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Le jour de Roch Hachana, le livre des vivants ainsi que le livre des morts sont ouverts.
[guémara Roch Hachana 16b]

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=> Ainsi, ce ne sont pas seulement les vivants qui sont jugés mais également les morts.
[on met à jour toutes les conséquences directes et indirectes (ex: actions des descendants, mais aussi par exemple une bonne parole qu'on aura dit à une personne et qui aura changé positivement sa journée, vie/descendance, ...) ]

La mort

-> La mort est définie par le Zohar (Béréchit 57b) comme la séparation de l'âme et du corps.
L'âme retourne alors à sa source originelle tandis que le corps retourne à la terre, comme il est écrit : "Car poussière tu es et à la poussiere tu retourneras" (Béréchit 3,19).

=> Pourquoi le corps et l'âme doivent-ils se séparer ?

-> Le Arizal (séfer haLikoutim - Béréchit) explique qu'avant la faute commise avec l'Arbre de la connaissance, il émanait de Adam Harichon une lumière provenant des mondes supérieurs ; elle formait son vêtement spirituel, à savoir son enveloppe corporelle.
Cependant, après la faute, cette lumière se retira et Adam se trouva soudainement dépossédé de toute enveloppe corporelle, ainsi que le rapporte le Zohar (Béréchit 36b).

Depuis, l'homme, qui a été atteint par la souillure du serpent, hérita d'une nouvelle enveloppe corporelle conçue à base de peau. C'est celle que nous connaissons aujourd'hui ; le corps matériel marqué par sa finitude. La mort a donc pour objectif de séparer l'homme de l'empreinte de la souillure du serpent qu'est le corps et de rhabiller l'âme de son enveloppe de lumière.
Ainsi, cette dernière pourra de nouveau se délecter de la Présence divine. En effet, il est absolument impossible de pouvoir se présenter devant le Roi des rois, Hachem, avec un habit entaché d'une quelconque transgression (voir Shabbath 152b)

Le corps retournera donc à la poussière, dans le but bienfaiteur de nettoyer sa part dans la faute d'Adam Harichon et de se séparer définitivement de l'emprise du serpent originel. (Arizal - séfer haLikoutim - Vayé'hi)
La mort est en définitif une expiation de la faute originelle.
[4 personnes sont mortes sans avoir fauté eux-même, uniquement en raison de la faute originelle d'Adam (qui comprenait toutes les âmes juives) : Binyamin le fils de Yaakov, Amram le père de Moché, Ichaï père de David, et Kilav le fils de David - guémara Shabbath 55b]

Nos Sages (Pessa'him 54b) enseignent que l'homme ignore le jour de sa mort.
Cela lui permet de faire téchouva. Shabbath 157a)
Même le roi David demanda à Hachem quel sera le jour de sa mort mais Hachem refusa de le lui dévoiler. Après avoir insisté, Hachem lui dévoila seulement quel jour de la semaine il devra rendre son âme. Il s'agissait du jour de Shabbat. (Shabbath 30a)

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=> Qui inflige la mort?

-> Nos Sages (Baba Batra 16a) enseignent que le Satan incarne plusieurs personnages : il est l'accusateur qui provoque la colère divine contre les fauteurs, il est le mauvais penchant qui incite les hommes à la faute et il est l'ange de la mort qui exécute les fauteurs.
Ainsi, il trompe l'homme, l'entraîne à la transgression puis l'accuse devant Hachem et ensuite le tue.

-> Nos Sages disent au sujet de l'ange de la mort "qu'il est entièrement couvert de yeux".

Il voit partout, en tout temps, d'un bout à l'autre du monde, contrairement aux mortels à qui il suffit de fermer les yeux pour qu'ils ne puissent plus voir.

Au moment où le malade doit mourir, l'ange de la mort se tient debout, au-dessus de sa tête. Il tient dans sa main une épée, à l'extrémité de laquelle une goutte de poison est suspendue. Lorsque le malade voit l'ange de la mort, une grande terreur s'empare de lui. Il ouvre alors la bouche et y reçoit la goutte de poison, ce qui le fait mourir. Le poison entraînera sa putréfaction et sa face deviendra verte. [guémara Avoda Zara 20b;70b]

-> Le Zohar ('hadach 101b) écrit que le cadavre n'est jamais seul ; il est toujours accompagné par l'ange préposé au cimetière.
Sur ce, le Réchit 'Hokhma (chaar ayir'a - chap.12) explique qu'il s'agit de l'ange de la mort.

-> Le Arizal (Likouté Torah - Michlé siman 7) précise que le Satan possède 613 yeux, correspondant aux 613 commandements qui sont du côté de la sainteté. Ainsi, lorsque l'homme transgresse un commandement, il endommage un œil du mauvais penchant.
Lorsque l'homme doit mourir, il aperçoit l'ange de la mort avec une multitude de yeux crevés; ce dernier, avec ses blessures, justifie ainsi son jugement.
C'est à ce moment-là que le mourant ouvre sa bouche et qu'une goutte de poison le tue.

-> Il est rapporté dans le Zohar (Lé'h Lé'ha 79b) qu'après la mort, le Samaël (ס"ם - l'ange du mal) est accompagné par trois créatures : l'une compte les mérites, l'autre compte les transgressions et la troisième compte les moments qui ont été ôtés de sa vie.
Ainsi, lorsqu'une personne meurt, elle doit être enterrée le plus rapidement possible, et idéalement si cela est réalisable le jour même. (Zohar - Térouma 141a)
En effet, Hachem peut décréter une réincarnation immédiate pour le bien du défunt afin que ce dernier puisse apporter une réparation à son âme.
Il est à rappeler que l'âme ne peut pas se réincarner dans un autre corps tant que le premier corps n'est pas enterré. (Zohar - Emor 88b)

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+ Les sept rigueurs de la mort :

-> Il est rapporté dans le Zohar que l'homme doit subir 7 dinim (rigueurs) lorsqu'il quitte le monde ici-bas. Ils viennent purifier l'homme et le nettoyer de tous ses défauts. Chacun d'entre eux sera ainsi nécessaire pour purifier et nettoyer les différentes fautes commises.

1°/ Le premier din est la mort elle-même, c'est-à-dire la forme par laquelle l'âme va quitter le corps.
En effet, il existe 903 sortes de morts qui ont été créés dans le monde comme il est écrit : "Hachem a plusieurs chemins vers la mort" (Adonaï lamavét totsaot -- Téhilim 68,21).
Le mot תֹּצָאוֹת (totsaot) a une valeur numérique de 903.
La mort la plus difficile de toutes est la mort causée par la diphtérie qui entraine une agonie lente et douloureuse, tandis que celle qui est la plus douce est le néchika, le baiser divin. (Béra'hot 8a)
Le type de mort dépendra de la réparation des incarnations précédentes. (Chaar hakavanot 2b)

2°/ Le deuxième din est celui de la publication de ses actes et de ses paroles ; ils défilent devant le défunt et s'exprime à son propos.
3°/ Le troisième din est l'entrée du corps dans la tombe.
4°/ Le quatrième din est celui qui est appelé 'hibout hakever, les souffrances de la tombe.
5°/ Le cinquième din est celui des vers et de la vermine.
6°/ Le sixième din est celui du guéhinam.
7°/ Le septième din est l'exil de l'âme qui ne sait pas comment trouver son repos tant qu'elle n'a pas été épurée de ses fautes. C'est la raison pour laquelle l'homme doit toujours être sur ses gardes et attentifs aux actes qu'il commet.
Il peut en effet arriver que des actes qui lui semblent bons et justes contiennent une faute. Cela oblige l'âme à retourner se présenter devant le Créateur sur tout ce qu'elle a pu entreprendre contre Sa volonté. [Zohar - Vayakel 199b]

[après avoir passé les 7 étapes de rigueur, l'âme pourra se réjouir et se délecter dans le fan Eden à la place de son repos. ]

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-> "Soi très très humble car l'espoir de l'homme est de devenir de la vermine"
[rabbi Lévitas de Yavné - Pirké Avot 4,4]

-> Le Zohar ('Hadach 23b) nous rapporte :
"Tant que le corps n'a pas été décomposé par la terre dans la tombe, la rigueur est établie sur le corps et l'âme. Ce n'est que lorsque le corps est désintégré que la rigueur retire son emprise également sur l'âme ...
Combien il est appréciable de voir la différence entre les justes (tsadikim) et les réchaïm, entre la désintégration rapide du corps et sa désintégration lente. Il n'y a pas un seul juste dans le monde qui échappe à la rigueur de la tombe, quand bien même il serait un juste parfait.
C'est seulement lorsque le corps se désintègre que la stricte rigueur devient silencieuse."

-> Il arriva que des hommes qui travaillaient pour Rav Na'hman creusèrent sous terre. Ils tombèrent incidemment sur un corps, celui de Rabbi A'haï bar Yochia, un Tana décédé plusieurs générations auparavant. Ayant été dérangé dans sa tombe, le corps de Rabbi A'hai bar Yochia protesta contre les ouvriers.
Effrayés, ces derniers vinrent et dirent à Rav Na'hman : "Un homme mort à grogné contre nous!"
Il vint alors sur la tombe et demanda au corps : "Qui es-tu?". Le corps répondit: « Je suis le corps de A'hai bar Yochia".
Rav Na'hman lui demanda : "Comment se fait-il que ton corps ne soit pas décomposé? Rav Mari n'a-t-il pas enseigné : même les corps des justes sont destinés à devenir de la poussière dans la tombe?"
Il lui répondit : "Qui est ce Mari que tu cites? Je ne le connais pas et je n'accorde aucune importance à ses paroles."
Rav Na'hman rétorqua : "Pourtant, c'est l'inverse de l'Ecriture qui déclare exactement la même chose : "La poussière retourna à la terre comme elle était" (Yéchayahou 57,2).
Le corps de Rabbi A'haï bar Yochia répondit : celui qui t'a enseigné Kohélet ne t'a pas enseigné le livre des Michlé car tu sembles ignorer qu'il est écrit : "La décomposition des os est causée par la jalousie" (Michlé 14,30).
Rav Na'hman tendit sa main et constata qu'il y avait de la matière. Il dit alors : "Puisque ton corps est de toute évidence intact, que le maître se lève et vienne dans ma maison".
Il répondit : "A présent, il est évident que tu ignores non seulement les écrits de Michlé (les Proverbes) mais tu n'as même pas lu les Névi'im (les Prophètes) car il est écrit là-bas : "Et vous saurez que Je suis Hachem quand J'ouvrirai vos tombes" (Yé'hezkiel 37,13).
En d'autres termes, seul Hachem peut faire sortir les morts de leurs tombes.
Rav Na'hman lui dit : "Et pourtant, il est écrit : "Car tu es poussière et à la poussière tu retourneras" (Béréchit 3,19)?
En d'autres termes, toute personne, indépendamment du fait qu'elle ait pu éprouver de la jalousie au cours de sa vie, devient poussière après la mort. Pourquoi alors son corps est-il resté intact?
Le corps du défunt lui répondit : "Ce verset parle de ce qui aura lieu à l'époque messianique, un instant avant la résurrection des morts".
[guémara Shabbath 152b]

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=> Le corps des tsadikim se désintègre-t-il réellement après la mort?

-> Le Zohar (Térouma 121a ; Vayakel 214b) fait plutôt une distinction parmi les Justes : seuls ceux qui font partie des piliers du monde ont la capacité d'élever leur âme jusqu'au Gan Eden sans que leur corps ne se décompose. Toutefois, ils sont très peu nombreux. Heureux la part de leur corps dans ce monde ici-bas et heureux la part de leur âme dans le monde futur.

Il découle de ces enseignements que seule une poignée de Justes (tsadikim) qui sont les piliers du monde n'ont pas besoin de passer par la décomposition de leur corps pour que l'attribut de rigueur se retire. Ils peuvent s'élever au Gan Eden directement.
Cependant, la grande majorité des êtres humains, qu'ils soient tsadikim ou réchaïm, devront passer par l'étape de la désintégration de leur corps pour pouvoir accéder au Gan Eden.

-> Il est à noter cependant qu'on ne peut pas comparer les ossements d'un juste et les ossements d'un impie. Bien qu'après la décomposition de la chair, il n'y ait plus de différence entre eux, les Sages ont déjà enseigné que les fautes s'inscrivent sur les ossements de l'homme. [Tikouné Zohar 139b]

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-> Nos Sages s'interrogent sur les souffrances du corps après la mort.
À ce propos il est écrit : "Mais sa chair lui a fait mal et son esprit s'en inflige" (Iyov 14,22).
Rabbi Its'hak interprète ce verset de la manière suivante : la vermine est aussi pénible pour le mort qu'une aiguille sur la chair d'un vivant. (Béra'hot 18b ; Shabbath 13b)

Il est également rapporté que celui qui multiplie la chair multipliera les vers (Pirké Avot 2,7).
Il s'agit de celui qui multiplie les mets et les boissons, au point de devenir obèse. Par conséquent, la vermine sera en quantité dans la tombe. (Zohar 'hadach 23b)
D'après ces enseignements, les décisionnaires demandent s'il est permis de mettre de la chaux sur le corps du défunt pour accélérer sa décomposition? Cela risque-t-il de faire honte aux défunts? Cela va-t-il lui causer plus de souffrance?
Le Rachba écrit qu'il est permis d'accélérer la décomposition du corps ; il soutient que le défunt ne connait ni honte ni souffrance corporelle après la mort.
Cependant, Tossefot Yom Tov nous avertit que bien que le corps du défunt ne ressente aucune souffrance, son âme quant à elle souffre de la vision de la décomposition de son corps. C'est également l'avis du séfer 'Hassidim (siman תתשסג).

[on peut éventuellement être d'avis que cela renvoie à l'idée suivante : la souffrance après notre mort est proportionnelle avec l'importance que nous accordions à la matérialité de notre vivant. Plus nous y donnions de l'importance, plus cela nous sera douloureux de la voir se décomposer (et inversement).
Plus nous sommes liés à la matérialité, plus nous pouvons souffrir pour nous en séparer et entrer dans une réalité entièrement spirituelle. ]

Lorsque l'âme parvient au Gan Eden, après un très long périple de justice et de rigueur, depuis l'enterrement du corps jusqu'à sa sortie du guéhinam, elle est affectée et épuisée. C'est alors qu'Hachem envoie vers elle la lumière du soleil des mondes supérieurs.
Grâce à cela, l'âme va alors se raviver et guérir et sera en mesure de supporter l'intensité du Gan Éden car elle souffre de sa convalescence.
[rabbi Avraham Azoulay - 'Hessed léAvraham]

"Nos Sages disent que dans le futur, D. invitera les tsadikim à former un cercle pour danser tandis qu'Il sera assis parmi eux au gan Eden.
Et chacun [Le] désignera du doigt, comme il est dit : "C'est Lui Hachem en Qui j'ai espéré". "

[fin de la massékhet Taanit]

Rabbi Akiva Eiger explique que chacun de ceux qui forment un cercle se trouve à un endroit différent des autres et voit le centre sous un angle et un point de vue différents, ce qui ne les empêche pas de se trouver tous à la même distance du centre.

Il en est de même avec les tsadikim : même si chacun a sa propre conception du service de D. et sa façon d'accomplir les mitsvot, et même si chacun met davantage en relief un certain aspect du service de D., un dénominateur commun les relie : "C'est Lui Hachem en Qui j'ai espéré".

La grandeur de rabbi Akiva même comparé à Moché

+ La grandeur de rabbi Akiva même comparé à Moché :

-> Dans la Hagada, nous disons : "Et même si nous étions tous des hommes de sagesse, de compréhension, d'expérience et de connaissance de la Torah, il nous incombe toujours de raconter l'Exode d'Égypte" (vaafilou koulanou 'hakhamim koulanou névonim ...).

Pour quelle raison devrions-nous envisager l'idée qu'un érudit, quelqu'un qui connaît très bien la Torah, ne serait pas tenu de s'acquitter de l'obligation de raconter à nouveau la Sortie d'Egypte?
Chaque Juif est tenu d'accomplir toutes les mitsvot applicables de la Torah; alors, pourquoi devons-nous inclure spécifiquement les talmidé 'hakhamim? Pourquoi estimer qu'ils devraient être exemptés de cette mitsva?

-> 'Le Hida aborde cette question dans son interprétation de la Haggada (Sim'hat HaRéguel): le Arizal enseigne que le peuple juif devait être sorti d'Égypte à ce moment précis. S'il était resté là un moment de plus, il serait tombé au point de non-retour. Il serait descendu dans le cinquantième niveau d'impureté, un niveau à partir duquel la Délivrance aurait été impossible.

Pourquoi la Guéoula n'était-elle possible qu'à partir du quarante-neuvième niveau d'impureté, mais impossible à partir du cinquantième? Pour quelle raison le cinquantième niveau était-il considéré comme le point de non-retour?

Le 'Hida explique que lorsque quelqu'un est installé dans l'impureté, il ne peut être sauvé que s'il existe un individu en mesure de le hisser pour le sortir de son état d'impureté

Moché Rabbénou, qui avait été chargé de la mission de sauver le peuple juif d'Égypte, avait atteint le quarante-neuvième niveau de bina, le 49e niveau de sainteté.
La guémara (Roch Hachana 21b) nous rapporte qu'il existe 50 niveaux de Torah, sachant que Moché eut accès à 49 d'entre eux.

Ayant atteint le 49e niveau de Torah, Moché était parfaitement qualifié pour sauver le peuple d'Israël du 49e niveau d'impureté. Cependant, si le peuple d'Israël avait chuté d'un niveau supplémentaire, jusqu'au cinquantième niveau d'impureté, il aurait échappé à la portée de Moché Rabbénou. Il n'aurait pas pu servir de vecteur par lequel la Guéoula se produisit.

Le Arizal révèle de manière étonnante que Rabbi Akiva fut le seul individu à atteindre le 50e niveau de sainteté (kédoucha).

Dans une certaine mesure, il atteignit un niveau de Torah supérieur à celui de Moché Rabbénou.
Si Rabbi Akiva avait été présent en Égypte, il n'y aurait pas eu d'urgence à sauver le peuple juif. Les juifs auraient pu descendre au cinquantième niveau d'impureté, Rabbi Akiva aurait quand même pu les délivrer.

Du point de vue de Rabbi Akiva, les miracles accomplis pour faire sortir d'urgence le peuple juif d'Égypte n'étaient pas nécessaires. S'il avait été présent, ils n'auraient jamais atteint le point de non-retour ; Rabbi Akiva aurait toujours pu les sauver. On pourrait donc penser qu'une personne telle que Rabbi Akiva, quelqu'un ayant atteint le 50e niveau de Torah, n'ait pas besoin de discuter et de relater les miracles s'étant produits pendant la Sortie d'Egypte. Pour lui, ces prodiges n'auraient sans doute pas été essentiels. Alors, pourquoi les évoque?

La Haggada enseigne que même celui qui a atteint le plus haut niveau de Torah, comme Rabbi Akiva, sera toujours obligé de participer à la mitsva de raconter le récit de la sortie d'Egypte.

Le Hida ajoute que, pour cette raison, la Haggada rapporte ensuite une anecdote sur les tsadikim qui ont passé toute la nuit à discuter de la sortie d'Egypte, Rabbi Akiva étant l'un d'eux. L'argument est clair : même Rabbi Akiva, pour qui aucun degré d'impureté n'est au-delà de la Délivrance, est tenu d'investir du temps à raconter les événements miraculeux de l'Exode.

Le 'Hida cite son père, qui employait cette idée pour expliquer l'enseignement de nos Sages selon lequel "chéla'h na béyad tichla'h" (d'envoyer celui que Tu enverras [délivrer la nation juive d'Egypte] - Chémot 4,13) se réfère à Rabbi Akiva.
Il expliquait que c'était justement pour cette raison-là que Moché Rabbénou désirait que Rabbi Akiva soit choisi pour faire sortir le peuple juif d'Egypte. Il avança : "Si je les fais sortir, ce sera avec une grande urgence, de peur que le peuple juif ne glisse au-delà du seuil du sauvetage; que Rabbi Akiva les fasse sortir et il n'y aura aucune pression du temps. Même s'ils chutent au cinquantième niveau d'impureté, Rabbi Akiva pourra encore les sauver."

Ainsi, le 'Hida cite une déclaration de nos Sages interprétant explicitement la demande de Moché, "chéla'h na béyad tichla'h", comme faisant référence à Rabbi Akiva.
Le midrach HaGadol (parachat Chémot) ainsi que le Otiot Divré Akiva (ot dalét) interprètent tous deux "chéla'h na béyad tichla'h" comme se rapportant à Rabbi Akiva.

Le corps des tsadikim après leur mort

+ Le corps des tsadikim après leur mort :

-> Lorsque le corps de grands tsadikim a pu être ramenés en Israël et réinhumés, bien qu'ils soient décédés il y a de nombreuses années, leurs corps sont restés intacts et on a l'impression qu'ils ne sont décédés que récemment. Or, nous savons que le corps, une fois enterré, commence à se décomposer.
Y a-t-il une signification au fait que le corps du tsadik ne semble pas se décomposer?

Lorsque nous sommes en vie, notre corps et notre âme se combinent pour créer l'être humain. L'âme a besoin du corps et le corps a besoin de l'âme.
Au moment de la mort, les deux partenaires de vie se séparent. Lorsque l'âme voit ce qu'est devenu le corps qu'elle appelait autrefois son foyer, elle est très peinée.
Pour alléger la souffrance de l'âme d'un tsadik, Hachem veille à ce que le corps du tsadik ne se détériore pas et soit dans le même état que lorsque l'âme et le corps ne formaient qu'une seule entité vivante.

[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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[on peut noter que moins on donne d'importance à la matérialité dans ce monde (développant sa spiritualité), plus on aura de pouvoir d'impacter notre élément matériel (corps) après notre mort! ]

Prononcer des paroles de Torah d’un défunt

+ Prononcer des paroles de Torah d'un défunt :

-> "Rabban Shimon ben Gamliel a dit : le juste n'a pas besoin d'une pierre tombale élaborée afin de rendre éternelle sa mémoire.
Ses enseignements [qui sont répétés même après sa mort], sont pour lui un monument commémoratif."

[guémara Yérouchalmi Shékalim 2,5]

-> Le roi David a dit : "Je voudrais séjourner à jamais sous ta tente" (Téhilim 61,5).
Est-ce qu'il pensait vivre éternellement?
Non, il voulait dire : "Maître du monde! Puis-je mériter que l'on partage mes enseignements même après ma mort."

-> La guémara poursuit en déclarant :
"Shimon ben Nézira a dit au nom de Rabbi Yits'hak : lorsque les mots d'un sage en Torah sont répétés par un vivant [dans ce monde], les lèvres de son corps, de la tombe où il repose, commencent à bouger comme s'il étudiait son enseignement."

-> Bien que ce soit une notion totalement au-delà de notre compréhension, la guémara nous livre un très bel enseignement :
"Comment cela (le fait que les lèvres bougent lorsque des enseignements sont étudiés) va précisément profiter au défunt?
Bar Nézira a expliqué : c'est comme s'il recevait une boisson délicieuse à base de miel.
Rabbi Yits'hak diffère légèrement : c'est comme s'il buvait un vin bon et bien vieilli, dont le goût reste dans sa bouche même après qu'il ai fini de boire."

-> La guémara conclut par :
"Rav Guidal a dit : Une personne qui rapporte un enseignement au nom de la personne qui l'a dit à l'origine, verra l'auteur de ses paroles en face de lui."

-> "L'âme d'un défunt devient présente, à tout endroit et à tout moment, où ses pensées de Torah sont rapportées."
[Zohar - paracha Pin'has]

-> Rabbeinou Méchoulam commente les paroles de Rav Guidal en nous expliquant que lorsqu'on rapporte les paroles de Torah d'un défunt, son auteur nous observe de sa place au Ciel.
Cela va provoquer un sentiment particulier au défunt envers celui qui maintient son souvenir et ses enseignements.
Il va intercéder auprès des royaumes divins en faveur de ce disciple.

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[Il existe plusieurs façons de diffuser des paroles de Torah : en permettant la publication, en donnant un cours, par un apprentissage individuel, ... à chaque fois, on permet au mort de "vivre" l'expérience de bouger ses lèvres dans sa tombe (sifsosav dovévos bakéver) ].

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+ Rendre visite à un défunt :

-> "Cela amène du plaisir aux personnes décédées lorsque ceux qu'elles aiment, rendent visite à leur lieu de sépulture, et qu'elles prient pour le bien de l'âme de la personne partie."

[Séfer 'Hassidim - 450]

-> "Il se trouve qu'une personne décédée prie pour ses enfants ... De même, la prière d'un vivant pour le bénéfice d'un mort a un impact."
[Séfer 'Hassidim - 1171]

-> "S'il n'y avait pas les prières faites par les personnes décédées pour le bien être des vivants, les vivants ne pourraient survivre même pas une demi-journée."
[Ma'avar Yabok - Sfat Emet - citant le Zohar]

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Un cimetière, de par le fait qu'il est le lieu où reposent des tsadikim, possède une atmosphère de sainteté.

-> Selon le Souccat Shalom, un cimetière possède les qualités du Temple.
De nos jours, la présence divine réside sur les lieux où sont enterrés les tsadikim.
En raison de cette sainteté et du mérite des tsadikim enterrés, les prières faites dans un cimetière sont facilement acceptées par D.

 

Source (b"h) : traduction & compilation personnelle issue du livre du Rabbi Tzvi Hebel (The Neshamah Should Have an Aliyah)

Honorer ses parents après leur mort … (2e partie)

+ Honorer ses parents après leur mort ... (2e partie)

---> Toute action positive peut être dédiée pour l'élévation de l'âme d'une personne décédée, mais il existe une différence entre un lien parent/enfant et les autres liens d'affinités :

-> envers toute personne (autre que ses parents) : le mérite d'une action est transféré au défunt, uniquement si la mitsva a été réalisée spécialement pour cette personne (en ayant en pensée ou en parole mentionné le nom de la personne avant d'agir).

-> envers ses parents : puisqu'un enfant est considéré comme une extension (la "jambe") de ses parents, comme s'ils étaient vivants et qu'ils accomplissaient eux-mêmes la mitsva, le mérite leur est transféré même sans aucune intention.
=> A chaque fois, qu'une fille ou un fils réalise une bonne action, les parents prennent part automatiquement aux bénéfices de cet acte méritant, même si l'enfant ne pensait pas à ses parents à ce moment.
Cela est valable pour tous les actes de notre vie.

-> Le Zohar nous enseigne que le moment principal pour honorer, comme il le faut ses parents, est après leur mort.
Il y est écrit (zohar - fin de la paracha bé'houkotaï) :
"Malgré le fait qu'un parent a pu décéder, l'obligation des enfants de l'honorer devient plus importante ...
car si l'enfant ne marche pas sur le bon chemin, il cause, pour sûr, à ses parents de ressentir une honte énorme dans l'autre monde.
Cependant, si les actes de l'enfant sont louables, il amène, certainement, un grand honneur à ses parents au même moment.
Il amène de l'honneur au nom de ses parents parmi les vivants dans ce monde ; et leur accorde de l'honneur aux yeux de D.
Par conséquence, D. aura certainement de la miséricorde et va les installer sur un trône de gloire."

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva n°33) de nous enseigner :
"Une personne doit penser au fait que son père et sa mère lui ont permis d'exister.
Pour cette raison, il ne peut être qu'approprié qu'un enfant fasse le maximum, de toutes ses forces afin de les honorer et de les aider.
Après tout, ils lui ont donné la vie et ont investi énormément de labeur et d'efforts afin de l'élever."

-> "Chaque bonne action qui va générer du mérite à une personne décédée, va amener en même temps une abondante récompense à la personne qui en est à l'origine".
[Séfer Taarich Yisrael - chap.19 - citant à ce sujet le rav Kamenetzky, le rav Kanievsky ...]

-> En ce qui concerne les parents, cela conduit à un double mérite.
Par exemple, par le fait de donner de l'argent à la tsédaka en l'honneur de ses parents, on va recevoir la récompense pour la mitsva de tsédaka, et la récompense d'honorer ses parents.

-> De plus, lorsque les parents décédés voient (de leur place au sein du monde de vérité) que leurs enfants réalisent des mitsvot en leur honneur, ils sont remplis d'une grande joie et ils prient pour leurs enfants.
Ils supplient D. d'accorder à leurs enfants une longue vie, pleine de prospérité, dans l'honneur et la miséricorde de D.
[cf. à ce sujet : le Séfer 'Hassidim - 170 ; le Téchouvot 'Haïm Béyad (Rav 'Haïm Palagi) ; le Yoré Déa - 116 ]

-> Cela a également beaucoup d'importance au niveau émotionnelle.
Suite à la perte d'un proche, il est normal d'avoir des émotions comme : de la tristesse, du découragement, de la culpabilité, des regrets, ...
On en vient à se répéter sans cesse : "J'aurai pu lui faire tellement plus!! ..."

=> Par le fait de rechercher activement à réaliser de bonnes actions au bénéfice de l'âme, l'endeuillé fait quelque chose de réel et de concret envers la personne qu'il a aimé.
Ces efforts et la prise de conscience que tout n'est pas perdu, que le lien n'est pas cassé, vont contribuer pour beaucoup afin d'amener l'endeuillé dans une direction positive.

-> Lorsque Yaakov va demander de transporter son corps après sa mort d'Egypte en Israël, il va demander à son fils : "Si tu as quelque affection pour moi, mets, je te prie, ta main sous ma hanche pour attester que tu agiras envers moi avec bonté et fidélité ('Hessed chel émet), en ne m'ensevelissant point en Egypte" (Béréchit 47,29)
Rachi explique que faire une bonté pour un défunt est une véritable bonté, car elle est faite de façon totalement altruiste (le mort ne pouvant faire un retour de sa gentillesse).

-> Le 'Hafets 'Haïm (chmirat halachone sec.3, chap.7) rapporte une histoire tirée du midrach haNéélam, qui permet de se rendre compte à quel point l'étude de la Torah va impacter l'âme d'un défunt.
Rabbi Zemira'ah a rencontré l'âme d'un racha, qui souffrait énormément suite à sa mort.
Ressantant sa grande peine, Rabbi a compris que D. le chargeait d'une mission : soulager la néchama de ce mort.

C'est ainsi, qu'il va retrouver son fils, totalement ignorant de la Torah, et lui permettre d'agir positivement selon la Torah, pour le bien de son père.
Une nuit, le père décédé est apparu au Rabbi et lui a rapporté :
-> dès que mon fils a su lire un verset pour la 1ere fois = "on m'a temporairement soulager des souffrances de ce jour" ;
-> dès que mon fils est entré en yéchiva pour personnes avancées = "toutes les punitions ont cessé immédiatement. J'étais libre des tourments de l'enfer!"
-> lorsqu'il a progressé au point de pouvoir établir lui-même ses propres décisions en halakha = "l'incroyable a eu lieu : j'ai été admis au gan eden! Un trône m'a été préparé parmi les justes."
-> Chaque jour que mon fils présente une nouvelle idées dans l'étude de la Torah = "des anges me couronnent par la même couronne que portent les grands tsadikim!"

Le décédé a conclu en disant : "Quelle chance a une personne qui laisse derrière lui un fils qui peine dans la Torah!"

=> Nos Sages (par ce midrach) nous enseigne que l'étude de la Torah permet une totale transformation pour l'âme, même d'un racha total.
A plus forte raison, l'âme d'un juif sincère, va être délivrée et propulsée aux plus hauts niveaux dans le Ciel.

-> "Toute personne qui a un lien avec la lumière de la Torah (en l'ayant étudié ou en ayant soutenu ceux qui l'étudient), cette lumière va (dans le futur : lors de la résurrection des morts) la ramener à la vie".
[guémara Kétouvot 111b -> sur le verset de Yéchayahou 26,19 : "Puisse les morts revenir à la vie ..."]

-> Le rav Leizer Yudel Finkel, Roch Yéchiva de Mir, observait l'année de décès de son père, le fameux : Alter de Slabodka.

Une nuit, l'Alter lui est apparu en rêve avec une requête urgente : "Shik mir pekala'h " (envoie-moi des paquets!).
= Il implorait son fils de lui envoyer des paquets d'actes méritants.

 

Source (b »h) : traduction & compilation personnelle issue du livre du Rabbi Tzvi Hebel (The Neshamah Should Have an Aliyah)

Honorer ses parents après leur mort … (1ere partie)

+ Honorer ses parents après leur mort ... (1ere partie)

-> "Tu observeras donc la mitsva, et les décrets ('houkim) et les règles (michpatim), que je t'ordonne d'exécuter aujourd'hui." (Dévarim 7,11)

La guémara (Erouvin 22a) explique : "Aujourd'hui (dans ce monde) afin de les accomplir ; demain (dans le monde à venir) afin d'y recevoir leurs récompenses."

-> Le Gaon de Vilna, avant de mourir, a attrapé ses tsitsit et a dit en larmes :
"Dans ce monde, avec quelques pièces, il est possible d'acquérir et de réaliser des mitsvot à chaque instant.
Dans le monde à venir, cependant, il n'est pas possible d'en accomplir une seule, même en échange de tout l'argent du monde."

-> Nos Sages (guémara Sanhedrin 104a) nous révèlent le fondement du fait de réaliser des actes : "léilou néchama" (en souvenir de l'âme, d'une personne décédée), en parlant du concept de : "béra mézaké" (par ses actes positifs, un fils va donner du mérite à son père, va lui permettre d'expier ses fautes, bien qu'il ne soit plus vivant).

-> Le Ramban (Béréchit 11,32) donne un exemple de ce principe.
Le père de notre patriarche Avraham s'appellait : Téra'h, était un fervant adorateur des idoles, et il a mis pleins d'obstacles à son fils (Avraham) afin de l'empêcher à avancer dans sa volonté de servir D.

Selon l'avis de certains de nos Sages, il n'a même pas fait téchouva avant de mourir.
Néanmoins, le Ramban nous dit qu'il a pu d'accéder au monde à venir par le mérite de son fils.

-> "Par chacune des mitsvot ou des actes méritoires qu'un de ses descendants va accomplir après sa mort, l'âme du père va recevoir de l'expiation."
('Hafets 'Haïm - Ahavas Chessed II - chap.15 - notes).

Le 'Hafets 'Haïm y poursuit également en disant qu'un fils peut, par la puissance positive de ses actions, épargner ses parents défunts de souffrir de leurs fautes dans le monde à venir, et va avoir un impact sur leur entrée au gan eden.

-> Le Chla haKadoch dit que cela s'applique à tout parent (quoi qu'il ai pu faire!) car : "un enfant est la jambe du père" (kara davouha).
Etant une extension du père, les actions du fils sont considérées comme celle du père lui-même.

-> "Lorsqu'une mère juive décède, que ses enfants craignent D. et s'occupent de la Torah et des mitsvot, cela est considéré comme si elle-même était en vie et qu'elle réalisait toutes ces actions."
[Rabbénou Yona - Iguéret haTéchouva - Drouch 3 - 79]

-> Pourquoi un enfant est appelé la jambe du père, et non sa main, ou tout autre membre de son corps?

Le rav Yts'hak Hutner explique que la jambe est le seul membre avec lequel une personne se déplace (cf.personne en béquille, en chaise roulante) ; et sans elle, elle serait complètement immobile.

D'ailleurs, ceci est la véritable différence entre un être humain et un ange.

-> Un ange est : un omeid, un être qui stagne au niveau dont D. l'a créé, sans possibilité d'évoluer.

-> L'homme est : un méhalé'h, un être qui marche.
Il peut débuter sa vie à un niveau très inférieur à celui d'un ange, mais par un travail sur lui-même et par son succès dans les tests de la vie que D. lui a envoyé, un être humain peut atteindre, voir dépasser un ange.
Ainsi, toute personne est constamment "en mouvement".

[Comme dit le Gaon de Vilna : "Dans la vie, soit on avance, soit on recule"
=> la notion de neutralité de nos actes n'existe pas.
Par exemple : si je me détends dans un but de reprendre des forces afin d'agir positivement (selon la volonté de D.), c'est bon, sinon c'est de la perte de temps, de la paresse.]

Cela est valable uniquement tant qu'on est en vie.
Une fois mort, il n'y a plus d'opportunités de grandir, on reste au même niveau pour l'éternité.

[une énorme souffrance future est le sentiment de honte/de regret devant ce qu'on aurait pu faire, qu'on a pas fait, et qu'il nous est alors plus possible de réaliser .... "Ah si seulement, j'aurais ... !!" ]

Une fois mort, à l'image des anges, on devient un immobile, un stagnant.

Le rav Yits'hak Hutner (Pa'had Yits'hak) enseigne que c'est à ce moment que la notion de : "la jambe du père" (kara davouha) prend tout son sens, permettant à la personne décédée (le père ou la mère) de garder un pied sur terre, monde incroyable/unique qui permet de gagner des mérites éternels.

=> Si une personne a laissé une descendance méritante, elle a des "jambes", qui vont lui permettre de continuer à marcher malgré sa mort.
Les actions des enfants étant attribuées aux parents, ils continuent à monter d'un niveau à un autre.

=> Ceux qui ont la chance d'avoir une descendance louable, continuent à avancer avec elle, et ils sont ainsi toujours parmi les vivants.

 

Source (b"h) : traduction & compilation personnelle issue du livre du Rabbi Tzvi Hebel (The Neshamah Should Have an Aliyah)

Lorsqu'un homme meurt, Hachem dit aux anges : Voyez ce que les humains disent de lui : il était bon, il était croyant.
Aussitôt son âme s'envole vers le ciel.
[midrach Kohélet rabba 12 ]