+ Tombes des tsadikim :
-> Prier sur les tombes des tsadikim réveille les tsadikim qui y sont enterrés afin qu’ils puissent intercéder en notre faveur. Les lieux de sépulture des tsadikim sont saints et purs, et la prière y est davantage exaucée. [Kitsour Shoulkhan Aroukh 128:13]
La Michna Broura (581:27) explique que nous nous rendons sur les tombes car un cimetière où reposent les dépouilles de tsadikim est un lieu où les prières sont plus facilement exaucées.
Le drachot haRan (Drouch 7, voir aussi Zohar 3:70) nous dit qu’il convient à une personne de se prosterner sur les tombes des tsadikim et d’y prier. En effet, la prière y est mieux accueillie.
-> Les sages de la Torah sont eux-mêmes une demeure pour la Chékhina même après leur mort, car leur lieu de sépulture est propice au chéfa (flux de bonté d'Hachem).
Il faut toutefois veiller à ne pas prier les tsadikim eux-mêmes, mais plutôt demander à Hachem qu’Il fasse preuve de miséricorde grâce au mérite des tsadikim qui y sont enterrés.
-> Les tsadikim qui y sont enterrés sont en réalité vivants. Ils voient et entendent tout. [Hiloula déRachbi - p.7]
-> Pendant de nombreuses années, le 'Hida (Shem Haguédolim - Maaré'het Guédolim - alef) s’est interrogé sur la coutume de prier sur les tombes des tsadikim, jusqu’à ce qu’il trouve les paroles du séfer 'Hassidim qui disent que Rabbi est apparu dans des habits de fête (bigdé 'hamoudot) qu’il portait le Shabbat (et non dans son linceul) après son décès et qu’il récitait le kidouch pour sa famille. En effet, même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants (Béra'hot 18a).
Rabbi Bé'hayé (Vayé'hi 49,33) écrit qu’il existe certains tsadikim qui, même après leur mort, vivent dans un corps et une âme. Seul leur corps physique (gouf hagas) est enterré, mais ils possèdent un corps plus spirituel (gouf dak) et leur âme s’y revêt pour une durée prédéterminée. Ils viennent au monde pour accomplir les ordres de Hachem, et ils apparaissent à ceux que Hachem désigne.
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-> La guémara (Baba Métsia 85b) rapporte que Reich Lakich marquait les limites des lieux où étaient enterrés les Rabanim.
Selon Rachi, l’explication littérale est que cela permettait d’éviter que les Cohanim ne marchent par inadvertance sur ces tombes, risquant ainsi de contracter une impureté. De cette manière, les tsadikim ne seraient pas une source de malheur pour autrui.
Cela semble difficile à comprendre, car pour les Cohanim, n’importe quelle tombe poserait un problème, et pas seulement celles des tsadikim.
Par conséquent, rabbi Yaakov Emden explique que Reich Lakich identifiait ces tombes afin que les personnes souhaitant prier près des tombes des tsadikim sachent où les trouver.
On retrouve cette idée en rapport avec Kalev. Pour éviter d’être influencé par les manœuvres des explorateurs (atsat méraglim), Kalev priait sur les tombes des Patriarches (Chéla'h Lé'ha 13,22, Rachi, Sotah 34b).