« Maintenant, tu vas voir ce que Je vais faire à Pharaon » (Chémot 6,1)

Jusqu’à présent, quand il était seulement question de la douleur et des malheurs des juifs en Egypte, il y avait matière à accusation et on pouvait dire que les juifs n’étaient pas dignes de la délivrance.
Mais maintenant, quand Pharaon a manifesté une insolence tellement énorme envers Hachem, en déclarant : « Je ne connais pas Hachem et je ne renverrai pas les bnei Israël », la chose touche déjà à l’honneur du Ciel et à la douleur de la Présence Divine.
Alors il n’y a plus lieu d’accuser et la délivrance doit venir.

Le Maguid de Koznitz dit :
Quand un juif prie au moment du malheur, qu’il demande essentiellement pour la douleur de la Présence Divine et non pour sa propre douleur, car tant que la chose ne le touche que lui-même, cela laisse place aux accusations, mais quand cela touche à la Présence Divine [notre papa Hachem], qui souffre du malheur de chaque juif, tous les accusateurs doivent fermer leur bouche.

« Les grenouilles se retireront de toi et de tes demeures » (Vaéra 8,7)

La prière de Moché a permis de renvoyer les grenouilles des maisons de Pharaon et de ses serviteurs.
Ce ne sera pas le cas lorsque les serpents seront envoyés par Hachem contre les bnei Israel dans le désert, faisant de nombreuses victimes parmi le peuple.
Lors de cet épisode, la prière de Moché n’a pas eu d’effet, mais Hachem lui a conseillé : « Fais toi-même un serpent et place le au haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra! » (‘Houkat 21,8).

Le ‘Hafets ‘Haïm explique cette différence : il existe une réparation pour toutes les fautes, sauf pour la médisance. En effet, L’ange accusateur créé par la faute de la médisance accuse sans cesse, et il est impossible de l’écarter.
De plus, tout comme le calomniateur a utilisé sa bouche à une mauvaise fin, l’ange accusateur généré par cette faute parle, et on ne peut pas le faire taire.

Or, du fait que les serpents ont été envoyés en punition de la médisance proférée par le peuple contre Hachem et Moché, la prière ne pouvait suffire à les neutraliser.
Il fallait que D. donne le moyen de guérir les hommes touchés par les morsures de ces serpents, comme il est écrit : « Fais toi-même un serpent et place-le au haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra ».

[toute faute peut être expiée par notre téchouva, mais pour certaines cela est plus difficile, comme par exemple avec le lachon ara qui créé un ange Accusateur très bavard contre nous!
De plus, l’idée que nos paroles de lachon ara donnent de la force aux anges Accusateurs de pouvoir parler contre nous, et diminuent le pouvoir de nos prières, doit nous faire réfléchir à la nécessité de les dire. Le prix final à payer est quand même vachement élevé!
D’une certaine façon, c’est ça une vraie téchouva sur le lachon ara : avoir le serpent en haut d’une perche qui attend que l’on parle du lachon ara pour avoir le droit de nous attaquer. Conscients de cela on n’en viendra plus facilement à fauter par la suite.]

Il n’y a de chlémout (perfection) que lorsqu’une personne fait du Bien autour d’elle.

Il faut [pour atteindre la chlémout] que non seulement la personne soit elle-même chléma (entière), mais qu’elle arrive même à propager cette perfection autour d’elle …
C’est pourquoi notre âme dont l’essence est faite de cette perfection (chlémoute) n’était pas totalement entière avant de venir sur terre dans la mesure où elle vivait égoïstement.
Hachem l’a donc propulsée dans ce monde, dans lequel l’âme aura comme toute première mission d’influer sur un corps matériel, obscur et grossier, afin de le rendre aussi entier et pur qu’elle-même.
C’est en réalisant cet exploit que cette âme de chlémout pourra également atteindre la plus grande chlémout (complétude) qui existe pour elle, c’est-à-dire : rendre les autres « chalem » – entier, complet).

[Ram’hal – Déré’h Hachem (1.3.12)]

En raison de Sa compassion, Hachem ne commence pas par envoyer de punition sur la personne directement.
[midrach Vayikra rabba 17,4]

[pour nous éveiller au repentir, D. essaye d’abord de nous punir sur une petite chose, et ensuite il envoie une punition plus grave, espérant que nous recevions le message au plus vite.]

Casser un verre sous la ‘houppa

+ Casser un verre sous la ‘houppa :

De nombreuses coutumes liées au mariage symbolisent le don de la Torah où chaque juif s’est marié avec la Torah.

Sous la ‘houppa nous cassons un verre, qui représente les 1eres lou’hot que nous avons obtenu au mont Sinaï et qui ont été brisées.
Nos Sages (guémara Erouvin 54a) enseignent : « Si les Tables de la Loi n’auraient pas été brisées, la Torah ne serait jamais oubliée. »

Le rabbi de Satmar dit qu’il est très important de se souvenir des lou’hot brisées au mariage, car de même qu’elles ont apporté l’oubli de la Torah chez les juifs, de même le fait d’oublier est très important pour la réussite d’un mariage.
En effet, à plusieurs reprises il faut savoir oublier (passer au-dessus) les torts que notre épouse peut nous faire, et alors il y aura le shalom bayit.

<—>

-> La guémara (Pessa’him 112a) rapporte que rabbi Akiva a donné 7 ordres à son fils rabbi Yéhochoua, dont l’un d’eux était : « N’entre pas dans ta maison soudainement [sans toquer préalablement à la porte] ».

Dans son commentaire sur la guémara, le Rachbam cite le midrach relatant qu’à chaque fois qu’il approchait de sa maison, rabbi Yo’hanan faisait intentionnellement du bruit pour alerter toute personne qui pouvait être à l’intérieur, de son arrivée imminente.
Rabbi Yo’hanan expliquait sa manière d’agir en citant le verset (Tétsavé 28,35), demandant au Cohen Gadol d’avoir des clochettes sur la bordure inférieure de sa robe (le Mé’il), afin de pouvoir faire du bruit pour annoncer sa venue à chaque fois qu’il entrait dans le Sanctuaire (le kodéch).

=> Comment des personnes aussi grandes que rabbi Yo’hanan ou rabbi Akiva, peuvent-elles déduire une façon de se comporter pour tous au quotidien, à partir de lois spécifiques applicables uniquement au Cohen Gadol, dans son Service Divin, dans l’extrême sainteté du Temple?

-> Le Michméret Ariel répond en se basant sur la guémara (Sotah 17a) enseignant que si un mari et une femme sont méritants, alors la présence Divine réside avec eux, et leur maison sera remplie d’une atmosphère de sainteté.

Il en résulte que tout mariage réussi permet de créer dans sa maison un lieu de résidence de la présence Divine (à l’image du Michkan), et d’une certaine façon la conduite appropriée en ce lieu peut se déduire de celle du Cohen Gadol.

=> La vie d’un couple est pleine de défis, mais n’oublions pas de voir dans nos efforts pour maintenir l’harmonie et la joie dans le foyer, comme le moyen permettant d’amener la présence Divine à résider dans notre foyer (avec toutes les bénédictions et la sainteté que cela engendre).
Est-ce que cela vaut-il vraiment la peine de se faire la tête sur une chose si petite/éphémère, par rapport au prix à payer : faire partir de chez nous Hachem!

<—–>

-> La guémara (Sotah 17a) enseigne que si un mari et une femme sont méritants, alors la présence Divine réside avec eux.

-> « Ils feront pour Moi un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux » (Térouma 25,8)

Le Ohr ha’Haïm haKadoch déduit que la présence Divine ne réside pas uniquement dans le Michkan, mais également dans la maison de chaque juif où règne le shalom : une véritable paix et de la sérénité.
C’est ainsi que de nos jours toute maison juive peut servir individuellement de : Temple miniature (Beit Mikdach méat).

De plus, lorsqu’un couple ajoute leur « lèv » (cœur – לב – valeur : 32) à leur « bayit » (maison – בית – valeur : 412), alors il élève leur maison pour qu’elle devienne un : mikdach (Sanctuaire – מקדש – valeur : 444), où la présence Divine réside.

<—>

-> « [Par le fait de casser un verre au mariage,] Nos Sages souhaitaient nous enseigner qu’il n’y a pas de joie complète tant que le Temple est détruit et la présence Divine en exil »
[michna Broura – Ora’h ‘Haïm 560]

-> « Pourquoi le 2e Temple a-t-il été détruit ?
Les juifs n’étaient ils pas versés dans la Torah, les mitsvot et les bonnes actions?
[Le 2e Temple a été détruit] parce qu’il y avait une haine gratuite entre les juifs (sinat ‘hinam).
Ceci nous montre que la haine gratuite équivaut aux 3 transgressions majeures [qui causèrent la destruction du 1er Temple] : l’idolâtrie, l’immoralité et le meurtre. »
[guémara Yoma 9b]

-> On traduit généralement la « sinat ‘hinam » par : la haine gratuite, qui ne se base sur aucune raison.
Mais est-ce qu’on en vient à haïr quelqu’un sans aucune raison?
En effet, il y a forcément quelque chose qui a déclenché ce ressentiment de haine.

=> Ainsi, le rav David Hoffman affirme que nous devons plutôt traduire la « sinat ‘hinam » par : « la haine sans bonne raison ».

En partant de cela on peut comprendre les paroles du Sfat Emet (Roch Hachana 5641) ainsi : « Puisque le Temple a été détruit à cause de la haine sans raison valable (sinat ‘hinam), il sera, si D. le veut, reconstruit par l’amour du prochain sans raison valable (aavat ‘hinam). »

==> Au regard de la proximité sentimentale dans un couple, les disputes sont très souvent basées sur de la haine sans raison valable (sinat ‘hinam) [juste pour avoir le dernier mot, avoir raison, par égo!].
Sachons penser à Hachem qui n’a plus de Temple pour résider, et qui du coup vient résider au sein d’un couple, et lorsqu’il y a de la haine sans raison véritablement valable, alors nous le mettons dehors à la rue!
Pensons à Sa souffrance, au fait que nous perdons tellement plus en nous privant d’une proximité de D., qui nous comble de bénédictions dans Sa joie de pouvoir résider parmi nous, Ses enfants adorés.

==> En cassant le verre au mariage, on se rappelle de tout cela : de pourquoi le Temple est détruit chaque année, du fait que le couple nous permet « d’héberger » chez nous Hachem, de la nécessité de l’oubli lié aux lou’hot brisées, …
Et par cela nous amenons sur nous le meilleur, nous activons la venue du machia’h et le reconstruction du Temple, …

<—>

-> b’h, d’autres explications sur le fait de briser un verre au mariage : http://todahm.com/2014/04/01/1257-2

->b’h, également un prolongement du divré Torah avec la notion de divorce (que D. nous en préserve) : https://todahm.com/?s=divorce+larme

Chémot & le lachon ara

+ Chémot & le lachon ara :

-> « Moché prit peur et se dit : « En vérité, la chose est connue! »
(Chémot 2,14)
Jusqu’à ce moment Moché ne comprenait pas pourquoi les juifs méritaient de telles souffrances.
En se rendant compte qu’il y avait des délateurs, du lachon ara, parmi le peuple juif, alors « la chose est connue ».

En effet, Moché avait conscience de la gravité du lachon ara, au point que lorsque Hachem lui demanda par la suite de libérer le peuple, Moché a été très surpris : « En quoi Israël a-t-il mérité que Tu accomplisses pour lui un miracle et que je les fasse sortir de l’Egypte ? » (Rachi – Chémot 3,11)
En effet, Moché ne comprenait pas comment avec une telle faute, les juifs pouvaient mériter d’être sauvés.

-> Le Sfat Emet (5641) explique que cela nous montre la sévérité du lachon ara et de la haine gratuite.
Il écrit : « Cela nous enseigne que nous perdons tous nos mérites à cause de la faute du lachon ara ».

-> Le Kli Yakar (Chémot 3,2) écrit que le buisson ardent représente la haine gratuite (sinat ‘hinam).
Le buisson (sné – סנה) vient du mot : haine (sin’a – שנאה).
Le feu brûlant dans le buisson représente nos difficultés dans l’exil, dont la cause est la haine gratuite (sinat ‘hinam) et le lachon ara.

Le Kli Yakar écrit : « C’est la raison principale pour laquelle les juifs sont en exil, à cause de la haine et de la jalousie qu’il y a entre eux, plus qu’il n’en existe parmi les autres nations …
C’est pourquoi le feu d’Hachem [de la punition et de la colère] brûle « .

Le verset se termine par « le buisson ne se consumait pas ».
Le Kli Yakar écrit : « Cela implique que malgré toutes les difficultés et les conflits, la haine gratuite continue à chaque génération. Elle ne se consume jamais. »

<—>

-> La culture égyptienne encourageait le lachon ara.
Le Zéra Kodéch enseigne : « L’idolâtrie d’Egypte est appelée (Béchala’h 14,2) : « pi a’hirot » (פִּי הַחִירֹת) [littéralement : la bouche libérée], car les égyptiens parlaient ce qu’ils voulaient, sans restriction, comme s’ils étaient libres de dire ce qu’ils désiraient.

Il est écrit :
– « [lorsque] Nos lèvres sont nôtres, [alors] qui peut régner sur nous » (chéfaténou itanou, mi adon lanou – Téhilim 12,5)
[en ce sens, Moché ne comprenait pas comment le peuple juif pouvait être à ce point sous le règne des égyptiens, jusqu’à comprendre qu’il y avait du lachon ara parmi les juifs …]
– « ils reviennent et campent devant pi ha’hirot » (vayéchévou vayé’hanou lifné pi a’hirot – v.14,2) : « yéchévou » signifie que les juifs doivent faire téchouva et être vigilants sur leurs paroles. »

<—>

Le mot : Péssa’h (פסח), se divise en 2 mots : « pé sa’h » (la bouche parle – פה סח).
Le mot : sa’h (סח) a pour valeur numérique 68, tout comme le mot : ‘haïm (la vie – חיים). Ainsi, Péssa’h = pé sa’h = la bouche de la vie!

A l’inverse, le chef, représentant de l’Egypte est Pharaon (פרעה) = pé ra (la bouche mauvaise – פה רע).

<—>

-> Le Pri Mégadim (fin Siman 685) enseigne que durant la période des Shovavim (généralement de Chémot à Michpatim) nous allons du début jusqu’à la fin de notre périple en Egypte.
Bien que nous avons été sauvé d’Egypte, une partie de l’impureté d’Egypte reste en nous.
C’est pourquoi une façon de s’en purifier et d’être particulièrement vigilants sur notre lachon ara, pendant cette période.

Il écrit que les chovavim commencent avec la paracha Chémot et les mot : « véélé chémot bné Israël abaïm » :
– le mot : « véélé » (וְאֵלֶּה) est l’acronyme de : avak lachon ara (poussière de lachon ara – אבק לשון הרע), en allusion au fait que nous devons faire attention à même une minuscule quantité de lachon ara.
– les mots « chémot bné Israël abaïm » (les noms des enfants d’Israël qui sont venus – שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל הַבָּאִים) a pour acronyme : שביה (captivité – chiv’ya). [comme l’écrit le Baal haTourim]
La raison est que nous nous libérons de la captivité et de l’influence mauvaise de l’Egypte lorsque nous sommes vigilants avec notre parole.

<—>

-> Le Magen Avraham (début de Lé’h Lé’ha) écrit que les maladies viennent dans le monde à cause du lachon ara qui contamine l’air et détruit la nature.

-> Le rav Elimélé’h Biderman explique le verset de Béaaloté’ha (9,20) :
– « al pi » = en fonction de la bouche
– « Hachem ya’hanou » = Hachem va résider avec vous.
– « vé’al pi » = et en fonction de la bouche
– « Hachem yissa’ou » = Hachem va partir.
=> La Présence Divine réside en nous parallèlement à l’utilisation de notre langage.

<—>

-> Se retenir d’une conversation interdite ou inutile est équivalent à jeûner 84 jours.
[Rabbi Ouri de Strelisk (le Saraf)]

Le rabbi Aharon de Belz ajoutait que c’est même davantage que 84 jours de jeûne.

<—>

-> http://todahm.com/2021/01/21/30332

« J’ai espéré en Toi [Hachem] et je n’ai pas eu honte » (Téhilim 25,1)
Grâce à sa émouna et à son bita’hon, une personne adoucit toute rigueur et la transforme en miséricorde.
[Yichma’h Moché – Vayichla’h 5]

<—>

-> « Lorsqu’un homme est heureux de la manière dont Hachem le conduit, qu’il a confiance que tout vient du Ciel et que tout est pour son bien, il peut par cette émouna bousculer les lois de la nature et faire en sorte que les choses se déroulent suivant sa propre volonté à l’instar du principe : « le tsadik décrète et Hachem accomplit » (tsadik gozer véHachem mékayém).
Telle est la force de la émouna! »
[Rabbi Moché de Kobrin]

<————->

-> « éémanti ki adaber » (J’ai de la émouna car je parle – Téhilim 116,10)
Le rav Lévovitz explique que le fait de parler de la émouna amène sur nous de la émouna.

-> « Pour la émouna aussi, nous devons prier beaucoup afin de l’obtenir. »
[Baal Chem Tov]

« Yaakov appela ses fils et leur dit : rassemblez-vous et je vous dévoilerai ce qui vous arrivera dans les temps futurs » (Vayé’hi 49,1)

-> La guémara (Pessa’him 56a) commente ainsi ce verset : « Yaakov voulut dévoiler la fin des temps à ses fils, mais la Présence Divine se retira de lui à ce moment. »

-> Le Sfat Emet (Vayé’hi 5631) explique que Yaakov désira dévoiler à sa descendance que Hachem est présent même dans l’exil et que tout ce qui advient dans le monde est toujours dirigé par Lui, à la seule différence que Sa conduite est dissimulée.
Néanmoins, si l’on parvenait à ce niveau de compréhension, le décret de l’exil serait de fait annulé, car lorsque l’on voit Hachem à chaque étape de l’existence, l’exil n’existe plus.
Lorsque l’on prend conscience que tout n’est qu’un voile, la lumière Divine se révèle alors et la rigueur disparaît brusquement.

Pour cette raison, la Présence Divine se retira de Yaakov à cet instant, car Hachem désirait que les juifs traversent cet exil.
Néanmoins, le Zohar (part.1, 234b) témoigne que Yaakov dévoila bien ce qu’il désirait dévoiler mais de manière dissimulée.
D’après le Sfat Emet, la signification du Zohar est la suivante : il n’existe dans le monde aucune autre force que celle d’Hachem, mais celle-ci est dissimulée.
Cependant, grâce à la émouna, on peut percevoir la vérité quand bien même on ne peut la distinguer avec les yeux.
Lorsque les juifs se renforcent dans la croyance que rien n’arrive sans que cela n’émane d’une décision Divine, la « fin des temps », ce but ultime, se révèle et l’exil disparaît.

Il en est ainsi dans tous les domaines.
Un juif doit savoir que son sort est uniquement entre les mains d’Hachem et non dans celles des hommes, comme l’exprime le verset : « Ne craignez rien … vous avez pensé de moi en mal et D. a pensé en bien » (Vayé’hi 50,19-20).

« Et voici les noms des enfants d’Israël qui vinrent en Egypte avec Yaakov, chacun était venu avec sa maisonnée » (Chémot 1,1)

-> Le ‘Hatam Sofer (Torat Moché) explique que lorsque les juifs étudient la Torah, même lorsqu’ils sont en dehors d’Israël, c’est comme s’ils vivaient en terre d’Israël.
Lorsqu’ils s’arrêtent d’étudier la Torah, ils tombent dans la galout de la terre où ils vivent.

Ainsi au début, lorsque le peuple juif est arrivé en Egypte, ils étaient occupés à étudier la Torah, et ainsi ils ont transporté la terre d’Israël en Egypte.
C’est pourquoi, il est écrit : « ich oubéto baou » (chacun était venu avec sa maisonnée) = ils sont venus avec les maisons qu’ils avaient en Israël.
Mais lorsqu’ils ont arrêté d’étudier la Torah, il est écrit : « aba’im mitsrayéma » (vinrent en Egypte) = le temps est au présent (et non au passé), car c’est comme s’ils n’arrivaient que maintenant en Egypte [la galout].

<—>

-> « Le pays en fut empli » (Chémot 1,7)

Le midrach explique que les juifs se sont mêlés aux égyptiens dans leurs théâtres et leurs cirques.

« Si quelqu’un connait la Torah mais n’a pas de crainte d’Hachem (yirat chamayim), alors il est semblable à un talit katan sans tsitsit qui y sont attachés. »
[rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch]

<—>

-> Dans le « barou’h chéamar », nous disons : « barou’h méchalem cha’har tov liré’av » (Béni soit Celui qui donne une bonne récompense à ceux qui Le craignent).

Le rav Elimélé’h Biderman explique :
Par analogie, cela ressemble à une yéchiva (grande école/université) qui veut attirer un excellent enseignant.
Ils vont faire la publicité du fait qu’ils offrent le double du salaire normal, afin d’encourager les meilleurs à venir les rejoindre.
De même, Hachem nous dit qu’il y a une « bonne récompense » (cha’har tov) pour la crainte du Ciel, afin que les personnes sages puissent profiter de cette offre alléchante.

La crainte d’Hachem n’est pas une chose facile, nous devons surmonter notre crainte du regard des autres, notre attirance vers nos désirs, vers les plaisirs de ce monde, …
C’est pour cela que nous devons considérer la récompense, le bien qu’il en découlera, afin de nous renforcer à investir toutes nos forces pour suivre le chemin de la crainte d’Hachem.

<—>

-> issu du 2e divré Torah : http://todahm.com/2019/01/12/8059-2