Aux délices de la Torah

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Min’ha de Shabbath = un temps propice

+ Min'ha de Shabbath = un temps propice :

-> Les six jours de la semaine, le monde est soumis aux rigueurs de la Justice (Rigueur) quand arrive l'heure de l'office de Min'ha.
Mais le Shabbath, c'est le moment le plus propice (de la semaine), placé sous le signe de la joie.
C'est à ce moment de la journée que Moché, le fidèle et saint prophète, a quitté le monde, pour que l'on sache qu'il n'a pas été visé par l'Attribut de Justice. Son lieu de sépulture est resté caché de tous, comme le Très-haut, qui reste invisible pour les êtres terrestres et les êtres célestes. Il peut être heureux de son lot.
[Zohar - Yitro p.88b]

L'homme doit prendre dans la joie le premier repas de Shabbath, qui lui apporte une bénédiction matérielle et une âme supplémentaire.
Au deuxième repas, tous les mondes baignent dans la joie.
Quant au troisième repas, il apporte la bénédiction sur tous les jours de la semaine.

Il faut prendre ces trois repas [de Shabbath] réservés à la sainte descendance d'Israël qui, à la différence des autres peuples, atteignent le plus haut degré de la foi.
D'où l'expression : "Entre Moi et les Bné Israël, c'est un signe perpétuel" (Ki Tissa 31,17) de notre lien privilégié.

[Zohar - Yitro p.88b]

La terre d'Israël comporte 10 niveaux spirituels ; chaque niveau correspond à une année.
Ces 10 niveaux sont atteints au bout d'une période de 10 ans.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan Vayéra ]

Celui qui échauffe ses sens même involontairement sera tenu responsable s'il en vient à une vaine émission de semence.
S'il l'a fait sciemment pour se donner du plaisir, il est détestable aux yeux d'Hachem et rejeté par Lui ; il perd le droit de voir la Présence divine!
[séder haYom - 37b]

Une fois qu’une personne a compris cette règle, qui est une règle fondamentale stipulant qu’il n’y a absolument aucune barrière entre une personne (juive) et Hachem lorsqu’elle prie ou étudie.
Et même si des pensées indésirables surgissent dans son esprit, ce ne sont que des voiles et des masques derrière lesquels Hachem se cache ; dès lors qu’on réalise que Hachem se cache là, Il n’est plus caché.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 85]

La faute du yétser ara

On nous enseigne que le yétser ara sera traduit en justice dans l’avenir. La question est : comment peut-il être tenu pour responsable d’avoir fait ce pour quoi il a été créée (par Hachem)?

La réponse est qu'il sera appelé à rendre des comptes pour s’être déguisé en un yétser tov (une inclination au bien).

... Le yétser ara est tenu responsable car il se "déguise" et se fait passer pour la bonne inclination, et qu’il est ainsi capable de tromper l’homme et de s’emparer de notre âme.

C’est également ce à quoi fait allusion le verset : "Les paroles de sa bouche sont le mal et la tromperie" (Téhilim 36,4) ; le mal fait référence à la faute, et la tromperie fait référence au fait de faire croire à l’homme qu’il accomplit une bonne action.
En conséquence, comme le conclut le verset, "Il s’abstient de comprendre pour s’améliorer" ; l’homme ne se repent pas de ses "fautes", car il croit qu’il s’agit de bonnes actions, et on ne se repent pas d’avoir accompli de bonnes actions.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 78]

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-> Si l’homme ordinaire était confronté à quelque chose dont il était absolument certain qu’il s’agissait d’une conduite répréhensible qu’il ne pouvait justifier ni à ses propres yeux, et encore moins devant les autres, il n’aurait pas la tentation de le faire.
Ainsi, la mauvaise inclination trompe l’homme en lui faisant rationaliser son comportement négatif, en niant sa véritable nature, et en le percevant comme une conduite irréprochable animée par les motivations les plus nobles.

L'homme doit se représenter ce monde comme une mer houleuse : pour surnager, il lui faut lever la tête vers son Créateur, veiller à ne pas avaler les eaux impétueuses et se garder des vagues qui risquent de le submerger.
[séfer 'Harédim 72a]

Hachem déteste "le cœur qui nourrit (Horech) des pensées pécheresses (les pensées interdites)" (Michlé 6,18) :
- il est plus difficile de les éviter que la transgression elle-même (guémara Yoma 29a) ;
- d'après le Ibn Ezra, elles rendent l'âme impure; elles préparent la transgression, comme le labour (Haricha) avant la moisson.
- ces pensées et la faute éloignent l'homme de son Créateur.
- Après avoir nourri de telles pensées, l'homme devrait avoir honte de se présenter devant le Roi, comme s'il avait souillé ses vêtements en entrant dans un endroit sale. D'où l'injonction du prophète : "Lavez-vous, purifiez-vous!" (Yéchayahou 1,16).
[séfer 'Harédim 71a]

La charité, c'est comme un prêt que le Créateur accepte de payer avec des intérêts, comme il est écrit : "Celui qui a pitié du pauvre prête à D." (Michlé 19,17).
[séfer 'Harédim 69b]

Quand un homme commet une transgression, le jour où cette faute a été accomplie vient témoigner contre lui et n'est pas compté, au Ciel, comme un jour de vie, sauf si la personne se repent.

Quand un Juste (tsadik) meurt, son âme monte au ciel, "habillée" de tous les jours de sa vie qui lui servent de vêtements d'apparat.
En revanche, si un homme a fauté tout au long de son existence, il n'aura pas de quoi "se vêtir" dans l'au-delà ; malheur à lui et à son âme.
[Zohar - Vayé'hi p.224a]