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Les kabbalistes (Shaar Hamitsvot 33a) enseignent que lorsqu'un homme étudie la Torah, il doit déployer toute sa force pour briser la klipa, l'enveloppe extérieure, ce qui lui permet ensuite de s'attacher à la Présence divine.
Cela sert à rectifier et à préserver le corps dans la tombe jusqu'au moment de la résurrection, comme le dit le verset : "Quand tu te coucheras, elle te gardera, et quand tu te réveilleras, elle te parlera" (Michlé 6,22).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 3,19]

Nos Sages (Yébamot 97a) décrivent une personne qui, durant sa vie, étudie la Torah avec des intentions pures. Ils disent qu'après son départ de ce monde, chaque fois que des paroles de la Torah sont prononcées en son nom, ses lèvres s'ouvrent dans la tombe, comme il est écrit : "les lèvres des dormeurs parleront" (dovev chifté yéchénim - Shir HaShirim 7,10).

Même si le corps peut se désintégrer et retourner à la poussière, lorsque des paroles de la Torah sont citées en son nom, ses os se rassemblent pour former un corps complet, et alors ses lèvres parlent, ce qui est vraiment étonnant ...

De plus, la principale récompense pour le corps aura lieu au moment de la résurrection des morts. Il se relèvera pour ne plus jamais faiblir (voir Kétoubot 111b), pour une vie sans mort, sans mauvaise inclination (yétser ara) et sans malheur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,9]

Le jour d’anniversaire

+ Le jour d'anniversaire :

-> "Le 3e jour, anniversaire de la naissance de Pharaon, celui ci donna un banquet à tous ses serviteurs" (Vayéchev 40,20)

-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky s'il existe une source dans la Torah qui autorise la célébration des anniversaires. Il répondit en citant les paroles de la guémara (Moed Kattn 28a) : "Lorsque Rav Yossef atteignit l'âge de 60 ans, il organisa une fête pour les rabbanim, en disant : J'ai échappé [à la punition] de karét" (le karét est une punition infligée par la Main du Ciel qui condamne à mourir avant l'âge de 60 ans].

Nous voyons, dit le rav Kanievsky, qu'il n'y avait pas de fête pour les autres anniversaires, seulement pour le 60e anniversaire, en raison de cette raison unique. Le rav Kanievsky ajoute que son père, le Steïpler, n'a jamais fêté son anniversaire.

Lorsque le rav Kanievsky a été interrogé sur la manière de marquer le 60e anniversaire, faut-il dire Nichmat (kol 'haï), donner de la tsédaka ou autre, il répond : "Je n'ai jamais vu mes rabbanim faire quoi que ce soit de tel. Tout ce que nous savons, c'est que la guémara rapporte la célébration de Rav Yossef."

Le rav Kanievsky a un jour cité les paroles de l'Adéret (rabbi Eliyahou David Rabinowitz-Teumim) dans son séfer Néfech David :
"De tout mon cœur, je me suis mis en colère contre ceux qui m'ont béni et ont essayé de me réjouir le jour de mon anniversaire. Depuis ma jeunesse, j'avais l'habitude de dire que la seule célébration d'anniversaire que l'on trouve dans nos livres saints est celle du Pharaon".

-> Il était une fois un homme qui avait besoin d'une intervention médicale, et il vint demander au rav Kanievsky s'il y avait un avantage à la programmer le jour de son anniversaire.
Le rav 'Haïm Kanievsky lui répondit que certes le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) mentionne que le mazal d'une personne est renforcé le jour de son anniversaire, mais cela ne s'applique peut-être qu'aux non-juifs, car les juifs ne sont pas soumis aux diktats du mazal (voir Shabbath 156b - én mazal léIsraël - le mazal n'exerce pas de contrôle sur Israël).

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+ Le jour d'anniversaire :

-> Quelle est la position juive concernant les anniversaires?
1°/ Le Karbon Ha’eida (Yérouchalmi Roch Hachana 3,8) explique que le jour de notre anniversaire, on ne subit pas de dommages, de préjudices, aussi rapidement car le mazal qui règne ce jour-là nous protège.
De même, le 'Hida ('Homat In'ha - Iyov 3) écrit que le jour de notre anniversaire, notre mazal est puissant (בריא וחזק).

2°/ Beaucoup adressent des bénédictions à leurs proches à l'occasion de leur anniversaire.
Une allusion à cela se trouve dans le Téhilim (2,7-8) : "aujourd'hui c'est mon anniversaire, demandez-moi quelque chose et je le donnerai" (אני היום ילדתיך שאל ממני ואתנה - ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa).

3°/ Le rabbi de Tolna a dit que le jour de notre anniversaire, on davantage de force de demander et de supplier Hachem que l'on soit satisfait de nos désirs, comme cela est suggéré (Téhilim 2,7-8) : ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa. [rapporté dans le séfer אמרתך חייתני, p.246 ]

4°/ Nombreux sont ceux qui pratiquent le 'hechbon néfech, un examen de conscience personnel, le jour de son anniversaire. Cette pratique découle du fait que Roch Hachana n'est pas célébré le jour de la création du monde, mais six jours plus tard, le jour d'anniversaire de la création d'Adam et 'Hava. C'est le jour où tout a véritablement commencé.
De même que le jour de Roch Hachana est "yom hadin", le jour du jugement, nous devrions, nous aussi, vivre une expérience similaire le jour de notre anniversaire. Autrement dit, nous devrions faire un 'hechbon néfech, réfléchir et identifier nos progrès et nos axes d'amélioration.
[on peut à la fois fêter et célébrer toutes les belles choses qu'on a pu faire, mais également prendre un moment où l'on fait téchouva, et on s'engage à s'améliorer (on fête avec avance nos belles actions à venir). ]

Lorsque le rabbi Shmouel Mohilever a eu 70 ans, certains souhaitaient organiser une fête en son honneur. Lorsque le rabbi Mohilever en prit connaissance, il refusa catégoriquement, affirmant qu'on ne trouve dans la Torah aucune mention de célébrations d'anniversaire chez les juifs. Seuls les non-juifs le font, comme Pharaon qui organisa un festin pour son anniversaire (Vayéchev 40,20).
Il ajouta que cela constitue une différence entre nous et les nations : un juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour lui-même, tandis qu'un non-juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour autrui, comme Pharaon qui rétablit le "char amachkim" dans ses fonctions et fit pendre le "char aofim". [séfer Itouré Torah - Vayéchev 40,20 ]

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-> On dit que l'anniversaire est le jour où Hachem a décidé que le monde ne pouvait plus continuer sans nous. Nous sommes, en tant qu'individu, unique et irremplaçable. Nul être humain dans l'Histoire, nul n'ayant jamais vécu et nul ne peut accomplir le rôle, la mission spécifique que Hachem nous a confié dans sa création.

-> Le midrach Seichel Tov (Vayéchev 40,20) dit : pour la majorité des gens, leur anniversaire leur est cher et ils se réjouissent et le célèbrent. [רוב בני אדם מחבבים...ושמחים בו ועושי ן בו משתה]
Le midrach Tan'houma (Pékoudé 13) nous dit qu'Hachem a combiné la joie de l’anniversaire d'Its'hak avec la joie de la construction du Michkan.

-> Le Ben Ich 'Haï (Réé 17 - chana 1) remarque que certains ont l'habitude chaque année à leur anniversaire d'en faire un jour de fête, ce qui est de bon augure (c'est un bon signe pour l'année à venir, en se basant sur le fait qu'Hachem peut tout faire et qu'Il est plein de miséricorde).

-> Le rav Ovadia Yossef (Yabia Omer - Ora'h 'Haïm 6:29:4) écrit que lorsqu'il y a des divré Torah, des chants et des louanges à Hachem lors d'un repas d'anniversaire, c'est une séoudat mitsva.

-> Il est bénéfique d’augmenter la Torah et la prière le jour de son anniversaire. [מנהג ישראל תורה , Volume 1, 225:2 ]
Le rav 'Haïm Palagi (dans son séfer צדקה לחיים) écrit que le jour de notre anniversaire, il est bien d'augmenter ce qu'on donne habituellement à la tsédaka, chacun selon ses moyens.

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-> b'h, également sur le sujet du jour d'anniversaire : https://todahm.com/2018/12/09/7736-2

+ "Quand son esprit s'en va, il retourne à sa terre" (tétsé rou'ho yachouv lé'admato - Téhilim 146,4)

Pourquoi "sa" terre (לְאַדְמָתוֹ), demanda le rav 'Haïm Kanievsky. Pourquoi ne dit-il pas qu'il retournera à la terre?

-> Le rav Kanievsky explique que le midrach Tan'houma (Pékoudé 3) dit qu'avant la naissance d'un enfant, un ange montre à son esprit de nombreux aspects de sa vie future, y compris l'endroit où il mourra et l'endroit où il sera enterré.
C'est pourquoi, dit le rav Kanievsky, le verset utilise le pronom possessif, car le lieu où il sera enterré n'est pas simplement "la terre", mais "sa terre", le lopin de terre qui était prédestiné à être son lieu de repos avant même sa naissance.

Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.17]

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-> voir aussi : https://todahm.com/2026/02/04/49131

Nos Sages disent que lorsque les morts ressusciteront, ils seront transportés à la Méarat HaMa'hpéla, et se lèveront de là.
[Maharal - Gour Ayré - Vayé'hi (47,30) - se basant sur le Zohar]

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-> "S'il te plaît, ne m'enterre pas en Egypte" (Vayé'hi 47,29)

Une des 3 explications de Rachi est : les morts ensevelis hors de la terre d'Israël "vivent" dans la souffrance des migrations souterraines.
[Ils sont obligés d'endurer la souffrance de rouler à travers des tunnels pour atteindre la terre d'Israël pour la résurrection des morts]

Par ailleurs, la guémara (Kétoubot 111b) enseigne qu'au moment de la résurrection des morts, les tsadikim vont jaillir et se lever à Jérusalem.

=> Quel est l'intérêt de l'enterrer à 'Hevron, si Yaakov devra quand même subir des souffrances pour atteindre Jérusalem?

-> Le Mérafsin Igri répond que ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront rouler dans le sol jusqu'à atteindre Jérusalem, et là ils ressusciterons.
Par contre, ceux qui sont enterrés ailleurs qu'à Jérusalem, vont d'abord revenir à la vie là où ils sont enterrés, et ensuite ils pourront marcher normalement jusqu'à Jérusalem.
Cette cette première douleur (rouler dans le sol) que Yaakov voulait éviter.

-> Le Arizal écrit qu'il existe une cavité souterraine qui relit directement la grotte de Ma'hpéla ('Hebron) au Kotel. D'ailleurs, c'est par ce trajet que chaque veille de Shabbath, après le midi juif, nos Patriarches vont au Kotel.
On comprend mieux pourquoi, Yaakov ne s'est pas préoccupé d'être enterré à 'Hebron.

-> Le rav David Twerski (le premier Rabbi de Tolna) rapporte les paroles de nos Sages que si une personne est méritante, des anges Célestes vont amener sont cercueil jusqu'en terre d'Israël, au moment de la résurrection des morts, lui évitant ainsi les douleurs liées au déplacement.
De même, les anges vont retirer d'Israël ceux qui ne méritent absolument pas d'y être ressusciter.
[par exemple selon le midrach (Michlé chap.17) : "Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim). ]

C'est pourquoi, Yaakov a insisté pour être enterré en terre d'Israël, car dans son énorme humilité, il ne se considérait pas comme un tsadik, ne méritant pas que les anges viennent l'apporter en Israël.

Le précepte fondamental du judaïsme est de se soumettre à la sagesse de la Torah et de ses érudits.
Lorsqu'une personne renonce à sa propre sagesse au profit de celle de la Torah et prête l'oreille aux paroles des sages, cela vaut mieux que toute autre chose.

Par conséquent, ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à jeûner le jour de Yom Kippour, car si vous écoutez la sagesse des érudits de la Torah qui vous ont ordonné de ne pas jeûner si un médecin vous a conseillé de ne pas jeûner, cela a plus de valeur que le jeûne lui-même.
[Chem miChmouel - Moadim ]

Si seulement les gens comprenaient combien de récompenses et de mérites sont accordés aux justes (tsadikim) lorsque les réchaïm font téchouva grâce à eux, ils courraient après les réchaïm pour les ramener sur le droit chemin comme on court après la vie elle-même.
[Zohar II,129a ]

Il est inutile de construire un mausolée pour les Justes (tsadikim), car leurs paroles leur servent de tombeau.
[guémara Yérouchalmi - Shékalim 82]

Les soldats Israéliens

+ Les soldats Israéliens :

-> Dans une interview que le rav Ovadia Yossef donna une fois élu Grand-rabbin, le journaliste du Yédiot a'haronot lui demanda s'il croyait que les élèves de yéchiva devaient être exemptés de servir dans l'armée israélienne?
Il répondit : "Oui! Nous croyons que la Torah qu’ils étudient jour et nuit protège les soldats de Tsahal dans tous les combats, comme il est dit : "non par la force ou la puissance, mais par Mon esprit dit Hachem" (lo bé'hayil vélo békoa'h, ki im bérou'hi amar Hachem - Zé'haria 4,6).

Au cours de l'opération Bouclier défensif en 2002 (qui était une opération à grande échelle pendant la 2e Intifada) qui se déroula pendant les demi-fêtes de Pessa'h, le rav Ovadia Yossef appela publiquement tous les élèves de yéchiva à annuler leurs vacances de Pessa'h et à se présenter à la "base de l’armée de l’étude de la Torah".

Le rav Ovadia Yosseef dit :
"Les soldats de Tsahal font un travail sacré, protégeant Israël. Ce n’est que parce qu’ils mettent leur vie en danger pour nous garder que nous pouvons étudier la Torah, prier ... Sans l’armée, nos ennemis nous laisseraient-ils nous asseoir en paix et étudier la Torah? Non! Ce n’est que grâce au dévouement des soldats de Tsahal que cela est possible. Qu’Hachem les garde pour toujours!
Puissent-ils retourner chez eux pour une vie bonne et paisible! Tout le monde doit les apprécier, les bénir et prier pour eux. Si vous voyez un soldat, vous ne pouvez que l’embrasser : après tout, il protège chaque juif d’Israël au péril de sa vie."

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-> Un étudiant de la yechiva Kol Torah de Jérusalem s'approcha de son Roch yechiva, rabbi Chlomo Zalman Auerba'h, et lui demanda s’il pouvait abandonner son étude à la yéchiva pour se rendre dans le Nord afin de se recueillir sur les tombes des tsadikim en Gallil.
Le rav Auerba’h répondit : "Il est préférable de rester à la y"chiva pour étudier."
L’élève demanda encore : "N’y a-t-il pas un moment où je pourrais aller prier sur les tombes des tsadikim?"
Rabbi Auerba’h répondit : "Pour se rendre sur les tombes des tsadikim, il n’est pas nécessaire d’aller en Gallilée. Chaque fois que je ressens le besoin de me recueillir sur les tombes des tsadikim, je me rends sur les tombes des soldats tombés "al kidouch Hachem", au mont Herzl (le cimetière national des soldats de Tsahal tombés au champ d'honneur, à Jérusalem)".
[séfer Ohro chel olam - p.380]

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+ Birkat Cohanim & un Cohen qui a tué :

-> Le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 128:35) stipule qu'un Cohen qui a tué même accidentellement est disqualifié pour réciter la Birkat Cohanim (לא ישא את כפיו).

-> Il y avait des soldats dans l’armée israélienne qui étaient des cohanim ayant combattu dans des guerres contre l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Au cours des batailles, ils ont blessé et tué des soldats ennemis. On demanda à Rav Ovadia Yossef (Yé’havé daat, Volume 2, siman 14) si ces cohanim étaient toujours à même de bénir le peuple juif. [ il y a des exceptions à cette règle (voir la Michna Broura 128:128 ).]
[selon le rav Ovadia Yossef, les guerres de l’Etat d’Israel sont des mil'hémet (guerres) mitsva. ]

Il dit qu'il était approprié d'encourager de tels Cohanim et même de les louer pour l'acte et leur permit de continuer à faire la birkat Cohanim sans le moindre doute. [Voir aussi le rav Feinstein - Igrot Moché - Yoré Déa 2:158.]

Ailleurs (Méor Israel - Tabaat Hamélékh), le rav Ovadia fut interrogé par un soldat Cohen qui se tenait à son poste contre de dangereux arabes qui s’approchèrent de lui. Il lança un assaut et tua plusieurs d’entre eux. Il demanda au Rav s’il pouvait continuer à accomplir la mitsva de Birkat Cohanim.
Après l’avoir autorisé, il écrivit que les soldats qui protègent Israël sont dignes d’éloges. Leur récompense est doublée au ciel et ils seront bénis de toutes les bénédictions de la Torah ...
Les soldats qui mettent leur vie en danger pour sauver des vies juives méritent honneur et respect.