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Dans le monde de Kéter (la séfira qui couronne toutes les autres) se trouve également la yé'hida, la racine insondable de l'âme juive où nous sommes fusionnés dans un lien avec notre Créateur. C'est pourquoi le Noam Elimélé'h (paracha Dévarim) a encore un autre nom pour le monde du Kéter, du goral et et la ratson : kol Yisrael (tout Israël).

Dans les mots du Noam Elimélé'h (Dévarim) :
"Il existe un monde appelé "kol Israël", et ce monde est parfait, sans aucun défaut, car la collectivité d'Israël est juste, comme il est dit : "Ton peuple [dans son ensemble] est composé uniquement de tsadikim" (Yéchayahou 60,21).
Même si certains individus fautent parfois, la collectivité (communauté juive) conserve toujours sa sainteté."

Dans "kol Israël, il n'y a pas de juifs meilleurs ou pires. Là, nous fusionnons en tant que collectif, nos actions étant sans importance face à notre essence divine.
Parce que nous sommes enracinés en Lui et que nous sommes essentiellement bons, Hachem nous purifie de nos fautes à Yom Kippour et nous sauve à Pourim.
[rav Moché Wolfson]

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-> Quand Esther réalisa la gravité du danger, elle pressa Mordé'haï de : "rassemble tous les juifs!" (kénos ét kol aYéhoudim - Esther 4,16). Elle comprit que les juifs étaient trop fauteurs pour être sauvés par leurs mérites.
Cependant, s'ils se rassemblaient, le olam de kol Israël serait révélé. Là, ils seraient jugés selon leur essence, et non selon leurs actions, et seraient sauvés.

La guématria de כְּנוֹס אֶת-כָּל-הַיְּהוּדִים (rassemble tous les juifs) est la même que : הפיל פור הוא הגורל (il tira au sort, c'est-à-dire à la loterie) soit : 667.
Lorsque le peuple juif est uni, il est jugé par le "sort" divin, un système qui transcende le mérite.

Haman comprit cela. Il savait que pour nuire aux juifs, il devait mettre en évidence leur fragmentation. Il les accusa donc d'être "méfouzar ouméforad" (dispersés et séparés - Esther 3,8).

A partir de là, nous pouvons voir la clé de Pourim et de Yom Kippour (qui est kéPourim) : l'unité. Avant Yom Kippour, nous veillons à résoudre les ressentiments ; à Pourim, nous partageons des michloa'h manos, répandant un esprit d'unité.
Ce n'est que par l'unité avec tous les juifs que nous pouvons entrer dans Yom Kippour et Pourim, les jours de Kéter et kol Israël.
[rav Moché Wolfson]

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-> b'h, au sujet de cette notion de "kol Israël", voir également : https://todahm.com/2023/12/07/avraham-a-cree-une-realite-dunion-de-tous-les-juifs

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-> L'entité d'Israël est intègre (sans le moindre défaut), comme il est dit : "Ton peuple n'est composé que de tsadikim" (Yéchayahou 60,21).
Ainsi, bien que des individus commettent des fautes, l'entité [d'Israël] conserve toujours sa sainteté et il n'y a nul adversaire et nul malheur au sein d'eux, à D. ne plaise.
Leur empreinte est gravée à jamais en haut [devant D.] et les forces du mal n'ont aucune emprise sur eux.
Et l'individu devient partie intégrante de la collectivité.
[Noam Elimélé'h - Dévarim]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.11) dit également que l'unité d'Israël lui confère toujours une sainteté sans le moindre défaut.

-> La Pessikta rapporte que lorsqu'il y a de l'union parmi les juifs, alors [aux yeux d'Hachem : ] "Tu es toute belle, ma bien-aimée, et tu es sans défaut" (Chir haChirim 4,7).

-> Le Rambam (dans son Epitre aux Yéménites - Iguéret Teiman) écrit :
"Hachem nous renforce en nous signifiant qu'il Lui est impossible de nous rejeter en tant qu'entité collective, et ce même si nous venons à l'irriter et à transgresser Ses mitsvot."
[même si nous sommes mauvais individuellement, l'union du peuple juif gomme tous nos défauts!]

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