Aux délices de la Torah

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Terminer l’exil par notre bonté

"Si un cas judiciaire te dépasse ... tu te lèveras et tu monteras vers l'endroit que Hachem ton D. choisira" (Choftim 17,8)

-> Le mot "vé'kamta" (et tu te lèveras - וְקַמְתָּ) semble superflu, car il pourrait simplement signifier "tu iras à cet endroit".

Le séfer Yad Israël explique, en citant Rachi (Lé'h Lé'ha 12,2), que Hachem a dit à Avraham : "Ils concluront (la première bénédiction de la Amida) par ton nom (magen Avraham)".
Le rav Yé'hezkel de Kouzmir explique qu’il faut servir Hachem avec les "trois piliers" sur lesquels repose le monde : la Torah, la avoda et la guémilout 'hassadim. Cela était ainsi dans les générations précédentes.
Cependant, aujourd'hui, nous sommes très affaiblis par le poids de l'exil et nous manquons de force pour étudier la Torah et prier correctement. Par conséquent, notre principale avoda repose sur la guémilout 'hassadim. Si nous la faisons correctement, c'est comme si nous avions tout fait (les 3 piliers).
En effet, la guémilout 'hassadim signifie aider quelqu'un, même s'il ne le mérite pas.
Si nous agissons ainsi, Hachem pourvoira à nos besoins, même si nous ne le méritons pas.

En conséquence, Rachi dit que "la fin", c'est-à-dire les dernières années de l'exil (galout), se situe avec la mida de 'hessed d'Avraham. Le moyen de mettre un terme à notre exil est de nous concentrer sur cette forme d'avoda.

Ainsi, le verset dit que si une chose "nous dépasse", c'est-à-dire si nous sentons que nous ne pouvons pas étudier la Torah ou prier correctement, nous devons "nous lever et partir".
Nous devons nous lever pour aider autrui, et ainsi, notre exil prendra fin et nous pourrons accéder à la destination choisie par Hachem.

"Et maintenant, qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)

-> Le Ohr Ha'Haïm comprend ce verset comme une allusion à la manière dont une personne ayant fauté peut faire téchouva et revenir à Hachem. Il écrit que l'on pourrait penser qu'ayant commis des fautes, on ne pourra jamais revenir et se rapprocher d'Hachem. Or, ce verset nous montre que c'est possible.

Le verset commence ainsi : "véata" (et maintenant). Nos Sages disent (midrach Béréchit rabba 21,6) que le mot "véata" désigne toujours la téchouva.
Le verset continue ainsi : "qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande?" = comment veut-Il que nous fassions téchouva? "Seulement de craindre Hachem ton D." = avoir la crainte du Ciel est le chemin pour revenir à Lui.

Le verset continue ainsi : "Seulement suivre toutes Ses voies". Le Ohr Ha'haïm explique cela en citant nos Sages (midrach Vayikra rabba 21,5) qui disent : "Si vous accomplissez un ensemble de fautes, accomplissez un ensemble de mitsvot pour vous y opposer."

Le bonheur ne vient pas du fait de s'occuper de soi et de ses besoins. Si vous vous concentrez sur vos besoins, vous ne verrez que ce que vous n'avez pas encore.
Au contraire, concentrez-vous sur toutes les bénédictions qu'Hachem vous a données et vous trouverez des raisons d'être reconnaissant.
[le rabbi Loubavitch ]

Depuis la destruction du Temple, Hachem ne donne pas de bonté à la nation juive sans prière.
[Rokéa'h ]

La manne tombait presque tous les jours dans le désert, même le jour où le Veau d'or a été fabriqué.
Mais elle n'est pas tombée le jour où Kora'h a déclenché un dispute.
Cela révèle une vérité puissante : la division est encore plus destructrice que l'idolâtrie.
[Shévet Moussar 37,22 ]

Pour gagner la bataille contre le yétser ara, il faut être optimiste. Si l'on croit que l'on va échouer, le résultat sera inévitablement le même.
Oubliez les échecs passés. Concentrez-vous sur le présent.
Allez de l'avant, combattez le yétser ara avec énergie et optimisme, et vous gagnerez.  
[rav Elimélé'h Biderman ]

+ Le machia'h est venu un jour voir le rebbi de Tolna et lui a demandé s'il devait venir maintenant ou attendre que davantage de juifs soient rectifiés (de leurs fautes).
"Si je viens maintenant, il y aura des âmes qui ne seront jamais rectifiés (portant les conséquence éternellement dans le monde à Venir)".

Le rabbi dit au machia'h d'attendre que toutes les âmessoient prêtes.
L'un de ses 'hassidim protesta : "Ne serait-il pas préférable que le machia'h vienne maintenant? Pourquoi attendre ces quelques âmes?"
Le rabbi de Tolna répondit : "Vous êtes l'une de ces âmes."

Le bita'hon aide l'homme à accomplir la mitsva d'aimer Hachem.
Celui qui compte sur Hachem constate sans cesse Sa bonté infinie parce qu'il se rend compte que sa subsistance, sa famille et sa santé viennent de Lui.
Plus l'on y réfléchit, plus on aimera Hachem.
[rav David Sutton]

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-> Le bita'hon aide aussi l'homme à accomplir la mitsva de s'attacher à Hachem (ouvo tidbak - Ekev 10,20), car lorsque nous comptons sur quelqu'un, cette personne est toujours présente dans notre esprit. Si un patient fait confiance à un docteur pour le guérir, celui-ci sera toujours présent dans son esprit.
Si nous avons bita'hon, nous comptons sur Hachem pour tout ce qui est important (notre subsistance, le bien-être de notre famille, notre santé et notre réussite, ...) et nous aurons toujours Hachem à l'esprit.
Le bita'hon nous conduit donc à penser à Hachem toute la journée, ce qui est la mitsva de s'attacher à Lui.

Le Messé'h 'Hokhma (Ekev 10,20) affirme que le commandement de s'attacher à Hachem veut dire avoir bita'hon.
[rav David Sutton]

[plus nous avons conscience que 100% des choses, de notre aide, provient d'Hachem, plus alors nous pouvons nous lier entièrement à Hachem, car sinon on s'y attachera, mais aussi à nos capacités, à telle et telle personne, à la naturalité, ... la connexion ne sera pas très forte. ]

"La sainte descendance (le peuple juif) atteindra toute conduite admirable qui couronne ceux qui la possèdent en gardant en permanence la conscience d'Hachem".
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 3,27]

=> L'homme qui a bita'hon, et qui pense donc constamment à Hachem, atteindra les traits de caractère idéaux.

Les gens sont frappés d'aveuglement surtout en ce qui concerne le bita'hon. Les gens se convainquent fréquemment qu'ils croient en Hachem, mais leur réaction en période de difficultés montre le contraire.
[rav Shlomo Wolbe - Alé Chour - vol.2 ]

-> Le rav Yé'hezkel Lévinstein (Or Ye'hezkel - Yira ouMoussar) observe également qu'un homme peut passer toute sa vie sans jamais éprouver un bita'hon réel, et en parler sans intérioriser cette croyance.

-> "Le bita'hon est une expression courante sur les lèvres de beaucoup, mais il est ancré dans le cœur d'hommes d'exception"
[rabbi Avraham ben haRambam - Séfer haMaspik léOvdé Hachem]

-> Selon le Beit haLévi : bien que nous disions tous trois fois par jour dans la Amida qu'Hachem "nourrit les vivants avec bonté ... soutient ceux qui tombent et guérit les malades", un grand nombre d'entre nous n'y croient pas vraiment. Lorsqu'une situation difficile se présente, nous oublions cette affirmation et nous nous précipitons pour essayer de régler le problème par nous-mêmes.