Aux délices de la Torah

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Etudier lichma = recevoir une aide d’Hachem

"Notre sainte Torah regorge de significations cachées et de secrets profonds.
Comme nous le savons, Hachem a transmis l’intégralité de la Torah Orale, avec tous ses nombreux détails complexes, à Moché sur le mont Sinaï, comme il est dit : "Moché a reçu la Torah au Sinaï" (Pirké Avot 1,1), ce qui fait référence à la Torah Orale. Cela comprenait les nouvelles interprétations qui seraient révélées par les Sages de la Torah bien plus tard.
Même si la Mishna tout entière repose sur les paroles de divers Sages : "Rabbi Akiva dit", "Hillel dit", et ainsi de suite, Moché a reçu, par l’intermédiaire de la roua'h hakodech, ce que chacun des Sages dirait à l’avenir.
Cela vaut pour la Michna, pour la Guémara, et pour toutes les halakhot et les enseignements destinés à être révélés à travers toutes les générations futures jusqu’à l’arrivée du machia'h, puisse-t-elle survenir rapidement de nos jours.

Lorsque les gens étudient la Torah uniquement pour elle-même, alors Hachem les aide et les guide sur le chemin de la vérité, sans qu’ils ne trébuchent.
De plus, les âmes des Sages de la Michna et de la Guémara guident également quiconque étudie leurs paroles de la Torah pour elle-même (lichma), comme le dit le Zohar à propos de Rabbi Shimon bar Yo'haï et de ses disciples, que les âmes des tsadikim sont apparues et leur ont révélé les secrets de la Torah (Zohar - vol.III, 217b, voir l’introduction au séfer HaLikoutim et au Zohar - Michpatim 95a).
Le Arizal, par l’unification des Noms de Hachem, obtenait une guidance divine dans l’étude de la Torah.
Au cours des générations précédentes, grâce à leur haut niveau de sainteté et de piété, les Sages méritaient de telles révélations (voir rav 'Haïm Vital, fin de la hakdama du Shaar HaHakdamot).

Mais à notre époque, alors que notre niveau de sainteté a diminué en raison de nos nombreses fautes, nous sommes incapables d’atteindre de tels niveaux. Néanmoins, si une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), "Hachem est bon, et Il ne refuse aucune bonté à quiconque marche dans [la voie de] la pureté" (Téhilim 84,12).
Hachem leur accorde Son Esprit divin et les guide sur le droit chemin.
De plus, les âmes des sages vertueux de la Michna et de la Guémara viennent vers quiconque étudie leurs paroles pour elles-mêmes, et l’aident à les comprendre correctement.
Cependant, lorsque les gens étudient la Torah avec des arrière-pensées (lo lichma), ils ne reçoivent aucune aide de ce genre, ni de la part de Hachem ni de la part des âmes des vertueux, et tout leur étude renforce au contraire la sitra a'hara.

Les Michnayot et les halakhot, ainsi que les lois qui en découlent, trouvent toutes leur racine dans les mondes supérieurs. Par conséquent, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), elle unifie ces mondes supérieurs.
[...]

Toutes les Michnayot et les halakhot, ainsi que les enseignements des Sages à travers toutes les générations, sont connus d’avance par Hachem dans les Cieux. Mais Il a voulu accorder un mérite au peuple juif afin que, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même, elle mérite de révéler les enseignements que son âme a reçus."
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 30,37-39 ]

Augmenter notre étude de la Torah permet d’amener le machia’h

+ Augmenter notre étude de la Torah permet d'amener le machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm dit :
"Beaucoup de gens me demandent pourquoi l'exil est si long. Tous les signes prédits par les Sages juste avant la guéoula se sont manifestés à notre époque, notamment "Si vous voyez une génération où les troubles coulent comme un fleuve, attendez-le" (guémara Sanhédrin 98a).
Alors pourquoi n'est-il pas encore venu?

Je leur cite la prophétie de Mala'hi : "Moché, Mon serviteur, les lois et les ordonnances que Je lui ai commandées à 'Horev pour tout Israël" (Mala'hi 3,22). Alors, immédiatement après : "Voici, je vous enverrai Eliyahou, le prophète, avant l'avènement du jour grand et redoutable d'Hachem" (Mala'hi 3,23).

Voici la réponse, explicite dans les versets. Si nous augmentons l'étude de la Torah dans tous les domaines, y compris les lois de ben adam la'havéro et les 'houkim des korbanot (selon le Rambam, les lois des korbanot sont considérées comme des 'houkim), alors le reste du verset s'accomplira immédiatement. Hachem amènera rapidement Eliyahou HaNavi, l'annonciateur de machia'h.
[Igrot hé'Hafets 'Haïm 8]

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-> La Délivrance future interviendra par l'intermédiaire de Moché Rabénou, à la condition que le peuple d'Israël se consacre a l'étude de la Torah que Moché a reçue au Sinaï. [Zohar 'hadach 12b]

-> Le Or ha'Haïm (parachat Tétsavé) s'appuie sur cet enseignement pour expliquer :
"C'est pour cette raison que l'exil se prolonge, car tant que nous ne nous consacrons pas à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des commandements, Moché n'a aucun désir de délivrer un tel peuple qui se dédouane de la Torah".

+ Il y a deux types de personnes qui observent le Shabbath.
Il y a ceux qui sont "mékadéch shévi'i kara'ouï lo" (chant kol mékadech chévi'i) = qui sanctifient le 7e jour comme il le faut.
Ils passent le Shabbath conscients de l'honneur et du respect que mérite ce jour exalté.

Ensuite, il y a ceux qui sont seulement "shomer Shabbath kadat mé'halélo" = qui observent le Shabbath comme la loi le dicte. Ils ne font aucune méla'ha (travail interdit), mais ils n'ont pas la sainteté du Shabbath. Ils passent tout leur temps à dormir et à se reposer après avoir travaillé toute la semaine, mais ne consacrent aucun temps à des activités saintes.

Et chacun d'eux "sé'haro arbé méod, al pi paalo" = recevra une très grande récompense, en fonction de ses actes.
Mais "ich al ma'hanéhou vé'ich al diglo" = chacun dans son propre camp, avec sa propre bannière. Chacun d'entre eux aura sa place dans le Gan Eden. La récompense de celui qui n'a fait que le minimum et qui s'est contenté d'observer le Shabbath en se reposant du travail, ne peut se comparer à la récompense de celui qui a imprégné sa journée de sainteté du début à la fin.

['Hafets 'Haïm - rapporté par le rav Eliyahou Lopian - Shevivé Lev - fin de Lev Eliyahou]

Si une personne garde constamment son esprit concentré sur l'accomplissement des mitsvot, son esprit sera libéré des pensées qui conduisent à la tristesse.
[rabbi Pin'has de Koretz]

Cha’harit

Au cours de la prière du matin (cha'harit), la miséricorde d'Hachem se manifeste ; c’est pourquoi cette prière est exaucée plus rapidement, comme le dit le verset : 'Hachem, au matin, écoute ma voix'(Téhilim 5,4) ...

La différence entre les prières du soir et celles du matin : le soir est un moment de jugement, tandis que le matin est un moment de miséricorde, de grâce divine et de 'hessed (bonté).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,19]

Le récit de la sortie d’Egypte

+ Le récit de la sortie d'Egypte :

-> [La sortie d'Égypte] est le fondement et le pilier sur lesquels reposent notre Torah et notre foi. C'est parce que c'est le signe et la preuve de la création du monde, qui est dirigé par Hachem.
Cela montre qu'Il peut modifier la création quand Il le souhaite, comme Il a modifié la nature pour nous en Égypte et a accompli de grands miracles sans précédent.
Cela fera taire tous ceux qui veulent nier la Création et renforcera notre foi dans la connaissance et la providence d'Hachem, à la fois de manière générale et spécifique.
[Séfer ha'Hinou'h - mitsva 21]

-> Le but de la réflexion sur la sortie d'Egypte n'est pas qu'une personne se considère comme un homme libre. On devrait plutôt savoir que : "les Bné Israël ... sont Mes serviteurs que J'ai fait sortir du pays d'Égypte ; Je suis Hachem, votre D." (Bé'har 25,55).
Le Rachbatz et le Smak énumèrent parmi les 613 mitzvos l'obligation de se souvenir verbalement de la sortie d'Égypte, et le principal corollaire de cette mitsva est de s'en souvenir dans son cœur avec crainte.
[Séfer 'Harédim - chap.9]

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Torat haBayit - fin chap.10) compare l'obligation de revoir et de raconter encore et encore le récit de la sortie d'Egypte, jour et nuit, à celle d'un médecin qui rédige une ordonnance pour un patient. Il avertit de prendre le médicament 2 fois par jour, et ce n'est que s'il le prend régulièrement qu'il ira mieux.
Il en va de même lorsque nous voulons inculquer en nous des idées spirituelles. Les connaissances doivent être révisées en permanence ...
Seule une telle répétition peut imprimer de telles idées dans l'âme pendant qu'elle est attachée au corps.

C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam ]

Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,42]

A l’avenir, le yétser ara sera annulée (ne nous incitant plus à commettre le mal) et ne servira plus qu’à la procréation.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9 - citant le Raya Mehemna - Zohar, vol.1,137b ]

Hachem nous a donné 365 commandements négatifs, des choses qu’il nous est interdit de faire. Par exemple, il nous est interdit de manger de la nourriture non casher.
Tant que la nourriture est casher, la Torah nous autorise à la manger. Il n’existe aucune loi limitant la quantité que nous pouvons manger, seulement ce que nous pouvons manger.
Bien que cela soit vrai, un principe éthique important de la foi juive est la nécessité pour l’humanité de grandir spirituellement afin de devenir des êtres humains plus raffinés.
Plus nous nous adonnons aux plaisirs du monde et plus nous recherchons la satisfaction matérielles, moins nous serons en phase avec quoi que ce soit qui s’apparente à la divinité et à la sainteté.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Haazinou ]