Lorsqu'une personne quitte ce monde, son père et ses proches sont là avec elle ; elle les voit et les reconnaît, ainsi que tous ceux avec qui elle a côtoyé dans ce monde, et ils accompagnent son âme jusqu’à ce qu’elle atteigne sa destination.
[Zohar - Vayé'hi 20 ]
Catégorie : z- Divers
Au moment où une personne quitte ce monde, elle voit Adam (l'homme primordial).
[Zohar - 'Hayé Sarah 14]
[béguin déa béchata dévar nach ichtalak méalma 'hamé lé léAdam]
Lorsqu'une personne étudie la Torah avec des intentions pures (léchem chamayim), des étincelles de la sainteté de l'âme de Moché brillent en elle.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - 'Houkat 19,2 ]
Lorsque viendra le jour où Hachem ressuscitera les morts, ceux qui sont enterrés en terre étrangère (en dehors d'Israël) verront leur corps recréé là-bas, mais leurs âmes ne seront restaurées qu’en terre d’Israël.
Jusque-là, elles voyageront sous la terre jusqu’à ce qu’elles y parviennent.
[Zohar - Noa'h 27 ]
Lorsqu’une âme quitte ce monde, il y a un chemin très sombre et l’âme s’engage sur ce chemin sans savoir où elle va, mais la Torah qu’elle a étudiée éclaire son chemin.
[rav 'Haïm Vital - Likouté Torah 8 ]
La mitsva consistant à prendre soin de sa santé équivaut à toutes les mitsvot, car le pikoua'h néfech, c'est-à-dire la préservation de la vie, prime sur toutes les mitsvot (à l'exception des trois péchés capitaux : l'idolâtrie, l'adultère et le meurtre).
[Zéra Shimshon - Bé'houkotaï 26,3 ]
-> La descendance principale et véritable des tsadikim réside dans leurs bonnes actions. (midrach Béréchit raba 30,60)
Si une personne saisit toute la profondeur de ce sujet, elle comprendra que c’est bel et bien vrai, non seulement dans un sens abstrait, mais aussi d’une manière très concrète, car, comme nous le savons : "Pour chaque mitsva qu’une personne accomplit, un ange (défenseur) est créé" (Pirké Avot 4,10).
Il est évident qu’un ange est supérieur à un être humain ; par conséquent, la descendance créée par les mitsvot d’une personne est supérieure à sa descendance physique.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,1]
Couronner ses parents après leur mort
+ Couronner ses parents après leur mort :
"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)
-> La Torah juxtapose le commandement d'observer le Shabbat (Yitro 20,8-10) avec le commandement d'honorer son père et sa mère (Yitro 20,11) afin de nous apprendre qu'il n'y a pas plus grand honneur pour les parents dans le monde de la Vérité (après la mort) que lorsque leurs enfants et leurs descendants font des 'hidouchim dans leur étude de la Torah le jour de Shabbat dans ce monde. [Zohar 'hadach - Yitro 103a]
Dans ce Zohar, il est aussi rapporté que lorsqu'un homme fait des 'hidouchim durant Shabbat, des Justes (tsadikim) viennent embrasser la tête du père et le couronner de plusieurs couronnes.
-> Ainsi, tout cet honneur dont sont gratifiés ses parents résulte du mérite de l'étude de la Torah de leur enfant. Ceci s'applique même au père qui n'aurait pas lui-même étudié la Torah mais qui a soutenu et aidé son enfant à le faire, que ce soit par un soutien financier ou par un soutien moral. [Zohar - Yitro 89a]
-> A ce propos, le Zohar (Chéla'h Lé'ha 171a) relate l'exemple d'un jeune enfant qui a su expliquer par 27 raisonnements différents un sujet de la Torah à tel point que son père a mérité 70 couronnes bien que ce dernier n'ait jamais étudié la Torah car il avait toutefois laissé son fils prendre cette voie.
-> Ce n'est pas seulement et uniquement le père qui mérite toutes ces lumières et tout cet honneur dans le monde futur mais également ses beaux-parents qui mériteront, eux aussi, d'être couronnés, comme il est rapporté ailleurs : lorsque Rabbi Chimon bar Yo'haï exposa plusieurs enseignements de la Torah, ce mérite contribua à couronner également son beau-père, Rabbi Pin'has ben Yaïr lorsqu'il se retrouva dans le Gan Eden où il bénéficia de l'éclat de 50 lumières. [Zohar - Nasso 144b]
<---------->
-> "Lorsque le Shabbath commence, le mouvement des âmes s'accentuent grandement.
Certaines s'en vont, certaines arrivent, d'autres descendent ... toutes sont joyeuses et pleines de bonne volonté.
Ces âmes viennent couronner le peuple saint (juif).
Une fois que le Shabbath est entré, les gens résident dans le "monde des âmes"
[...]
Toutes les peines, les colères, les querelles dans le monde sont oubliées parce que le jour de réjouissance pour le Roi est arrivé.
Les âmes sont augmentées au sein d'Israël, comme si c'était le monde futur"
[le Zohar - rapporté par le Réchit 'Hochma - Chaar Kédoucha 3,4-7]
-> Il est intéressant de noter que le Réchit 'Hochma, dans ce même passage, rapporte également le Zohar ci-dessous.
Après Shabbath, lorsque l'âme supplémentaire (néchama yétéra) quitte le royaume physique pour retourner dans le Ciel, D. lui demande : "Quel 'hidouch (idée nouvelle) de Torah as-tu entendu?"
Le Zohar déclare : "Combien est bienheureuse l'âme qui peut réciter des 'hidouché Torah devant Hachem.
D. se réjouit énormément et rassemble tous ceux qui se trouvent dans Son palais et s'exclame : "Nous avons entendu une idée perspicace transmise par l'âme de cette personne!"
Tout le palais et tous les anges écoutent le 'Hidouch.
Mais si l'âme n'a pas de 'hidouch à raconter au palais Céleste, elle en a honte et ensuite les anges s'affaiblissent, pour ainsi dire"
-> Le Ari Zal (rapporté dans Chaaré Téchouva) affirme qu'une couronne spéciale est créée pour le père de celui qui étudie une nouvelle idée de la Torah le Shabbath.
Le Yéssod véShoresh haAvoda (Bémaalot haShabbath) rapporte qu'en plus, Hachem embrasse la tête de ce même père.
Ceci explique pourquoi la mitsva du Shabbath est juxtaposée à celle du respect des parents (dans les 10 Commandements).
=> chaque mitsva que nous faisons peut être comme un colis de mérites envoyé pour améliorer la vie éternelle de nos parents décédés. Mais l'étude de la Torah Shabbath a non seulement beaucoup plus de valeur que celle durant la semaine (1000 fois plus selon le Ben Ich 'Haï), mais en plus on amène beaucoup d'honneur à nos parents au Ciel.
<-->
Précisions sur la notion de 'hidouch : nouveauté en Torah :
-> Selon le Chaaré Téchouva, si quelqu'un ne peut pas être créatif, s'il apprend quelque chose qu'il n'a jamais étudié auparavant, ce sera également qualité de 'hidouch.
-> Le Yessod véShorech haAvoda (Chaar 8,12) dit que toute nouvelle inspiration conduisant à améliorer ses midot, son caractère ou tout bon comportement que l'on accepte sur soi, est aussi considéré comme un 'hidouch.
Etre niftar
+ Etre niftar :
-> Quelle est la différence entre les mots "niftar" et "mét" ?
Le terme souvent utilisé pour désigner une personne décédée est "niftar". Le nom désignant la mort est "pétira".
On le retrouve dans la Michna (Péa 8,9), où il est dit "niftar min haolam" (quitter ce monde).
La racine du mot niftar remonte à patar (sortir), comme dans péter ré'hem, un animal premier-né sortant du ventre de sa mère.
Dans le contexte de la mort, un individu est niftar lorsqu’il quitte ce monde dans l’attente d’entrer dans l’autre monde.
Le terme "patour" est le plus souvent utilisé dans le contexte juridique pour désigner une personne exemptée d’une punition ou d’une obligation donnée.
Cela soulève la question suivante : pourquoi le décès d’une personne est-il associé au concept d’une exemption juridique?
Alors que le corps d’une personne renferme son âme, son âme intérieure fonctionne comme une force directrice, obligeant le corps extérieur à vivre pour un but et une existence supérieurs. Elle représente sa responsabilité envers la loi et l’ordre, ainsi que la supervision divine d'Hachem sur les affaires du monde.
En effet, le mot 'haï, qui désigne un être vivant, est lié à 'hayav, qui signifie "obligé". Lorsque l’âme d’un individu quitte son corps, celui-ci est alors libéré de son engagement envers ces objectifs plus nobles, ce qui le rend exempt de toute obligation. C’est pourquoi le terme utilisé pour décrire une personne qui meurt est "niftar", un mot apparenté à "patour" (exempt).
En réalité, la véritable vie est réservée à ceux qui consacrent leur existence à un but plus noble. À l’inverse, ceux qui ne recherchent que le plaisir sont considérés comme morts, même de leur vivant.
Ce principe trouve un écho dans la guémara (Béra'hot 18) qui souligne que même lorsque les justes (tsadikim) sont morts, ils sont appelés "vivants", tandis que les réhaïm sont appelés "morts" même de leur vivant.
Un individu qui vit avec un but élevé est niftar lorsqu’il meurt. Dans son cas, son existence physique (matérielle) n’était pas l’objectif ultime ; elle servait plutôt de moyen pour atteindre un but plus élevé.
Un tel individu s’apparente à quelqu’un qui sort (patour - sortir) d’une pièce pour entrer dans une autre.
En revanche, le terme "mita" s’applique à tout être vivant, y compris les animaux. Mita marque la fin de la vie et n’implique rien d’autre que cela.
Même les réchaïm subissent ce qu’on appelle la mita, tandis que le terme pétira est réservé aux justes.
[rav yéhochoua Alt]
<--->
-> Le Guécher ha'Haïm (1:5:1:1) écrit que quiconque s’occupe d’un cadavre doit savoir qu’il a affaire à un objet sacré : le corps d’une personne n’est pas simplement un réceptacle de sainteté qui a servi l’âme sainte, mais il est lui-même devenu sacré, à l’instar d’un Séfer Torah (voir Béra'hot 18).
Il ajoute que pendant la vie d’une personne, tant que son âme y réside, le corps est appelé un Séfer Torah vivant. Ainsi, celui qui assiste au moment de la mort d’une personne, c’est comme s’il regardait un Séfer Torah brûler (Moéd Katan 25a).
-> Le mot pour "vie" en lachon Hakodech est " 'haïm", qui est au pluriel.
C’est parce que nous vivons dans deux mondes, puisque les actions que nous accomplissons dans ce monde ont une incidence sur l’au-delà.
Lorsqu’une personne quitte ce monde, seules la Torah et les bonnes actions (maasim tovim) l’accompagnent (Pirké Avot 6,9). Cela est évoqué dans le mot mét (orthographié : מת),qui est un acronyme de : maasim tovim et Torah. Ainsi, le mot mét (מת) nous rappelle de vivre pour un but supérieur.
<---->
-> L’une des façons dont le rav Noa'h Weinberg conseillait aux gens de s’identifier à l’âme et non au corps consistait à parler du corps à la troisième personne.
Par exemple, au lieu de dire "J’ai faim", dites "Mon corps a envie de manger". Au lieu de dire "Je suis fatigué", dites "Mon corps a envie de dormir".
Si une personne s’identifie à son corps, la séparation du corps et de l’âme sera difficile. C’est comme une veuve qui a vécu avec son mari pendant cinquante ans et qui va désormais vivre seule.
Cependant, si une personne s’identifie à son âme, alors l’expérience de la mort ne sera pas difficile, car la séparation du corps et de l’âme sera comme changer de vêtements.
Le rav Noa'h Weinberg était un jour assis avec un juif laïc et tentait de le convaincre de venir à Aich Hatorah. Le rav Noach lui a demandé s’il pensait avoir une âme. Après avoir réfléchi à la question pendant quelques minutes, le juif laïc a répondu qu’il avait très probablement une âme.
Le rav Noa'h a rétorqué : "Vous faites une erreur. Vous êtes une âme et vous avez un corps!"
Rendre visite au Temple
-> A l’époque du Temple, nous étions tenus d’effectuer un pèlerinage vers la demeure d'Hachem trois fois par an.
Et à l’ère messianique, lorsque le 3e Temple sera construit, nous nous rendrons au Temple chaque Shabbat et chaque Roch 'Hodech.
Pendant notre exil, alors que nous n’avons pas de Temple, existe-t-il un moyen de vivre l’élévation spirituelle que procure la visite du Temple?
Lorsque nous rendons visite à notre rabbi, notre maître, notre guide spirituel, cela équivaut à avoir visité le Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shabbath ha'Hodech ]