+ La grandeur du Amen Yéhé chémé raba :
-> Le 'Hafets 'Haïm dit :
"Il est très surprenant que les gens cherchent toutes sortes de solutions à travers des ségoulot et des amulettes, des afflictions et des jeûnes... Ils dépensent des sommes importantes, chacun selon son niveau de vie et ses besoins. Il serait bien mieux qu'ils s'attachent à la mitsva de répondre Amen yéhé Shémé rabba, qui est facile à accomplir.
Cette [mitsvah] a la capacité d'apporter tous les sauvetages dont ils ont besoin, tant individuellement que collectivement. Ils devraient également encourager les autres [à respecter la mitsva de répondre Amen yéhé Shmé rabba] et ils devraient être très persévérants à cet égard. Celui qui gaspille son argent dans des ségoulot apparentes, qui sont inutiles et sans aide, ne fait que dépenser son énergie pour rien. Toute personne intelligente prendra cela à cœur."
-> Le Pélé Yoetz (Eré'h Aniya) écrit :
"Si les gens ... savaient seulement la grande récompense qui attend ceux qui disent amen et Amen yéhé Shmé rabba, Baré'hou et la Kédoucha, ils courraient pour écouter afin de répondre, aussi rapidement qu'un messager qui court à travers les collines pour transmettre des messages.
Ils se réjouiraient d'un seul amen "comme celui qui trouve un grand butin" (Téhilim 119,162)."
-> De même, le Kaf Ha'haïm écrit que les gens devraient s'efforcer de répondre à tous les Kadichim et amen de la même manière qu'ils essaient de gagner de l'argent.
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-> Le Targoum Yérouchalmi (Vayé'hi 49,2) décrit qu'avant de mourir, Yaakov rassembla tous ses fils. Yaakov a mentionné Yichmael, le fils d'Avraham, et Essav, le fils d'Its'hak, qui s'étaient tous deux écartés du droit chemin. Il a ensuite exprimé sa crainte que l'un de ses enfants puisse également s'écarter du service de Hachem. Ses enfants ont répondu à l'unisson : "Shéma Israel (écoute-nous, notre père Israël), Hachem, notre D., Hachem est unique".
En entendant cela, Yaakov répondit : "Yéhé chémé raba mévora'h lé'olmé olmin" (Que Son grand nom soit béni pour toujours et à jamais).
Yaakov fut le premier à prononcer cette prière, et il insuffla sans aucun doute des pensées élevées et ésotériques dans ces mots.
+ Provoquer la guéoula :
-> Yaakov voulait révéler à ses fils le moment où le machia'h viendrait, et la Chékhina le quitta. Cela l'amena à croire qu'il y avait peut-être un défaut subtil caché parmi ses fils. Ils affirmèrent qu'ils étaient tous pleinement soumis à Hachem en récitant ensemble le Shéma et en acceptant à l'unisson le joug du Royaume céleste.
Yaakov répondit joyeusement : "Yéhé chémé raba". En leur répondant ainsi, il leur révéla que la rédemption (guéoula) viendrait rapidement grâce au mérite de "Yéhé Chémé raba".
Lorsque le peuple juif dit "Yéhé chémé raba", nous demandons que le Grand Nom d'Hachem remplisse rapidement le monde ; cela apporte du réconfort à la Chékhina qui est en exil.
Cela ouvre également la voie à la révélation de la Chékhina parmi nous, en purifiant tous les mondes qui ont été corrompus par nos fautes.
De plus, cela prépare le terrain pour que nous puissions recevoir la lumière intense de la venue du machia'h.
[Shomer Emounim - maamar Pit'hou Chéarim]
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-> Certains pensent que le Kadich est une prière dans laquelle un fils demande à Hachem de sauver son père du Guéhinam ; cependant, c'est une croyance erronée.
Au contraire, le fils accomplit une mitsva qui apporte du mérite à son père : il sanctifie le nom grand et redoutable d'Hachem devant toute la communauté et proclame à tout le tsibour (communauté) que Hachem est unique et que son nom est unique, et le tsibour répond : "Amen, yéhé chémé rabba".
C'est une grande expiation pour l'âme du père que son enfant fasse sanctifier le Nom d'Hachem en public. C'est la raison pour laquelle le fils dit le Kadich.
[Chéélot ouTéchouvot Binyamin Zev - 202 ]
-> De même, le 'Hatam Sofer (chéélot ou'téchouvot 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 159) écrit que le fait que le fils récite le kadich profite principalement au père en amenant le tsibour à répondre "Amen, yéhé chéhmé raba".
Lorsque le fils est le canal par lequel le tsibour a l'occasion de sanctifier le Nom d'Hachem, il apporte du mérite à son père.
-> Le frère du Maharal, Rabbénou 'Haïm ben Bétsalel (dans son séfer ha'Haïm II 8) écrit que la plupart des gens décèdent à cause de la faute de profanation du nom d'Hachem.
Lorsqu'un fils fait sanctifier le nom d'Hachem, lorsqu'il récite le Kadish et que la congrégation répond "Amen, yéhé chémé raba", cela expie la profanation du nom d'Hachem qui a causé la mort de son père.
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+ Un moyen de s'épargner des souffrances :
-> Le Pirké Hékhalot (6,3) rapporte le récit suivant.
Rabbi Yichmaël raconta : "L'un des anges de haut rang m'invita à m'asseoir à côté de lui ... et il pleura, ses larmes tombant sur mon visage. Je lui demandai : "Splendeur rayonnante des Cieux (mala'h), pourquoi pleures-tu?"
Il m'a répondu : "Mon ami, viens, je vais t'emmener dans les chambres intérieures et t'informer de ce qui attend Israël, la nation sainte."
Il m'a saisi et m'a emmené dans les chambres les plus secrètes, où étaient conservés les registres des dettes du peuple juif, et il m'a montré toutes les souffrances qui y étaient inscrites, chacune plus difficile à supporter que la précédente. Je lui ai demandé : "A qui sont-elles destinées?"
Il m'a répondu : "Pour Israël." Je lui ai demandé : "Seront-ils capables de survivre à cela?"
Il m'a répondu : "Viens demain ... Le lendemain, il m'a conduit dans les chambres les plus secrètes et m'a montré des tragédies encore pires que les précédentes : l'épée, la famine et la captivité ...
Il m'a dit : "Chaque jour, de nombreux nouveaux décrets annoncent des calamités encore plus tragiques que celles-ci, mais lorsque le peuple juif entre dans les synagogues et répond "Amen, yéhé chémé raba", nous [les anges élevés (de haut rang)] empêchons les décretss de quitter les chambres intérieures [afin qu'ils ne se réalisent pas]."
-> Rava dit : "La malédiction de chaque jour est plus grande que celle du jour précédent ...
Si tel est le cas, comment le monde est-il soutenu? Par le moyen de la Kédoucha dé'sidra (la kédoucha trouvée dans ouva lé'Tsion) et du "yéhé chémé raba dé'Agadéta (le Kadich dé'Rabanan)."
[guémara Sota 49a]
-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : "Quiconque répond "Amen yéhé chémé raba" de toutes ses forces, le (mauvais) jugement prononcé contre lui sera annulé.
[guémara Shabbath 119b]
-> Tossafot (Shabbath 119b) précise que lorsque les juifs se rendent à la synagogue et disent "yéhé chémé raba" à haute voix, cela annule tout décret difficile.
Le Zohar (Tikouné Zohar 4b) ajoute à la guémara que dire Amen yéhé chémé raba de toutes ses forces annule un jugement sévère, même un jugement (décrété) pour 70 ans.
-> Le Gaon de Vilna (Tikouné Zohar 4b) dit que les 70 ans font référence aux 'hévlé machia'h (douleur de l'enfantement) qui précèdent l'arrivée du machia'h et qui dureront 70 ans. Ainsi, celui qui dit Amen yehei Shmei rabba de toutes ses forces sera sauvé de 'hevlé machia'h.
-> La guémara ajoute que celui qui dit Amen yéhé chémé raba de toutes ses forces, même s'il y a une trace d'idolâtrie en lui, est pardonné.
[ Tikouné Zohar 4b ]
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+ Hachem désire nos louanges :
-> Le midrach (Michlé 14 ; Yalkout - Chimoni Michlé 951) dit que bien qu'Hachem ait des myriades d'anges qui Le servent et Le glorifient, Il préfère les louanges d peuple juif.
Quand Hachem est-Il, pour ainsi dire, élevé dans Son monde?
Lorsque le peuple juif se rassemble dans les synagogues et les baté midrach (maisons d'étude de la Torah), et qu'il Le loue et Le glorifie.
Rabbi Yichmaël ajoute que lorsqu'ils disent le Kadish et répondent "Yéhé Chémé raba", à ce moment-là, Hachem est rempli de joie, se tourne vers Ses anges et dit : "Venez voir ce peuple que j'ai créé, comment il Me loue".
Lorsqu'Hachem dit cela, les anges se revêtent de vêtements de gloire.
+ Faire changer Hachem d'avis :
-> La guémara (Béra'hot 3a) relate le récit suivante :
Rabbi Yossi dit : "Un jour, je marchais dans les ruines de Jérusalem pour aller prier, quand Eliyahou vint m'attendre à l'entrée jusqu'à ce que j'aie fini de prier. Il m'a dit : "Que la paix soit avec toi, Rabbi", et j'ai répondu : "Que la paix soit avec toi, mon Rabbi et mon maître".
Il m'a alors dit : "Mon fils, pourquoi es-tu entré dans cette ruine?"
Et j'ai répondu : "Pour prier..."
Et il a dit : "Mon fils, quel son as-tu entendu dans la ruine?"
Je lui ai répondu : "J'ai entendu un bat kol (une voix venue du ciel) roucoulant comme une colombe et disant : "Malheur aux enfants à cause des fautes desquels j'ai détruit Ma maison, brûlé Mon sanctuaire et exilé parmi les nations".
Il m'a alors dit : "Je jure et je jure sur ta tête que non seulement la Chékhina dit cela maintenant, mais que chaque jour, trois fois par jour, la Chékhina dit cela. Non seulement cela, mais lorsque Israël entre dans les synagogues et les baté midrach et répond Amen, yéhé chémé hagadol mévora'h (que Son Grand Nom soit béni), Hachem secoue la tête et dit : "Heureux le roi qu'ils glorifient dans sa propre maison ; qu'en est-il d'un père qui a exilé ses enfants, malheur à ces enfants qui ont été exilés de la table de leur père"."
-> Le Rokéa'h (Hilkhot Kadich Kédoucha ouBaré'hou 362) rapporte ces paroles de nos Sages avec une légère modification dans le texte. Il écrit : "J'ai trouvé dans les Pirké Rabbi Yossi ... que lorsque Israël entre dans les synagogues et les baté midrach et répond yéhé chémo hagadol mévora'h, Hachem dit : "Heureux le roi qu'ils accueillent ainsi dans sa maison ; quand reviendrai-je dans ma maison, quand reviendrai-je dans mon sanctuaire, quand rassemblerai-je le reste d'Israël, mes enfants, parmi les nations, afin qu'ils embellissent, glorifient, exaltent et sanctifient mon grand et saint nom?"
-> Il existe un 'Hatam Sofer sur la guémara citée ci-dessus, montrant que nous sommes les perdants du fait d'être en exil.
Il (drachot 'Hatam Sofer - Shabbath Shouva I 16b) commente que Hachem ne prend pas part (ne consomme pas) réellement la viande des sacrifices ; le but du sacrifice est que Hachem soit satisfait que Sa volonté ait été accomplie.
Il se peut donc qu'Il trouve un plus grand plaisir lorsque nous accomplissons Sa volonté parmi les nations, en exil, tout en souffrant aux mains des nations du monde et en endurant des difficultés pour Son Nom.
Nous entrons dans les synagogues, nous prions et pleurons pour Sa Chékhina, nous agissons d'une manière qui reflète notre désir ardent de revenir un jour dans Sa maison pour Le servir dans le Temple, et nous prions pour que Son Grand Nom soit béni (yéhé chémé raba mévora'h).
C'est une glorification extraordinaire de Son Nom. Par conséquent, Il ne manque pas le plaisir qu'Il recevait lorsque le Temple était debout. Qui alors est perdant?
Nous seuls. Car lorsqu'il y avait un Temple, après avoir accompli la avoda de Yom Kippour, les jours précédant Souccot arrivaient, puis Souccot lui-même. Souccot était un moment où nous pouvions "contempler la joie d'Hachem, qui nous rendait visite dans Son sanctuaire" ; c'était un moment pour voir et être vu, pour puiser dans le roua'h hakodech (l'inspiration divine) et pour pouvoir recevoir le flux divin qui apporte avec lui la subsistance pour toute l'année (car à Souccot, nous sommes jugés pour l'eau, symbole de tous nos besoins matériels).
Cependant, aujourd'hui, en raison de nos nombreuses fautes, "quand il n'y a pas de repas pour le père, les enfants ont faim" : notre Temple a été détruit, nous ne pouvons plus apporter de sacrifices et nous ne méritons plus tout le succès spirituel et matériel que nous recevions à l'époque du Temple.
La bat kol qui dit : "Qu'y a-t-il pour un père qui a exilé ses enfants?" signifie : "Quelle perte Hachem subit-il de cela, car la avoda de Ses enfants est toujours intacte, comme auparavant."
Néanmoins, "Malheur à ces enfants qui ont été exilés de la table de leur père" ; cela fait référence à Souccot, lorsque, à l'époque du Temple, ils recevaient la bénédiction de la subsistance pour toute l'année.
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+ La signification de Amen yéhé chémé raba :
-> Certains expliquent que le mot "chémé (שמה) est une abréviation des mots שם י"ה (chém Hachem).
Nos Sages nous disent que le nom d'Hachem n'est pas intégral dans ce monde tant qu'Amalek n'est pas complètement détruit, comme le dit le verset : "Car [sa] main est levée sur le trône de D." (Béchala'h 17,16).
Le Trône d'Hachem ne sera à nouveau complet que lorsque Hcshem se vengera d'Amalek qui a diminué le nom de Hachem dans ce monde. [Béra'hot 58a ; Sanhédrin 20b ]
Lorsque nous prononçons les mots yéhé chémé raba, nous prions pour que le nom d'Hachem, qui est incomplet dans ce monde, soit à nouveau complet avec la guéoula chéléma.
[Tour - Ora'h 'Haïm 56]
-> En raison de nos fautes, nous sommes en exil et nous ne pouvons pas recevoir directement d'Hachem la bénédiction qu'il nous a réservée.
Au contraire, les bénédictions sont détournées vers les non-juifs (goyim), [et les anges célestes qui les gouvernent] et nous ne pouvons recevoir nos bénédictions que par l'intermédiaire des goyim parmi lesquels nous vivons. Il s'agit là d'un véritable 'hilloul Hachem, cela ne reflète pas bien le fait que Hachem, qui est la Puissance suprême, "ne peut" pas élever Son peuple et prendre soin de lui directement.
Grâce à nos prières et à nos louanges à Hachem, et plus particulièrement en répondant Amen yéhé chémé raba, nous pouvons mériter que la bénédiction d'Hachem atteigne directement le peuple juif, et que la gloire d'Hachem remplisse à nouveau le monde entier.
[Sidour Néhora - dans le kadich après Yichtaba'h ]
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-> Certains disent que le Kadich est récité en araméen, langue que les anges ne comprennent pas, afin que ceux-ci ne soient pas jaloux que nous puissions glorifier Hachem avec ces magnifiques louanges, qui rappellent à Hachem la destruction du Temple et l'exil d'Israël parmi les nations du monde, et l'incitent à apporter la rédemption (guéoula).
C'est pourquoi Amen yéhé chémé raba est formulé en araméen, une langue que les anges ne comprennent pas.
[Lévouch - Ora'h 'Haïm 56]
-> Il faut courir pour entendre le Kadich, car c'est une louange si magnifique et si impressionnante qu'elle incite Hachem, pour ainsi dire, à regretter que nous soyons en exil.
Entendre (et répondre au) Kadich est une mitsvah si importante qu'elle conduit au pardon de nos fautes.
[Kitsour Chla - 'Houlin - Inyané Téfila ]
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+ Répondre "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force :
-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force, le (mauvais) jugement prononcé contre lui est annulé, et les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui. [guémara Shabbath 119a]
Voici différentes explications de l'expression "de toute sa force", basées sur les écrits des Rishonim et des Acharonim :
-> Rachi explique que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana".
La Michna Béroura (56,1), basée sur les Richonim, explique que cela signifie "avec toute sa kavana et tout son être", plutôt que de simplement dire les mots sans y mettre tout son cœur.
-> Le Shévet Moussar (14,18) explique que nos Sages disent "de toutes ses forces" plutôt que "de toute sa kavana" afin de nous enseigner qu'il faut réellement utiliser toute sa force physique pour dire Amen yéhé chémé raba.
Quand on dit Amen yéhé chémé raba à voix haute, on éveille sa kavana. Par conséquent, l'explication de Rachi "de toute sa kavana" souligne que lorsqu'une personne utilise toute sa force, elle éveille ses émotions et s'éveille à une kavana plus intense.
Le Shévet Moussar précise en outre que lorsqu'on utilise toute sa force physique, tout le corps se balance et les membres deviennent plus sanctifiés. Si quelqu'un a une faute avec l'un de ses membres, cela expie la faute et toute décision prise à son encontre est annulée.
En fait, accomplir une mitsva de toutes ses forces est une source de vie pour tout le corps.
-> Tossafot (Shabbath 119a) cite au nom du Pessikta qui dit que "de toutes ses forces" signifie le dire à haute voix.
-> Le rabbi Aharon Roth (dans son Shomer Emounim - maamar Pit'hou chéarim 12) écrit :
"Quand j'étais plus jeune, je connaissais un juif très simple qui avait l'habitude de dire yéhé chémé raba d'une voix très forte. Il était clair pour tout le monde que la sainteté (kédoucha) de la Chékhina planait au-dessus de lui. Il méritait cela grâce au pouvoir extraordinaire de répondre yéhé chémé raba à haute voix."
-> Rabbénou Yona (Béra'hot 13b) commente également que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana", et il ajoute qu'il y a des gens qui ont besoin de prier à voix haute afin d'éveiller leur kavana. Il n'est toutefois pas nécessaire de prier si fort que cela dérange les autres.
-> Le Maharcha ('Hidouché Aggadot Shabbath 119b) apprend "de toutes ses forces" fait référence à Hachem, intensifier la puissance d'Hachem, pour ainsi dire, telle qu'elle se manifeste dans le monde.
Cela est similaire à ce que Moché dit : "Maintenant, que la puissance d'Hachem soit magnifiée" (yigdal na koa'h Hachem - Chéla'h Lé'ha 14,17), les tsadikim, par leur prière, augmentent les pouvoirs d'en-Haut, en réussissant à annuler un décret dirigé contre le peuple juif, comme le dit le verset suivant : "Hachem répondit : "Je leur pardonne, comme tu l'as dit"" (Chéla'h Lé'ha 14,20).
-> Le Maharal (Nétivot Olam - Nétiv ha'Avoda 11) dit que "de toutes ses forces" ne fait référence ni à la prière à voix haute, ni à la prière avec toute sa kavana, car alors cela serait précisé.
Au contraire, "de toutes ses forces" signifie prononcer clairement les mots, sans les marmonner.
-> Le Beit Yossef (Ora'h 'Haïm 56) explique la guémara selon le Kol Bo comme suit : "de toutes ses forces" signifie qu'il faut être méticuleux dans la prononciation des lettres de Amen yéhé chémé raba, car cette phrase comporte 28 lettres. Le mot כח (koa'h - force), a la valeur numérique de 28. C'est le sens de "de toutes ses forces", prononcer méticuleusement les lettres.
-> Une explication de "de toutes ses forces" (bé'hol kokho - בכל כחו) est donnée dans le séfer Imrot Moché (téfila). Comme le mot "force" en hébreu est כח, qui a une valeur numérique de 28, cela fait référence aux 28 saisons de la vie mentionnées dans Kohélet, qui commencent par le verset : "Il y a un temps pour tout, et un temps spécifique pour toutes choses sous les cieux. Il y a un temps pour enfanter ..." (Kohélet 3,1-8).
Cela indique que lorsqu'on répond Amen yéhé chémé raba dans le Kadich dans toutes les situations que l'on rencontre dans la vie, on exprime la conviction que tout est entre les mains d'Hachem.
Cette conviction profonde nous rend dignes de voir tous les décrets sévères à notre encontre annulés.