« Ya’hats »= on divise en 2 la matsa du milieu

+ « Ya’hats »= on divise en 2 la matsa du milieu (Séder de Péssa’h) :

Le ‘Hatam Sofer explique que nous divisons la matsa en 2, pour indiquer que le Séder se compose de 2 parties :
– l’une rappelant la libération d’Égypte ;
– et l’autre relative à notre délivrance future, finale et définitive.

Celle-ci, la plus extraordinaire et la plus complète, nous est cachée, et nous ne savons pas quand elle aura lieu.

==> C’est pourquoi, le plus grand morceau de la matsa coupée, celui qui se rapporte à cette prodigieuse rédemption, est l’afikomane, appelé aussi « tsafoune » = caché.

Source (b »h) : issu du livre « Talélei Orot » du Rav Yissa’har Dov Rubin

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-> Le mot Afikoman est un mot Grec renvoyant au dessert.

-> Selon le Rachbam, le mot Afikoman est la contraction de : « afikou » (mettre en évidence) et « man » (des choses [douces]).
Puisque nous devons terminer le repas du Séder par de la matsa et non par un dessert comme à l’ordinaire, cette matsa a été appelée : Afikoman.

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+ Pourquoi terminer par l’Afikoman?

-> Le Rachbam et les Tossafot (guémara Pessa’him 119b) enseignent qu’en terminant de manger par un morceau de matsa, nous témoignons notre amour et notre appréciation des mitsvot : nous voulons que le goût de l’Afikoman puisse rester le plus longtemps possible dans notre bouche!!

-> La guémara (Erouvin 82b) dit qu’en général nous avons toujours de l’appétit pour un dessert délicieux, et ce même si nous n’avons plus faim.
Selon le Ahavat Shalom, en mangeant l’Afikoman en dernier, alors que nous n’avons plus vraiment faim, nous montrons que c’est un dessert délicieux (car ordonné par Hachem).

-> Selon le ‘Hatam Sofer, le fait de manger de la matsa comme dernier aliment du Séder, symbolise que nous devons être satisfait par tout ce que fait Hachem, même si cela nous semble incompréhensible comme cette matsa sans goût.

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+ Pourquoi l’Afikoman est-elle « volée »?

-> Le Michtav Sofer (fils du ‘Hatam Sofer) dit que c’est pour nous rappeler d’une bonté de Hachem cette nuit-là : le fait que les chiens n’ont pas aboyé à notre sortie d’Egypte.
Nos Sages (guémara Pessa’him 113a) disent que nous ne devons pas habiter dans une ville qui n’a pas de chiens.
Rachi explique que c’est parce qu’ils nous gardent des voleurs. [leur aboiement étant comme un moyen de sécurité!]
Cette nuit les chiens n’ont pas aboyé, laissant l’Egypte vulnérable aux « voleurs » : les juifs avec l’or et l’argent des égyptiens.
=> Ainsi, pour nous rappeler de cela, nous avons la coutume de voler l’Afikoman.

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