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Yom Kippour – la puissance de la téchouva en tant que communauté

+ Yom Kippour - la puissance de la téchouva en tant que communauté :

"Car en ce jour-là, Hachem vous pardonnera et vous purifiera de toutes vos fautes ; devant Hachem, vous serez purifiés" (A'haré Mot 16,30)

-> Le Zéra Shimshon fait remarquer que ce verset semble répétitif. Le verset dit que le jour de Yom Kippour, Hachem nous pardonnera nos fautes. Pourquoi alors le verset doit-il ajouter que nous serons également purifiés de nos fautes? Quelle est la différence entre être pardonné pour nos fautes et en être purifié?
De même, le verset semble répéter cela à la fin en disant : "devant Hachem, vous serez purifiés" ?

Enfin, pourquoi le verset doit-il insister sur le mot "de toutes" vos fautes? Le verset aurait pu simplement dire : "Hachem vous pardonnera, ..., de vos fautes", ce qui, sauf indication contraire, impliquerait que toutes nos fautes seraient pardonnées?

-> Le Zéra Shimshon répond à ces questions comme suit.
La Torah nous impose d’affliger notre corps en jeûnant à Yom Kippour, ainsi que de nous abstenir de tout travail. Le Zéra Shimshon explique que la raison en est d’atteindre le plus haut niveau de pardon.

La guémara (Yoma 86b) enseigne que si une personne fait téchouva par crainte d'Hachem, ses fautes sont classées comme des fautes accidentelles.
Cependant, si l’on se repent par amour pour Hachem, alors ses fautes deviennent des mérites.

En jeûnant et en affligeant son corps, les sentiments de remords et de repentance ressentis sont des sentiments de crainte. Cependant, en s’abstenant de tout travail et en consacrant une journée entière à montrer notre remords à Hachem, il s’agit là de téchouva par amour.

Le Alchikh hakadoch (Téhilim 32,1) dit que pour une faute commise volontairement et en toute connaissance de cause, cette faute ne peut jamais devenir un mérite, même si l’on se repent avec amour.

Le Zéra Shimshon dit que les paroles du Alchikh ne sont vraies que si l’on fait téchouva seul ; cependant, si la congrégation (communauté) fait téchouva ensemble, alors même une faute commise volontairement et intentionnellement peut devenir un mérite par la téchouva.
[voir Yoma 86b, qui établit une distinction entre la puissance de la téchouva faite par une seule personne et celle faite par la congrégation, celle de la congrégation étant plus grande. ]

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le verset.
Tout d'abord, le verset dit que le jour de Yom Kippour, Hachem pardonnera nos fautes. Cela fait référence à la téchouva faite par crainte. Ce type de téchouva nous accorde le pardon de nos fautes.

Cependant, le verset poursuit : Hachem nous purifiera, car à Yom Kippour, la téchouva est faite par amour. Ainsi, la téchouva n’apporte pas seulement le pardon, mais elle apporte également la pureté à la personne, puisque ses fautes deviennent désormais des mérites.

Le verset insiste ensuite sur le mot "toutes" vos fautes. En effet, le jour de Yom Kippour, tout le monde est réuni dans la téchouva (repentance) s’appuie sur la force de la congrégation ; par conséquent, "toutes" les fautes peuvent se transformer en mérites, même ceux initialement commis avec une malveillance intentionnelle.

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=> la puissance de la téchouva à Yom Kippour, en commun avec toute la congrégation (communauté), peut apporter des niveaux de pardon inatteignables lorsque l'on se repent seul.

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