La coutume d’offrir un Talit le jour du mariage …

+ A propos de la coutume (de certaines personnes) que la Kalla offre au ‘Hatan un Talit le jour du mariage (Sédei chemed – ‘hatan vékalla 11) …

Pourquoi une telle coutume?

1°/ La guémara Ména’hot 44a rapporte l’histoire d’une personne qui observait de façon méticuleuse la mitsva des tsitsit, et nous dit à quel point cela l’a sauvé de commettre un adultère.
Nous trouvons une allusion à cette protection dans un verset de Michlé : « Celui qui commet un adultère avec une femme, manque de cœur (lev) » (Michlé 6;32).
Le mot lév (cœur) a une valeur numérique de 32, comme les 32 fils des tsitsit (8 à chacun des 4 coins).

La kalla exprime ainsi au ‘hatan, qu’il doit toujours lui être fidèle et lui fournit un talith, qui va l’aider à l’être.

2°/ Par le fait de transmettre un talith, la kalla exprime à son ‘hatan les mots que Ruth a dit à Boaz : « daigne étendre le pan de ton manteau (kénafé’ha) sur ta servante » (Ruth 3;9), voulant lui dire : « s’il vous plaît, épousez-moi ».

Le mot « kénafé’ha » pouvant renvoyer au Talith, la Torah disant : « Tu te feras des cordons en franges aux quatre coins (kanfot) du vêtement dont tu te couvres. » (Dévarim 22;12).
De plus, ce verset est immédiatement suivi par : « si un homme a épousé une femme … » (Dévarim 22;13), indiquant l’existence d’un lien entre le mariage et le talith.

3°/ A l’origine, ‘hava et Adam étaient une même entité, tous 2 étant unis dos à dos.
Le talith étant porté sur le dos de l’homme, la kalla dit : bien que D. a séparé le 1er couple en 2 entités distinctes, j’espère, toujours, ne pouvoir former qu’une seule entité avec mon ‘hatan.

Source (b »h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky

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