Aux délices de la Torah

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Adrian dit à Rabbi Yéhochoua : "Grande est la brebis (le peuple juif) qui se tient au milieu de 70 loups."
[Rabbi Yéhochoua] répondit : "Grand est le berger (Hachem) qui la sauve et la protège et qui les détruit sous ses yeux."
[midrach Tan'houma - Toldot ]

La nature de notre existence est telle que chaque fois que nous nous réveillons pour sortir de notre Egypte (personnelle) de la tristesse et que nous essayons de servir Hachem avec joie, Pharaon revient avec une contre-attaque qui rend les choses encore pires qu’elles ne l’étaient auparavant.

Lorsque les klipot (forces du mal) voient que nous sommes sur le point de les éliminer, ils nous causent davantage de problèmes dans nos vies afin de nous maintenir esclaves de notre tristesse.
Dans ces moments-là, notre tâche consiste à nous accrocher fermement à notre espoir en Hachem et à ne remettre en aucun cas en question Ses voies.
Cette épreuve est une partie essentielle de notre téchouva. Nous devons donc continuer à aspirer au salut et à trouver les lueurs de rédemption et de bonheur qui nous entourent, même dans les ténèbres.
Alors, ce n’est qu’une question de temps avant qu'Hachem nous envoie l’aide des tsadikim pour nous montrer le chemin hors d’Égypte.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shiloua'h HaKen 4 ]

-> Dans la paracha 'Hayé Sarah, Its'hak Avinou a 37 ans. Il a failli perdre la vie lors de la Akéda, sa mère vient de décéder, et ses chances de trouver un bon chidoukh étaient minces. Alors, qu’a-t-il fait?
Il a fait la seule chose qu’il y avait à faire : sortir dans les champs et parler à Hachem.
Et voilà que, soudain, Rivka Iménou apparut. Ils se marièrent, et Its'hak trouva du réconfort après la perte de sa mère.

C’est là notre chemin également. Lorsque la vie devient difficile, nous devons nous rappeler que la seule raison pour laquelle nous souffrons, c’est que Hachem aime nos prières et qu’Il aspire profondément à ce que nous Lui parlions avec nos propres mots.
Ainsi, si nous ne pratiquons pas le hitbodédout, Hachem "nous tape sur l’épaule" pour nous rappeler de le faire.
Ainsi, lorsque nous nous ouvrons à Lui, tôt ou tard, nous commencerons à voir de véritables délivrances, si D. le veut. Et surtout, nous nous sentirons proches de Hachem, ce qui est en réalité la principale délivrance (yéchoua).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,25 ]

"Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations" (Yitro 20,5)

-> Pourquoi les transgressions des pères devraient-elles retomber sur la tête des enfants? Cela semble injuste!

Nos maîtres les Mékoubalim expliquent que le mot "fils" fait référence au principe de réincarnation et de vie antérieure. Par conséquent, lorsqu'on parle de "petit-fils", il s'agit plus exactement de la réincarnation suivante.

Ainsi, nous devons expliquer que cette allégorie fait entièrement allusion aux réincarnations de l'homme.
Lorsque celui-ci a du mérite, obtenu lors des réincarnations précédentes, ceci constitue un bouclier et une protection durant sa réincarnation présente. Cependant, il arrive parfois que l'homme ait accumulé des "dettes", issues des réincarnations précédentes, et qu'il doive de ce fait absolument les rembourser durant sa réincarnation actuelle.
Ainsi, lorsque l'homme se retrouve confronté à l'Attribut de la stricte justice (rigueur du Ciel), il ne s'agit pas de rembourser la dette de ses parents ou de ses aïeux, mais l'Ecriture nous indique que l'homme doit payer les dettes contractées lors de ses réincarnations précédentes et qui sont appelées ses "parents et ses grands-parents".
[Merkavot Argaman al haTorah]

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-> "Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations pour ceux qui Me haïssent" (Yitro 20,5)

-> Le Arizal explique que durant la première réincarnation d'un homme dans ce monde, ici-bas, s'il emprunte la mauvaise voie et devient racha, il reviendra une seconde fois en réincarnation. Durant sa seconde réincarnation, s'il devient à nouveau racha, toutes les étincelles de sainteté qui étaient en lui le quitteront.
Toutefois, il est impossible que toutes ses étincelles de sainteté le quittent en une seule réincarnation. C'est la raison pour laquelle il devra revenir une fois de plus dans ce monde matériel, une troisième et une quatrième fois, afin d'être vidé totalement des étincelles de sainteté qui sont encore en lui, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de positif.

Tel est le sens de notre verset : "qui Se souvient de la faute des pères", il s'agit de la première réincarnation, "sur les fils" : il s'agit de la deuxième réincarnation qui est appelée "fils" par rapport à la première qui est appelée "père", "jusqu'à la troisième" : il s'agit de la troisième réincarnation, "et quatrième" : il s'agit de la quatrième réincarnation qui est totalement dénudée de ses étincelles de sainteté.
Pour qui la Justice (Rigueur) divine agit-elle ainsi? 'Pour ceux qui Me haissent" (Yitro 20,5).

En revanche, pour ce qui concerne les Justes (tsadikim), la réincarnation est une bonté et un 'hessed (bonté).
En effet, le terme גלגול (guigoul - réincarnation) a une valeur numérique de 72, identique à celle du mot חסד ('hessed). En ce sens, si l'homme commence sa réparation dès la première réincarnation, il reviendra dans ce monde jusqu'à 1000 réincarnations, pour avoir le mérite de finaliser totalement sa réparation.
Ceci est la plus grande bonté qui soit car à chaque fois qu'il se réincarne, il ajoute des mérites, des bonnes actions et des commandements.
Et c'est là le sens du verset suivant : "Et qui fait du bien pour des milliers de générations, pour ceux qui M'aiment et ceux qui observent Mes commandements" (Yitro 20,6).
[Arizal - selon le Likouté Torah - tikouné Zohar 32,76b]

Manque de kavana = signe qu’on ment à Hachem

-> Le roi David (Tehillim 34,13-15) est écrit que nous devons garder notre langue du mal et nos lèvres de toute parole trompeuse.
Ce verset fait allusion à l’état d’esprit dans lequel nous devons nous trouver avant de commencer à prier, car si nous prions sans la concentration (kavana), et la pleine conscience (l'attention) nécessaires, alors nos prières seront considérées comme de purs mensonges.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,5 ]

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[d'un côté nous exprimons par des mots sortant de nos lèvres notre totale dépendance à Hachem, mais notre niveau d'attention montre que notre cœur n'y grand pas vraiment (ex: si Hachem était vraiment devant nous, que Lui seul pouvait tout nous apporter, agirions nous pareil?), comme si par routine nous comptions un peu sur D. mais essentiellement sur nos capacités personnelles, l'aide d'autres personnes, ... ]

Le nom d'Hachem (יהוה), entretient un lien particulier avec ové (הווה), l'instant présent.
Ses lettres peuvent être interprétées comme une expression : י הוה (youd hové), suggérant que lorsqu'un "Yid" (un juif) vit dans le "présent", alors le nom d'Hachem se révèle.
[rav Judah Mischel]

C'est l'un des secrets de la création que l'homme, par ses pensées, influence des causes cachées dans le monde des actes, et que ses pensées lumineuses peuvent servir de cause à la destruction et à la ruine de matériaux solides.
['Hazon Ich - 'Hochen Michpat - Likoutim 21 sur Baba Batra 14 ]

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=> il est naturelle d'avoir des pensées impures qui passent dans notre esprit, mais nous devons faire en sorte qu'elle y reste le moins possible, car la pensée a un impact.

Tout provient de la miséricorde Divine

+ Tout provient de la miséricorde Divine :

"Yitro, prêtre de Midian, le beau-père de Moché, entendit tout ce qu’Elokim avait fait à Moché et à son peuple Israël lorsqu’Hachem fit sortir Israël d’Egypte .... Moché raconta à son beau-père tout ce qu’Hachem avait fait à Pharaon et à l’Egypte et toutes les tribulations qu’ils avaient trouvées sur le chemin et dont Hachem les avait sauvés" (Yitro 18,1)

=> Pourquoi Moché dut raconter à Yitro ce qu’il savait déjà, comme il est écrit : "Yitro ... entendit tout ce que D. avait fait à Moché et à son peuple Israël", ce qui fut d’ailleurs la raison pour laquelle il vint s’abriter sous les ailes de la présence Divine.
Pour quelle raison Moché dut-il à nouveau raconter ce que Yitro avait déjà entendu?

-> Afin d’y répondre, nos Sages font remarquer que dans les deux parties du verset, le Nom Divin employé n’est pas le même : "Yitro ... entendit tout ce qu’Elokim (אֱלֹהִים) avait fait à Moché et à son peuple Israël", alors que : "Moché raconta à son beau-père tout ce qu’Hachem (יְהוָה) avait fait à Pharaon et à l’Egypte".
Cette différence fait allusion au fait que Yitro avait bien vu que le monde avait un Créateur, et que Celui-ci le dirigeait. Cependant, il pensa que deux conduites Divines régissaient le monde : le "Din" (Rigueur) et la miséricorde.
C’est ce qui est exprimé par le verset : "tout ce qu’Elokim avait fait à Moché", à savoir que l’exil d’Egypte était guidé par "l'Attribut Divin de Rigueur", représentée par le Nom Elokim.
Et Moché relata à nouveau ce qu’Hachem avait fait à Pharaon parce qu’il voulait enraciner en lui la émouna pure que tout ce qu'Hachem accomplit est uniquement guidé par la miséricorde Divine.
Tout est l’expression du nom "Hachem", qui en est la source. Même ce qui nous apparaît une expression de rigueur n’est en réalité que bonté. Car "Tout ce que Hachem fait est pour le bien" (rabbi Akiva - guémara Béra'hot 60b).

-> Ainsi, les difficultés que vécurent les Bné Israël en Egypte ne furent que pour leur bien.
Nos Sages expliquent que le but de l’exil d’Egypte ainsi que l’asservissement difficile caractérisé par un esclavage éreintant, était de purifier les âmes des Bné Israël, de les nettoyer et de les rendre aptes à recevoir la Torah et à la révélation sur le mont Sinaï.
De même, chacun d’entre nous se trouve dans son "Egypte" personnelle, et doit savoir que cela n’a pour but que de le purifier et de le hisser [éternellement] à un niveau spirituel plus élevé.
[rav Elimélé'h Biderman]

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-> "Elokim prononça toutes ces paroles en disant : "Je suis Hachem ton D. qui t’a fait sortir de la terre d’Egypte"" (Yitro 20,1-2),

-> Le Michméret Itamar commente :
"cela évoque le fait que toutes les difficultés et les épreuves que traverse chaque juif n’ont comme but que de concrétiser en lui la perception de la parole du D. vivant : "Je suis Hachem ton D. qui t’a fait sortir de la terre d’Egypte."
Et c’est à ce sujet que dit la Torah : "Elokim prononça toutes ces paroles (dévarim - דברים), le terme דברים suggérant la rigueur et les Dinim (dibour - דיבור vient exprimer une parole dure), afin d’arriver à : "Je suis Hachem ton D."
De même que grâce à la sortie d’Egypte générale se révéla la parole du D. vivant : "Je suis Hachem ton D.", lorsqu’un homme est délivré de ses malheurs et de ses épreuves, lors de sa sortie d’Egypte personnelle, la Divinité se dévoile et lui révèle : "Je suis Hachem ton D. qui t’a fait sortir de la terre d’Egypte".
Il mérite alors de comprendre ces paroles, de les ressentir clairement et d’y croire sincèrement."

Les prières des juifs qui ne désirent pas vivre en terre d’Israël et ne font aucun effort pour y vivre sont défectueuses : "Nos paroles "Qui rétablit Sa présence à Sion" et "Prosternez-vous devant Sa Montagne Sainte" sont comme le gazouillis des oiseaux, car nous disons ces choses sans intention sincère."
[Kouzari 2,24]

"Maintenant donc, de grâce, que la puissance de Hachem se déploie, comme Tu l’as déclaré en disant … Oh! Pardonne le crime de ce peuple selon Ta clémence infinie … Hachem répondit : Je pardonne, selon ta demande" (Chéla'h Lé'ha 14,17-20)

-> Le Ohr ha’haïm enseigne :
Lorsqu’un verset s’ouvre par le terme véata (maintenant donc), cela se réfère au repentir des réchaïm, qui entraîne une sanctification du Nom divin dans le monde. En effet, quand les ¨réchaïm se rebellent contre Hachem, puis se repentent et améliorent leur conduite, le pouvoir du mal se trouve annihilé et, simultanément, celui de la sainteté se renforce dans le monde.

C’est pourquoi nos Sages (guémara Béra'hot 34b) affirment : "Là où les repentis se tiennent, les justes parfaits ne peuvent se tenir". Car, les repentis ont le mérite de sanctifier le Nom divin à un niveau supérieur à tous.

Dans notre verset, en employant le terme véata, Moché demande à Hachem d’accepter le repentir des enfants d’Israël et de leur pardonner leur péché, car, par ce biais, Sa puissance se trouvera amplifiée et Son Nom glorifié, comme le souligne la suite des versets précités : "Mais aussi vrai que Je suis vivant et que la majesté de Hachem remplit toute la terre".

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-> Le Rambam (Hilkhot Téchouva 7,7) de dire :
"Quelle est formidable/merveilleuse la téchouva!
Un jour, une personne peut être séparée de D., et le jour d'après, elle peut être attachée à la présence divine."

-> Le Rambam de nous dire aussi (Hilkhot Téchouva 7,4) :
"Une personne qui a fait téchouva est aimée et chérie par D., comme si elle n'avait rien transgressé".

=> Quelque soit les fautes que nous avons pu faire, la téchouva nous permet non seulement de sanctifier le Nom Divin, mais également d'être aimé et adoré par Hachem.
[c'est renforcer la sainteté et la présence Divine dans le monde]