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Les effets positifs de la kavana

+ Avoir de la kavana créé de puissants anges qui nous défendent :

-> Lorsqu’une personne veille à faire preuve de kavana en accomplissant les mitsvot, ces mêmes mitsvot serviront de force protectrice, d'une grande protection spirituelle, à celui qui les a accomplies.
[grâce à la kavana on bâtit son armée céleste qui nous défend au Ciel.]

-> Le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Ekev) enseigne :
"Nos Sages nous enseignent que la descendance d’un tsadik correspond à ses bonnes actions. Chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange qui sert de défenseur à celui qui l’a réalisée.
Si un enfant naît avec un cœur faible, cela causera beaucoup d’angoisse à ses parents, même si le reste de son corps fonctionne correctement. En effet, un cœur faible affecte l’ensemble du corps.
Il en est de même, si l’on accomplit une mitsva sans y mettre tout son "cœur", c’est-à-dire sans kavana, pour l’accomplir car Hachem nous le demande (lechem Hachem), l’ange protecteur créé par cette mitsva n’aura pas de cœur. Les capacités de protection d’un tel ange sont alors très limitées.

Si, en revanche, nous accomplissons les mitsvot de tout notre cœur et de toute notre âme (bé'hol libo ounafcho), c’est-à-dire avec une kavana pure, alors l’ange protecteur ainsi créé sera fort et puissant, doté de grandes capacités pour nous défendre.
C’est pourquoi nous implorons Hachem de relier nos cœurs à Ses mitsvot. Nous cherchons à pouvoir accomplir les mitsvot de tout notre cœur, afin que les anges que nous créons soient complets et en bonne santé.
Ainsi, dans le monde à Venir, nous ne serons pas contraints de subir la honte de constater que nos mitsvot ont créé des anges fragiles."

-> Le Gaon de Vilna (Péninim miChoulhan haGra - Vayéra) explique que chaque mitsva crée un ange qui protège la personne. La force et la capacité de cet ange seront proportionnelles à l’amour, au zèle, à la crainte et à la kavana de la personne pour accomplir la volonté de Hachem.

=> plus nous réalisons les mitsvot avec vie (joie, fierté, ...), plus nous donnons de la vie à nos anges défenseurs.

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+ La kavana protège de la faute et de la souffrance :

-> Il est écrit (Likouté Halakhot - Sotah - chap.3, p.21) :
"Il semble y avoir des opinions contradictoires dans la guémara quant à la capacité d’une mitsva à protéger une personne de la souffrance et de la faute.
La guémara (Sotah 21a) dit que celui qui étudie la Torah sera toujours protégé de la faute et de la souffrance, même lorsqu’il n’est pas en train d’étudier. Les autres mitsvot, en revanche, ne servent de protection que pendant qu’elles sont accomplies.
Plus loin, cependant, la guémara précise que la Torah ne protégera une personne que pendant qu’elle l’étudie, tandis que les autres mitsvot ne la protégeront pas du tout.

Pour concilier ces passages contradictoires de la guémara, le 'Hafets 'Haïm explique que la Torah étudiée "léchem Hachem" (pour faire Sa volonté) protégera toujours une personne, tandis que les mitsvot accomplies "léchem Hachem" ne la protégeront que pendant qu’elle réalise la mitsva.
En revanche, si la Torah n’est pas étudiée lichma, alors même si cette étude servira à le protéger pendant qu’elle l’étudie, elle ne la protégera pas le reste du temps. Et une mitsva qui n’est pas accomplie léchem Hachem ne protégera pas du tout une personne de la faute."

[on peut accomplir en permanence une mitsva (ex: marcher pour prendre soin de sa santé, travailler pour l'éducation des enfants, réjouir sa femme, avoir les moyens pour faire des mitsvot, ...
On peut donc être protégé en permanence, mais cela nécessite de clairement avoir la kavana de faire car Hachem nous l'ordonne.)]

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+ Avoir un sceau laissez-passer diplomatique :

-> En plus de protéger une personne de la faute et de la souffrance, la "kavana bé'mitzvot" peut permettre que les mitsvot soient acceptées au Ciel, même si elles sont imparfaites.

Le 'Hafets 'Haïm disait, au nom du Maguid de Vilna, que lorsque des personnes entrent dans un autre pays, les gardes-frontières fouillent leurs effets personnels pour déterminer quels objets sont autorisés et lesquels sont interdits.
Ils décident également du montant à payer pour faire entrer des marchandises soumises à des droits de douane.
Il existe toutefois une exception : les courriers diplomatiques, dont les bagages portent le sceau diplomatique et ne sont pas fouillés, ne sont pas tenus de payer les droits de douane.

À ce sujet, le 'Hafets 'Haïm explique :
"Il en va de même pour nos actions. Lorsque nous montons au Ciel, nos actions sont soigneusement "fouillées". Certaines seront écartées et d’autres seront partiellement acceptées.
Cependant, les actions qui portent le "sceau du Roi", c'est-à-dire celles qui sont dans la catégorie de "kol maassé'ha yiyou léchem chamayim" (toutes tes actions doivent être accomplies en l'honneur du Ciel -Pirké Avot 2,12), seront acceptées avec bienveillance même si elles sont imparfaites.

C’est là le sens du verset : "Mon cœur a acquis une bonne chose ; je dis : "Mes actes sont pour le roi" (maassaï léMélé'h)" (Téhilim 45,2).
En effet, il est formidable d’accomplir toutes ses actions pour l’amour du Ciel ; elles seront alors acceptées favorablement devant le Maître du Monde, même si elles ne sont pas parfaites."

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+ La kavana dans les mitsvot nous distingue des autres nations :

-> La kavana est ce qui nous distingue des autres nations, dont les mérites reposent sur un service extérieur. La kavana peut donc nous valoir la protection des nations sur les terres desquelles nous vivons.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - drouch 3, pour le 7 Adar) fait le développement suivant.
Il explique qu’Haman avait un mérite particulier grâce à son ancêtre, Essav. Essav excellait dans la mitsva de kiboud av (respect de son père). Cela lui a servi de mérite, même s’il ne s’agissait que d’un acte extérieur destiné à tromper son père et accompli sans aucune intention léchem mitsva.

Nos Sages nous enseignent que lorsque les juifs ont accepté la Torah, c’était "bépé" (avec la bouche), sans engagement sincère du cœur.
Cela s’appuie sur le verset : "mais ils cherchaient à le tromper par leur bouche et à le duper par leur langue" (Téhilim 78,36).
C’est pourquoi Essav, qui disposait lui aussi d’un mérite extérieur, a pu "rivaliser" avec le peuple juif.

Lorsque Haman s’est dressé comme une menace contre nous, le peuple juif avait besoin d’un mérite qui l’emporterait sur celui de la mitsva non sincère d’Essav.
Pour vaincre Amalek, les juifs devaient réaccepter la Torah, cette fois-ci de tout leur cœur, avec la bonne intention. Lorsqu’ils l’ont fait, leur mérite a pris le dessus sur le kiboud av d’Essav, qui n’avait été accompli que de manière extérieure et sans aucune kavana.

Le rav Eibshitz écrit :
"Un juif doit toujours servir Hachem de tout son cœur et avec la kavana appropriée, "léchem mitsva" ; cela ne doit pas être fait machinalement, en se contentant d’accomplir ce qu’on lui a enseigné, sans concentration ni émotion."

-> Le rav Eibshitz ajoute que la prière, en particulier, doit être récitée avec une grande concentration et en ayant conscience que l’on s’adresse au Créateur de l’Univers, plutôt que de laisser "les lèvres et la langue bouger d’elles-mêmes sans aucune pensée consciente pour les guider".
Il conseille qu’au lieu de chercher des chapitres supplémentaires du Téhllim à réciter (la quantité), une personne s’efforce de réciter ce qu’elle récite déjà avec la concentration requise (la qualité).

-> Le rav Eibshitz poursuit :
"Malheur à nous au jour du jugement si un homme a traversé toute sa vie en n’emportant avec lui que 2 ou 3 prières récitées avec la kavana requise, le cœur humble et brisé, conscient de se tenir devant le Roi, sans qu’aucune pensée étrangère ne vienne s’y mêler.
Et il peut en être de même avec la lecture du Shéma : toute la vie d’une personne peut s’écouler sans qu’elle n’ait récité les trois parachiot (composant le Shéma) avec kavana que quelques fois seulement."

-> Le rav Eibshitz conclut :
"Malheur à nous, car cela donne à nos ennemis du pouvoir sur nous.
Nous sommes actuellement en exil (galout), dans la "maison d’Essav", dont le mérite est extérieur. Si nous servons Hachem avec kavana ba'lev (une kavana qui vient du cœur), alors Essav n’aura aucun mérite à faire valoir sur nous.
Mais si la majorité des juifs ne servent Hachem qu’en paroles, sans kavana, alors le mérite d’Essav continuera de prévaloir."

=> Ainsi, nous voyons donc que le fait d’avoir de la kavana en accomplissant les mitsvot peut nous protéger contre les nations qui nous entourent.

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-> "La majorité de l'exil résulte du fait que nous n'avons pas accompli les mitsvot avec joie"
[le Arizal - rapporté par le rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,5 ]

-> b'h, la suite : Le machia'h viendra grâce à notre joie dans les mitsvot : https://todahm.com/2025/06/06/le-machiah-viendra-grace-a-notre-joie-dans-les-mitsvot

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+ La kavana dans les mitsvot peut nous éveiller une passion pour servir Hachem :

-> Beaucoup de gens ont du mal à se sentir enthousiastes dans leur avodat Hachem. Ils manquent d’enthousiasme, étudient la Torah et accomplissent les mitsvot de manière mécanique et sans émotion. Les parents, eux aussi, peuvent se demander comment susciter davantage d’enthousiasme chez leurs enfants pour leur identité juive.

Le rav Shalom Schwadron (dans son Lev Shalom - paracgat Zakhor) explique :
"La Michna Béroura stipule qu’une soucca construite "léchem 'hag" (en l'honneur de la fête) est sanctifiée pendant huit jours et ne peut être utilisée à aucune autre fin.
Si, en revanche, un berger a construit une cabane pour s’abriter du soleil, celle-ci peut servir à y prendre ses repas pendant Souccot (fête des cabanes), mais le fait d’y manger ne sanctifie pas la cabane et n’en interdit en aucun cas l’usage.

On voit ici tout le pouvoir de la kavana. La cabane du berger est tout à fait casher ; on peut s’en servir pour accomplir toutes les mitsvot de la soucca, comme manger et dormir, comme n’importe quelle autre soucca. Mais comme elle n’a pas été construite avec la kavana de "léchem mitsva soucca", elle ne devient pas sanctifiée du tout ; elle reste 'houlin (ordinaire, non élevée spirituellement).

C’est une leçon que nous pouvons appliquer aux personnes. Même dans les situations où l’on a accompli la mitsva sans kavana [bedieved], la personne elle-même reste 'houlin, comme elle l’était auparavant. Une telle personne ne s’élèvera pas dans son niveau de crainte du Ciel (yirat Hachem). Elle ne se rapprochera pas non plus d'Hachem par le biais d’une telle mitsva.

En revanche, si une personne fait preuve de kavana lorsqu’elle accomplit une mitsva, comme l’exige le Choulhan Aroukh, alors elle sera bel et bien imprégnée de yirat Hachem.
Une telle personne s’élèvera et deviendra un "feu".
C’est un merveilleux conseil sur la manière de lutter contre le manque de sensibilité en matière de yirat Chamayim."

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-> L’exemple ci-dessus de la sainteté de la soucca, cité par le rav Schwadron, nous montre l’impact considérable que peut avoir même une très brève déclaration d’intention (kavana). Le simple fait de dire "léchem mitsvat soucca" avant Souccot modifie complètement le statut de la soucca, l’élevant du statut de " 'hol" (profane) à celui de "kodech" (saint).

C’est une idée extrêmement précieuse, car elle illustre la puissance de la plus petite kavana (qui peut surement se dire en 5 secondes intenses).
De la même manière, une personne qui commence sa journée de travail en déclarant son intention d’accomplir les mitsvot de hichtadlout et de 'hessed (pour sa famille, ses clients, et parfois, ses employés) peut totalement élever l’ensemble de sa journée de travail du statut d’ordinaire à celui de sacré, transformant chaque instant en une précieuse mitsva.

-> Le rav Shimshon Pinkous (dans son Shéarim B'Téfila) évoque le pouvoir transformateur de la kavana avant de commencer la journée de travail :
"Il existe de nombreux gestes simples et ordinaires qu’une personne peut transformer en mitsvot élevées et sacrées en les accomplissant avec kavana.
Un exemple en est le moyen de subsistance des gens. Beaucoup de personnes accomplissent de nombreux actes de bonté dans le cadre de leur travail. L’un distribue du pain et du lait depuis son magasin, et l’autre vend des vêtements.
Mais si elles ne le font que dans le but de gagner leur vie, cela n’est pas considéré comme l’accomplissement d’une mitsvah, et ces actions ont peu de valeur [spirituelle].
Si, en revanche, elles y ajoutaient de la kavana et changeaient d’état d’esprit pour se concentrer sur la bonté qu’elles manifestent envers leurs clients, elles se transformeraient en personnes accomplissant constamment des mitsvot.
Le fait qu’elles perçoivent une rémunération pour leur travail est une nécessité pour subvenir aux besoins de leur famille. Leur objectif principal et leur désir, cependant, est de faire du 'hessed (bonté) envers les autres. Et ils se réjouissent d’avoir l’occasion de fournir de la nourriture, des friandises et des vêtements à leurs voisins, les enfants bien-aimés de Hachem.
Avec ces kavanot, on peut transformer de simples gestes en merveilleux actes de bonté. Il existe de très nombreuses occasions où la kavana peut transformer la terre et les cailloux en argent et en or."

-> Chaque jour, avant d’ouvrir sa boutique, le tsadik rav Moshe Ben-Tov (le tsadik des mézouzot) récitait la prière suivante :
"Léchem yi'houd Koudcha Bérich Hou ... J’ouvre par la présente cette boutique afin de subvenir aux besoins de mes enfants pour qu’ils puissent étudier la Torah et pour que je puisse moi-même étudier et enseigner la Torah, ainsi que pour accomplir les mitsvot de tsédaka et de 'hessed.
Que la volonté de Hachem soit faite afin que la bénédiction repose sur le fruit de mes mains."

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+ Les avantages immédiats de la kavana :

Voici plusieurs façons dont la kavana nous influence de manière immédiate et positive :

1°/ Nous pensons constamment à Hachem.
Nos Sages (Béra'hot 28a) enseigne : "Lorsque tu pries, sache devant Qui tu te tiens".
Même en dehors de la synagogue, dans notre vie quotidienne, nous suivons les traces du roi David qui a dit : "Je place Hachem devant moi en tout temps" (chiviti Hachem lénégdi tamid - Téhilim16,8).
Le Choulhan Aroukh (Ora'h 'Haïm 1,1) cite ce verset comme source pour rester conscient de la présence d'Hachem dans chacun de nos moindres actes.
[Rabbénou Yona (Michlé 2,5) écrit (sur ce verset) que c'est le niveau ultime de crainte d'Hachem. ]
Il va sans dire que lorsque nous accomplissons une mitsva, nous devons savoir que Hachem observe la manière dont nous l’accomplissons. Il voit nos actions et connaît notre kavana.
Lorsque nous agissons avec kavana avant d’accomplir les mitsvot tout au long de la journée, nous prenons conscience qu'Hachem est notre public (rien ne lui échappe, et ainsi Il prête attention à chacun de nos pensées).
Cela renforce notre conscience et notre reconnaissance de Hachem et Le fait entrer dans notre vie.

2°/ La kavana renforce notre lien avec Hachem.
En méditant sur le fait qu'on accomplit une mitsva pour satisfaire la volonté de Hachem, une personne se connecte et se lie à Hachem. Grâce à la kavana, elle se souvient de sa foi en Hachem, de Son unicité et de Sa grandeur, ainsi que de la prise de conscience qu'Hachem désire notre proximité et notre service.
Le fait d’avoir de la kavana encore et encore permet à ces idées de pénétrer notre conscience et renforce notre lien avec Hachem.

3°/ Nous réalisons la mitsva de "véatsénéa lé'hét im Elokékha" (marcher discrètement avec Hachem - Mikha 6,8) :
Grâce à la kavana bé'mitzvot, une personne accomplit la mitsva de "atsénéa lé'hét", qui constitue un niveau élevé et exalté dans l’avodat Hachem.
En effet, la kavana est une affaire privée, et non publique. Lorsqu’on accomplit une mitsva avec kavana, les personnes qui nous entourent ne savent pas ce que l’on pense. Ce service est donc exclusivement entre la personne et Hachem, créant ainsi un lien extrêmement fort entre eux.

Le rav Avigdor Miller nous enseigne que même lorsqu’on accomplit un acte de vertu en public, comme assister à des funérailles ou à un mariage, entouré d’une multitude de spectateurs, on peut marcher secrètement avec Hachem, si l’on pense à Lui à ce moment-là et si l’on agit uniquement à Son service.

4°/ La kavana nous empêche d’accomplir les mitsvot sans y penser.
Accomplir les mitsvot de manière mécanique constitue un grave défaut dans l’avodat Hachem et provoque le mécontentement d'Hachem.
La kavana aide une personne à rester concentrée et consciente qu’elle accomplit la volonté de Hachem (le Roi des rois). Cela l’empêchera d’agir de manière mécanique en se contentant de reproduire ce qu’elle a appris à faire dans sa jeunesse.

Le rav Avigdor Miller enseigne que les mitsvot accomplies par habitude montrent qu’une personne a cessé de progresser dans son avodat Hashem. Même si une telle personne peut rester un juif inébranlable pour le reste de sa vie, elle ne progresse plus.
C’est comme enfoncer un poteau en bois dans le sol : il peut être solide et même durer éternellement. Mais ce poteau ne produira aucune branche, ni aucun fruit ni aucune graine.
Le but de notre vie est d’être une racine vivante qui produit constamment de nouvelles choses et progresse dans la vie.
La vie nous est donnée dans le but de nous améliorer. Tant que nous sommes en vie, on attend de nous que nous progressions. La kavanah nous permet d’y parvenir.

Le 'Hatam Sofer (Térouma 26,30) explique que c'est pour cette raison que nos Sages ont instauré un "tirage au sort" quotidien au Temple afin de déterminer quel prêtre (Cohen) aurait le privilège d'accomplir le service. Cela visait à garantir que le Cohen qui remportait la chance d'accomplir l'un des services le considère comme une occasion en or et non comme une corvée quotidienne.

5°/ La kavana nous encourage à accomplir les mitsvot de manière plus parfaite.
Celui qui prend conscience que les mitsvot sont le moyen d’obtenir une récompense éternelle ne voudra pas lésiner sur les détails, ni se contenter d’une exécution médiocre. Une telle personne voudra accomplir ses mitsvot à la perfection, de la meilleure manière qui soit.
Avoir de la kavana nous rend conscients de l’importance des mitsvot et nous encourage à les accomplir de manière complète.

6°/ La kavana facilite l’accomplissement des mitsvot.
Lorsqu’une personne s’habitue à avoir de la kavana, elle trouvera plus facile d’accomplir les mitsvot qui se présentent à elle. Une telle personne sera capable de prendre conscience de la grande valeur de la mitsva qu’elle peut accomplir et, reconnaissant alors cette formidable opportunité, elle l’accomplira avec joie.
Si, en revanche, elle a l’habitude d’accomplir les mitsvot sans y réfléchir, elle ne pourra pas surmonter aussi facilement les arguments du yetzer hara.

Par exemple, si une mère débordée doit aider son enfant à faire ses devoirs, elle sera beaucoup plus heureuse et disposée à le faire si elle a conscience qu’en agissant ainsi, elle accomplit les mitsvot d’enseignement de la Torah et de 'hessed. [ou bien la mitsva d'élever, d'éduquer ses enfants]
En s’entraînant à la kavana dans l’accomplissement des mitsvot, elle adoptera un état d’esprit bien plus positif face aux tâches difficiles.

De plus, le séfer Tamid L’Yéhoudah (rav David Berney) explique que lorsqu’on fait preuve de kavana avant d’accomplir une mitsva, la prise de conscience claire de la mitsva que l’on accomplit nous incitera à accomplir davantage de mitsvot.
Lorsqu’une personne réfléchit, avec clarté et conscience, à la manière dont elle accomplit une mitsva, elle s’habitue à accomplir des mitsvot, ce qui lui donne envie d’en accomplir davantage.

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