"Les tombes des Tsadikim authentiques ont la même sainteté que la terre d'Israël.
Il est par conséquent très important de s'y recueillir pour prier et réciter les Téhilim".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 109 ]
Catégorie : z- Divers
Prendre soin de sa santé (selon des rabbins contemporains)
+ Prendre soin de sa santé (selon différents rabbins contemporains) :
-> "La Torah dit : "Vous prendrez grand soin de vos âmes" (Vaét'hanan 4,15), Hachem nous a confié un corps, il est de notre devoir d’en prendre soin."
[rabbi Dr Jack Cohen]
-> ""Vous prendrez grand soin de vos âmes" (Vaét'hanan 4,15). C’est une obligation (mitsva) très claire de la Torah, selon lequel il faut prendre soin de soi (ex: sa santé physique, mentale)."
[rabbi Avichai 'Haïm David]
["vénichmartem méod al nafchoté'hem" = la Torah emploie rarement le terme "méod" (beaucoup) pour une mitsva, ce qui témoigne de sa très grande importance, et qu'on ne doit pas la traiter avec légèreté. ]
-> "C’est une mitsva comme n’importe quelle autre, mais la récompense est plus grande, car rester en bonne santé vous donne plus d’énergie et vous permet d’être bien plus productif – cela améliore tous les aspects de la vie."
[rabbi Danny Myers]
-> "Pour paraphraser le Kouzari, si je n’apprécie pas et ne prends pas soin des dons d'Hachem (ex: mon corps), c’est comme si je les lui renvoyais (avec dédain) au visage. "
[rabbi Mordé'haï Becher]
-> "Selon le rav Israël Salanter, le manque de gratitude est un défaut fondamental dans toute relation, en particulier celle que nous entretenons avec Hachem.
Il n’y a pas de plus grande ingratitude envers Hachem que de négliger et de ne pas prendre soin du corps qu’Il nous a donné. Une personne ne peut commencer à servir Hachem si elle est ingrate, et le comble de l’ingratitude est de ne pas prendre soin de notre corps comme il se doit.
En prenant soin de notre corps, nous manifestons notre gratitude envers Hachem pour le don incroyable qu’est un corps en bonne santé."
[rabbi Noach Orlowek]
-> "Lorsque j’honore le corps, ce réceptacle dans lequel Hachem a choisi de placer ma néchama (âme), je L’honore Lui-même.
Un corps sain engendre un état d’esprit sain, dans lequel on se sent plein d’énergie et de confiance. Nos Sages enseignent que nous devons mener une vie saine afin de nous consacrer aux questions spirituelles et d’accomplir les mitsvot avec joie.
Le roi David déclare : "Kol atsmotaï tomarna, Hachem, mi kamo'ha" (tous mes os diront : Hachem, qui est comme Toi?" (Téhilim 35,10).
Afin de servir Hachem comme il se doit, notre corps tout entier doit être pleinement "éveillé", vif et en bonne santé. Il y a de la sainteté dans un corps sain."
[rabbanit K. Sarah Cohen]
-> "Tout comme pour le tabagisme, selon le Igrot Moché ('Hochen Michpat, partie 2, 76), maintenant que les effets d’une consommation excessive de sucre, d’une consommation excessive de sel, de la consommation d’aliments riches en acides gras trans, ... sont devenus évidents pour l’ensemble du monde médical, continuer à adopter de telles habitudes alimentaires reviendrait à s’exposer à un danger et serait donc interdit."
[rabbi Na'houm Chaimowitz ]
-> "Quand je fais de l’exercice, je garde toujours à l’esprit la façon dont le rav Kook commence son Orot Hatéchouva : "Il existe ce qu’on appelle la téchouva goufnit, le retour du corps à la santé, qui est le début de la téchpuva. Nous avons faute contre notre nature fondamentalement saine et nous devons la rétablir.""
[rabbi Moshe Weinberger ]
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-> "Je n’ai rien à ajouter aux paroles du Rambam (Hilkhot Déot 3,3) : Il faut s’attacher à ce que son corps soit sain et fort, afin que son âme soit droite dans la connaissance de Hachem!"
[rabbi Mordechai Torczyner]
-> "Je veux être le meilleur éved Hachem (serviteur d'Hachem) possible, je dois donc m’assurer d’être
en aussi bonne santé que possible."
[rabbi Moché Cohen]
-> "Notre alimentation, nos habitudes de sommeil et notre activité physique font partie intégrante de notre Avodat Hachem (d’après le Rambam dans Hilkhot Déot - chap.4)."
[rabbi Michael Khaimov]
-> "La santé est très importante pour le peuple juif et constitue une part essentielle de l’avodat Hashem."
[rabbi Yo'hanan Zweig]
-> "Plus je me sens en bonne santé, plus j’ai d’énergie pour l’avodat Hachem."
[rabbi Dovid Kupchik]
-> "L’alimentation et l’activité physique relèvent tout autant de la avodat Hachem que la prière, l’étude et la 'hessed. Le défi consiste à surmonter les mauvaises habitudes acquises au fil de la vie et à les remplacer par de nouvelles. C’est le fait de savoir qu’il s’agit d’une avodat Hachem qui m’a inspiré ces changements d’habitudes."
[rabbi Ephraim Epstein]
-> "Une personne qui mange bien, évite le surpoids et fait régulièrement de l’exercice se sentira tellement mieux dans sa peau qu’il n’y a probablement aucun domaine de l’avodat Hashem qui n’en sera pas influencé positivement."
[rabbi 'Haim Rosenblatt - Yéchivat Netiv Aryeh]
-> "Outre l’obligation de veiller à sa santé, bien manger et faire de l’exercice amélioreront votre bien-être physique, mental et émotionnel, ce qui favorisera en fin de compte une prière, une étude et une progression générale dans la avodat Hachem de meilleure qualité (et certainement plus dynamiques)."
[rabbi Eytan Feiner]
-> "Se mettre en forme et être en bonne santé vous fera gagner des années de vie ; si vous ne le faites pas, vous aurez moins de temps sur cette terre pour accomplir votre avodat hakodech."
[rabbi Ilan Feldman]
-> "Lorsque le corps est en bonne santé et au repos, l’âme s’exprime.
Lorsque le corps est en mauvaise santé et s’exprime, l’âme se tait."
[rabbi Yom Tov Glaser]
-> "J’essaie de prendre à cœur la parole du Maguid de Mézéritch : "Un petit trou dans le corps cause un grand trou dans l’âme!"
Pour servir Hachem comme il se doit, nous devons prendre soin de notre santé."
[rabbi Yossi Wolff]
-> "Hachem nous a envoyés, nous et notre âme, dans ce monde vêtus d’un magnifique costume, notre corps. Tant que nous prenons soin de ce costume et que nous le gardons beau, notre âme se sent à l’aise dans ce monde. Mais si le costume, notre corps, n’est pas entretenu, l'âme ne se sent pas à l’aise dans un tel costume et retourne vers des sphères supérieures."
[rabbi Aryeh Stechler]
-> "Je me sens tellement mieux lorsque j’ai une bonne routine d’exercice physique ; je suis beaucoup plus productif et je fais de meilleurs choix et prends de meilleures décisions. "
[rabbi Daniel Rockoff]
[Hachem nous a confié un corps et une âme qui sont interdépendants, et nous aurons donc des comptes à rendre si l'on n'a pas permis aux deux d'être épanouis, permettant d'exprimer le meilleur de ce qu'Hachem nous a octroyés. ]
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-> "Tout le monde, y compris les étudiants de yéchiva, devrait manger sainement et faire de l’exercice pour deux raisons. Premièrement, cela permet évidemment de se sentir mieux. Mais cela aide également l’esprit. Manger sainement et faire de l’exercice clarifie l’esprit et donne plus de force et d’énergie pour étudier. Ce n’est donc pas seulement important pour prévenir une éventuelle maladie future, c’est aussi important pour aujourd’hui."
[rabbi Israël Apelbaum - Yéchivat Tiféret 'Haïm - Jerusalem]
-> "Hachem a fait de nous les gardiens de notre corps et il est de notre devoir de faire de notre mieux pour le maintenir en bonne santé et fort. De plus, je me sens beaucoup plus motivé pour étudier la Torah et accomplir les mitsvot lorsque je me sens fort et en bonne santé."
[rabbi David Begoun]
-> "L’activité physique ne fait pas seulement du bien au corps ; elle fait aussi du bien à l’esprit."
[rabbi Yé'hiel Biberfeld - Kollel communautaire de Philadelphie ]
-> "La qualité, la clarté et la force de mes divré Torah et de mes shiurim (cours) se sont considérablement améliorées depuis que j’ai commencé à prendre ma santé plus au sérieux. De plus, j’ai davantage d’énergie, et ma patience ainsi que ma capacité de concentration sont accrues avec autrui."
[rabbi Shaanan Gelman, Kehilat Chovevei Tzion]
-> "Pour moi, bien manger et faire de l’exercice est un devoir (obligation) religieux. Ces habitudes améliorent considérablement ma capacité de concentration. Selon la Torah, c’est ce qu’une personne devrait faire, et cela est très bénéfique."
[rabbi Benzion Shafier ]
-> "Il est important pour moi de prendre soin de ma santé à tous les niveaux. Accordez-vous le droit d’y consacrer toute votre attention, ainsi que du temps et de l’argent ... lorsque vous êtes au meilleur de votre forme et de votre santé, vous êtes également la meilleure version de vous-même pour tous ceux qui vous entourent."
[rabbanit Ruthie Halberstadt]
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-> "J’ai entendu dire par des élèves du rav Ovadiah Yossef qu’il marchait tous les jours pendant 30 minutes, et qu’il ne calculait pas le temps à l’aide d’une montre ou d’une horloge, mais plutôt en récitant le Pirké Avot ; chaque fois qu’il avait fini de le réciter par cœur, il savait qu’il venait de marcher pendant 30 minutes."
[rabbi Yaakov Rahimi]
-> "L’exercice physique, c’est la hitbodédout du corps!"
[rabbi Tzvi Teichman]
-> "Être éveillé et présent au service de Hachem, que ce soit pour la prière, l’étude de la Torah ou toute autre activité, exige que l’on se sente bien physiquement."
[rabbi Avi Stewart]
-> "Si vous aimez la Torah, vous devez prendre soin de votre corps. J’ai côtoyé de nombreux Guédolim, j’ai constaté qu’ils faisaient tous très attention à ce qu’ils mangeaient."
[rabbi Daniel Yaakov Travis]
Quelle est l’origine première des convertis?
+ Quelle est l'origine première des convertis?
-> Le tsadik Guer Tsédek (né comte Valentin Pototski), qui a vécu à l'époque du Gaon de Vilna, et qui est mort sur le bûcher pour avoir renoncé à la religion chrétienne pour la religion juive, a répondu :
"Lorsque Hachem s'est approché de chacune des nations pour leur demander si elles acceptaient la Torah, elles l'ont toutes refusé.
Cependant parmi elles, il se trouvait de rares personnes d’exception, qui voulaient accepter la Torah.
Ces personnes sont les ancêtres de tous les convertis dont les âmes étaient aussi présentes lors du don de la Torah."
-> Le Méam Loez (Nitsavim 29,10) écrit également en ce sens :
"Les convertis qui se joignent à Israël proviennent des étincelles de sainteté dispersées parmi les peuples. Lorsque avant de donner la Torah à Israël, D. l'a proposée aux nations, une minorité de non-juifs parmi elles désiraient l'accepter mais la majorité l'a emporté.
C'est de cette minorité d'âmes que proviennent ceux qui se convertissent au fil des générations."
-> Le rav Akiva Eiger rapporte également cette réponse, et ajoute qu'en même temps parmi le peuple juif, certaines personnes ne voulaient pas accepter la Torah, mais par honte ou crainte, elles se sont jointes à la masse et ont dit : "Nous ferons et nous comprendrons".
Cependant, des années plus tard, ces âmes vont s'écarter de leur foi et vont tragiquement se convertir ou s'assimiler.
-> Selon la guémara (Shabbath 146a), bien que les futurs convertis n'étaient pas eux-mêmes présents au mont Sinaï, leurs anges gardiens y étaient présents. (אף על גב דאינהו לא הוו מזלייהו הוו).
La guémara affirme que le verset suivant inclut les convertis : "Ce n'est pas avec vous seuls que je conclus cette alliance et ce serment, mais avec celui qui est ici, présent avec nous aujourd'hui devant Hachem notre D., et avec celui qui n'est pas ici avec nous aujourd'hui" (Nitsavim 29,13-14)
[Le rav Avraham Feuer commente que cette expérience au Sinaï a grandi et purifié tous les futurs convertis, et ce pour l'éternité.]
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-> Les âmes des convertis que l'on trouve à chaque génération sont des étincelles et des réincarnations des âmes des convertis qui ont été faits par Avraham.
[Divré Yoel - Lé'h Lé'ha]
-> Le midrach (Béréchit rabba 53,9) raconte que lorsque Sarah allaitait Its'hak, il coulait de Sarah du lait au point que les femmes nobles faisaient allaiter leurs enfants par elle.
La Pessikta Rabbati (44) commente que ceux qui se convertissent au judaïsme descendent des enfants qui ont mérité de goûter au lait de Sarah.
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Nos Sage (guémara Nidda 30b) enseignent que lorsqu'un enfant juif est dans le ventre de sa mère, un ange lui apprend toute la Torah, et avant de naître un ange lui tape sur la bouche lui faisant oublier tout ce qu'il a appris. Quel en est l'intérêt alors?
Il est plus facile d'étudier, de se rappeler de ce qu'on a déjà appris une 1ere fois dans le passé. De plus, cela fait qu'on a moins de honte de ne pas connaître des paroles de la Torah, car on peut se dire inconsciemment : "Je le savais (dans le ventre de ma mère), mais je l'ai oublié (c'est pas ma faute, c'est à cause de la faculté naturelle de l'homme à oublier)".
Qu'en est-il des convertis qui n'ont pas eu la chance d'avoir un ange leur enseignant toute la Torah dans le ventre de leur mère? Comment peuvent-ils l'apprendre durant leur vie?
Le Rav 'Haïm Kanievsky de répondre : Hachem donne une aide divine spéciale aux convertis les aidant dans leur étude de la Torah, qui va leur permettre de surmonter le désavantage de ne pas avoir eu un ange leur enseignant toute la Torah.
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-> b'h, également au sujet des convertis : https://todahm.com/2019/07/07/9455
Il y a entre autre des divré Torah sur la personnalité de Yitro.
Torah & convertis
-> L’étude de la Torah lichma (pour elle même) avec beaucoup d’ardeur élève les âmes des convertis des profondeurs des klipot (forces du mal/impureté).
[rav Its'hak Yéhouda Yé'hiel Safrin de Komarno (1806-1874) - Notzer 'Hessed - pérek Shlichi n°14 ]
-> Les idées originales sur la Torah entraînent une augmentation du nombre de convertis.
[rabbi Na'hman de Breslev - séfer HaMidot - 'Hidouchin dé'Oraïta 3 ]
"Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations" (Yitro 20,5)
-> Pourquoi les transgressions des pères devraient-elles retomber sur la tête des enfants? Cela semble injuste!
Nos maîtres les Mékoubalim expliquent que le mot "fils" fait référence au principe de réincarnation et de vie antérieure. Par conséquent, lorsqu'on parle de "petit-fils", il s'agit plus exactement de la réincarnation suivante.
Ainsi, nous devons expliquer que cette allégorie fait entièrement allusion aux réincarnations de l'homme.
Lorsque celui-ci a du mérite, obtenu lors des réincarnations précédentes, ceci constitue un bouclier et une protection durant sa réincarnation présente. Cependant, il arrive parfois que l'homme ait accumulé des "dettes", issues des réincarnations précédentes, et qu'il doive de ce fait absolument les rembourser durant sa réincarnation actuelle.
Ainsi, lorsque l'homme se retrouve confronté à l'Attribut de la stricte justice (rigueur du Ciel), il ne s'agit pas de rembourser la dette de ses parents ou de ses aïeux, mais l'Ecriture nous indique que l'homme doit payer les dettes contractées lors de ses réincarnations précédentes et qui sont appelées ses "parents et ses grands-parents".
[Merkavot Argaman al haTorah]
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-> "Car Moi, Je suis Hachem ton D., D. jaloux qui Se souvient de la faute des pères sur les fils, jusqu'aux troisième et quatrième générations pour ceux qui Me haïssent" (Yitro 20,5)
-> Le Arizal explique que durant la première réincarnation d'un homme dans ce monde, ici-bas, s'il emprunte la mauvaise voie et devient racha, il reviendra une seconde fois en réincarnation. Durant sa seconde réincarnation, s'il devient à nouveau racha, toutes les étincelles de sainteté qui étaient en lui le quitteront.
Toutefois, il est impossible que toutes ses étincelles de sainteté le quittent en une seule réincarnation. C'est la raison pour laquelle il devra revenir une fois de plus dans ce monde matériel, une troisième et une quatrième fois, afin d'être vidé totalement des étincelles de sainteté qui sont encore en lui, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de positif.
Tel est le sens de notre verset : "qui Se souvient de la faute des pères", il s'agit de la première réincarnation, "sur les fils" : il s'agit de la deuxième réincarnation qui est appelée "fils" par rapport à la première qui est appelée "père", "jusqu'à la troisième" : il s'agit de la troisième réincarnation, "et quatrième" : il s'agit de la quatrième réincarnation qui est totalement dénudée de ses étincelles de sainteté.
Pour qui la Justice (Rigueur) divine agit-elle ainsi? 'Pour ceux qui Me haissent" (Yitro 20,5).
En revanche, pour ce qui concerne les Justes (tsadikim), la réincarnation est une bonté et un 'hessed (bonté).
En effet, le terme גלגול (guigoul - réincarnation) a une valeur numérique de 72, identique à celle du mot חסד ('hessed). En ce sens, si l'homme commence sa réparation dès la première réincarnation, il reviendra dans ce monde jusqu'à 1000 réincarnations, pour avoir le mérite de finaliser totalement sa réparation.
Ceci est la plus grande bonté qui soit car à chaque fois qu'il se réincarne, il ajoute des mérites, des bonnes actions et des commandements.
Et c'est là le sens du verset suivant : "Et qui fait du bien pour des milliers de générations, pour ceux qui M'aiment et ceux qui observent Mes commandements" (Yitro 20,6).
[Arizal - selon le Likouté Torah - tikouné Zohar 32,76b]
Le monde des âmes
+ Le monde des âmes :
-> Après la faute d'Adam, les forces du mal se sont entremêlées à l’essence même de l’homme et à la trame des mondes. En conséquence, l’humanité tout entière est devenue un mélange de bien et de mal.
Dans ces circonstances, atteindre un état de perfection absolue est devenu impossible, car il est impossible de séparer les forces négatives des forces positives et d’orienter toutes les actions exclusivement vers le bien.
Pour remédier à cela, la mort a été établie comme un aspect essentiel de l’existence humaine. Ce processus, ainsi que tout ce qui se déroule ensuite au niveau du corps et de l’âme après la mort, marque le début du voyage qui aboutira à la séparation du mal et du bien.
Ce résultat final ramènera l’homme à l’état primitif d’Adam avant la faute.
Le Arizal (Shaar haGuilgoulim - hakdama 23) enseigne :
"Tous les fautes et toutes les transgressions commises par un individu, sans exclure la faute d'Adam, font assurément peser sur l’homme une klipa (fore d’impureté, du mal) et la contamination du serpent (zouhamat hana'hach) correspondant à la nature de la faute commise.
Cependant, le facteur déterminant réside dans le repentir (téchouva) de l’individu, qui possède le pouvoir de repousser l’impureté qui s’attache à lui à la suite de ses fautes.
Néanmoins, l’impureté et la klipa qui s’attachent à toutes les âmes une fois que l’homme a fauté ne dépendent plus uniquement du repentir. Au contraire, elles conduisent à la nécessité de faire l’expérience de la mort. Par la suite, le défaut (dégât causé par la faute) sera réparée par la mort ... Cette situation arrive en raison de la gravité de la faute d'Adam ...
Par conséquent, la klipa ne peut être séparée de l’homme tant que la mort n’est pas survenue. Alors l’homme est enterré et sa chair se décompose dans la terre, et cette klipa se détache de lui."
[cela explique l’affirmation (voir Shabbat 55b et Shaar HaGuilgoulim - Hakdama 23) selon laquelle certains, comme Binyamin et Yichaï, qui n'ont personnellement jamais fauté de leur vivant, et qui sont morts uniquement en raison de l'etyo shel nachash, du conseil du serpent originel (menant à la faute d'Adam).
Ils sont morts uniquement parce que le serpent a incité 'Hava à enfreindre le commandement d'Hachem, apportant ainsi la mort au monde.
Même ces personnages n’ont pas fauté, ils avaient tout de même la klipa et la zouhama, l’impureté héritée d’Adam qui ne peut être effacée que par la mort. ]
-> Le Arizal explique ensuite :
"Immédiatement après l’enterrement, 4 anges viennent et creusent le sol de sa tombe ... Puis ils renvoient son âme dans son corps, reproduisant ainsi la connexion qui existait de son vivant.
En effet, la klipa s’accroche toujours et reste liée à l’âme et au corps, et doit en être entièrement séparée.
Pour réaliser cette séparation, ces mêmes anges le tiennent par les deux extrémités, le secouent et le frappent avec des bâtons de feu, de la même manière qu’une personne tiendrait un talit par ses deux extrémités et le secouerait pour enlever la poussière qui s’y accroche, jusqu’à ce que la klipa soit complètement séparée d’eux.
C’est pourquoi on appelle cela : 'hibout hakéver", la manière dont une personne frappe son talit et le secoue."
Ainsi, le moment de recevoir sa juste récompense arrive après la résurrection des morts, dans un monde renouvelé. Après avoir subi la purification, il sera prêt à en bénéficier.
-> Une fois que le décret de mort a été prononcé sur l’homme, c’est-à-dire la séparation temporaire du corps et de l’âme en vue de leurs retrouvailles ultérieures, il convient de désigner un lieu pour les deux pendant cette période intermédiaire de séparation. Cet arrangement permet au corps et à l’âme de poursuivre chacun leur but respectif. Le corps doit retourner à sa source, à la terre d’où il a été initialement formé, comme il est dit : "Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière" (Béréchit 3,19). Là, il se décomposera, se débarrassera de sa forme physique et subira le jugement et les tikounim (rectifications).
D’autre part, l'âme doit attendre que le corps ait achevé le processus d’expiation et de purification avant que les deux puissent se réunir.
Le olam hanéchamot (monde des âmes) a été désigné comme le lieu où réside l’âme pendant cette période. Ici, les âmes (néchamot) peuvent se reposer. Le lieu où les âmes se reposent s’appelle Gan Eden.
Pendant cette période, les âmes seront dans un état d’élévation et de joie, semblable à l’expérience qu’elles vivront au moment de la récompense ultime dans le monde à Venir (proportionnelle à leurs accomplissements dans ce monde).
Cela signifie que, tout comme la récompense de le monde à Venir (olam aba) est proportionnelle aux actions d’un individu dans ce monde, l’expérience de l'âmes au sein du olam hanéchamot correspond également à ses actes accomplis antérieurement et à son niveau spirituel.
Cependant, la véritable perfection et sa récompense complète ne peuvent être atteintes que lorsque le corps et l’âme se réunissent après la résurrection des morts, dans le monde à Venir.
[rav Yéhochoua Alt]
Imaginons qu’une personne ait accompli sa mission ici-bas et que son âme (néchama) se trouve désormais au Gan Eden. La néchama est dans un état de paix éternelle, profitant de tout ce qui est véritablement parfait tout en se délectant de la gloire d'Hachem.
Pourrions-nous souhaiter davantage?
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,7) répond par l’affirmative. Le plus grand plaisir de l'âme, et ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est enseigner. Elle souhaite enseigner à ceux qui connaissent moins bien Hachem, Sa Torah et Ses mitsvot.
Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation
+ Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation :
-> Selon la kabbala, une raison des souffrances est la notion de réincarnation des âmes (guilgoul néchamot). Cela signifie qu'une âme peut revenir dans ce monde dans un autre corps, lui offrant l'opportunité de rectifier les fautes qu'elle a pu faire dans une vie précédente.
-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem vol.2, 3:10) explique :
"Il existe une autre cause à ce qui se passe dans ce monde :
Afin d'augmenter les chances de l'homme d'atteindre le salut, Hachem, dans Sa sagesse suprême, a fait en sorte qu'une âme puisse descendre dans le monde un certain nombre de fois différentes, dans des corps différents, et ainsi rectifier ce qu'elle a endommagé dans un temps précédent, ou achever une tâche qu'elle n'a pas réussi à faire auparavant ...
Le concept de la réincarnation des âmes comporte de nombreux détails, comment une personne est jugée pour ce qu'elle a fait dans cette vie et dans les vies précédentes, afin que tout soit conforme à un jugement vrai et honnête.
En ce qui concerne toutes ces choses, le verset dit : "Le Rocher! Ses actions sont parfaites, car toutes Ses voies sont justes" (Haazinou 32,4).
Les êtres humains, avec leur compréhension limitée, ne peuvent pas comprendre les pensées et les plans profonds d'Hachem. Mais la règle de base, comme les autres règles, nous est connue : l'une des raisons de ce qui arrive aux gens dans ce monde est la réincarnation des âmes (gilgoul néchamot), selon les règles et les jugements justes qu'Hachem a créés pour tout amener à la perfection."
-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
Comme on le sait, en ce qui concerne les fautes commis à l'encontre de son prochain, Yom Kippour n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé celui qu'on a lésé. Ainsi, si quelqu'un a blasphémé, maudit ou frappé quelqu'un et n'a pas demandé pardon avant de mourir, il ne peut pas réparer cette faute avant d'être ramené de force dans ce monde dans une réincarnation et d'apaiser la personne qu'il a blessée.
Lorsqu'une personne apprend dans le monde supérieur qu'il a été décidé qu'elle devait retourner dans ce monde inférieur, elle pleure et crie amèrement à propos de la grande faute qu'elle a commise ..
Dans ce monde, une personne se plaint parfois de son mauvais mazal, souvent pour des questions de pauvreté, de mauvaise santé ou de défaut corporel. Mais cette personne a complètement oublié que cette situation était le résultat de ses propres efforts dans le monde supérieur (demandant par exemple de ne pas avoi de richesse car c'est cela qui l'a amené à fauter dans la réincarnation d'avant) ...
Si quelqu'un savait ce qui lui est arrivé avant sa naissance, comment il a lui-même voulu être créé d'une certaine manière, alors il serait clair pour lui que les jugements d'Hachem sont vrais et justes, (par exemple) la pauvreté de la personne étant la meilleure chose pour elle (afin de se rectifier, de réussir son retour dans ce monde).
-> Le concept de réincarnation des âmes, écrit le 'Hafets 'Haïm, devrait nous indiquer que les détails de notre vie sont bien plus nombreux que ce que nous pouvons espérer comprendre. Après tout, il nous manque tellement d'informations essentielles. Nous ne pouvons savoir qu'une seule chose avec une confiance absolue : Hachem est au courant de tout, et Il agit dans notre meilleur intérêt.
Dans les mots du 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.3) :
"L'homme vient au monde pour quelques brefs instants. Pour combien d'années sommes-nous ici?
Et pourtant, nous voulons avoir une réponse à toutes nos questions : pourquoi telle personne est-elle pauvre et telle autre riche? Et toutes les questions de ce genre ...
Mais une personne ne vit que très peu de temps et n'a qu'une vision extrêmement fugace du monde, comme un voyageur qui se déplace d'un endroit à l'autre. Il ne comprend même pas sa propre âme qui réside dans son corps, qui il est, de quelle tribu il vient, ce qu'il est venu rectifier dans le monde, si c'est la première fois qu'il vient dans le monde, ou s'il est déjà venu plusieurs fois, mais qu'il n'a pas réussi à accomplir sa tâche?
[Il est écrit au nom du Arizal qu'aujourd'hui, pratiquement tous les âmes sont déjà venus ici].
Étant donné que les connaissances d'une personne sont si limitées, nous ne pouvons pas approfondir la gouvernance du monde par Hachem.
Il faut plutôt accepter ses limites et marcher avec Hachem en toute simplicité, en ayant confiance que tout ce qu'Il fait est pour le bien, car "le mal ne sort pas de la bouche d'Hachem" (Eikha 3,38)."
+ Rabbi Eli'ézer dit : Les réchaïm, éloignés de la Torah et de D., qui ne croient pas en la résurrection des morts, doivent savoir que le bâton d'Aharon qui avala les serpents créés par les sorciers égyptiens se transforma momentanément en une créature, animée d'un souffle de vie.
Et si D. a pu donner une vie à ce bout de bois sec, il ressuscitera certainement les corps qui ont déjà abrité une âme sainte et qui se sont appliqués jour et nuit aux mitsvot.
En amollissant, par une rosée régénératrice, un os resté intact dans la terre, Hachem le rendra comme le levain d'une pâte, qui s'étendra de tous les côtés pour reconstituer tous les membres du corps, dans lequel Il mettra un nouveau souffle de vie.
On assistera alors à une véritable résurrection, et non à une nouvelle Création.
[Zohar - Vaéra p.28a ]
Le choc du jugement après notre mort
+ Le choc du jugement après notre mort :
Yossef dit à ses frères : "Je suis Yossef! Mon père est-il encore en vie?"
Et ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient consternés devant lui" (Vayigach 45,3)
-> Le midrach (Béréchit rabba 93,10) dit que lorsque Abba Cohen Bardela atteignait ce verset, il commençait à pleurer, disant : "Si Yossef, la réprimande de leur jeune frère, a laissé les Shévatim incapables de lui répondre, qu'aurons-nous à répondre à Hachem lorsqu'Il nous jugera pour nos actions?!"
-> Le Zéra Shimshon demande : quelle grande leçon Abba Cohen Bardela a vu dans la réprimande de Yossef, qu'apparemment, il a acquis une grande perspicacité dans ce à quoi cela ressemblera lorsque Hachem Lui-même nous jugera?
Sans cette histoire, Abba Cohen Bardela n'aurait-il pas réalisé la sévérité de ce que signifie être jugé par Hachem Lui-même (ex: qu'on peut rien lui cacher)?
Le Zéra Shimshon explique que lorsque Yossef s'est révélé à ses frères, ils l'ont immédiatement reconnu. L'embarras qu'ils ont ressenti provient du fait que, bien qu'ils aient passé beaucoup de temps avec Yossef, lui parlant, mangeant avec lui, ..., qu'ils aient entendu sa voix et vu ses manières, pas une seule fois ils n'ont envisagé la possibilité qu'il s'agissait de leur frère, Yossef.
Malgré le fait que lorsque Yossef s'est finalement révélé aux Shévatim, il était tellement clair pour eux qu'il était effectivement Yossef, sans aucun doute.
C'est la raison pour laquelle ils étaient si embarrassés : qu'une chose aussi claire en apparence leur ait été totalement et complètement cachée pendant tout ce temps, ils ne pouvaient pas comprendre comment ils n'avaient pas réalisé une chose aussi évidente. [la vérité était tout le temps évidente en face de leurs yeux, et malgré tout il ne l'on pas vue, prise en compte! ]
En cela, explique le Zéra Shimshon, Abba Cohen Bardela a vu une formidable analogie avec la façon dont le jugement qu'Hachem prononcera à notre égard se présentera également.
Après avoir vécu de nombreuses années dans ce monde et avoir accompli de nombreuses fois des actions dont nous n'avons jamais réalisé ou même envisagé la possibilité qu'elles soient en réalité des fautes et des transgressions de la volonté d'Hachem, nous nous tiendrons devant Hachem pour être jugés pour nos actions.
Ensuite, tout ce que nous avons négligé et n'avons même pas envisagé la moindre possibilité qu'il puisse s'agir d'une faute, lorsque Hachem nous réprimandera pour nos actions, tout deviendra instantanément clair et notre embarras sera si grand, nous laissant avec la même question que les Shévatim : comment se fait-il que quelque chose qui, rétrospectivement, est maintenant si clair, ne nous a même pas causé le moindre soupçon lorsque nous l'avons fait?!