Un séfer Torah, c’est …

+ Quelques réflexions sur le séfer Torah (Vayélé’h 31,19) :

Un séfer Torah est constitué d’un très grand nombre de lettres.
Bien que chaque lettre se tient indépendamment l’une de l’autre (pour être casher, les lettres ne doivent pas se toucher, sans être trop distantes), l’absence ou la non complétude d’une seule suffit à rendre le séfer Torah non casher.
De même, chaque juif est un élément indispensable du klal Israël, sur qui dépend la totalité des juifs.

Un séfer Torah est écrit avec de l’encre, et seule la couleur noire foncée est autorisée.
Alors que les autres couleurs peuvent facilement se combiner entre elles afin de former une nouvelle couleur, le noir est extrêmement dur à changer.
De la même façon, un juif ne doit pas permettre à l’influence de la société et aux aléas de la vie, de diluer ou d’affaiblir la stricte observance de la Torah (la couleur noire foncée) afin de rester un séfer Torah vivant et casher.

L’encre doit tenir fermement au parchemin et si elle « saute » (se détache), le séfer Torah n’est plus casher.
De même, un juif doit adhérer avec ténacité à la Torah, et ne jamais s’en détacher.

Source : traduction personnelle b »h de l’anglais du commentaire « védibarta bam » de Rabbi Moshe Bogomilsky

<——->

-> Selon le Zohar (Chir haChirim maamar 2,51), de même qu’il y a 600 000 lettres dans la Torah, il y a aussi 600 000 âmes [primaires] dans le peuple juif. Ainsi, chaque âme a sa racine dans une lettre de la Torah.

Le Chémen Roch (Vayéchev) explique que chaque juif a le devoir d’aimer son prochain comme lui-même.
Chaque juif ayant sa lettre dans le Séfer Torah, si malheureusement, un juif n’aime pas son prochain, il se trouve qu’il efface une lettre de la Torah et rend tout le Séfer Torah inapte.

[cela donne tout son sens à : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Kédochim 19,18), Rachi commente : « Rabbi Akiva a enseigné : C’est là un principe fondamental dans la Torah. »
=> En effet, d’une certaine façon notre Torah (personnelle) ne peut être cashère tant que nous n’aimons pas notre prochain!]

<——->

-> La Torah demande à chaque personne d’écrire son propre rouleau de Torah.
Nos Sages (guémara Sanhédrin 21a) enseignent : « Même si ses parents lui ont laissé un rouleau de Torah, il est bon d’en écrire un pour lui-même ».
De façon figurative, [cela signifie que] nous ne devons pas se satisfaire des connaissances en Torah que nous avons hérité de nos ancêtres.
Nous devons faire des efforts afin de chercher de nouvelles idées par soi-même, afin que cela puisse agir en tant que nourriture spirituelle pour notre âme lorsque nous arriverons dans le monde à Venir.
[Ktav Sofer]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code