Aux délices de la Torah

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La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel

+ La Torah = un élixir de vie ou un poison mortel :

-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi explique que si celui qui étudie la Torah en a le mérite, la Torah sera pour lui un élixir de vie mais s'il n'en a pas le mérite, elle deviendra pour lui un poison mortel. [guémara Yoma 72b]

Le Maharcha explique que l'effet de la Torah sur l'âme est comparable à celui d'un élixir pour le corps. En effet, un élixir doit être utilisé correctement pour guérir un malade, autrement, il pourrait causer une dégradation de l'état du malade. Il en est de même pour la Torah qui doit être utilisée de façon appropriée pour être bénéfique.

-> Pourtant, Hachem déclare à Israël : "Mes enfants, J'ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé la Torah, comme un remède. Si vous vous consacrez à l'étude de la Torah, vous ne serez pas livrés entre ses mains". [guémara Kidouchin 30b]

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=> Comment comprendre que la Torah ait pu être comparée à un poison mortel ?

-> Le Gaon de Vilna (sur Michlé 24,31) répond que la Torah est, pour l'âme, ce que la pluie est pour la terre. En effet, lorsqu'il pleut, la terre fait pousser des aliments qui apportent la vie mais également des aliments qui provoquent la mort.
Ainsi en est-il avec l'étude de la Torah car après son étude, on doit détruire ce qu'il peut rester de négatif par la crainte de la faute et les bonnes actions.

-> D'autre part, le Gaon de Vilna (Even Shéléma 1,11) ajoute ailleurs de façon plus développée :
"La Torah est pour l'âme ce que la pluie est pour la terre. En effet, tout comme la pluie va faire pousser ce qui a été ensemencé dans la terre, ainsi en est-il de la Torah qui fait pousser ce qu'il y a dans le cœur.
Si le cœur est bon, la crainte grandira mais si le cœur à de mauvaises racines, c'est de la saleté qui grandira dans le cœur, comme il est écrit : "Les voies d'Hachem sont droites, les justes y marchent fermement et les pêcheurs y trébuchent" (Hochéa 14,10).
Il est également rapporté que les paroles de Torah ont le pouvoir de faire mourir ou de faire vivre. De quoi s'agit-il?
Pour ceux qui la saisissent de la main droite, la Torah est un élixir de vie tandis que pour ceux qui la saisissent de la main gauche, elle est un poison mortel (Shabbath 88b).
Ainsi, on devra se tourner vers son cœur chaque jour avant l'étude pour l'envelopper ensuite de connaissances, de bons traits de caractère, de crainte de la faute et de bonnes action."

-> C'est dans ce sens que le prophète Yirmiyahou a adressé des remontrances à Israël :
"C'est ainsi que parle Hachem aux hommes de Yéhouda et de Jérusalem : creusez-vous des sillons, et ne jetez pas vos semences parmi les épines" (Yirmiyahou 4,3).
Rachi (sur ce verset) explique : "Apprenez de ceux qui travaillent la terre qu'ils labourent durant les périodes d'été et enlèvent toutes les mauvaises racines avant d'ensemencer, afin qu'il n'y ait pas de ronces au moment des semailles en hiver. Il en est de même pour vous : améliorez vos actes avant que ne s'abatte sur vous la malédiction pour que vos prières ne soient pas repoussées lorsque vous crierez".

=> Nous apprenons de tous ces enseignements que tout celui qui ne purifie pas ses mauvais traits de caractère qui sont enfouis à l'intérieur de lui ressemble à celui qui sème des ronces à l'intérieur de son propre champ. Car même dans le cas où les pluies de bénédiction tomberaient du ciel, il ne pourrait pas pour autant y pousser de bonnes récoltes mais uniquement des ronces et des mauvaises herbes.
Il en est de même pour tout celui qui ne fournit pas les efforts nécessaires pour enlever les ronces de son âme et de son cœur : même s'il est consacré à la Torah, elle sera toujours assimilée à un poison de mort car elle fera pousser et grandir ses défauts.

Seul celui qui aime Hachem de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces s'engage dans son étude ... En effet, tout celui qui l'aime, la recherche et celui qui recherche le confort matériel n'aura pas la capacité d'étudier la Torah orale car elle nous confronte à de grandes souffrances et nous empêche de dormir.
[Tossefot - Shabbath 88a]

La Chékhina (présence Divine dans ce monde) dépend des actes des hommes de ce monde. (Zohar tsav 26b).
Lorsque les juifs accomplissent la Torah et les commandements, la Chékhina est nourrie de 'Hessed et matérialise l'abondance dans le monde tout comme la terre qui, en étant ensemencée de grains, fait germer son fruit.
Toutefois, lorsque les fautes et les transgressions se multiplient, cela endommage directement la Présence Divine qui ne peut manifester que de la rigueur stricte, matérialisée par des guerres, des destructions, des maladies, des épidémies ... (selon le Zohar Chémot 3b).
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar 38, perek 6]

Rabbi Chimon bar Yo'haï a déclaré à ces élèves : ce n'est pas la volonté d'Hachem de dévoiler clairement la date de la délivrance aux hommes. Lorsque la période du machia'h se rapprochera, la connaissance se multipliera dans le monde au point que même les enfants du futur atteindront des connaissances de Sagesse cachée ...
C'est durant cette période que se dévoilera le temps de la délivrance pour tous les hommes.
[Zohar - Vayéra 118a]

"Son époux est connu aux portes lorsqu'il siège avec les anciens du pays" (noda bachéarim bala, béchivto im zikné aréts - Michlé 31,23)

-> D'après le Zohar (Vayéra 103a), "l'époux" fait référence à Hachem.
Comment le Maître de l'univers qui est insondable peut-il être connu et siéger parmi les hommes?
Le Zohar répond qu'Hachem est connu en fonction de la place que l'homme va lui faire dans son cœur, chacun en fonction de ses capacités, et saisira ainsi à sa mesure la grandeur infinie d'Hachem.

La terre d’Israël nous protège

+ La terre d'Israël nous protège :

-> Hachem veut que le peuple juif réside en terre d'Israël afin qu'il soit en sécurité même lorsqu'il n'étudie pas dans la Torah.
Lorsque quelqu'un fait des efforts pour étudier la Torah, la Torah le protège, mais lorsqu'il fait une pause dans son étude, il a besoin d'une protection supplémentaire. [cela est valable en Israël et en dehors]
En terre d'Israël, cependant, même lorsqu'une personne n'étudie pas la Torah momentanément, elle mérite cette protection supplémentaire.

=> Nous pouvons en déduire que ceux qui habitent en Israël ont un mérite particulier. Même lorsqu'ils sont assis sans rien faire au lieu de s'engager dans l'étude de la Torah, le mérite de la terre les enveloppe de la même protection que l'étude de la Torah.
[Nétsiv - Réé 15,4-5]

+ Par le fait de se préserver des rapports interdits, vos âmes auront l'envie de faire des mitsvot positives ...
Lorsque l'homme devient pur et saint, étant distinct nature des abominations, sa nature l'amènera toujours à appliquer et à faire les mitsvot. Le Roi David témoigne sur lui-même, qu'il s'était tellement raffiné que ses jambes le conduisaient instinctivement vers les lieux d'études (beit midrach) ...

Mais si vous agissez avec débauche, votre âme se rendra impure et vous ne pourrez réaliser aucune des mitsvot.
L'impureté qui provient de ces actes abominables fait résider sur chaque membre de l'homme une grande souillure et affaiblit ses forces.
Ainsi, il ne pourra pas se préserver de transgresser les interdits, l'impureté régnant sur chacun de ses membres. De même il aura des difficultés à faire les mitsvot. Quand bien même il réalisera quelques fois une mitsva, elle ne sera pas agréée par Hachem, car il agrée uniquement les mitsvot faites avec crainte et sainteté.
[Ohr ha'Haï haKadoch - Kédochim 18,14]

L'essence et le statut de l'homme [dans sa vie spirituelle] sont proportionnels à la façon dont il valorise son potentiel.
[rav Aharon Kotler - Michnat Rav Aharon - 1er volume, p.151 ]

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[plus nous avons conscience de la grandeur du 'simple' fait d'être juif(ve), plus nous pouvons agir avec responsabilité et grandeur, ne nous satisfaisant pas de l'insignifiance de la spiritualité dans la vision non juive. ]

Tout comme une maison pleine de séfarim (livres liés à la Torah) nécessite une Mézouza à sa porte, l'homme ne peut se purifier intérieurement sans sanctifier d'abord sa bouche.
['Hatam Sofer - parachat Kora'h ]

On fait très attention et on examine tout ce qui entre dans nos bouches. Par contre, on ne se pose pas de question à propos de ce qui en sort ! 
[séfer Niflaot Ha Yéhoudi ]