Fierté d’être juif et conscience de sa grandeur

+ Nécessité vitale de la fierté d’être juif et d’avoir conscience de sa grandeur :

-> « Si un juif avait la moindre idée de sa propre sainteté, il ne pourrait jamais fauter »
[Rav Barou’h de Mezhibozh – Petit-fils du Baal Chem Tov]

-> Le plus nous réalisons à quel point notre âme (divine) est sainte, le plus il nous sera facile d’éviter de faire la moindre faute.
[Rabbi Kalonymus Kalmish Shapiro – Esh Kodech]

-> « Vous êtes des enfants pour Hachem votre D. » (Réé 14,1)
Rabbi Aharon Kotler (Michnat Aharon) commente : « ceci n’est pas une allégorique ou une hyperbole, mais une déclaration véridique dans tous les sens du terme. »

En tant que Ses enfants, Hachem a de grandes ambitions pour nous.
Le rav Kotler de dire : « Hachem a donné à chacun d’entre nous une âme précieuse, et Il nous a envoyé (dans ce monde) pour une importante mission. C’est comme si un roi nous tendait Sa couronne pour la garder.
On devrait être submergé par l’amour et la confiance qu’a Hachem en nous. »

[chaque matin dans le modé ani, nous disons d’ailleurs : grande est Ta confiance en nous (en redonnant notre âme divine avec laquelle nous pouvons faire d’énormes choses en bien ou en mal – « békhela rabba émounatékha »)]

-> Chaque juif doit ressentir une importante joie du fait qu’il a été envoyé dans ce monde avec une sainte âme juive.
Le Zohar nous enseigne que si nous avions conscience d’à quel point Hachem aime chaque juif, nous rugirions comme des lions bondissant sur chaque opportunité de pouvoir faire Sa volonté.

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+ L’orgueil d’être juif :

-> Il existe une contradiction apparente :
– d’un côté, nous devons avoir de la fierté de pouvoir servir Hachem.
Il est par exemple écrit : « Son cœur s’enorgueillit de suivre les voies de D. » (Divré haYamim II 17,6 – « Vayigba libo bédarké Hachem » – à propos duroi Yéhochafat) ;

– d’un autre côte : « Tout cœur hautain est en horreur à Hachem » (michlé 16,5).

Comment concilier les 2?

Rav Ben Zion Abba Shaül (Ohr léTsiyon) explique que :
– concernant le passé : nous devons rester humble ;
– mais concernant le futur : nous devons être plein d’orgueil et de passion (tu te rends compte que je travaille pour le Roi des Rois!!).
Nous devons aspirer à employer nos talents fièrement dans le service de Hachem.

-> « Mon âme trouve sa gloire en Hachem : que les humbles l’entendent et se réjouissent » (Téhilim 34,3).

Le Malbim commente :
Il existe un seul point où l’orgueil et l’humilité se croisent.
Une personne qui est fier du fait de pouvoir trouver refuge en Hachem s’élève vers Lui, jusqu’à atteindre un point d’union, où elle va se dissoudre dans l’étreinte de Hachem.

-> « La joie principale sur laquelle l’homme doit se réjouir, c’est la joie d’être un juif. »
[le Zohar]

-> « Le seul orgueil permis, c’est celui d’avoir un patron aussi puissant que notre Père Céleste (Hachem). »
[Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

-> « Le plus grand péché, pour un juif, est d’oublier qu’il est fils du Roi. »
[Rabbi Aharon de Karlin]

=> Si nous voulons faire face au yétser ara, nous devons muscler notre conscience de notre grandeur.
Lorsque nous sommes plein d’orgueil de réaliser la volonté de Hachem, nous pouvons répondre au yétser ara en le méprisant : Pourquoi veux-tu que quelqu’un d’aussi important que moi, s’abaisse à de telles stupidités?

-> Rav Yossef Chalom Elyachiv a une fois fait remarquer que chaque génération possède une mitsva qui est particulièrement significative pour son temps.
La mitsva de notre époque dit-il est : « Que le Nom de D. soit aimé à travers toi. »

La guémara (Yoma 86a) rapporte que lorsqu’une personne se comporte bien, on va dire d’elle : « Heureux soient les parents et les maîtres qui ont élevé une telle personne. » (et inversement)

=> Combien devons-nous nous surpasser afin que l’on puisse dire en nous voyant : « Heureux soit le D. d’une telle personne! » [kiddouch Hachem]

[Si les juifs agissent d’une manière si élevée, combien à plus forte raison est infiniment élevé leur D.!]

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-> « Mordé’haï le juif » (fin de la Méguilat Esther 10,3) ; « Béni soit Mordé’haï le juif ».

On ne donne pas à Mordé’haï le titre de : nassi, gaon ou bien tsadik, mais uniquement celui de : juif.
En effet, parmi tous les titres existants au monde, le plus important est celui : d’être un juif.

[Yekoutiel Yehouda Halberstam – Shéfa ‘Haïm sur Pourim]

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+ Avoir de la bonne estime de soi :

-> « Ne sois pas un racha à tes yeux » (Pirké Avot 2,13)

Le yétser ara fait tout pour que l’on ait une fausse humilité, car cela paralyse une personne.

Une humilité saine, nous pousse à nous développer, à grandir (je suis conscient que j’ai des capacités de folie, octroyées directement par D., et je vais donc tout faire pour les exploiter au maximum dans la réalité).

Une fausse humilité, sous forme d’un manque d’estime de soi, amène des pensées du type : « Puisque je suis si peu de chose, pourquoi devrais-je même essayer? Une personne avec si peu de valeur que moi, ne peut qu’arriver de toute façon à rien. »

[Rabbi Its’hak Yaakov de Biala – Divre Binah]

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-> Rabbi ‘Haïm de Volozhin (Néfech ha’Haïm 1,4) enseigne :
« Un juif ne doit jamais dire dans son cœur : « Quelle est ma valeur? Que valent mes actions? ».

A la place, il doit comprendre, savoir et internaliser que chacune de ses actions, mots et pensées, à chaque instant, sont pleins de valeur. Rien n’est perdu, que D. nous en préserve.

Comment sont élevées nos actions, car elles vont toutes dans les mondes Supérieurs et ont un effet significatif. »

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-> Si une personne ne se considère par elle-même comme étant une personne importante, elle ne pourra pas se débarrasser de ses mauvaises habitudes.
[Rabbi Aharon de Karlin]

-> « L’homme qui ne médite pas sur sa splendeur est semblable aux animaux » (Téhilim 49,13)

-> Une personne est obligée de contempler et de reconnaître l’énorme importance de l’âme (divine) qui est en elle.

Il est vital de se focaliser sur ses forces et ses qualités, ressentir de la gratitude pour les dons et les capacités dont nous avons été gratifiés. […]
Une personne consciente de cela fera toujours attention au fait que ses actions reflètent son haut niveau d’honneur et de grandeur, et dans le cas contraire elle s’en abstiendra, car cela n’est pas digne d’une personne importante.

[Rabbi Aharon Kotler – Michnat Aharon]

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-> C’est seulement un fou qui est inconscient de ce qu’il est véritablement.
L’humilité est le fait d’être conscient de chacune de ses qualités, et de les exploiter tout en sachant que c’est totalement un cadeau de Hachem.

C’est ainsi que par exemple :
– Rav El’hanan Wasserman rapporte que le ‘Hafets ‘haïm, qui est un symbole d’humilité, disait fréquemment qu’il portait la responsabilité pour le bien-être spirituel de toute la génération.

– Rav Israël Salanter disait qu’il avait les capacités de 1000 personnes, ce qui impliquait qu’il devait agir comme 1000 personnes.

– De même, Moché rabbénou portait l’ensemble du peuple juif de la génération de la connaissance, dont aucune autre n’aura un tel niveau jusqu’à la venue du machia’h.

Les juifs sont liés les uns aux autres.
Se laisser aller, c’est handicaper tout ceux que l’on pourrait impacter par nos actions positives.

Après notre mort, on nous montrera qui l’on aurait pu devenir, et tout ce que l’on aurait pu apporter au monde.
=> Comment pouvons-nous, de notre vivant, nous enorgueillir de n’être rien alors que D. nous a donné des outils de folie?

[On a tous une partie de D. en nous (‘helek Elokim).
Ainsi, se considérer comme un nul, c’est considérer Hachem comme nul, puisqu’il est en partie en nous!! ]

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-> Toute personne se doit de croire que le bien qui est en elle [même lorsqu’elle faute] est très, très puissant.
[Rabbi Nathan de Breslev – lettre n°320]

-> De même qu’une personne est obligée de croire en Hachem, elle est obligée de croire en elle-même.
[Tsidkat haTsadik – lettre n°154]

-> Hachem aime chaque personne plus qu’aucune personne ne pourra jamais s’aimer elle-même.
[‘Hafets ‘Haïm – Chmirat haLachon]

-> « Toute personne a l’obligation de dire : Le monde n’a été créé que pour moi. » [guémara Sanhédrin 37a]

Rachi : chaque personne est considérée comme un monde entier.
Rav ‘Haïm Friedlander (Sifté ‘Haïm) : « Chaque personne est une raison unique pour la Création du monde, car elle a des capacités (uniques) d’insuffler du sens dans le monde ».

-> « Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi ? » (Pirké Avot 1,14)
L’idée derrière ces mots de Hillel est que nous avons tous en nous des capacités incroyables et uniques, permettant de transformer et d’élever ce monde afin que Hachem réside au maximum parmi nous.

-> Chacun d’entre nous est un élément important de l’orchestre de Hachem.
Si l’un d’entre nous, avec ses capacités uniques, est manquant, alors l’harmonie (de ce monde) est déficiente.
Chacun de nous doit apporter sa propre contribution à la symphonie du Maître de l’univers.
[Rav Its’hak Zilberstein]

-> « Vous serez pour Moi un royaume de princes et un peuple saint » (Yitro 19,6)
Selon le rav Wolbe (Alé Chour), Hachem a transmis ces paroles au peuple juif avant le don de la Torah, car le fait d’avoir une bonne estime de soi est un prérequis à une vie selon la Torah.

-> De nombreuses mitsvot ont pour but de nous imprégner d’un sentiment de royauté.
Parmi elles, il y en a liées à Pessa’h : le sacrifice de Pessa’h devait être rôti, car les rois et les nobles mangent leur viande de cette façon (Séfer ha’Hinoukh – mitsva 7) ; il est interdit d’en laisser le moindre reste car les rois et les ministres n’ont pas besoin de laisser des restes pour les jours à venir (idem – mitsva 8 ).

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-> Ne te dis pas combien sont grands mes problèmes, mais plutôt combien est grand ton papa Hachem.

=> Nous devons tâcher d’avoir toujours conscience de l’infinie grandeur de D., car par ricochet nous devenons également très grand, et la vie peut alors pleinement être vécue, dans la joie et le shalom.

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+ Ambitions dans la Torah :

-> Selon le ‘Hafets ‘Haïm chaque élève de yéchiva doit aspirer à être le meilleur élève au monde.

-> Rabbi Moché Feinstein (Introduction Igrot Moché) dit que dans tous les domaines nous devons avoir des aspirations réalistes, mais cela n’est pas le cas pour l’étude de la Torah : l’unique façon d’y réussir est d’avoir un objectif très élevé.

-> Par exemple, lorsque le rav ‘Haïm Chmoulévitch a demandé à son oncle le rav Avraham Yaffen : quel était le meilleur élève de sa yéchiva, il n’a pas pointé le plus brillant ou le plus profond, mais le Steïpler : celui qui avait le plus de détermination.

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-> b’h, Issu du divré Torah de ce site, intitulé : Questions/Réponses – Paracha Térouma (question n°4) :

Hachem a ordonné à Moché : « Tu feras 2 Chérubins en or » (Térouma 25,18) sur le couvercle de l’Arche.
La guémara (Baba Batra 99b) enseigne que les 2 chérubins se regardaient l’un l’autre, lorsque les juifs faisaient la volonté de Hachem, et miraculeusement se détournaient lorsqu’ils fautaient.
=> Comment comprendre la guémara (Yoma 54b) qui nous enseigne que lorsque les non-juifs sont entrés dans le Temple pour le détruire, ils ont trouvé les Chérubins s’enlaçant amoureusement, alors que c’était clairement un moment où le peuple juif ne faisait pas la volonté de D.?

-> Le Shita Mékoubétsét (guémara Baba Batra 99a) répond que Hachem a placé les Chérubins dans cette position afin que les non-juifs puissent se rendre compte d’à quel point Il nous aime, et ce même à un moment aussi tragique. [le Temple vient de se détruire suite à notre comportement (fautes)!]

Le rav Galinsky (véIgadéta) dit : en comparaison des nations, les juifs sont toujours considérés comme bons.
Il rapporte d’ailleurs les paroles du Noam Elimélé’h (Likouté Chochana) : « Même le pire des juifs est plus grand que le meilleur des non-juifs! »

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-> Les juifs sont considérés comme les enfants de D., dont l’âme est liée au Trône de Gloire. Par conséquent, Hachem nous parle constamment car un père ne se retient pas de parler à ses enfants.
Cependant, parce que nous sommes corrompus par nos passions, nous n’avons plus le mérite de L’entendre.
[Méam Loez – Yitro 20,1]

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b’h, à ce sujet, voir également :
-> https://todahm.com/2020/03/22/12368
-> https://todahm.com/2020/03/22/12455
-> https://todahm.com/2020/03/22/12505

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2 Responses to Fierté d’être juif et conscience de sa grandeur

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