« Alors D. se souvint de Noa’h, et de tous les animaux sauvages et domestiques qui étaient avec lui dans l’arche. »  (Noa’h 8;1)

Nous apprenons de ce verset que l’homme ne doit pas faire preuve de compassion uniquement envers ses semblables mais aussi à l’égard des animaux, à l’instar de D. qui se souvint aussi bien de Noa’h que de tous les animaux sauvages et domestiques qui l’accompagnaient dans l’arche.

Nous allons  voir ci-dessous 2 exemples du respect de nos Sages envers la souffrance des animaux.

1°/ Rav Rabinovits de Hongrie, lors de la 2e guerre mondiale, fut embarqué avec ses frères dans un train de déportation vers Auschwitz.
Au moment où le train se mit en branle, il sortit la tête de la lucarne pour crier à ceux qui restaient : « Je vous en prie! Donnez à manger à mes poules. Elles n’ont rien eu à picorer depuis hier! »
==> Il est emporté vers la mort avec toute sa famille et il n’oublie pas la peine de l’autre, en l’occurrence des poules !!!

2°/  C’était Roch Hachana et une foule importante était rassemblée dans la synagogue de Rabbi Its’hak Yaakov Horowitz (le ‘Hozé de Lublin).
Tous attendaient avec impatience l’arrivée du maître, qui se trouvait alors dans une pièce adjacente, plongé dans ses derniers préparatifs en vue de la sonnerie du Shofar.

Soudain, le ‘Hozé de Lublin se tourna vers ses proches avec la requête suivante :
« Inspectez la synagogue, et vérifiez si Rabbi David de Lélov s’y trouve.
– Non, répondirent les disciples.
– S’il en est ainsi, je ne pourrai pas commencer les sonneries sans lui. »

Les fidèles partirent à la recherche de Rabbi David dans les rues de Lublin, et finirent par le retrouver dans … une écurie voisine.
Et pour cause, constatant que les employés chargés de s’occuper des chevaux avaient abandonné leurs chevaux pour se rendre à la synagogue et y écouter les sonneries du Shofar, Rabbi David de Lélov s’était mis en devoir de les nourir de ses propres mains …

Rabbi David de Lélov répondit aux disciples étonnés :
 » Je ne suis pas prêt à écouter les sonneries du Shofar.
Est-ce seulement envers les êtres humains que l’on doit faire preuve de bonté?
N’est-il pas dit : « Et Sa miséricorde s’étend sur toutes Ses créatures »?

Pourquoi ces malheureuses bêtes devraient souffrir de la négligence de leur propriétaires qui les ont abandonnées à leur sort, sans fourrage? »

Quand Rabbi David rejoignit la synagogue, le ‘Hozé de Lublin déclara : « Les préparatifs de Rabbi David en vue de la sonnerie du Shofar m’ont causé un immense plaisir.
Le cortège Célestre est descendu pour admirer la bonté et la miséricorde avec lesquelles Rabbi David s’est dévoué aux chevaux affamés …
Son geste a fait taire tous les accusateurs et a annulé tous les mauvais décrets qui pesaient sur le peuple d’Israël.
Les soins qu’il a prodigué aux animaux ont eu plus d’effets dans le Ciel que toutes les intentions et méditations métaphysiques de beaucoup de grands de la génération.

Et le ‘Hozé de Lublin de conclure :
Sachez que lorsque l’homme accomplit un geste de bonté et de miséricorde dans ce monde-ci, il entraîne que là-haut, dans les mondes supérieurs, une abondance de bonté et de miséricorde se déverse sur lui ainsi que sur l’ensemble du peuple d’Israël. »

+ A SAVOIR :
[Selon nos Sages, il est interdit à une personne de manger avant d’avoir nourri son animal, comme il est écrit dans le verset (Bamidbar 11;15) : « Je donnerai de l’herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié. »  – guémara Béra’hot 40a & guémara Guittin 62a]

 

Source (b »h) : les récits sont issus de dvar Torah du rav Chaoul Greenfeld et du rav David Haddad

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