Pourim : quand le Rokéa’h lit la méguila …

1°/  » הִפִּיל פּוּר הוּא הַגּוֹרָל  » (Esther 3,7 = « On procéda à un pour, c’est-à-dire à un tirage au sort »)
– la guématria des premières lettres  (הִ,פּ,הִ,ה) est égale à celle de Aman.
– en réorganisant différemment l’ordre des lettres du mot הַגּוֹרָל, on obtient le mot laarog (= tuer)
– la guématria des premières lettres des mots הוּא  הַגּוֹרָל est de 10.
Le Rokéa’h nous permet alors de comprendre que la Méguila fait allusion qu’en procédant à son tirage au sort Aman détermina la date où ses 10 fils seraient tués.

2°/ Dans le verset 8 (chapitre 3), Aman déclare à A’hachvéroch que « יֶשְׁנוֹ עַם-אֶחָד » (« il y a un peuple unique ») et que « דָתֵיהֶם שֹׁנוֹת מִכָּל-עָם » (« leurs lois sont différentes de [celles de] tous les [autres] peuples »).
– les lettres des mots « יֶשְׁנוֹ עַם » peuvent être réorganisées pour former les mots « yesh noam« .
On peut rattacher ces mots au  passage : « déra’héa dar’hei noam » = « ses voies [de la Torah] sont agréables »  (Michlé 3,17).
– les 1eres lettres des mots « שֹׁנוֹת מִכָּל-עָם » (= « différent de tous les [autres] peuples »), forment le mot  « שמע », comme dans « שמע ישראל ».
Le Rokéa’h nous montre que bien que les juifs ne sont pas mentionnés clairement dans cette discussion, ils en sont le sujet principal, puisque c’est le peuple juif qui suit la Torah, dont les voies sont « noam » (= agréables), et qui proclament le « שמע ישראל ».

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