Aux délices de la Torah

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Le monde des âmes

+ Le monde des âmes :

-> Après la faute d'Adam, les forces du mal se sont entremêlées à l’essence même de l’homme et à la trame des mondes. En conséquence, l’humanité tout entière est devenue un mélange de bien et de mal.
Dans ces circonstances, atteindre un état de perfection absolue est devenu impossible, car il est impossible de séparer les forces négatives des forces positives et d’orienter toutes les actions exclusivement vers le bien.
Pour remédier à cela, la mort a été établie comme un aspect essentiel de l’existence humaine. Ce processus, ainsi que tout ce qui se déroule ensuite au niveau du corps et de l’âme après la mort, marque le début du voyage qui aboutira à la séparation du mal et du bien.
Ce résultat final ramènera l’homme à l’état primitif d’Adam avant la faute.

Le Arizal (Shaar haGuilgoulim - hakdama 23) enseigne :
"Tous les fautes et toutes les transgressions commises par un individu, sans exclure la faute d'Adam, font assurément peser sur l’homme une klipa (fore d’impureté, du mal) et la contamination du serpent (zouhamat hana'hach) correspondant à la nature de la faute commise.
Cependant, le facteur déterminant réside dans le repentir (téchouva) de l’individu, qui possède le pouvoir de repousser l’impureté qui s’attache à lui à la suite de ses fautes.
Néanmoins, l’impureté et la klipa qui s’attachent à toutes les âmes une fois que l’homme a fauté ne dépendent plus uniquement du repentir. Au contraire, elles conduisent à la nécessité de faire l’expérience de la mort. Par la suite, le défaut (dégât causé par la faute) sera réparée par la mort ... Cette situation arrive en raison de la gravité de la faute d'Adam ...
Par conséquent, la klipa ne peut être séparée de l’homme tant que la mort n’est pas survenue. Alors l’homme est enterré et sa chair se décompose dans la terre, et cette klipa se détache de lui."

[cela explique l’affirmation (voir Shabbat 55b et Shaar HaGuilgoulim - Hakdama 23) selon laquelle certains, comme Binyamin et Yichaï, qui n'ont personnellement jamais fauté de leur vivant, et qui sont morts uniquement en raison de l'etyo shel nachash, du conseil du serpent originel (menant à la faute d'Adam).
Ils sont morts uniquement parce que le serpent a incité 'Hava à enfreindre le commandement d'Hachem, apportant ainsi la mort au monde.
Même ces personnages n’ont pas fauté, ils avaient tout de même la klipa et la zouhama, l’impureté héritée d’Adam qui ne peut être effacée que par la mort. ]

-> Le Arizal explique ensuite :
"Immédiatement après l’enterrement, 4 anges viennent et creusent le sol de sa tombe ... Puis ils renvoient son âme dans son corps, reproduisant ainsi la connexion qui existait de son vivant.
En effet, la klipa s’accroche toujours et reste liée à l’âme et au corps, et doit en être entièrement séparée.
Pour réaliser cette séparation, ces mêmes anges le tiennent par les deux extrémités, le secouent et le frappent avec des bâtons de feu, de la même manière qu’une personne tiendrait un talit par ses deux extrémités et le secouerait pour enlever la poussière qui s’y accroche, jusqu’à ce que la klipa soit complètement séparée d’eux.
C’est pourquoi on appelle cela : 'hibout hakéver", la manière dont une personne frappe son talit et le secoue."
Ainsi, le moment de recevoir sa juste récompense arrive après la résurrection des morts, dans un monde renouvelé. Après avoir subi la purification, il sera prêt à en bénéficier.

-> Une fois que le décret de mort a été prononcé sur l’homme, c’est-à-dire la séparation temporaire du corps et de l’âme en vue de leurs retrouvailles ultérieures, il convient de désigner un lieu pour les deux pendant cette période intermédiaire de séparation. Cet arrangement permet au corps et à l’âme de poursuivre chacun leur but respectif. Le corps doit retourner à sa source, à la terre d’où il a été initialement formé, comme il est dit : "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière" (Béréchit 3,19). Là, il se décomposera, se débarrassera de sa forme physique et subira le jugement et les tikounim (rectifications).

D’autre part, l'âme doit attendre que le corps ait achevé le processus d’expiation et de purification avant que les deux puissent se réunir.
Le olam hanéchamot (monde des âmes) a été désigné comme le lieu où réside l’âme pendant cette période. Ici, les âmes (néchamot) peuvent se reposer. Le lieu où les âmes se reposent s’appelle Gan Eden.
Pendant cette période, les âmes seront dans un état d’élévation et de joie, semblable à l’expérience qu’elles vivront au moment de la récompense ultime dans le monde à Venir (proportionnelle à leurs accomplissements dans ce monde).
Cela signifie que, tout comme la récompense de le monde à Venir (olam aba) est proportionnelle aux actions d’un individu dans ce monde, l’expérience de l'âmes au sein du olam hanéchamot correspond également à ses actes accomplis antérieurement et à son niveau spirituel.
Cependant, la véritable perfection et sa récompense complète ne peuvent être atteintes que lorsque le corps et l’âme se réunissent après la résurrection des morts, dans le monde à Venir.
[rav Yéhochoua Alt]

La pureté permet l’accès aux secrets

Si une personne souhaite parvenir à une meilleure connaissance d'Hachem en dévoilant de secrets cachés, elle doit d’abord atteindre des niveaux plus élevés de pureté, de sainteté et d’abstinence, tout en s’imposant des barrières et des limites supplémentaires. Quels que soient les niveaux de pureté et d’abstinence atteints, elle doit les considérer comme insuffisants et s’efforcer sans cesse d’atteindre des niveaux plus élevés.
Plus une personne se purifie, plus il y a de raisons pour que les secrets de la Torah lui soient révélés.
Tout cela est développé dans les écrits des kabbalistes, en particulier ceux du Arizal (voir la fin de la Hakdamat de rav 'Haïm Vital au Chaar HaHakdamot).
Outre ses efforts pour se purifier, une personne doit également multiplier ses prières et ses supplications à ce sujet.
[...]

Dans la mesure où une personne se purifie et s’abstient de toute indulgence matérielle, elle sera en mesure de saisir la compréhension des secrets de la Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 6,21]

"Envoie pour toi des hommes" (Chéla'h Lé'ha 13,12)

-> Dans la paracha Lé'h Lé'ha, Rachi dit sur le mot léha : "Pour ta satisfaction et pour ton bien".
D’après cela, il faut comprendre quel avantage pouvait trouver Moché dans la faute des explorateurs.
S’ils n’avaient pas été envoyés pour explorer le pays, les bnei Israël seraient immédiatement rentrés en terre d'Israël, et Moché aurait dû mourir comme il avait été décrété pour lui.
Comme ils ont été envoyés et que les bnei Israël ont péché en acceptant leurs paroles, ils sont restés quarante ans dans le désert.
Par conséquent la mission des explorateurs était en fin de compte « pour la satisfaction et pour le bien » de Moché.
[Mochav Zékénim]

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-> Le rav David Pinto écrit :
Ils demandent à Moché d’envoyer des explorateurs en terre d'Israël pour observer ce qui s’y passe, afin de pouvoir se préparer à la conquête. Mais Hachem n’était pas satisfait de cette mesure, et a dit à Moché : "Envoie pour toi des hommes qui parcourront le pays de Canaan".
Envoie pour toi, si c’est ton avis. Moi, Je ne te l’ordonne pas. Si tu veux, envoie-les!
Ce qui signifie : Moi, Hachem, Je sais que le pays est bon, et que les bnei Israël pourront y entrer et s’y installer sans aucun problème. Mais si vous, les bnei Israël, vous voulez envoyer des explorateurs pour examiner le pays, envoyez-les donc pour vous-mêmes. Pas pour Moi.

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-> "Envoie pour toi des hommes" (Chéla'h Lé'ha 13,2)

,-> Quand on envoie des gens pour remplir une mission, ce qui assure la réussite de la mission, c'est quand ces messagers s'investissent intégralement dans leur objectif.
Mais s'ils y mêlent des intérêts personnels, cela compromettra la réussite de leur mission, car ils seront orientés à trouver leurs intérêts.
Cela est en allusion dans ce verset : "Envoie pour toi des hommes" = pour que la mission réussisse il faut ''renvoyer'' les intérêts ''humains'' de l'affaire.
"Envoie", c'est à dire ''renvoie'', "des hommes", c'est-à-dire les intérêts d'hommes qui peuvent se mêler. La seule intention qu'ils doivent avoir, c'est de remplir la mission pour laquelle tu les mandates. Leur seule pensée doit être "pour toi", pour réaliser ''ta volonté''.
C'est seulement quand l'approche est pleinement désintéressée que la mission réussira à coup sûr.
[rabbi Henékh Alexander]

Bien que les juifs aient besoin de parler les langues des nations du monde pour mener à bien leurs affaires, entre eux leur langage doit être différent et inclure des mots de la langue sainte.
Lorsque les juifs parlent la langue des nations du monde, les caractéristiques spirituelles de ces nations s'attachent à eux. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'exil s'est prolongé jusqu'à aujourd'hui.
A l'inverse, de même que l'une des raisons pour lesquelles les juifs ont été délivrés de l'exil en Égypte est qu'ils "n'ont pas changé de langue", en conservant notre propre langue, nous rapprocherons la guéoula.
[rabbi Tsvi Elimélé'h de Dinov - Maayan Guanim]

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-> L'un des défis spirituels de ces temps difficiles de ikvéta déMéchi'ha (période précédent la venue du machia'h) est que les nations du monde obligent les juifs à apprendre leurs langues.
Cela leur rend difficile la compréhension de la Torah et les expose aux traits de caractère indésirables que possèdent ces nations.
[rabbi Tsvi Elimélé'h de Dinov - Agra déPirka]

-> Le yiddich n'est pas identique à l'allemand. Bien que nos ancêtres connaissaient bien l'allemand, ils ont délibérément altéré la manière dont ils le parlaient afin que les juifs aient leur propre langue et qu'ils ne violent pas l'interdiction de parler la langue des non-juifs.
['Hatam Sofer - Even haEzer - siman 11]

Purifier notre nourriture

Rabbi Chimon dit : "Si 3 personnes ont mangé à une même table et n’y ont pas prononcé de paroles de Torah, c’est comme si elles avaient consommé des sacrifices offerts aux morts [aux idoles] ...
Mais si 3 personnes ont mangé à une table et y ont prononcé des paroles de Torah, c’est comme si elles avaient mangé à la table de l’Omniprésent, car il est dit : "Voici la table qui est devant Hachem" (Yé'hézel 41,22)." (Pirké Avot 3,4)

-> Le rav 'Haïm Vital explique que toutes les choses physiques/matérielles sont maintenues par des forces spirituelles qui soutiennent leur existence même. Ainsi, tout dans ce monde est une combinaison de matériel et de spirituel. Lorsque l'homme mange, l'aspect matériel de la nourriture nourrit son corps tandis que sa contrepartie spirituelle nourrit son âme.
"L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de la parole d'Hachem" (Ekev 8,3). La parole d'Hachem, l'aspect spirituel de toute création, contribue également à nourrir l'homme et à maintenir le lien entre le corps et l'âme. D'autres forces spirituelles, telles que la Torah et la prière, entretiennent l'âme, mais ne contribuent pas au lien entre le corps et l'âme.

Au moment de la création, le bien et le mal existaient en tant qu'entités distinctes. En mangeant de l'arbre de la Connaissance du bien et du mal, Adam a mélangé ces forces. Ainsi, toute la création est devenue une combinaison de bien et de mal.
Lorsque l'homme mange, il ingère du bien et du mal. Le bien est digéré et le mal est éliminé comme un déchet. C'est pourquoi il est interdit de penser à la Torah dans les lieux sales. La Torah est l'essence du bien et il est inapproprié d'y penser dans de tels lieux, car ils contiennent l'essence du mal.

Lorsque nos ancêtres mangeaient de la manne dans le désert, ils n'avaient pas besoin de l'éliminer (guémara Yoma 75b), car la manne était d'origine céleste et ne contenait aucun mal.
De même, lorsqu'un sacrifice était offert, le feu céleste sur le mizbéa'h (Autel) purgeait le mal de l'animal et ceux qui se nourrissaient de sa chair n'avaient pas besoin de l'éliminer. [Yoma 75b]
... Lorsqu'un animal est sacrifié à une idole, c'est l'inverse qui se produit. La bonne partie de l'animal est convertie en mal, ce qui renforce le pouvoir du mal. "Ils rejoignirent Baal Péor et mangèrent des sacrifices à des idoles mortes" (Téhilim 106,28). Baal Péor était servi par un rituel obscène consistant à se soulager devant l'idole. Le but était de prendre la mauvaise partie de leur nourriture et de l'offrir à l'idole afin d'augmenter son pouvoir.

Si quelqu'un mange [uniquement] dans le seul but de satisfaire son désir, il transforme la bonne partie de la nourriture en mal et ingère le mal à l'état pur.
Si aucune parole de Torah n'est prononcée à la table, celle-ci est remplie d'immondices, symbole du mal.
Si des paroles de Torah sont prononcées à table, cela indique que les participants mangent avec l'intention de renforcer leur corps afin de servir Hachem.
La Torah fait référence au mizbéa'h comme à une table ('Haguiga 27a sur Yé'hezkel 41,22). "Mes paroles sont comme du feu" (Yirmiyahou 23,29) = la Torah est un feu céleste qui purifie le mal de la nourriture, tout comme le feu sur le mizbéa'h purifie le sacrifice.
En prononçant des paroles de Torah à l'heure du repas, notre table devient un mizbéa'h qui purifie notre nourriture.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,4]

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-> Le Baal Shem Tov a dit que même un non-juif qui mange quelque chose qui contient une étincelle sainte, et qui sert ensuite un juif avec la vitalité qu'il tire de cette nourriture, il élève l'étincelle dans une certaine mesure, mais pas autant que si un juif la mangeait.
[Méor Enayim - Matot ]

"Louez Hachem, toutes les nations! ... Car Sa bonté à notre égard a été immense"
(Hallélou ét Hachem kol goyim ... ki gavar alénou 'hasdo - Téhilim 117,2)

=> Nos Sages s'interrogent : les nations ont-elles vraiment besoin de louer Hachem pour la bonté qu'Il accorde au peuple juif? C'est plutôt les juifs qui devraient louer leur Créateur pour Sa bonté envers Sa nation!

-> Le 'Hafets 'Haïm (Dougma miNimouké Avi 10) explique :
Lorsque nous vivions sur notre terre et que le Temple était construit, la gloire d'Hachem nous protégeait et nous nous abritions à Son ombre.

Lorsque nous avons fauté, le Temple a été détruit et nous avons été livrés aux mains de nos ennemis.
Même s'Il se cache de nous, Il ne nous a pas abandonnés et Il veille toujours sur nous (voir guémara 'Haguiga 5b). Hachem ne permet pas aux nations de faire ce qu'elles veulent de nous et de déverser leur colère sur nous à volonté, comme il est dit :
"Si Hachem n'avait pas été avec nous lorsque les hommes se sont dressés contre nous, ils nous auraient engloutis vivants lorsque leur colère s'est enflammée contre nous. Alors les eaux nous auraient emportés, la maladie aurait passé sur nos âmes. C'est alors que les eaux méchantes se seraient écoulées sur nos âmes. Béni soit Hachem, qui ne nous a pas présentés comme une proie pour leurs dents" (Téhilim 124,2-6).

Lorsque la colère d'Hachem contre nous s'apaisera et qu'Il nous délivrera, Il viendra : "exercer la vengeance sur les nations, les querelles sur les royaumes ... exécuter sur eux un jugement écrit ..." (Téhilim 149,7-9).
Quel est ce "jugement écrit" (michpat katouv)?
C'est le jugement qu'elles ont elles-mêmes écrit pour nous : "Son méfait reculera sur sa propre tête, et sa violence descendra sur son crâne" (Tehilim 7,17).
Ensuite, "Il rend à l'homme ce qu'il a fait" (Iyov 34,11) = ils seront punis pour chaque coup et tourment qu'ils ont perpétré contre nous, pour chaque douleur et oppression qu'ils nous ont infligées.
A ce moment, le sens du verset : "Louez Hachem, toutes les nations! Louez-le, tous les peuples! Car Sa bonté à notre égard a été immense" deviendra claire.

Aujourd'hui, alors que nous sommes en exil, les nations ne sont pas autorisées à déverser toute leur colère sur nous, car "la vérité d'Hachem est éternelle", parce qu'Il a promis que nous existerions éternellement.
Pour cette raison, les nations du monde sont limitées dans la méchanceté avec laquelle elles peuvent nous traiter, et donc leur punition sera limitée, et pour cela, elles remercieront et loueront Hachem.

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[ si Hachem se soucie des ennemis d'Israël en limitant le mal qu'ils peuvent faire, pour limiter la quantité de punitions qu'ils auront par la suite à subir, alors à combien plus forte raison que Hachem est présent pour aider chacun de Ses enfants (même celui qui a le plus fauté, et qui restera toujours Son enfant adoré). ]

A notre époque, le sens et la raison des mitsvot se perdent souvent derrière les actes qui les composent.
Or, dans les temps à venir, le sens et la raison des mitsvot seront si évidents que les actes qui les composent se fondront dans ce sens et cette raison.
Il est impossible de faire l’expérience de la lumière d’une mitsva sans accomplir l’action concrète et pratique de cette mitsva ...

Or, puisque les nations du monde ne pourront pas faire l’expérience de la saveur et de la raison de la mitsva sans les actions pratiques de celle-ci, les convertis chercheront donc des moyens de s’attacher aux actions concrètes des mitsvot.
Concernant la mitsva des tsitsit, il est écrit : "Et vous accomplirez toutes Mes mitsvot" (Chéla'h Lé'ha 15,40). Par conséquent, "toutes les nations s’agripperont aux pans des vêtements des gens" (paraphrase de Zé'haria 8,23).
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kodcho 2 - pinkas 1:61 ]

Le yétser ara

+ Le yétser ara :

-> Quand le mauvais penchant entre-t-il dans le corps ?
Il existe deux écoles de pensée : soit à la conception, soit à la naissance.

Combien de mauvais penchants avons-nous ?
Nous en avons deux. Le premier cherche notre chute et notre ruine.
Le second s'exprime par des traits de caractère négatifs, comme la colère.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shoftim ]

"Avant même qu'un homme s'apprête à commencer sa prière dans la synagogue, il doit au préalable accepter sur lui la mitsva de : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18).
Il de ainsi avoir la kavana d'aimer chaque juif comme lui-même car, de cette manière, sa prière s'élèvera et sera incluse dans toutes les prières d'Israël et y produira un résultat.
Il devra y avoir de l'amour particulier entre les compagnons d'étude de la Torah qui doivent être unis ensemble. Chaque élève doit se considérer comme s'il était un membre à part entière de son roupe de compagnons."
[Arizal - chaar akavanot - drouch birkat acha'har]

Lorsqu'une personne est plongée dans un profond sommeil, il est difficile de la réveiller avec des paroles douces. Il peut être nécessaire de crier ou même de la secouer avec force.
De même, lorsque les êtres humains sombrent dans un profond sommeil spirituel, généralement attribuable à leur quête constante des futilités de ce monde, Hachem a besoin de les réveiller de temps en temps avec une voix céleste forte et pénétrante.
Sa voix tonitruante vise à les réveiller, à leur faire connaître l'inanité du contrôle de l'homme sur les forces de la nature. Cela les obligera à reconnaître qu'il existe un Maître de l'univers.

Hachem a créé le monde et celui-ci est contrôlé par Sa volonté. C'est à cela que Rabbi Yéhochoua ben Lévi fait référence lorsqu'il cite le verset : "Hachem a arrangé les choses de telle sorte qu'on Le craigne" (Béra'hot 59a ; Kohélet 3,14)".
En effet, l'Ecriture emploie le Nom divin אלהים qui fait référence à la rigueur. En d'autres termes, le Créateur n'a pas créé l'attribut de la rigueur pour infliger une punition aux pécheurs mais plutôt pour inculquer la crainte afin de motiver l'homme à se repentir et, de ce fait, à ne pas avoir à être sanctionné réellement mais uniquement pour qu'on Le craigne et que l'on ne faute pas, que D. préserve.
[Méor Enayim - au nom du Baal Shem Tov ]