Aux délices de la Torah

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Si d’autres religions ont un jour de repos, aucune n’a choisi le Shabbat comme jour de repos. Cela est considéré comme un don d'Hachem. Pourquoi donc?

Si d’autres nations observaient le Shabbat, lorsque Hachem voudrait récompenser les juifs pour leur observance du Shabbat, les anges Accusateurs mettraient en avant les autres nations qui observaient également le Shabbat.
En veillant à ce qu’aucune autre nation n’observe le Shabbat, les anges ne pourraient pas comparer les juifs à ces nations. En tant que tel, c’est en effet un véritable cadeau d'Hachem.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 3,2 ]

Avant de créer le monde, Hachem a regardé la Torah et a fait chaque chose en correspondance avec elle ...
Le corps est un microcosme du monde. A chaque chapitre de la Torah est associé un membre du corps, auquel correspond un élément de la Création. Par conséquent, l'observance de la Torah contribue à la "réparation" du corps humain et du monde entier.
La Torah contient une partie dévoilée, mais également des mystères qui dépassent notre entendement.
[Zohar - Toldot 134b]

Selon le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov 6), tous les doutes et toutes les difficultés auxquels nous sommes confrontés dans la vie découlent du fait que nous avons perdu le contact avec Hachem et avec notre moi le plus profond.
Au lieu de cela, nous menons une vie superficielle, passant d’un plaisir matériel momentané et éphémère à un autre gain émotionnel tout aussi éphémère, complètement déconnectés de ce dont notre âme a profondément besoin et ce qu’elle désire ardemment.
Nous sommes ainsi tiraillés dans différentes directions à la fois, car nous avons tous des désirs et des intérêts contradictoires. Ce n’est que lorsque nous sommes capables de voir au-delà de ces plaisirs et de ces gains, et d’entrer en contact avec nos besoins les plus profonds et avec Hachem, que nous sommes capables d’agir avec assurance à partir d’un lieu de Vérité. (Sfat Emet - Dévarim ; Likoutim - Lé'h Lé'ha)

Le but ultime de la quête de la connaissance d'Hachem réside dans la prise de conscience qu’il est en réalité impossible de connaître Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - 3]

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[ainsi, à un moment il ne faut pas trop intellectualité, attendre de tout comprendre/maîtriser, mais plutôt se jeter dans les bras d'amour de papa Hachem, avec simplicité. ]

En commettant une faute (avéra), on cause du tort au corps, à l'âme et à tous les monde ...
Les fautes prolongent l'exil du peuple juif, et celui de la Présence divine qui l'accompagne dans ses pérégrinations.
[Totsa'ot 'Haïm]

Lorsqu'une personne offre un visage lumineux ici bas, une Présence lumineuse l'éclaire d'en haut.

[II Zohar 184b ]

"La Chékhina compose tous les mondes, [tout ce qui est] inorganique, végétal, animal et humain, ainsi que toutes les créatures, les bonnes et les mauvaises ... car le mal n’est qu’un fondement pour le bien."
[Baal Shem Tov - Keter Shem Tov - section 26]

Se préparer seul

+ Se préparer seul :

-> La préparation de Pessa'h demande beaucoup de travail, comme nettoyer toute la maison, faire les courses, cuisiner, ... Les juifs du monde entier s'acquittent volontiers de cette tâche par eux-mêmes, sans compter sur les autres.

Le Ktav Sofer explique que c'est la question du fils racha. Il demande : "Que représente ce travail pour toi?" = pourquoi fais-tu tout ce travail tout seul? Pourquoi accomplis-tu des tâches aussi pénibles que l'abattage et la cuisson du Korban Pessa'h? Pourquoi n'embauches-tu pas des ouvriers pour le faire à ta place?

Nous lui répondons que nous offrons le Korban Pessa'h à Hachem pour avoir sauté les maisons juives en Egypte. Nous lui disons qu'Hachem a également accompli ce travail Lui-même, pour ainsi dire, lorsqu'Il a tué les premiers-nés égyptiens et sauté les maisons juives, même si ce travail aurait pu être fait par un ange.

De même qu'Hachem a agi en s'impliquant personnellement en signe d'amour pour nous, de même nous l'imitons et préparons Pessa'h [globalement] nous-mêmes en signe d'amour pour Lui.

"Telle est la doctrine (Torah) relative aux quadrupèdes, aux volatiles" (Chémini 11,46)

-> Dans la guémara (Pessa’him 49b), il est affirmé, au nom de Rabbi, qu’un ignorant n’a pas le droit de consommer de la viande, comme il est écrit : "Telle est la Torah relative aux quadrupèdes, aux volatiles".
Il en déduit que "quiconque étudie la Torah a le droit de manger la chair de ces animaux, tandis que celui n’étudiant pas n’en a pas le droit".

=> Quel est donc le rapport entre un ignorant, l’étude de la Torah et la consommation de la viande?

Rabbi Mordékhaï Abdaï (Vikoua’h Naïm) explique que, du point de vue du Créateur, l’homme et l’animal sont équivalents, comme il est dit : "La supériorité de l’homme sur l’animal est nulle" (Kohélèt 3,19)".
La parole constitue le seul avantage de l’homme sur la bête. Par conséquent, bien que D. nous ait permis de sacrifier rituellement les animaux pour manger leur chair : "tu pourras manger de la viande au gré de tes désirs" (Réé 12,20), cette prérogative semble n’être valable que dans la mesure où nous utilisons à bon escient notre supériorité sur l’animal, à savoir notre parole.
Comment donc? En étudiant la Torah.
Dans le cas contraire, celui d’un ignorant, l’homme est inférieur à l’animal et rien ne l’autorise plus à consommer sa chair.

"Craignez Hachem, vous qui êtes saints, car ceux qui le craignent ne connaissent pas la privation. Les jeunes lions peuvent connaître le besoin et la faim, mais ceux qui cherchent Hachem ne manqueront d’aucun bien" (yir'ou ét Hachem kédochav ki én ma'hchor liréav ...)

-> Le Alchikh hakadoch note que nous ne disons pas que ceux qui Le craignent ont tout ce dont ils ont besoin, mais plutôt qu’ils ne ressentent pas de privation, puisqu’ils sont satisfaits de leur sort.