Aux délices de la Torah

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-> "Tout est contenu dans le fait de respecter le Shabbath …
Le saint Shabbath nous sauve de toutes les mauvaises influences. "

[Rav Chakh - Yated Nééman]

-> "Lorsqu’une personne goûte à la vraie sainteté du Shabbath, celle-ci la conduit à la modestie, la crainte de la faute, la piété, et l’esprit divin. "

[Réchit ‘Hokhma – Chaar Kédoucha 7,106]

+ "Il est peu probable qu'une nation place au 1er plan de ses souvenirs une expérience de détresse et d'esclavage dans un pays étranger, à moins que ce ne fut une partie véridique et vitale de sa vie en tant que peuple."

[rav Lawrence Keleman - rapportant des propos d'un historien]

"La Torah étudiée pendant Shabbath est 1 000 fois plus bénéfique que la même Torah étudiée pendant la semaine. "

[le Ben Ich ‘Haï – paracha Chémot]

"D. témoigna Lui-même : "En vous vendant Ma Torah, c'est comme si Je M'étais vendu avec Elle", car "Je ne peux Me détacher d'Elle." "

[Midrach Chémot Rabba - 33,1]

Au moment de la résurrection des morts, Hachem va guérir le peuple d'Israël de tous ses défauts physiques ou spirituels. En effet, à cause des transgressions, l'âme a été endommagée et ces dommages se répercutent sur le corps même de l'homme.
Ainsi, un homme qui commet des transgressions de manière régulière est voué à être frappé d'un défaut physique, précisément sur le membre par lequel il a fauté. C'est lors de la résurrection des morts que sera totalement épurée sa faute et réparés tous les dommages causés à son âme.
Par conséquent, même le corps, qui constitue une enveloppe corporelle pour l'âme, sera réparé et guéri du défaut qui lui a été causé.
[ rabbi Moché Cordovéro - dans son commentaire sur le Zohar ]

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-> Pour quelles raisons les hommes sont-ils atteints de défauts? Pourquoi certains naissent aveugles ou avec un handicap interne comme le dysfonctionnement d'un organe?
Il est rapporté dans le Zohar (Nasso 123b) que toute personne qui endommage ses actes détériore du même coup l'image de D. qui réside sur lui. Le Nom de l'Eternel יהוה ne peut résider là où il y a un défaut : aussitôt les forces des klipot (forces du mal) se saisissent de cet espace qui devient obscur.
Ainsi, lorsque l'homme porte atteinte à l'image de D., du fait de ses fautes, celle-ci se retire, de sorte que le dommage en question s'inscrit dans les mondes supérieurs, tout comme dans notre monde, où ce dommage sera visible sur le corps même de l'homme.
L'auteur de ces méfaits deviendra aveugle, sourd, muet ou encore boiteux car le dommage est inscrit dans son corps ainsi que dans son âme. De ce fait, les anges de service s'éloignent de cette personne et ne lut apportent pas de protection car ils savent pertinemment que le dommage qu'il a commis écarte la présence du Roi de tous les rois, béni soit son Nom.
L'obscurité s'étant répandue, elle attire des anges de destruction qui sont appelés serpents et scorpions qui se rapprochent de cette personne et le frappent de morsures matérialisées par les souffrances que l'homme va subir dans sa vie. Par exemple, si cette personne a réussi à s'enrichir honnêtement, sa fortune diminuera car le mauvais penchant lui prend de son abondance et la lumière émanant des mondes supérieurs, résultant de toutes sortes de mérites et de ses bonnes actions, sera en partie altérée, puisée par les anges de de destruction causés à la personne.

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-> La guémara (Soucca 2a) rapporte qu'il existe un zivoug qui dépend des actes.
Le Gaon de Vilna (sur le Tikouné Zohar - 31a) explique qu'il s'agit du zivoug entre le corps de l'homme et l'âme. Autrement dit, c'est en fonction de ses actes antérieurs que son corps sera défini.

-> Il faut comprendre qu'il existe des handicaps qui peuvent être physiques mais également spirituels, se matérialisant par des altérations intellectuelles comme des phobies.
Par exemple, si l'homme a peur de monter dans un bateau sans raison apparente, c'est parce que son âme se souvient d'avoir été noyée dans sa réincarnation précédente.

[nous ne devons pas interpréter négativement un handicap d'autrui, mais on peut avoir à l'idée que notre monde implique une notion de réincarnation, d'impact grave de nos fautes si nous ne faisons pas téchouva, ...
L'idée est que le monde à une profondeur qui nous dépasse infiniment (puisque venant d'Hachem), et qu'au final nous ne comprenons pas grand chose. ]

En règle générale, il est interdit de mettre Hachem à l'épreuve pour vérifier si Ses paroles sont vraies (voir Vaét'hanan 6,16).
Néanmoins, le prophète promet : "Amenez toute la dîme à la maison du trésor ... et soumettez-Moi à cette épreuve ... [vous verrez] si Je n'ouvre pas pour vous les cataractes du ciel si Je ne répands pas pour vous la bénédiction au-delà de toute mesure" (Malakhi 3,10).
Le verset parle de la dime (charité, tsédaka) destinée aux pauvres, qui doit être prélevée sur des bénéfices, le salaire et tout autre gain annexe ...
Celui qui accomplit cette mitsva peut s'attendre à la richesse et à l'abondance. Celui qui la garde pour lui risque de perdre tout le reste.
[séfer 'Hassidim 144]

La grandeur de Moché = aimer chaque juif

+ La grandeur de Moché = aimer chaque juif :

-> Hachem témoigne de la fidélité de Moché Rabbénou, en disant : "De toute la maison, c'est le plus dévoué" (Béahaloté'ha. 12,7).
C'est le seul prophète à propos duquel il est dit : "Je lui parle face à face, dans une claire apparition, sans énigmes. C'est l'image de D. même qu'il contemple" (Béahaloté'ha. 12,8).
Nos Sages (midrach Dévarim rabba 11,7) nous enseignent que Moché est à moitié homme et à moitié D.

=> Aucun être humain n'a été défini de la sorte. Pourquoi Moché mérita-t-il d'être qualifié ainsi?

Le rav 'Haïm Vital écrit :
Moché mérita tous ses degrés [spirituels très très élevés] uniquement parce qu'il aimait le peuple d'Israël et partageait ses souffrances, comme nos Sages nous l'enseignent : "Il alla parmi ses frères et fut témoin de leurs souffrances" (Chémot 2,11).
Rachi commente qu'il s'appliquait de tous ses yeux et avec tout son cœur et souffrait avec eux. Ce fut ainsi le début de Moché Rabbénou.

"[Et Yossef nomma son fils aîné Ménaché, ce qui signifie : ] car Hachem m’a fait oublier toutes mes peines et tout ce qui était dans la maison de mon père" (Mikets 41,51).

-> Il semble que le père de Yossef l’ait formé pour qu’il soit saint et pur, afin qu’il se consacre uniquement à la avodat Hachem comme un nazir.
Yaakov pensait que la raison d’être de Yossef dans ce monde serait telle. Cependant, Hachem fit en sorte que Yossef accomplisse une mission tout à fait différente : diriger les affaires gouvernementales de l’Égypte. Il était nécessaire que Yossef oublie qu’il était destiné à être une personne sanctifiée, séparée du peuple.
Il accepta avec joie ce décret céleste ... Une fois qu’il eut intégré que cela lui avait été décrété par le Créateur, il fut alors en mesure de remercier Hachem de lui avoir accordé la force d’accepter sa nouvelle vocation : sanctifier le nom d'Hachem, sans penser qu’une telle mission était indigne de lui et qu’il aurait dû se conduire conformément à ce qu’on lui avait enseigné dans la maison de son père, c’est-à-dire mener une vie de sainteté.
[rav Moché Sternbuch - 'Hokhmah Vadaat ]

La confiance de Yossef

Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi) écrit que lorsque la Torah dit [à propos de Yosef] "et il est resté là en prison" (Vayéchev 39,20), c’est pour enseigner que Yossef n’a pas cherché à échapper à sa situation, car il avait été décrété par Hachem qu’il devait s’y trouver.
Cela est comparable au midrach (Shir HaShirim raba 1,1), qui commente le verset : "Vois un homme assidu dans son travail" (Michlé 22,29) en disant qu’il fait référence à Yossef, le louant d’avoir servi Potiphar de manière appropriée, méritant ainsi sa liberté.
Cela nécessite une explication : est-ce là un fait louable pour Yossef ? [N’est-ce pas simplement une question d’intégrité élémentaire?]
Le Sfat Emet (cité dans Sifté Tsadik) explique que la raison pour laquelle Yossef a pu servir Potiphar comme il se doit est simplement qu’il avait confiance que tout ce qui lui arrivait était la volonté d'Hachem, et qu’il acceptait les défis avec amour. S’il n’avait pas accepté la réalité et s’il avait cherché des moyens d’échapper à sa situation, il aurait immédiatement désespéré et aurait été incapable d’accomplir son travail fidèlement.
[Mi'hchat Chemen - paracha Vayéchev - p.223 ]

Avoir conscience de la valeur de chaque mitsva

-> Lorsque Hachem sépara [lors de la Création] les eaux supérieures des eaux inférieures, les eaux inférieures s’écrièrent : "Nous voulons être devant le Roi". Hachem les consola par les mitsvot de nissou'h hamayim (libation des eaux) et de la brit méla'h (l'alliance de sel).
[voir Rashi (Vayikra 2,13) qui explique qu’une alliance fut conclue avec le sel au cours des six jours de la Création, lorsque les eaux inférieures (celles des océans) reçurent l’assurance qu’elles seraient offertes sur l’autel sous forme de sel et d’eau lors de la cérémonie de "la libation d’eau" à Souccot.]

Nous devons nous demander : comment se fait-il qu'un peu d’eau une fois par an (à Souccot) puisse consoler les eaux inférieures? Cette petite quantité n’est rien comparée à l'immensité du restant de eaux inférieures qui ne serait pas proche d'Hachem.
Le Sfat Emet (Souccot 5651) explique que l’on voit ici qu’il faut se réjouir de chaque petite mitsva, car cela a suffi à convaincre l’océan tout entier qu’il n’était pas éloigné d'Hachem.
[Béer Haparacha ]