effet, en 5678 (1917), le gouvernement britannique a publié la déclaration historique [Balfour], qu'il a envoyée à Lord Rothschild afin qu'il la transmette au peuple juif, affirmant que l'Angleterre accordait la terre d'Israël au peuple juif dans le but de permettre le retour d'Israël sur sa terre. C'est un signe merveilleux que Hachem souhaite que le peuple juif monte en terre d'Israël.

Depuis lors, une nouvelle ère s'est ouverte et l'obligation de faire immédiatement l'aliyah nous incombe.
Chaque famille, chaque homme et chaque femme doit monter en terre d'Israël, autant que possible, selon toutes les opinions.
Le peuple juif et la terre d'Israël attendent la guéoula, et chaque immigrant [juif] fait partie de la guéoula de tout le peuple juif ... Et lorsque toute la nation se déplacera vers la terre d'Israël, la guéoula de toute la nation s'accomplira.
[en 1934-1935 par le rabbi Yossef Tsvi haLévi - av beit din de Tel Avi - dans l'intro de son Asser Taaser ]

Comme les êtres humains sont matériels (physiques), ils ont besoin d'une grande excitation pour ces choses (les korbanot dans le Temple), car naturellement, sans éveil, ils restent comme endormis.
Rien n'éveille davantage une personne que les sons d'un chant.
[séfer ha'Hinoukh 384 ]

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-> Le Maor Vachémech (parachat Chémot) cite le Zohar qui dit que parfois les prières n'atteignent pas Hachem à cause des forces Accusatrices. Pour remédier à cette situation, il est recommandé de crier du plus profond de son cœur avec un son mais sans paroles.
Peut-être que les ningounim sans paroles que les hassidim ont coutume de chanter ont les mêmes effets qu'un tel cri.
[voir également Eitz 'Haïm (frère du Maharal) 2,7 ; Rabbénou Bé'hayé - Nasso ]

Même une prière sans mot a beaucoup de valeur

+++ Même une prière sans mot a beaucoup de valeur :

"Il advint, au cours de ces nombreux jours, que le roi d'Egypte mourut et les Bné Israël gémirent à cause du travail" (Chémot 2,23)

-> Le séfer Divré Shmouel explique que le pouvoir de parole d'une personne est le résultat de son intelligence. Lorsqu'une personne a une idée en tête, elle est capable d'utiliser son intelligence pour la formuler en mots. Les animaux, en revanche, n'ont pas ce type d'intelligence et ne peuvent donc pas parler. Ils sont capables de hennir et de meugler, mais ils ne peuvent pas exprimer leurs pensées par des mots.

Lorsque les juifs ont été réduits en esclavage en Egypte, ils sont tombés à un niveau spirituel très bas. Ils sont tombés si bas qu'ils étaient comparables à des animaux dépourvus du pouvoir de la parole.
Le verset dit qu'ils "soupiraient", ce qui signifie qu'ils ne pouvaient que gémir et faire des bruits, mais qu'ils ne pouvaient pas crier avec des mots.
Cependant, Hachem appréciait cette forme de cri. Ce soupir du peuple juif a atteint le trône de gloire d'Hachem.

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-> Le séfer Mé Hachiloa'h dit que dès qu’ils crièrent vers Hachem, la délivrance commença. Jusqu’à présent, ils ne criaient pas vers Lui.
Parce que Hachem voulait les entendre, Il leur donna une raison de crier, ce qui permis de commencer le processus de leur salut.

C’est ce que dit le roi David : "Béni soit Hachem, qui n’a pas écarté de moi ma prière et Sa bonté" (Téhilim 66,20). Il dit que dès qu’il pria Hachem, Il fit briller Sa bonté sur lui, mais Hachem dut d’abord l’amener à prier.
Il arrive souvent qu’une personne ne se rende pas compte qu’il lui manque quelque chose et ne voie pas la nécessité de prier. Hachem, cependant, veut l’entendre. C’est pourquoi Il lui montre ce qui lui manque et pourquoi il doit prier.
Il donne à la personne la force de prier, et une fois que Hachem entend ses prières, Il envoie une haute lumière et une grande bonté à la personne.

[il en ressort que nous ne devons pas attendre qu'Hachem nous envoie des malheurs (D. préserve) pour en venir à crier, mais que nous devons le faire dès maintenant de tout notre être.
Peut importe si c'est une prière de bas de gamme (à l'animal), notre cri du cœur a un impact énorme au Ciel, au point de permettre le déclencher notre délivrance personnelle à nos soucis, et collective. ]

La bénédiction de Vayé’hi

+ La bénédiction de Vayé'hi :

"Yaakov vécut dans le pays d'Egypte 17 années" (Vayé'hi 47,28)

-> Le rabbi de Kretchnifer (Gilyon Kol émouna) dit que chaque fois que l'on lit à la Torah la paracha Vayé'hi, son pouvoir a la capacité de nous affecter.

Il est connu que la lecture d'une partie de la Torah éveille les influences spirituelles de cette partie.
Le Shabbath où Vayé'hi est lue, les influences de ces 17 bonnes années de la vie de Yaakov sont éveillées et celui qui écoute cette lecture peut mériter d'avoir de bonnes années, saines et heureuses, pleines de satisfaction (na'hat), de sérénité et de connexion avec la Chékhina.

Pourquoi l’Arche a-t-elle été construite en 120 ans?

+ Pourquoi l'Arche a-t-elle été construite en 120 ans?

"Hachem dit à Noa’h : Fais-toi une Arche" (Béréchit 6,14)

-> Rachi commente : "Hachem dispose pourtant de beaucoup de moyens de mettre à l’abri et de sauver. Pourquoi alors avoir imposé à Noa'h la dure besogne de construire une arche? C’est pour que ses contemporains le voient occupé à cette construction pendant 120 ans et lui demandent : ‘Que fais-tu là?’. Et pour qu’il leur réponde : 'Hachem va envoyer un Déluge sur le monde!'. Peut-être feront-ils téchouva!"

=> La construction de l’Arche a duré 120 ans. Pourquoi Noa’h a-t-il mis autant de temps pour la construire? Ne devait-il pas se hâter de l’ériger, comme l’exige l’accomplissement des Mitsvot? Construire rapidement l’Arche (à l’aide d’une multitude d’ouvriers) et l’exposer aux yeux de tous, n’aurait-il pas suffit à réveiller sa génération à la téchouva?

-> Noa’h reçut 2 Commandements dans la construction de l’Arche : celui de sauver (lui-même, sa famille et une partie des animaux) et celui de réveiller sa génération à la téchouva.
Pour accomplir au mieux le second Commandement, il fallait que seul Noa’h construise l’Arche (d’où le fait d’avoir mis autant de temps) afin que l’étonnement des gens soit grand et qu’il puisse, lui-même, accomplir l’obligation de les réveiller à la téchouva.
[Likouté Si’hot 15]

=> Mais, pourquoi cette durée de 120 ans?

-> Il est écrit dans la Torah : "Hachem dit : "Mon esprit n’animera plus les hommes pendant une longue durée, car il n’est constitué que de chair (béchagam ou bassar - בְּשַׁגַּם הוּא בָשָׂר). Leurs jours seront réduits à 120 ans."" (Béréchit 6,3).
Rachi commente : "Je retiendrai Ma colère pendant 120 ans, et s’ils ne se repentent pas, J’amènerai sur eux le Déluge".
Mais pourquoi précisément "120 ans"?

-> La guémara ('Houlin 139b) pose la question : "Où trouvons-nous l’allusion à Moché dans la Torah (le Séfer Béréchit)"? C’est, dit-elle, dans le mot : בְּשַׁגַּם (béchagam), qui a la même valeur numérique que משֶֹׁה Moché (345) (voir Rachi). [Moché, être essentiellement spirituel, était aussi [béchagam] un être de chair).
C’est des "120 ans" de la vie de Moché dont il est fait aussi allusion, comme il dit : "Moché était âgé de 120 ans lorsqu’il mourut" (Vézot haBéra'ha 34,7).
Nous comprenons ainsi que les "120 ans" de la construction de l’Arche sont reliés aux "120 ans" de la vie de Moché.

Le Arizal (Chaar HaPessoukim) nous éclaire sur cette relation : Dans la Haftara que nous lisons le Shabbath Noa’h, le Prophète appelle le Déluge : "eaux de Noa’h" (mé Noa’h - מֵי נֹחַ)" (voir Yéchayahou 54,9).
Ceci pour nous dire que Noa’h était en partie responsable du Déluge car il n’avait pas prié pour sa génération. Aussi, pour réparer cette défaillance, Noa’h est-il revenu en Guilgoul (réincarnation) dans Moché Rabbénou. En effet, nous voyons qu’après la faute du Veau d’Or, Moché pria de toute son âme pour sauver le peuple juif.
Ainsi, alla-t-il jusqu’à dire à Hachem (s’il n’obtenait pas gain de cause) : "Efface-moi (m'héni - מְחֵנִי) s’Il te plait de Ton Livre" (Ki Tissa 32,32). Et le Arizal de remarquer que les lettres de מְחֵנִי (mé'héni) sont formées des mêmes lettres que : מֵי נֹחַ (Mé Noa’h - "les eaux de Noa’h").

Le midrach (Béréchit rabba 1,4) enseigne que le monde et ce qu’il renferme n’ont été crées que par le mérite de Moché, comme il est dit : "Il a vu les prémices (Réchit - רֵאשִׁית), là est sa part, réservée par le législateur (Moché)" (Vézot haBéra'ha 33,21).
Ainsi, Moché Rabbénou incarne la "Térouma" (le Réchit) du monde, dont la mesure moyenne est un cinquantième. Le monde ayant été créé pour 6000 ans (le 7e millénaire, considéré comme le Shabbath, étant propre à D.) [voir guémara Sanhédrin 97b], nous comprenons que Moché vécut 120 ans (un cinquantième de six mille ans).
Hachem accorda donc à la génération de Noa’h ce temps de "Térouma" du monde pour tenter une dernière fois d’épargner la vie sur terre.
[d'après le feuillet de la communauté Sarcelles - Noa'h 5783]

Michael est le grand prêtre du Ciel, et ses offrandes sont les âmes du peuple juif avec leurs mitsvot et leurs bonnes actions ...

Lorsqu'une personne quitte ce monde pour rejoindre sa dernière demeure, elle présente devant Hachem la Torah et les mitsvot qu'elle a accumulées dans ce monde.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 16,5-6]

La sainteté de l'âme humaine, plus que toute autre chose, est ce qui aide l'homme à servir Hachem.
[...]

Chaque mitsva qu'une personne accomplit crée un ange défenseur qui élimine la klipa extérieure (force d'impureté, du mal).
... A mesure qu'un homme accumule des mitsvot, l'âme s'attache à lui, et par sa sainteté, elle provoque le retrait et la chute de la klipa.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,21 ]

Il est bien connu que les tsadikim, par leurs justes actions, sont capables de transformer l'Attribut Divin de Jugement (Rigueur) en Attribut de Miséricorde (midrach Béréchit rabba 73,3).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 6,13 ]