Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection.
Cette personne sait que le cheminement même vers la perfection doit être valorisé et chéri. Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
[rav Avraham Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]
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-> Pour certains, il existe un fossé profond entre le but et le voyage. Une fois qu’on a fixé un objectif précis, on a l’impression que tout le parcours, dans ses moindres détails, constitue un lourd fardeau.
On se sent frustré et on essaie de tout précipiter et de tout hâter. Au plus profond de son âme, on ressent un malaise et une douleur.
Par exemple, celui qui rêve de devenir très riche peut se fixer comme objectif une somme d’argent précise et concentrer toute sa volonté sur sa réalisation. Cependant, chaque étape sur le chemin menant à cet objectif laisse cette personne insatisfaite et frustrée.
Un tel état d’esprit, axé sur l’objectif, commence à affecter les mouvements physiques, jusqu’à ce que l’on se mette à marcher à la hâte. Chacun de ses pas n’est alors qu’un effort pour se débarrasser de cette exigence frustrante que représente le parcours.
Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection. Elle sait que le parcours même vers la perfection doit être valorisé et chéri.
Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
Tel est le sens de "Reconnais-Le dans toutes tes voies" (Michlé 3,6).
Une conséquence de cet état d’esprit est que même les mouvements physiques deviennent détendus et sans précipitation.
Lorsqu’on prend conscience que la perfection absolue est inaccessible, on peut enfin comprendre que notre véritable grandeur réside dans ce cheminement sacré qui consiste à s’améliorer constamment, ne serait-ce qu’un tout petit peu.
[rav Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]
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=> Le rav Kook estime que nous mesurons trop souvent la réussite de notre vie à l’aune de la perfection, de l’achèvement et de l’atteinte d’un objectif précis.
Il écrit que le sens de la vie ne réside pas dans la perfection, mais dans une croissance constante. En d’autres termes, le sens de notre vie ne réside pas dans l’atteinte de l’objectif final, mais dans le parcours même de la transformation.
Le rav Kook affirme que nous nous rendons un mauvais service en imaginant que le bonheur ne s’éprouve qu’en atteignant la perfection. Au contraire, il estime que la joie ultime se trouve dans le fait de devenir progressivement, jour après jour, une personne plus parfaite.
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[notre yétser fait tout pour qu'on soit triste, comme en insinuant que l'essentiel est la perfection d'avoir accomplie de grandes choses spirituelles. Mais en réalité, nous devons nous réjouir, danser de joie, de pouvoir avancer un petit pas après l'autre vers Hachem.
On doit accepter que parfois nous sommes fatigué (physiquement, spirituellement), que parfois la route monte fortement, ... car c'est par là qu'Hachem veut que nous passions dans le chemin de notre vie. ]
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-> "La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire ...
Le visage peut refléter les larmes ou la tension ; mais si le voyage est entamé, si on est conscient que nous construisons ce que nous devons construire, notre cœur chantera en nous malgré la peine de notre corps et les larmes sur notre visage."
[rav Akiva Tatz]