Sans paire, mais pas sans Père …

« … Voici (en), c’est un peuple qui résidera solitaire … » (Balak ch.23 ; v.9)

Le mot « en » (הן) n’est-il pas en trop dans ce verset?

Les 22 lettres de l’alphabet hébraique sont utilisées en tant que lettres et en tant que système de numérotation, qui est divisé en 3 catégories :
– de aleph à tet = de 1 à 9 ;
– de youd à tsadik = les dizaines (10, 20 … 90);
– de kouf à taf = les centaines (uniquement 100, 200, 300 et 400)

Dans la 1ere et la 2e catégorie (catégories complètes), en prenant la 1ere et la dernière lettre, la 2e et l’avant dernière lettre, … ont obtient toujours 10 (1ere catégorie – ex : 1+9 ; 2+8; …) ou 100 (2e catégorie – ex : 30+70 ; 40+60; …).
On remarque que dans la 1ere catégorie, le hé (5) est la seule lettre toute seule (elle doit compter que sur elle même pour arriver à 10).
Dans la catégorie n°2, on remarque, de même, que la lettre noun (50) est aussi la seule lettre qui n’a pas sa paire afin d’arriver à 100.

Ainsi, Bil’am décrit les juifs dans ce verset en faisant allusion à un Midrach (Shémot Rabba 15;7) dans lequel D. dit : « de même que dans l’alphabet juif (aleph-bét), le hé et le noun restent seuls sans paire, de même la peuple juif est séparé du reste du monde et ne peut joindre aucune autre nation ».

D’où l’ajout du mot « en » (הן) composé de ces 2 lettres …

Source : « védibarta bam » du Rabbi Moshe Bogomilsky

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