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"Vous prendrez beaucoup soin de votre âme" (vénichmartem méod lénafchoté'hem - Vaét'hanan 4,15).

-> Lorsque le corps est malade, l'âme est elle aussi affaiblie et incapable de prier convenablement, même si elle est exempte de toute faute. Il convient donc de veiller tout particulièrement à notre santé physique.
[Baal Shem Tov - Tsivat HaRivach p.13a ; Likouté Yékarim p.16d ]

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(ex: du sport, une alimentation saine et équilibrée, du sommeil en bonne quantité, ... vont permettre à notre âme de pouvoir davantage se révéler.
On aura des comptes à rendre si en ne prenant pas soin de nous on s'impacte négativement, comme en ayant une productivité moindre, des traits de caractère dégradés, une vie plus courte ou moins intense, ...
On ne peut pas seulement prier Hachem pour une bonne santé, une bonne étude de Torah, ..., on doit aussi faire le nécessaire qui nous incombe selon la naturalité de ce monde. )

La Torah c’est aussi prendre soin de sa santé

Il est écrit dans les textes de nos Sages que la mitsva "Vous prendrez grand soin de vos âmes" (Vaét'hanan 4,15) constitue un avertissement tant pour l’âme que pour le corps, et qu’il nous incombe de veiller à la santé de notre corps tout autant qu’à celle de notre âme.
Cette mitsva fait partie des mitsvot que l’on a tendance à négliger et auxquelles nous n’accordons pas suffisamment d’attention aujourd’hui.
[rav Michel Twerski]

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+ Quelques exemples de nos sages récents :

-> Le rav 'Haïm Ozer Grodzinski (1863-1940), chef de file de la communauté juive européenne avant la Shoa, avait reçu du 'Hafets 'Haïm la recommandation de prendre particulièrement soin de sa santé, "car ta santé, c’est la santé du peuple juif".
Conformément à cette mise en garde, alors que tout le monde assistait aux funérailles du 'Hafets 'Haïm en 1933, le rav 'Haïm Ozer resta chez lui car il avait un léger rhume (même s’il était certainement, plus que quiconque, conscient de la grande mitsva que représentait le fait d’honorer le 'Hafets 'Haïm).

-> Le rav Ben Zion Halberstam (1874-1941), le rabbi de Bobov, était extrêmement soucieux de sa santé.
Il a suivi le même régime alimentaire équilibré pendant plus de quarante ans et pratiquait la natation ou la marche pour faire de l'exercice.

-> Le 'Hazon Ich (1878-1953), modèle par excellence du talmid 'hakham, savait et enseignait que la douceur de la Torah est incomparable à tout plaisir terrestre (matériel), exhortant même ses élèves : "Abstenez-vous de manger des mets raffinés, car c’est une dégradation qui entrave votre progression dans l’étude".
Pourtant, conscient que l’exercice physique est bon pour le cœur, il marchait tous les jours. Il nageait également de temps à autre dans l’océan, affirmant : "Dix minutes suffisent!" pour revitaliser le corps et clarifier l’esprit.

-> Le rav Yé'hezkel Levenstein (1885-1974) mangeait avec modération : avant de se mettre à table, il déterminait la quantité de nourriture dont il avait besoin ; il mangeait lentement et faisait une pause de quelques minutes au cours du repas, simplement pour exercer sa maîtrise de soi.
[cela suit le Rambam (Michné Torah - Hilkhot Déot) : "La suralimentation excessive est un poison pour la santé du corps et constitue l’une des principales causes de maladie." ]

-> Le rav de Brisk, le Rav Its'hak Zev Soloveitchik (1886-1959), marchait régulièrement, y compris une longue promenade le jour de Yom Kippour. Lorsqu’on lui demanda pourquoi il quittait la synagogue le jour le plus sacré de l’année, il répondit : "Si c’est une mitsva de marcher tous les autres jours de l’année pour ma santé, n’est-ce pas également une mitsva le jour de Yom Kippour?"

-> Le rabbi de Satmar, le rav Yoel Teitelbaum (1887-1979), était connu pour manger lentement et avec modération.

-> Le rav Aharon Kotler (1891-1962) mangeait avec une grande maîtrise de soi, s’arrêtant toujours avant d’être complètement rassasié. Il était également très attentif aux conseils des médecins. Lorsque son médecin lui recommandait d’arrêter de consommer certains aliments, tels que le choulent et le raifort, il s’y conformait.
Si un médecin lui prescrivait de prendre ses médicaments toutes les quatre heures, il regardait sa montre et les prenait précisément toutes les quatre heures. Lorsque le vaccin contre la polio fut disponible en 1956, le Rosh Yeshiva fut l’un des premiers à Lakewood à se faire vacciner.

-> Le rav Yaakov Kamenetsky (1891-1986) était connu pour faire régulièrement de l’exercice et pour être très attentif à son alimentation, suivant strictement le régime alimentaire du Rambam ou les prescriptions de son propre médecin.
Son biographe rapporte : "Le voir suivre son régime à base de légumes crus ... c’était comme observer l’avodah du Cohen Gadol le jour de Yom Kippour, tant Reb Yaakov prenait au sérieux la mitsva consistant à veiller sur sa santé, "nichmartem méod lé'nafchoté'hem" (vous prendrez grand soin de vos âmes)."

-> Le rav Shlomo Zalman Auerbach (1910-1995) suivait une alimentation saine, comprenant du pain complet et beaucoup de légumes.

-> Le rav Elazar Ména'hem Man Shach (1899-2001) se nourrissait selon les principes alimentaires du Rambam. Lorsqu’il apprit que le pain complet était plus sain que le pain blanc, il se mit immédiatement à ne manger que du pain complet, y compris le Shabbat.
Il était également connu pour encourager ses élèves à manger en pleine conscience et avec une grande gratitude.

-> Le rav Yaakov Yitzchok Ruderman (1901-1987) aurait eu dans son sous-sol un vélo d’appartement muni d’un support à livres (stender). Il avait également l’habitude de marcher quotidiennement pendant des heures tout en révisant ses études. (on ignore s’il considérait la marche elle-même comme bénéfique pour son étude ou s’il le faisait simplement pour la solitude, mais le fait est qu’il marchait.)

-> Le rav Yéhouda Davis (1907-1997), l’un des innovateurs et éducateurs de yeshiva les plus influents d’Amérique, interdisait les aliments frits dans sa yéchiva, exigeait de ses talmidim (étudiants) qu’ils fassent de l’exercice tous les jours et, dès les années 1950, avait interdit de fumer.

-> Le rav Shimon Schwab (1908-1995) marchait régulièrement et veillait à avoir une alimentation saine, comprenant notamment beaucoup de légumes. Conscient de l’attrait des aliments malsains, il apprenait à ses enfants à s’habituer à des repas réguliers afin d’éviter le piège de la poursuite de la taava.

-> Le rav Avigdor Miller (1908-2001) avait cessé de manger du gâteau au chocolat afin d’apprendre à maîtriser ses taavot.
Il effectuait également une marche quotidienne de 90 minutes, qu’il expliquait ainsi : "S’il nous est ordonné de transgresser le Shabbat pour sauver une vie afin que cette personne puisse observer davantage de Shabbath, nous sommes d’autant plus tenus de marcher pour rester en bonne santé et observer davantage de Shabbath."
Lorsqu’on lui a demandé si les étudiants de yéchiva devaient faire de l’exercice, il a répondu : "Oui, ils devraient marcher d’un bon pas pendant trente minutes chaque jour."

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-> Le rav Yossef Shalom Eliyashiv (1910-2012), connu pour agir en toutes circonstances dans le strict respect de la halakha (loi juive), vouait un immense respect aux médecins. Lorsqu’un médecin qui s’occupait de lui lui demanda : "Qu’aimez-vous manger?", le rav Eliyashiv répondit : "Que voulez-vous dire? Je mangerai tout ce que vous me direz de manger." (ce qu'il y a de mieux pour ma santé)

-> Le rav Pin'has Scheinberg (1910-2012) veillait scrupuleusement à manger sainement et avec modération. Bien que son régime alimentaire ait évolué au fil des ans, il visait entièrement à optimiser sa santé, en incluant des aliments riches en vitamines, du poisson et des œufs "tous les jours", et en jeûnant jusqu’à midi (bien que le jeune intermittent puisse être une mode actuelle, le rav faisait au mieux pour sa santé).
Bien qu’il évitât les sucreries en général, pour s’entraîner à maîtriser ses envies (taavot), il lui arrivait parfois de manger une tablette de chocolat par petites bouchées.

-> Le rav Mordé'haï Gifter (1915-2001) disait : "Si vous restez assis au même endroit toute la journée sans faire d’exercice, votre cerveau ne fonctionnera pas correctement."
À Cleveland, il encourageait les étudiants à jouer au ballon et demandait à certains d’entre eux de s’engager à faire vingt minutes d’exercice par jour.
Il encourageait les étudiants mariés à se rendre à la yeshiva à vélo plutôt qu’en voiture.
Lui-même marchait lorsque son emploi du temps le lui permettait, et lorsque ce n’était pas le cas, il lançait avec humour : "Rav Israël Salanter était un vrai mensch : quand son médecin lui a dit de faire de l’exercice, il l’a écouté. Si seulement que je sois un tel mensch!"

-> Le rav Yaakov Weinberg (1923-1999) a appris à ses enfants à manger avec beaucoup de gratitude. Il disait souvent qu’une personne qui mange lentement mange naturellement moins.
Il a fumé pendant des années ; en 1982, lorsque le ministre de la Santé des États-Unis a publié son rapport sur le tabagisme et le cancer, le rav Weinberg a arrêté de fumer en déclarant : "Maintenant que c’est officiellement dangereux, je n’ai plus le droit de continuer."

-> Le rav Aharon Yéhouda Leib Shteinman (1914-2017) abordait la nourriture avec une immense maîtrise de soi : à quelques exceptions près, il limitait la consommation de pain, de viande et de vin au Shabbat et aux Yom Tov ; il ne mangeait jamais de sucreries ; et, d’une manière générale, il mangeait avec modération. Il jeûnait également régulièrement lorsque cela était possible (il définissait le terme "possible" comme n’étant pas nuisible, ni à la santé ni à l’étude).
Il a dit un jour : "Je ne comprends pas pourquoi les gens mangent des bourekas. Trop de margarine, ce n’est pas bon pour la santé. Pourquoi quelqu’un mangerait-il quelque chose de mauvais pour la santé?"

-> Le rav Ovadiah Yossef (1920-2013) marchait chaque jour pendant trente minutes, calculant ce temps en fonction de la durée qu’il lui fallait pour réciter les Pirké Avot de mémoire.

-> Le rav Shlomo Brevda (1931-2013) mangeait avec beaucoup de réflexion ; il ne consommait que les types et les quantités d’aliments dont il estimait avoir besoin, et sa manière de manger était lente et digne.

-> Le rav Moché Twerski (1955-2014) accordait une attention extrême à ce qu’il mangeait, ne mettant dans sa bouche que ce qu’il jugeait nécessaire pour une santé optimale. De plus, il mangeait avec modération et laissait toujours un peu de nourriture dans son assiette.
Il estimait que la marche était très importante pour la santé, et disait à son fils : "C’est très bon pour toi! Et ne t’inquiète pas en pensant que c’est une perte de temps. Profite de ce temps pour réfléchir et étudier. Certaines de mes meilleures idées sont celles que j’ai formulées en marchant."
Il se souciait également beaucoup de la santé d’autrui.

-> Le Dayan Asher Zelig Weiss (né en 1953) marche quotidiennement et fait très attention à ce qu’il mange.

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-> Prendre soin de sa santé constitue, tant du point de vue halakhique que logique, est un fondement du service d'Hachem.
[rav Réouven Feinstein ]

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-> "Il faut éviter l'excès dans la nourriture et la boisson ; il convient plutôt de manger et de boire uniquement pour le maintien et la santé du corps, afin qu'il puisse servir l'âme, de sorte que chaque repas puisse être un repas de mitsva."
[Michna Béroura 170,45 ]

-> Le Rambam (Michné Torah - Hilkhot Déot) enseigne que préserver la santé de notre corps fait partie de l’obéissance aux directives d'Hachem.
Il y écrit par exemple :
"La suralimentation excessive est un poison pour la santé du corps et constitue l’une des principales causes de maladie. La plupart des maladies sont causées soit par la consommation d’aliments nocifs, soit par le fait qu’une personne se remplit l’estomac (totalement, sans s'arrêter avant d'être plein), même avec des aliments bénéfiques.
C’est ce qu’a dit le roi Salomon dans son livre des Proverbes (Michlé) : "Celui qui garde sa bouche et sa langue se préserve des ennuis. Sa bouche, de manger ce qu’il ne devrait pas, et sa langue, de tenir des propos malveillants.""

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-> Le rav Israël Salanter (1810-1883) a un jour demandé à ses élèves si trois étoiles étaient apparues, signe que la nuit tombait. Lorsqu’ils répondirent par l’affirmative, il sortit un comprimé et l’avala. Ils lui demandèrent alors quel était le rapport entre ce comprimé et l’apparition des trois étoiles.
Il répondit : "Il nous est ordonné par la Torah d’obéir à nos médecins" (Choulkhan Aroukh - Yoré Déah - 336).
Le suicide ne se limite pas à un acte instantané, commis à l’aide d’une arme à feu, mais englobe également le fait de désobéir aux conseils du médecin et, ce faisant, de raccourcir notre espérance de vie, ne serait-ce que d’un mois, d’une semaine, d’un jour, voire d’une heure ou d’une minute!

Si cela résulte d’un relâchement de notre part, consistant à ne pas respecter les consignes de santé, nous serons tenus pour responsables d’avoir commis, en fin de compte, un suicide.
Puisque mon médecin m’a dit de prendre un comprimé pendant la journée et un autre la nuit, toute la rigueur de la halakha s’applique à ses conseils et s’il a dit "la nuit", je dois prendre le comprimé la nuit. J’ai donc attendu l’apparition des trois étoiles pour savoir, d’un point de vue technique et selon la Torah, quand c’est la nuit."

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-> "Une personne ne peut atteindre son plein potentiel spirituel que si elle est physiquement forte"
[rav Shimshon Rafaël Hirsch (1808-1888) - sur Chéla'h Lé'ha 13,16]

=> Tout ce qui est relatif à la mitsva d'être en bonne forme (physique, morale) est vital, car cela va nous permettre d'exprimer le meilleur de nous-même.
[on comprend pourquoi le yétser ara cherche tellement à nous faire traiter cette mitsva avec légèreté, voir à croire que nous perdons notre temps lorsque nous prenons soin (nécessaire, et non superflu) de nous.
Nous accomplissons une mitsva de la Torah (qui va en plus illuminer nos autres mitsvot, relation avec autrui et nous-même)! ]

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=> ainsi d'une manière générale on aura des comptes à rendre : est-ce que si on avait tenu notre corps en meilleure santé (ex: sommeil, nourriture, sport, ...), on aurait pu avoir de meilleures midot, on aurait pu mieux servir Hachem, avec une prière et une étude de meilleure qualité, par exemple?
Sinon on fait pas de notre mieux pour "Vous prendrez grand soin de vos âmes" (Vaét'hanan 4,15), alors on pourrait être responsable de suicides spirituelles (ex: opportunités gâchées car pas en état moral, physique, car on a pas assez pris soin de nous), voir réel (en vivant moins longtemps, ou dans un moins bon état).

Lorsque le corps et l’âme sont en bonne santé, une personne est naturellement joyeuse, car [le bonheur, le fait d'être heureux] est l’état naturel de l’âme.
[rav Avraham Kook - Ein Aya sur Shabbat 98a ]

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=> dans le judaïsme on peut avoir tendance à se focaliser uniquement sur le spirituel, en ayant une sorte de rejet (négligence) pour ce qui semble matériel.
Le rav Kook met bien en avant que les besoins nécessaires du corps doivent être pris en compte ("bénafcho végoufo" - son âme et son corps) pour parvenir à un état de joie ("saméa'h").
Dans son Orot haTéchouva, le rav Kook développe l'idée qu'on aura des comptes à rendre pour ne pas avoir assez pris soin de son corps (ex: en faisant du sport), ce qui aura entraîné une diminution dans sa productivité spirituelle.
[chacun en fonction de ses besoins personnels du moment, devra prendre soin de son corps physique et moral (ex: alimentation, sommeil, sports, musique) en toute sincérité et honnêteté avec Hachem pour ne pas tomber dans de l'excès. ]

Chaque personne a son propre chemin vers l’épanouissement et la connexion avec le Créateur.
Personne ne peut atteindre sa destinée en empruntant le chemin d’autrui, même si celui-ci convient à d’autres. C’est pourquoi chacun doit profondément chérir son chemin unique.
[rav Avraham Kook - Yech Lé'ha Kanfé Roua'h 2:40 ]

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b'h, sur ce sujet :
-> Nécessité de personnaliser sa vie juive : https://todahm.com/2023/05/30/necessite-de-personnaliser-sa-vie-juive
-> Etudier la Torah qui fait vibrer notre âme : https://todahm.com/2026/07/16/etudier-la-torah-qui-fait-vibrer-notre-ame

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-> Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame notre âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

[de même que les êtres humains ont des visages différents, les racines des âmes proviennent d'un endroit unique, mais chaque âme en soi a des besoins uniques. D'où la nécessité d'avoir un chemin unique "vers l’épanouissement et la connexion avec le Créateur (Hachem)"]

Lorsque le corps et l’âme sont en bonne santé, l’être humain est naturellement joyeux, car la joie est l’état naturel de l’âme.
[rav Avraham Kook - Ein Aya sur Shabbat 98a ]

Elever l’étincelle divine en toute chose

+ Elever l'étincelle divine en toute chose :

-> "La Torah se préoccupe de l’argent d’Israël" (guémara Yoma 39a).
Pourquoi donc?

C’est un principe important que lorsque vous portez, mangez ou utilisez quoi que ce soit, vous tirez profit de la force vitale inhérente à cet objet.
Aucun objet ne pourrait exister sans cette composante spirituelle, et il contient des "étincelles" sacrées (nitsotsot) qui sont liées à la racine même de notre âme.
J’ai entendu dire que c’est la raison pour laquelle une chose particulière est aimée par certaines personnes et détestée par d’autres qui aiment autre chose.
[en un sens j'aime telle chose parce que l'étincelle qui est en elle me parle, ce qui n'est pas forcément le cas pour une autre personne! ]

Ainsi, lorsque vous utilisez quelque chose ou que vous mangez de la nourriture, même si vous le faites pour vos besoins corporels, vous rectifiez ces "étincelles". [à condition de le faire de manière légitime (ex: avec de la nourriture casher) et que l’énergie ou le bénéfice qu’ils génèrent soit utilisé à de bonnes fins.]
Elles sont rectifiées du fait que vous utilisez la force ajoutée à votre corps par le vêtement, la nourriture ou d’autres choses, pour servir Hachem. Ainsi, il peut arriver que lorsque vous achevez la rectification de toutes ces "étincelles" dans cet objet qui se rapportent à la racine de votre âme, Hachem vous l’enlève et le donne à quelqu’un d’autre parce que ses "étincelles" restantes se rapportent à cette autre personne.

[Lorsque] les gens mangent et s’assoient avec d’autres, qu'ils utilisent des objets, cela signifie qu’ils traitent des "étincelles" contenues dans ces choses. Une personne doit donc se soucier de ses objets et de tout ce qu’elle possède, en raison des "étincelles" qu’ils contiennent, c’est-à-dire pour manifester son souci envers les "étincelles" sacrées.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 109]

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-> Quand quelque chose se présente à vous, c’est par la Providence divine et la grâce. On vous donne l’occasion d’accomplir votre mission sur terre pour délivrer les étincelles qui sont destinées à être élevées par vous.
D'un autre côté, il arrive parfois qu'une personne soit privée de cette opportunité, à titre de punition.
[par exemple, le Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach 31) écrit : "Si tu te comportes de manière désordonnée (aléatoire, accidentelle) envers Hachem, alors Hachem, Lui aussi, te traitera de manière aléatoire. De plus, Il ne te fournira pas les vêtements et la nourriture qui renferment les étincelles liées à la source de ton âme et que tu es censé corriger." ]

Notre âme dépend du bien-être de notre corps

"Et Hachem forma l’homme de la poussière de la terre, et Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant" (Bérechit 2,7)

=> Nous apprenons ici que oui, l’âme existe bel et bien ("souffle de vie"), mais que le corps vient en premier, ce qui lui confère une certaine priorité ; que le corps et l’âme, ensemble, font d’une personne "un être vivant" ; et que l’âme a elle aussi une certaine primauté, en ce qu’elle anime le corps et selon le principe du "le plus important vient en dernier" (a'haron a'haron 'haviv).
Cette dualité inhérente à l’être crée une tension qui conduit certaines personnes à minimiser l’importance du corps, voire à le négliger.

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-> Un jour, alors qu'Hillel l’Ancien prenait congé de ses élèves, il continua à marcher avec eux [dans une direction différente de celle qu’il empruntait habituellement]. Ils lui dirent : "Rabbi, où vas-tu?"
Il répondit : "Accomplir une mitsva." Ils demandèrent : "Laquelle?"
Il répondit : "Me laver aux bains publics." Ils s’écrièrent : "Mais est-ce une mitsva?"
Il répondit : "Oui! Voyez comment la statue d’un roi, érigée dans les théâtres et les arènes, est frottée et maintenue propre ; on la garde, on lui donne à manger, et elle est même placée au rang des personnalités importantes du royaume. À plus forte raison moi, qui ai été créé bétsélem [à l'image du Roi des roi - Hachem] (je dois prendre soin de mon corps)!"
[midrach Vayikra raba 34,3]

=> Selon Hillel, le corps d'un juif a une vocation sacrée : il est le véhicule d’un être bétsélem (ayant une âme très élevée provenant de sous le Trône Divin. Tout juif héberge dans son corps une partie très haute et interne d'Hachem [infiniment plus sublime que celle présente chez les non-juifs]).

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-> Le roi Shlomo écrit : "L'homme bon assure son propre bonheur" (gomel nafcho, ich 'hassed [חָסֶד] - Michlé 11,17)
Le midrach sur ce verset rapporte l’histoire de Hillel qui se rendait quotidiennement aux bains publics. Lorsque ses élèves lui demandèrent pourquoi il s’y rendait, il répondit qu’il était en route pour accomplir une mitsva. Face à leur perplexité, de quelle mitsva s’agissait-il?, il expliqua que prendre soin de son corps, qui était le véhicule par lequel il servait Hachem, était un impératif divin.

Le rav Shaya Karlinsky commente :
Nous avons l’habitude de considérer le 'hessed comme se limitant à ce que nous faisons pour les autres. Le roi Salomon le Roi et Hillel, s’appuyant sur le verset ci-dessus, nous enseignent que nous avons une obligation tout aussi impérieuse de faire preuve de 'hessed envers nous-mêmes et notre corps.
Selon Hillel le fait de prendre soin de son corps et une mitsva "impérative" (si le véhicule, corps, est bien entretenu alors le pilote, l'âme, peut naviguer sur la route de notre vie avec davantage d'efficacité et de confort).

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-> Le Rambam (Messilat Yécharim III,27) écrit :
"L’homme possède deux perfections : une première perfection, qui est celle du corps, et une perfection ultime, qui est celle de l’âme. La première perfection consiste à être en bonne santé et dans le meilleur état physique possible ...
Une fois la première perfection atteinte, il est possible d’atteindre la perfection ultime, qui est indubitablement plus noble et constitue la seule cause de la préservation permanente."

=> Notre corps est un don précieux, plus précieux que la voiture la plus chère du monde, doté d’une vocation sacrée. L’apprécier comme un don qui mérite d’être chéri est le fondement de la santé et de la forme physique selon la Torah.
(le corps humain est d'une complexité et perfection total, signature de son Créateur, et de la confiance qu'Il a en nous l'octroyant dans un but élevé. )
Une âme a besoin d'un corps en bonne santé.

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+ L'équilibre entre le corps et l'âme :

-> Le corps humain est si incroyablement stupéfiant qu’il n’est pas étonnant que certaines cultures et religions l’élèvent au rang d’objet de culte tandis que d’autres le dénigrent comme étant tout à fait profane.
La voie de la Torah est un équilibre : l’apprécier sans l’adorer, tout en le minimisant sans le sous-estimer.

-> En ce sens : après la mort, notre âme et notre corps se feront juger ensemble : https://todahm.com/2022/09/28/notre-ame-et-notre-corps-se-feront-juger-ensemble

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-> Le corps et l’âme sont fusionnés dans un partenariat, l’un portant et l’autre guidant. Lorsque ce partenariat est harmonieux, le Béhéma (l'aspect animal, matériel) sert de véhicule au Bétselem (la partie divine en nous, l'âme).
[ex: parfois le véhicule a besoin de carburant, d'autre d'être au repos pour mieux repartir. Par ailleurs nous devons accepter aussi que ce véhicule n'est pas toujours au top, car parfois c'est ainsi qu'Hachem désire que nous le servions (sur cette partie du chemin de notre vie). Notre devoir est de faire de notre mieux, et de prier Hachem pour nous aider à avoir un véhicule fonctionnant au mieux. ]

-> Même si nous ne savons pas ce qu’est une âme (néchama), étant l’un des mystères de la Création puisque notre néchama décrite comme une " 'hélek Eloka" (partie de D.), est totalement pure et sublime et n’a rien à voir avec le monde physique, mais elle dépend néanmoins du corps.
C’est pourquoi il faut prendre soin de cet "hôte".
[rav Asher Zelig Weiss ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Déah véHachkafa - 387) enseigne :
"Le corps est comme un serviteur de l’âme, car c’est grâce à lui que la personne est capable d’accomplir la volonté divine en observant les mitsvot de la Torah ... ainsi, chaque membre d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."

-> Nous ne pouvons imaginer à quel point le corps d’une personne est précieux aux yeux d'Hachem.
[rav Shnéour Zalman de Liadi ]

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["chaque membre [du corps humain] d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."
Le corps est au service de l'âme, et en un sens il bénéficie également de la nature précieuse de l'âme.
Comme une entité où les deux sont liés, avec le corps qui a aussi une finalité sacrée : être là pour donner le plus de force à l'expression dans le réel de notre divinité interne (âme).
La Torah appuie beaucoup sur la bonté avec autrui, mais il est tout aussi important de l'être avec soi-même pour répondre à nos manques/besoins nécessaires en terme physique, moral, émotionnel ... ]

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-> Lorsque le corps est malade (physiquement, moralement), l’âme aussi est affaiblie, et on est incapable de prier correctement même lorsqu’on est pur de toute faute. Vous devez donc veiller très attentivement à la santé de votre corps.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 106]

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-> b'h, sur la notion : d'être en bonne santé : https://todahm.com/category/z-divers/3-etre-en-bonne-sante

La consommation excessive de nourriture

+ La consommation excessive de nourriture :

-> Nous savons tous que manger plus que nécessaire est nocif, mais la plupart d'entre nous ignorent qu'il y a des raisons spirituelles à cela.
Rabbi Na'hman de Breslev explique en termes spirituels ce qui est généralement considéré comme une question purement physique : comme tout dans la Création, la nourriture a une source d'où elle tire sa vitalité spirituelle.
Lorsque nous mangeons et tirons notre nourriture de notre alimentation, nous donnons en retour une nourriture spirituelle à la nourriture elle-même. En effet, l'appétit chez l'homme est une force spirituelle.
Lorsque nous satisfaites notre appétit, son énergie se transfère dans la nourriture, lui donnant la vitalité qu'elle recherche.
C'est pourquoi manger en quantité raisonnable est bon pour la santé : nous nourrissons la nourriture, elle nous nourrit.
Les problèmes commencent lorsque nous avons déjà satisfait notre appétit et que nous continuons à manger. La nourriture supplémentaire que nous mangeons n'a nulle part où puiser sa vitalité. Elle la puise donc en nous, dans notre vitalité et notre force.
Cela est très nocif pour le corps et c'est pourquoi la suralimentation (se gaver plus que de besoin) provoque des maladies.
[Likouté Moharan I, 257 ; voir également Likouté Moharan I, 263 ; Si'hot haRan n° 143 ]

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-> Ailleurs, Rabbi Na'hman enseigne que manger de manière excessive donne de la force au corps, tout en affaiblissant l'âme. [Likouté Moharan II, 8:1 ]
Manger de manière excessive cause donc un double problème. Cela épuise notre corps et notre vitalité, tout en renforçant l'Autre Côté (le mal, l'impureté), en affaiblissant notre âme.

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+ Egalement au sujet de notre alimentation :

-> Rabbi Na'hman dit que certes nous sommes ce que nous mangeons, mais surtout nous sommes le "pourquoi" (la motivation) nous mangeons (assouvir une pulsion animale (être glouton), ou répondre à un objectif spirituel, divin).

-> La nourriture, c'est ce qui vous maintient en vie. La nourriture, c'est ce qui lie votre corps à votre âme. Manger peut être soit une très grande mitsva, soit l'antithèse d'une mitsva.
Rabbi Na'hman (Kokhavé Ohr - p.25) enseigne que nous pouvons manger, tant que nous gardons notre esprit concentré sur le service d'Hachem. Il dit à son élève Reb Dov : "Mange et dors. Surveille simplement ton temps".

-> Rabbi Nathan de Breslev remarqua quelqu'un qui étudiait la Torah après les prières du matin. L'homme semblait souffrir de la faim, mais il persistait dans son étude. Rabbi Nathan lui dit :" Ça suffi ! Il est temps de renoncer à ton désir ardent de nourriture" (Avné'ha Barzel - p.65 n°37).
Le message est clair : mange quand tu en as besoin. Mais n'en fais pas toute une histoire.

-> Rabbi Na'hman déclare : "Si j'avais connu plus tôt dans ma vie la grandeur de la hitbodédout, je n'aurais jamais épuisé mon corps par le jeûne. Le corps est un véhicule trop important pour servir Hachem pour avoir été soumis à un tel sacrifice" [Hichtafkout HaNéfech - Introduction ]

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-> "La table d'un homme est comme un autel, elle le purifie de tous ses péchés" (séfer haMidot - Manger).
Si tel est le cas, alors la manière dont nous mangeons est certainement importante.
Rabbi Na'hman enseigne : prenez l'habitude de manger sans précipitation, calmement et avec des manières. Évitez de manger sur le pouce. Même lorsque vous êtes seul, mangez avec la même dignité et le même respect que vous montreriez si une personne importante était assise à table ('Hayé Moharan n°515).
Ce même point est souligné lorsque le Rabbi parle de la valeur du jeûne. "La valeur principale d'un jeûne réside dans la manière dont vous le terminez. Ne vous jetez pas sur la nourriture, mais mangez calmement et sans précipitation" (Sia'h Sarfé Kodech 1-82).

-> Il est également important de ne pas manger lorsque vous êtes en colère. Ne vous asseyez pas à table si vous êtes vraiment contrarié, et faites de votre mieux pour éviter de vous mettre en colère pendant le repas. Le siège de la colère est le foie, l'organe le plus associé au sang. Le foie est également lié à Essav. Son pouvoir réside dans l'épée, dans l'effusion de sang.
C'est pourquoi la colère donne de la force à Esav, l'incarnation du côté obscur. À l'inverse, contrôler cette colère renforce votre intellect.
[Likouté Moharan I, 57:6 ]

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-> Rabbi Nathan écrit : La Torah, qui comprend les Noms d'Hachem, est la vie. En prononçant des paroles de la Torah pendant notre repas, nous attirons la divinité à notre table. [Likouté Halakhot - Nétilat Yadayim li'Séouda 1:3).
Il est facile de comprendre que lorsque nous nous engageons dans des activités spirituelles, telles que l'étude de la Torah ou la prière, nous avons le pouvoir d'attirer la sainteté sur nous-mêmes.
Rabbi Nathan révèle que les mêmes niveaux de sainteté peuvent être attirés dans un acte physique. Ce n'est pas une analogie, c'est réel. Nous pouvez attirer la divinité dans chaque bouchée de nourriture que nous mangeons, en pensant et en prononçant des paroles de la Torah [et en récitant les bénédictions].

-> Rabbi Na'hman enseigne : "Louer Hachem est la joie du monde à Venir" (Likouté Moharan II, 2:1).
Rabbi Nathan commente : "Une personne doit constamment s'attacher au monde à Venir. Elle doit toujours y penser et essayer d'apporter les joies et les délices de l'avenir dans le présent. Cela peut être accompli grâce aux bénédictions que nous récitons avant et après les repas. Lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture, nous prenons un élément matériel et l'utilisons pour louer Hachem. C'est un concept du monde à venir." [Likouté Halakhot - Bétsiat HaPat 2:1).

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-> Rabbi Na'hman enseigne : "Lorsque vous mangez, il est possible de faire l'expérience d'une révélation de la grande lumière spirituelle, la Lumière du désir". (Likouté Moharan II, 7:10).
L'homme, par définition, implique une limitation. Il peut désirer de grandes choses, de grands niveaux, mais il est limité par sa réalité physique. Le seul aspect de la nature humaine qui peut être illimité est son désir de sainteté. Ce niveau de désir spirituel se révèle à une personne lorsqu'elle sanctifie sa façon de manger, à tel point que Rabbi Na'hman enseigne : "On peut atteindre un tel niveau que manger relève alors de la même catégorie que manger le pain de proposition (Lé'hem haPanim) dans le Saint Temple" (Likouté Moharan I, 31:9).

-> Manger casher et de manière digne est considéré comme ayant rectifié l'autel du Saint Temple (Likouté Moharan I, 17:3).

-> Rompre son désir [non nécessaire, excessif] de nourriture encourage Hachem à montrer Sa faveur et Sa bonté au monde (Likoutey Moharan I, 67:2).

-> Manger joue un rôle essentiel dans le raffinement et la purification de la Création.
La nourriture que nous mangeons peut être transformée en prières, en bénédictions et en étude de la Torah. Cela s'apparente à la grandeur de l'offrande d'encens et apporte une grande joie, une grande bonté et un grand bonheur au monde (Likouté Moharan II, 16 ; voir Likouté Etsot - Manger).

-> Bien qu'une personne imprégnée de la gourmandise (envie excessive de manger) de la nourriture soit éloignée de la vérité, si elle maîtrise cette gourmandise, elle mérite que des miracles soient accomplis en sa faveur (Likouté Moharan I, 47,1).

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-> Faites preuve d'une grande compassion envers votre corps.
Aidez-le à se réjouir de toutes les intuitions et perceptions spirituelles que l'âme perçoit.
Votre âme voit et comprend toujours des choses très élevées. Mais le corps n'en sait rien.
Ayez de la compassion pour la chair de votre corps. Purifiez-la. Alors l'âme pourra l'informer de tout ce qu'elle voit et comprend en permanence.
[rabbi Na'man de Breslev - Likouté Moharan I, 22:5 ]

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-> Le Zohar (II, 218a) et les écrits du Arizal (Choul'han Aroukh HaArizal 106b) affirment que la nourriture qu'une personne consomme pendant la semaine, au-delà de ce dont elle a besoin pour nourrir son âme, est entièrement destinée à la sitra a'hara (force du mal). En effet, les jours de la semaine sont sous son contrôle.
Mais le jour du Shabbat, quelle que soit la quantité consommée, tout est sanctifié, car le jour du Shabbat, la sitra a'hara est annulée et n'a plus aucun contrôle.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béchala'h 16,25 ]

[lorsque l'on mange trop en semaine, on nourrit également les forces du mal, ce qui n'est pas le cas pendant Shabbath. ]

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-> Lorsqu’une personne mange, elle accomplit deux choses :
1°/ elle extrait l’essence spirituelle contenue dans la nourriture. Comme le dit le verset : "Afin de t’enseigner que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais qu’il peut vivre de tout ce qu'Hachem décrète" (Ekev 8,3).
Ce n’est pas le pain en soi qui nourrit l’homme, mais bien la spiritualité qui imprègne la nourriture.
2°/ Le second objectif est la santé et le bien-être de la personne.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

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-> En mangeant, une personne peut élever les étincelles de sainteté contenues dans la nourriture.
L’essence spirituelle d’un être humain n’est pas nourrie par les plantes, le pain ou la viande, mais par la sainteté qu’ils renferment.
[Arizal - Shaar HaLikoutim - Paracha Béréchit ]

Le sommeil

+ Le sommeil (rabbi Na'hman) :

-> Le Shéma avant de dormir :
Le sommeil est important, il régénère notre corps et notre âme. Il instille et renouvelle également la foi (ex: le sommeil est 1/60e de la mort. Tout comme notre âme nous a été rendue ce matin à notre réveil, elle nous sera rendue lors de la résurrection des morts).

Le Shéma est une affirmation de foi, il est donc tout à fait approprié que ce soit votre dernier acte conscient avant de vous endormir. Cela apportera de la sainteté à notre sommeil et nous aidera également à respecter l'Alliance. [Likouté Halakhot - Kriat Shéma al haMita 2 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev conseillait aux personnes qui avaient du mal à s'endormir de se concentrer sur leur foi en la résurrection des morts. (séfer Aleph-Bet - Sommeil B:4).

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+ Voir nos proches décédés :

-> Rabbi Na'hman (Si'hot haRan 90) enseigne :
"Avant de s'endormir, chaque personne voit les âmes de tous ses proches défunts. Elle voit également celles de tous ceux qui partagent sa racine spirituelle.
Il est enseigné qu'à la mort, on voit toutes ces âmes (Ma'avar Yabok - Sifté Tsedek 32). Le sommeil représente un soixantième de la mort (guémara Béra'hot 57a ; Zohar I, 169b). Par conséquent, on voit aussi ces âmes avant de s'endormir.
Lorsqu'on voit ces âmes avant de dormir, on ne les voit que vaguement et en passant.
Même avant la mort, il existe plusieurs niveaux de vision des âmes. Un grand tsadik les verra très clairement. Mais l'homme moyen ne les voit qu'en passant, comme une étincelle qui jaillit devant ses yeux.
Le sommeil représente seulement un soixantième de la mort. La vision ne représente donc qu'un soixantième de cette étincelle fulgurante. Elle peut être subliminale et non perçue. Les gens ne sont pas conscients de la vision avant de dormir, car elle ne représente qu'un soixantième de la vision déjà vague qu'on a avant la mort. Mais en réalité, tout le monde a cette vision."

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+ Le sommeil nécessaire est une bonne chose :

-> Comme on le sait, le besoin de sommeil varie d'un individu à l'autre. Certains se contentent de quatre heures, d'autres ont besoin de six ou huit heures de sommeil (ou davantage).
Rabbi Na'hman enseigne : dormez autant que vous en avez besoin. Il disait : "Dormez et mangez. Surveillez simplement votre temps!" (Kokhavé Ohr - p.25).
L'essentiel est d'être éveillé quand vous êtes éveillé!
Comme l'enseigne Rabbi Na'hman ailleurs : Il y a des gens qui semblent craindre Hachem et passer leurs journées à étudier la Torah et à prier. Pourtant, Hachem ne prend aucun plaisir à leur dévotion, car ils ne la mettent pas en pratique. C'est comme s'ils étaient endormis. Ce "sommeil spirituel" survient lorsqu'une personne mange sans sainteté. La nourriture produit une lourdeur et son esprit s'endort. [Likouté Moharan I, 60:6 ]

-> Certains obstacles surgissent automatiquement lorsque nous voulons servir Dieu. En outre, il existe d'autres difficultés que nous créons nous-mêmes. Se livrer à la gourmandise en est un exemple.

En nous livrant à la gourmandise, nous devenons davantage somnolents et incapables de penser clairement. Le manque de sommeil a le même effet. Nous finissons par errer dans le brouillard, pensant que nous servons D., alors qu'en réalité, nous sommes incapables de nous concentrer sur nos prières ou nos études. [d'une certaine façon, nous devrons rendre des comptes sur notre manque de productivité spirituelle, à cause de notre excès de nourriture, de manque/excès de sommeil. Nous pouvons déjà faire téchouva, et b'h agir au mieux de notre potentiel. ]
Le rav Eliyahou 'Haïm Rosen dit : 'Il vaut mieux être un bon juif pendant deux heures qu'un juif 'animal' pendant dix heures".

-> Un des disciples de Rabbi Nathan lui a demandé d'interpréter un rêve qu'il avait fait. Rabbi Nathan l'a interrompu : "Ne me raconte pas ce qui t'arrive quand tu dors. Dis-moi ce qui t'arrive quand tu es éveillé!"

Téchouva & Bien être physique et moral = indispensable à une vie juive

+ Téchouva & Bien être physique et moral = indispensable à une vie juive :

-> Le rav Avraham Kook (Orot haTéchouva) commence son exploration du thème de la téchouva en décrivant ses trois phases de base :
1°/ un corps et un esprit sains ;
2°/ une orientation saine vers la croyance religieuse ;
3°/ une aspiration idéaliste à s'aligner sur le plan de D. pour l'univers.

-> Selon le rav Kook, le concept de téchouva (qui est central dans le judaïsme), va au-delà d'une simple réparation religieuse suivant une faute, et la téchouva commence par le simple fait de s'assurer d'être en bonne santé.
La téchouva est essentiellement un retour aux sources. Ainsi, une personne doit d'abord revenir à son être physique naturel, à son moi physique naturel. Pour atteindre la paix intérieure et l'harmonie avec le monde, un individu doit d'abord avoir un corps sain.

À notre époque, où les magasins de produits diététiques et les clubs de sport abondent, ce simple enseignement est connu de presque tout le monde. Un corps sain est la base de tout effort créatif.
Ce qui est nouveau, cependant, c'est que le rav Kook considère que cela fait partie du processus de la téchouva.
Être en bonne forme physique est un facteur important non seulement pour atteindre le bien-être personnel, mais aussi pour forger un lien avec Hachem (voir Rambam - Michné Torah - Hilkhot Déot 4,1).

Une personne est en bonne santé lorsque l'ensemble de son métabolisme fonctionne dans un équilibre naturel adéquat. Une personne en phase avec le bon fonctionnement interne de son corps est capable de s'aligner correctement sur le monde.
Pour se connecter aux canaux spirituels qui relient le ciel et la terre, une personne doit d'abord être en bonne santé physique. Par exemple, l'une des exigences fondamentales de la prophétie est un corps fort et sain.
La santé physique et la santé spirituelle vont de pair. Le Rambam, qui travaillait comme médecin lorsqu'il n'étudiait pas la Torah, a systématiquement détaillé dans ses écrits les règles d'une vie saine, soulignant l'importance de l'exercice physique, d'un régime alimentaire approprié et des soins corporels comme condition préalable à l'observance de la Torah. [Michné Torah - Yessod haTorah - 7,1 ]

-> Le rav Kook enseigne que lorsqu'une personne corrige une habitude de vie qui n'est pas saine pour sa santé, elle fait téchouva. Ainsi, il s'avère que les gymnases et les salles de sports sont remplis de personnes qui font téchouva. [indépendamment du fait que les règles de pudeur n'y sont souvent pas respectées. ]
Lorsque nous courrons, ou bien faisons du vélo d'appartement pour se remettre en forme, nous nous rapprochons d'Hachem.
De même, si une personne arrête de fumer, elle se repent. Si une personne en grand surpoids suit un régime, elle s'engage sur la voie de sa perfection personnelle.
De même, lorsque nous avons une alimentation plus saine (ex: moins de mauvais sucre comme avec les sodas), alors nous revenons à un état plus sain.
Dans le langage du Rambam (Hilkhot Déot 5,1), cette personne remplace un aliment qui n'a qu'un goût agréable (ex: un soda) par un autre qui est bénéfique pour le métabolisme humain.
Comme il l'explique, une personne doit toujours manger ce qui est sain et pas seulement des aliments qui stimulent ses papilles gustatives.

Il est important de noter que si le bien-être physique est une règle de base de l'art de vivre, l'injonction d'être en bonne santé est un principe de la Torah. Il nous est demandé de veiller attentivement à notre vie (ouchmor nafché'ha méod - Vaét'hanan 4,9).
Il s'agit d'un avertissement nous invitant à éviter les dangers inutiles et à veiller à notre santé. Il est interdit de s'infliger des dommages physiques, quels qu'ils soient (comme fumer excessivement des cigarettes). [Baba Kama 91b ; Rambam Hilkhot Néziké mamon 5,1]

Le Rambam explique : "Avoir un corps entier et en bonne santé fait partie intégrante du service de D., car il est impossible d'avoir de la compréhension et de la sagesse dans le domaine de la connaissance du Créateur si un homme est malade.
C'est pourquoi il faut éviter les choses qui endommagent le corps et s'habituer à des choses qui favorisent la santé." [Hilkhot Déot 4,1]

Le rav Kook écrit qu'une personne doit faire téchouva pour ses faiblesses physiques (qui dépendent de nous) et leurs conséquences. Par exemple, une personne en surpoids ou bien ne mangeant pas de bons aliments, peut alors être plus facilement fatiguée, manquant d'énergie pour accomplir les mitsvot avec l'enthousiasme nécessaire, ou se sentir trop faible pour résister aux tentations interdites.
Sa fatigue peut aussi interférer avec l'étude de la Torah et la prière.
Dans le service d'Hachem, un corps et un esprit forts vont de pair.

Le rav Kook explique qu'un affaiblissement de la volonté est dû en grande partie à un manque d'énergie et de force physiques. Lorsque la volonté d'une personne est faible, elle peut tomber dans de nombreuses mauvaises habitudes.
Dans le cadre de son rétablissement général, une telle personne doit améliorer sa santé physique, ainsi que ses mondes moral et spirituel.
[rav David Samson ]

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-> "La téchouva est le sentiment le plus sain qui soit.
Une âme saine dans un corps sain doit nécessairement apporter la grande joie de la téchouva, et l'âme ressent par conséquent le plus grand plaisir naturel".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,1 ]

=> Il est important de noter le lien que le rav Kook établit entre la téchouva et la santé. Un corps sain est un fondement important de la téchouva.
Contrairement à l'image que l'on se fait du pénitent, à savoir un reclus morose, frêle et courbé qui fuit le monde, le véritable baal téchouva est en bonne santé, heureux, robuste et débordant de vie.

Lorsqu'une personne se débarrasse de ses mauvaises habitudes, comme la suralimentation et la cigarette, sa santé s'améliore. Sans ces éléments nocifs, elle est plus forte et plus dynamique. De même, lorsqu'une personne se débarrasse de ses mauvaises habitudes morales et de ses mauvais traits de caractère, sa santé spirituelle s'améliore.
Sans ces influences négatives, son âme est libre de recevoir le flux de lumière divine qui remplit l'univers.
Lorsqu'elle est en bonne santé physique et spirituelle, sa capacité à faire l'expérience du Divin est renforcée. C'est cette "rencontre avec Hachem" qui apporte l'afflux de joie que ressent tout baal téchouva.
Lorsque les murs malsains (provoqués par les fautes) qui l'avaient séparé d'Hachem sont éliminés de sa vie, il est prêt à faire la plus grande découverte de sa vie, la découverte que D. et le monde spirituel sont réels. Soudain, l'amour et la bonté d'Hachem l'entourent.
Toutes ses fautes sont pardonnés. Au lieu de l'obscurité, il y a de la lumière tout autour de lui et un bassin d'amour sans fin.
[rav David Samson ]

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+ Un corps et une âme fortes :

-> Il est intéressant de noter que le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) a été condamné par certains groupes ultra-orthodoxes appartenant à l'ancienne colonie de Jérusalem lorsqu'il a prôné les vertus de l'exercice et d'un physique sain.
Dans son ouvrage classique, Orot (Orot haTékhiya), le rav Kook écrit que l'exercice des jeunes juifs en terre d'Israël, afin de renforcer leur corps pour devenir des enfants puissants pour la nation, ajoute une force générale au peuple juif, ce qui permet aux justes d'apporter plus de lumière divine dans le monde.

Il écrit (Orot haTékhiya - p.80, para.34) :
"Lorsque les jeunes s'engagent dans le sport pour renforcer leurs capacités physiques et leur moral dans le but d'accroître la force globale de la nation ..., ce saint effort élève la Présence de la vigne divine encore plus haut, tout comme elle est exaltée par les chants et les louanges chantés par David, roi d'Israël, dans le Livre des Téhilim".

-> En entendant cette comparaison entre le sport et les Téhilim du roi David, la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem a attaqué Rabbi Kook avec véhémence. Ils craignaient que tout éloge des sionistes laïques ne conduise à un effritement des barrières entre le sacré et le profane.
Outre cette inquiétude bien réelle, leur attitude négative à l'égard de la force physique peut être considérée comme issue de l'état misérable du juif dans le ghetto.
Dans l'exil, les juifs de la Diaspora étaient impuissants face à l'oppression des non juifs. Une philosophie s'est développée selon laquelle un juif était censé se tourner uniquement vers Hachem pour le salut et le sauvetage.
Les juifs étaient si peu nombreux qu'ils ne pouvaient pas se battre. Les prouesses physiques n'avaient aucun sens. Un juif ne devait compter que sur la Torah et la prière.
Bien que cela ait pu être vrai dans la Diaspora, avec le retour du peuple juif en Israël, la force physique est devenue une nécessité si les juifs voulaient réussir à coloniser la terre et défendre les colonies juives contre des voisins hostiles.

-> Dans la génération du renouveau national, alors que la nation juive retourne dans sa patrie, un nouveau type de juif religieux doit apparaître pour relever le défi.
Le Kook (Orot - Orot haTékhiya p.80, para.33) écrit :
"Notre exigence physique est grande. Nous avons besoin d'un corps sain.
Par notre préoccupation intense pour la spiritualité, nous avons oublié la sainteté du corps. Nous avons négligé la santé et la force du corps. Nous avons oublié que nous avons une chair sainte, au même titre que notre esprit saint. Nous avons abandonné la vie pratique et nié nos sens physiques et ce qui est lié à la réalité physique tangible, par peur de la chute (une crainte d'Hachem qui n'inclut pas le monde matériel dans la sainteté), par manque de foi dans la sainteté de la terre ...

Toute notre téchouva ne réussira que si elle est, en même temps que sa splendeur spirituelle, une téchouva physique/matérielle qui produit un sang sain, une chair saine, des corps fermes et puissants, et un esprit flamboyant qui se répand sur des muscles puissants.
Grâce à la puissance de la chair sanctifiée, l'âme affaiblie resplendira, comme la résurrection physique des morts".

=> Ainsi, notre première étape sur le chemin de la téchouva est la santé physique, tant pour l'individu que pour la nation.
Partout dans le monde, en faisant du jogging ont vient vers Hachem.
La renaissance de la force physique entraîne un renforcement spirituel renouvelé.

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-> b'h, sur la santé : https://todahm.com/2022/03/17/la-sante

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+ La santé morale, psychique :

-> La 2e catégorie de téchouva naturelle concerne l'état psychique et moral de l'homme.

Le rav Kook (Orot haTéchouva 1) écrit :
"Une étape plus intérieure de la téchouva naturelle s'applique à l'état psychologique et spirituel. C'est ce que l'on appelle communément les "troubles de la conscience".
L'homme est naturellement enclin à suivre la voie de la droiture. Lorsqu'il s'écarte du chemin et tombe dans la faute, si son sens spirituel n'a pas été totalement corrompu, ce sens moral provoquera un malaise dans son cœur, et il en souffrira.
Il s'empressera de revenir et de corriger ce qui a été perverti, au point qu'il aura l'impression que la transgression a été effacée".

-> Par nature, les gens sont généralement bons. Ils aiment aider les autres et faire de bonnes actions. Lorsqu'une personne fait de mauvaises choses, elle éprouve généralement des remords.
Le rav Kook dit que cette tendance de l'homme le pousse à devenir une meilleure personne. Lorsque les nombreuses et puissantes forces de la vie amènent une personne à s'écarter des sentiers de la droiture et de la bonté, cette personne voudra mettre fin à son comportement médiocre et revenir à un niveau plus élevé. La voix intérieure de sa conscience l'incite à vouloir corriger sa faute.
Selon le rav Kook, le deuxième élément de la téchouva naturelle est le fait d'être simplement un homme.
La téchouva naturelle est le fait d'être une bonne personne.
[rav David Samson ]

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+ La téchouva religieuse :

-> Après que la téchouva a élevé une personne en la mettant en harmonie avec les exigences intérieures de son corps et de son âme, la téchouva religieuse apparaît. C'est la téchouva que la plupart des gens identifient comme le repentir.
Dans ce cas, la personne décide non seulement d'être en bonne santé physique et morale, mais aussi de trouver grâce aux yeux d'Hachem.

-> "Après le stade naturel de la téchouva (physique, morale), vient la téchouva inspirée par la croyance religieuse. Cette phase de la téchouva découle de la religion et de la tradition, qui traitent abondamment de la téchouva. La Torah promet le pardon à ceux qui reviennent de leurs fautes.
Les fautes de l'individu et de la communauté sont effacées par la téchouva. Les prophètes vantent les vertus de la téchouva. En général, toute la valeur des admonitions de la Torah repose sur la téchouva inspirée par la croyance religieuse".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 1 ]

-> Il est important de souligner que le rav Kook considère que les différentes phases de la téchouva vont de pair. La téchouva religieuse ne doit pas se faire au détriment d'une bonne santé physique et psychologique.
Une personne ne doit pas être extérieurement religieuse mais moralement corrompue ou physiquement faible. Chaque étape doit être basée sur l'étape précédente.
Une personne doit d'abord être en bonne santé physique. Ensuite, elle doit avoir un état d'esprit sain. Elle doit se sentir motivée pour faire de bonnes choses et remédier à ses lacunes éthiques.

Une fois qu'on est en bonne santé et sur une voie morale positive, on peut s'engager dans la religiosité.
Ce faisant, on élève son code moral personnel à un niveau plus élevé et plus saint en adoptant un ensemble de règles éthiques prescrites non pas par les desseins de son cœur, mais par la parole de D. (Hachem) telle qu'elle est énoncée dans la Torah.
[rav David Samson ]

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-> Parfois, lorsqu'une personne tente de s'accrocher aux hauteurs de la spiritualité et au monde des pensées élevées, il y a un risque qu'elle devienne désorientée par rapport à sa nature physique, et que son corps soit influencé par des facteurs maléfiques.
Le rav Kook enseigne que pour s'engager dans les domaines supérieurs de la spiritualité, une personne doit d'abord se concentrer sur sa santé physique et sa pureté morale, en se débarrassant de l'orgueil, de la colère, de l'envie et d'autres choses semblables.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,2 ]