Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Chaque personne a son propre chemin vers l’épanouissement et la connexion avec le Créateur.
Personne ne peut atteindre sa destinée en empruntant le chemin d’autrui, même si celui-ci convient à d’autres. C’est pourquoi chacun doit profondément chérir son chemin unique.
[rav Avraham Kook - Yech Lé'ha Kanfé Roua'h 2:40 ]

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b'h, sur ce sujet :
-> Nécessité de personnaliser sa vie juive : https://todahm.com/2023/05/30/necessite-de-personnaliser-sa-vie-juive
-> Etudier la Torah qui fait vibrer notre âme : https://todahm.com/2026/07/16/etudier-la-torah-qui-fait-vibrer-notre-ame

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-> Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame notre âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

[de même que les êtres humains ont des visages différents, les racines des âmes proviennent d'un endroit unique, mais chaque âme en soi a des besoins uniques. D'où la nécessité d'avoir un chemin unique "vers l’épanouissement et la connexion avec le Créateur (Hachem)"]

Lorsque le corps et l’âme sont en bonne santé, l’être humain est naturellement joyeux, car la joie est l’état naturel de l’âme.
[rav Avraham Kook - Ein Aya sur Shabbat 98a ]

Elever l’étincelle divine en toute chose

+ Elever l'étincelle divine en toute chose :

-> "La Torah se préoccupe de l’argent d’Israël" (guémara Yoma 39a).
Pourquoi donc?

C’est un principe important que lorsque vous portez, mangez ou utilisez quoi que ce soit, vous tirez profit de la force vitale inhérente à cet objet.
Aucun objet ne pourrait exister sans cette composante spirituelle, et il contient des "étincelles" sacrées (nitsotsot) qui sont liées à la racine même de notre âme.
J’ai entendu dire que c’est la raison pour laquelle une chose particulière est aimée par certaines personnes et détestée par d’autres qui aiment autre chose.
[en un sens j'aime telle chose parce que l'étincelle qui est en elle me parle, ce qui n'est pas forcément le cas pour une autre personne! ]

Ainsi, lorsque vous utilisez quelque chose ou que vous mangez de la nourriture, même si vous le faites pour vos besoins corporels, vous rectifiez ces "étincelles". [à condition de le faire de manière légitime (ex: avec de la nourriture casher) et que l’énergie ou le bénéfice qu’ils génèrent soit utilisé à de bonnes fins.]
Elles sont rectifiées du fait que vous utilisez la force ajoutée à votre corps par le vêtement, la nourriture ou d’autres choses, pour servir Hachem. Ainsi, il peut arriver que lorsque vous achevez la rectification de toutes ces "étincelles" dans cet objet qui se rapportent à la racine de votre âme, Hachem vous l’enlève et le donne à quelqu’un d’autre parce que ses "étincelles" restantes se rapportent à cette autre personne.

[Lorsque] les gens mangent et s’assoient avec d’autres, qu'ils utilisent des objets, cela signifie qu’ils traitent des "étincelles" contenues dans ces choses. Une personne doit donc se soucier de ses objets et de tout ce qu’elle possède, en raison des "étincelles" qu’ils contiennent, c’est-à-dire pour manifester son souci envers les "étincelles" sacrées.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 109]

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-> Quand quelque chose se présente à vous, c’est par la Providence divine et la grâce. On vous donne l’occasion d’accomplir votre mission sur terre pour délivrer les étincelles qui sont destinées à être élevées par vous.
D'un autre côté, il arrive parfois qu'une personne soit privée de cette opportunité, à titre de punition.
[par exemple, le Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach 31) écrit : "Si tu te comportes de manière désordonnée (aléatoire, accidentelle) envers Hachem, alors Hachem, Lui aussi, te traitera de manière aléatoire. De plus, Il ne te fournira pas les vêtements et la nourriture qui renferment les étincelles liées à la source de ton âme et que tu es censé corriger." ]

La consommation excessive de nourriture

+ La consommation excessive de nourriture :

-> Nous savons tous que manger plus que nécessaire est nocif, mais la plupart d'entre nous ignorent qu'il y a des raisons spirituelles à cela.
Rabbi Na'hman de Breslev explique en termes spirituels ce qui est généralement considéré comme une question purement physique : comme tout dans la Création, la nourriture a une source d'où elle tire sa vitalité spirituelle.
Lorsque nous mangeons et tirons notre nourriture de notre alimentation, nous donnons en retour une nourriture spirituelle à la nourriture elle-même. En effet, l'appétit chez l'homme est une force spirituelle.
Lorsque nous satisfaites notre appétit, son énergie se transfère dans la nourriture, lui donnant la vitalité qu'elle recherche.
C'est pourquoi manger en quantité raisonnable est bon pour la santé : nous nourrissons la nourriture, elle nous nourrit.
Les problèmes commencent lorsque nous avons déjà satisfait notre appétit et que nous continuons à manger. La nourriture supplémentaire que nous mangeons n'a nulle part où puiser sa vitalité. Elle la puise donc en nous, dans notre vitalité et notre force.
Cela est très nocif pour le corps et c'est pourquoi la suralimentation (se gaver plus que de besoin) provoque des maladies.
[Likouté Moharan I, 257 ; voir également Likouté Moharan I, 263 ; Si'hot haRan n° 143 ]

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-> Ailleurs, Rabbi Na'hman enseigne que manger de manière excessive donne de la force au corps, tout en affaiblissant l'âme. [Likouté Moharan II, 8:1 ]
Manger de manière excessive cause donc un double problème. Cela épuise notre corps et notre vitalité, tout en renforçant l'Autre Côté (le mal, l'impureté), en affaiblissant notre âme.

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+ Egalement au sujet de notre alimentation :

-> Rabbi Na'hman dit que certes nous sommes ce que nous mangeons, mais surtout nous sommes le "pourquoi" (la motivation) nous mangeons (assouvir une pulsion animale (être glouton), ou répondre à un objectif spirituel, divin).

-> La nourriture, c'est ce qui vous maintient en vie. La nourriture, c'est ce qui lie votre corps à votre âme. Manger peut être soit une très grande mitsva, soit l'antithèse d'une mitsva.
Rabbi Na'hman (Kokhavé Ohr - p.25) enseigne que nous pouvons manger, tant que nous gardons notre esprit concentré sur le service d'Hachem. Il dit à son élève Reb Dov : "Mange et dors. Surveille simplement ton temps".

-> Rabbi Nathan de Breslev remarqua quelqu'un qui étudiait la Torah après les prières du matin. L'homme semblait souffrir de la faim, mais il persistait dans son étude. Rabbi Nathan lui dit :" Ça suffi ! Il est temps de renoncer à ton désir ardent de nourriture" (Avné'ha Barzel - p.65 n°37).
Le message est clair : mange quand tu en as besoin. Mais n'en fais pas toute une histoire.

-> Rabbi Na'hman déclare : "Si j'avais connu plus tôt dans ma vie la grandeur de la hitbodédout, je n'aurais jamais épuisé mon corps par le jeûne. Le corps est un véhicule trop important pour servir Hachem pour avoir été soumis à un tel sacrifice" [Hichtafkout HaNéfech - Introduction ]

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-> "La table d'un homme est comme un autel, elle le purifie de tous ses péchés" (séfer haMidot - Manger).
Si tel est le cas, alors la manière dont nous mangeons est certainement importante.
Rabbi Na'hman enseigne : prenez l'habitude de manger sans précipitation, calmement et avec des manières. Évitez de manger sur le pouce. Même lorsque vous êtes seul, mangez avec la même dignité et le même respect que vous montreriez si une personne importante était assise à table ('Hayé Moharan n°515).
Ce même point est souligné lorsque le Rabbi parle de la valeur du jeûne. "La valeur principale d'un jeûne réside dans la manière dont vous le terminez. Ne vous jetez pas sur la nourriture, mais mangez calmement et sans précipitation" (Sia'h Sarfé Kodech 1-82).

-> Il est également important de ne pas manger lorsque vous êtes en colère. Ne vous asseyez pas à table si vous êtes vraiment contrarié, et faites de votre mieux pour éviter de vous mettre en colère pendant le repas. Le siège de la colère est le foie, l'organe le plus associé au sang. Le foie est également lié à Essav. Son pouvoir réside dans l'épée, dans l'effusion de sang.
C'est pourquoi la colère donne de la force à Esav, l'incarnation du côté obscur. À l'inverse, contrôler cette colère renforce votre intellect.
[Likouté Moharan I, 57:6 ]

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-> Rabbi Nathan écrit : La Torah, qui comprend les Noms d'Hachem, est la vie. En prononçant des paroles de la Torah pendant notre repas, nous attirons la divinité à notre table. [Likouté Halakhot - Nétilat Yadayim li'Séouda 1:3).
Il est facile de comprendre que lorsque nous nous engageons dans des activités spirituelles, telles que l'étude de la Torah ou la prière, nous avons le pouvoir d'attirer la sainteté sur nous-mêmes.
Rabbi Nathan révèle que les mêmes niveaux de sainteté peuvent être attirés dans un acte physique. Ce n'est pas une analogie, c'est réel. Nous pouvez attirer la divinité dans chaque bouchée de nourriture que nous mangeons, en pensant et en prononçant des paroles de la Torah [et en récitant les bénédictions].

-> Rabbi Na'hman enseigne : "Louer Hachem est la joie du monde à Venir" (Likouté Moharan II, 2:1).
Rabbi Nathan commente : "Une personne doit constamment s'attacher au monde à Venir. Elle doit toujours y penser et essayer d'apporter les joies et les délices de l'avenir dans le présent. Cela peut être accompli grâce aux bénédictions que nous récitons avant et après les repas. Lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture, nous prenons un élément matériel et l'utilisons pour louer Hachem. C'est un concept du monde à venir." [Likouté Halakhot - Bétsiat HaPat 2:1).

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-> Rabbi Na'hman enseigne : "Lorsque vous mangez, il est possible de faire l'expérience d'une révélation de la grande lumière spirituelle, la Lumière du désir". (Likouté Moharan II, 7:10).
L'homme, par définition, implique une limitation. Il peut désirer de grandes choses, de grands niveaux, mais il est limité par sa réalité physique. Le seul aspect de la nature humaine qui peut être illimité est son désir de sainteté. Ce niveau de désir spirituel se révèle à une personne lorsqu'elle sanctifie sa façon de manger, à tel point que Rabbi Na'hman enseigne : "On peut atteindre un tel niveau que manger relève alors de la même catégorie que manger le pain de proposition (Lé'hem haPanim) dans le Saint Temple" (Likouté Moharan I, 31:9).

-> Manger casher et de manière digne est considéré comme ayant rectifié l'autel du Saint Temple (Likouté Moharan I, 17:3).

-> Rompre son désir [non nécessaire, excessif] de nourriture encourage Hachem à montrer Sa faveur et Sa bonté au monde (Likoutey Moharan I, 67:2).

-> Manger joue un rôle essentiel dans le raffinement et la purification de la Création.
La nourriture que nous mangeons peut être transformée en prières, en bénédictions et en étude de la Torah. Cela s'apparente à la grandeur de l'offrande d'encens et apporte une grande joie, une grande bonté et un grand bonheur au monde (Likouté Moharan II, 16 ; voir Likouté Etsot - Manger).

-> Bien qu'une personne imprégnée de la gourmandise (envie excessive de manger) de la nourriture soit éloignée de la vérité, si elle maîtrise cette gourmandise, elle mérite que des miracles soient accomplis en sa faveur (Likouté Moharan I, 47,1).

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-> Faites preuve d'une grande compassion envers votre corps.
Aidez-le à se réjouir de toutes les intuitions et perceptions spirituelles que l'âme perçoit.
Votre âme voit et comprend toujours des choses très élevées. Mais le corps n'en sait rien.
Ayez de la compassion pour la chair de votre corps. Purifiez-la. Alors l'âme pourra l'informer de tout ce qu'elle voit et comprend en permanence.
[rabbi Na'man de Breslev - Likouté Moharan I, 22:5 ]

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-> Le Zohar (II, 218a) et les écrits du Arizal (Choul'han Aroukh HaArizal 106b) affirment que la nourriture qu'une personne consomme pendant la semaine, au-delà de ce dont elle a besoin pour nourrir son âme, est entièrement destinée à la sitra a'hara (force du mal). En effet, les jours de la semaine sont sous son contrôle.
Mais le jour du Shabbat, quelle que soit la quantité consommée, tout est sanctifié, car le jour du Shabbat, la sitra a'hara est annulée et n'a plus aucun contrôle.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béchala'h 16,25 ]

[lorsque l'on mange trop en semaine, on nourrit également les forces du mal, ce qui n'est pas le cas pendant Shabbath. ]

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-> Lorsqu’une personne mange, elle accomplit deux choses :
1°/ elle extrait l’essence spirituelle contenue dans la nourriture. Comme le dit le verset : "Afin de t’enseigner que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais qu’il peut vivre de tout ce qu'Hachem décrète" (Ekev 8,3).
Ce n’est pas le pain en soi qui nourrit l’homme, mais bien la spiritualité qui imprègne la nourriture.
2°/ Le second objectif est la santé et le bien-être de la personne.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

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-> En mangeant, une personne peut élever les étincelles de sainteté contenues dans la nourriture.
L’essence spirituelle d’un être humain n’est pas nourrie par les plantes, le pain ou la viande, mais par la sainteté qu’ils renferment.
[Arizal - Shaar HaLikoutim - Paracha Béréchit ]

Le sommeil

+ Le sommeil (rabbi Na'hman) :

-> Le Shéma avant de dormir :
Le sommeil est important, il régénère notre corps et notre âme. Il instille et renouvelle également la foi (ex: le sommeil est 1/60e de la mort. Tout comme notre âme nous a été rendue ce matin à notre réveil, elle nous sera rendue lors de la résurrection des morts).

Le Shéma est une affirmation de foi, il est donc tout à fait approprié que ce soit votre dernier acte conscient avant de vous endormir. Cela apportera de la sainteté à notre sommeil et nous aidera également à respecter l'Alliance. [Likouté Halakhot - Kriat Shéma al haMita 2 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev conseillait aux personnes qui avaient du mal à s'endormir de se concentrer sur leur foi en la résurrection des morts. (séfer Aleph-Bet - Sommeil B:4).

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+ Voir nos proches décédés :

-> Rabbi Na'hman (Si'hot haRan 90) enseigne :
"Avant de s'endormir, chaque personne voit les âmes de tous ses proches défunts. Elle voit également celles de tous ceux qui partagent sa racine spirituelle.
Il est enseigné qu'à la mort, on voit toutes ces âmes (Ma'avar Yabok - Sifté Tsedek 32). Le sommeil représente un soixantième de la mort (guémara Béra'hot 57a ; Zohar I, 169b). Par conséquent, on voit aussi ces âmes avant de s'endormir.
Lorsqu'on voit ces âmes avant de dormir, on ne les voit que vaguement et en passant.
Même avant la mort, il existe plusieurs niveaux de vision des âmes. Un grand tsadik les verra très clairement. Mais l'homme moyen ne les voit qu'en passant, comme une étincelle qui jaillit devant ses yeux.
Le sommeil représente seulement un soixantième de la mort. La vision ne représente donc qu'un soixantième de cette étincelle fulgurante. Elle peut être subliminale et non perçue. Les gens ne sont pas conscients de la vision avant de dormir, car elle ne représente qu'un soixantième de la vision déjà vague qu'on a avant la mort. Mais en réalité, tout le monde a cette vision."

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+ Le sommeil nécessaire est une bonne chose :

-> Comme on le sait, le besoin de sommeil varie d'un individu à l'autre. Certains se contentent de quatre heures, d'autres ont besoin de six ou huit heures de sommeil (ou davantage).
Rabbi Na'hman enseigne : dormez autant que vous en avez besoin. Il disait : "Dormez et mangez. Surveillez simplement votre temps!" (Kokhavé Ohr - p.25).
L'essentiel est d'être éveillé quand vous êtes éveillé!
Comme l'enseigne Rabbi Na'hman ailleurs : Il y a des gens qui semblent craindre Hachem et passer leurs journées à étudier la Torah et à prier. Pourtant, Hachem ne prend aucun plaisir à leur dévotion, car ils ne la mettent pas en pratique. C'est comme s'ils étaient endormis. Ce "sommeil spirituel" survient lorsqu'une personne mange sans sainteté. La nourriture produit une lourdeur et son esprit s'endort. [Likouté Moharan I, 60:6 ]

-> Certains obstacles surgissent automatiquement lorsque nous voulons servir Dieu. En outre, il existe d'autres difficultés que nous créons nous-mêmes. Se livrer à la gourmandise en est un exemple.

En nous livrant à la gourmandise, nous devenons davantage somnolents et incapables de penser clairement. Le manque de sommeil a le même effet. Nous finissons par errer dans le brouillard, pensant que nous servons D., alors qu'en réalité, nous sommes incapables de nous concentrer sur nos prières ou nos études. [d'une certaine façon, nous devrons rendre des comptes sur notre manque de productivité spirituelle, à cause de notre excès de nourriture, de manque/excès de sommeil. Nous pouvons déjà faire téchouva, et b'h agir au mieux de notre potentiel. ]
Le rav Eliyahou 'Haïm Rosen dit : 'Il vaut mieux être un bon juif pendant deux heures qu'un juif 'animal' pendant dix heures".

-> Un des disciples de Rabbi Nathan lui a demandé d'interpréter un rêve qu'il avait fait. Rabbi Nathan l'a interrompu : "Ne me raconte pas ce qui t'arrive quand tu dors. Dis-moi ce qui t'arrive quand tu es éveillé!"

Téchouva & Bien être physique et moral = indispensable à une vie juive

+ Téchouva & Bien être physique et moral = indispensable à une vie juive :

-> Le rav Avraham Kook (Orot haTéchouva) commence son exploration du thème de la téchouva en décrivant ses trois phases de base :
1°/ un corps et un esprit sains ;
2°/ une orientation saine vers la croyance religieuse ;
3°/ une aspiration idéaliste à s'aligner sur le plan de D. pour l'univers.

-> Selon le rav Kook, le concept de téchouva (qui est central dans le judaïsme), va au-delà d'une simple réparation religieuse suivant une faute, et la téchouva commence par le simple fait de s'assurer d'être en bonne santé.
La téchouva est essentiellement un retour aux sources. Ainsi, une personne doit d'abord revenir à son être physique naturel, à son moi physique naturel. Pour atteindre la paix intérieure et l'harmonie avec le monde, un individu doit d'abord avoir un corps sain.

À notre époque, où les magasins de produits diététiques et les clubs de sport abondent, ce simple enseignement est connu de presque tout le monde. Un corps sain est la base de tout effort créatif.
Ce qui est nouveau, cependant, c'est que le rav Kook considère que cela fait partie du processus de la téchouva.
Être en bonne forme physique est un facteur important non seulement pour atteindre le bien-être personnel, mais aussi pour forger un lien avec Hachem (voir Rambam - Michné Torah - Hilkhot Déot 4,1).

Une personne est en bonne santé lorsque l'ensemble de son métabolisme fonctionne dans un équilibre naturel adéquat. Une personne en phase avec le bon fonctionnement interne de son corps est capable de s'aligner correctement sur le monde.
Pour se connecter aux canaux spirituels qui relient le ciel et la terre, une personne doit d'abord être en bonne santé physique. Par exemple, l'une des exigences fondamentales de la prophétie est un corps fort et sain.
La santé physique et la santé spirituelle vont de pair. Le Rambam, qui travaillait comme médecin lorsqu'il n'étudiait pas la Torah, a systématiquement détaillé dans ses écrits les règles d'une vie saine, soulignant l'importance de l'exercice physique, d'un régime alimentaire approprié et des soins corporels comme condition préalable à l'observance de la Torah. [Michné Torah - Yessod haTorah - 7,1 ]

-> Le rav Kook enseigne que lorsqu'une personne corrige une habitude de vie qui n'est pas saine pour sa santé, elle fait téchouva. Ainsi, il s'avère que les gymnases et les salles de sports sont remplis de personnes qui font téchouva. [indépendamment du fait que les règles de pudeur n'y sont souvent pas respectées. ]
Lorsque nous courrons, ou bien faisons du vélo d'appartement pour se remettre en forme, nous nous rapprochons d'Hachem.
De même, si une personne arrête de fumer, elle se repent. Si une personne en grand surpoids suit un régime, elle s'engage sur la voie de sa perfection personnelle.
De même, lorsque nous avons une alimentation plus saine (ex: moins de mauvais sucre comme avec les sodas), alors nous revenons à un état plus sain.
Dans le langage du Rambam (Hilkhot Déot 5,1), cette personne remplace un aliment qui n'a qu'un goût agréable (ex: un soda) par un autre qui est bénéfique pour le métabolisme humain.
Comme il l'explique, une personne doit toujours manger ce qui est sain et pas seulement des aliments qui stimulent ses papilles gustatives.

Il est important de noter que si le bien-être physique est une règle de base de l'art de vivre, l'injonction d'être en bonne santé est un principe de la Torah. Il nous est demandé de veiller attentivement à notre vie (ouchmor nafché'ha méod - Vaét'hanan 4,9).
Il s'agit d'un avertissement nous invitant à éviter les dangers inutiles et à veiller à notre santé. Il est interdit de s'infliger des dommages physiques, quels qu'ils soient (comme fumer excessivement des cigarettes). [Baba Kama 91b ; Rambam Hilkhot Néziké mamon 5,1]

Le Rambam explique : "Avoir un corps entier et en bonne santé fait partie intégrante du service de D., car il est impossible d'avoir de la compréhension et de la sagesse dans le domaine de la connaissance du Créateur si un homme est malade.
C'est pourquoi il faut éviter les choses qui endommagent le corps et s'habituer à des choses qui favorisent la santé." [Hilkhot Déot 4,1]

Le rav Kook écrit qu'une personne doit faire téchouva pour ses faiblesses physiques (qui dépendent de nous) et leurs conséquences. Par exemple, une personne en surpoids ou bien ne mangeant pas de bons aliments, peut alors être plus facilement fatiguée, manquant d'énergie pour accomplir les mitsvot avec l'enthousiasme nécessaire, ou se sentir trop faible pour résister aux tentations interdites.
Sa fatigue peut aussi interférer avec l'étude de la Torah et la prière.
Dans le service d'Hachem, un corps et un esprit forts vont de pair.

Le rav Kook explique qu'un affaiblissement de la volonté est dû en grande partie à un manque d'énergie et de force physiques. Lorsque la volonté d'une personne est faible, elle peut tomber dans de nombreuses mauvaises habitudes.
Dans le cadre de son rétablissement général, une telle personne doit améliorer sa santé physique, ainsi que ses mondes moral et spirituel.
[rav David Samson ]

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-> "La téchouva est le sentiment le plus sain qui soit.
Une âme saine dans un corps sain doit nécessairement apporter la grande joie de la téchouva, et l'âme ressent par conséquent le plus grand plaisir naturel".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,1 ]

=> Il est important de noter le lien que le rav Kook établit entre la téchouva et la santé. Un corps sain est un fondement important de la téchouva.
Contrairement à l'image que l'on se fait du pénitent, à savoir un reclus morose, frêle et courbé qui fuit le monde, le véritable baal téchouva est en bonne santé, heureux, robuste et débordant de vie.

Lorsqu'une personne se débarrasse de ses mauvaises habitudes, comme la suralimentation et la cigarette, sa santé s'améliore. Sans ces éléments nocifs, elle est plus forte et plus dynamique. De même, lorsqu'une personne se débarrasse de ses mauvaises habitudes morales et de ses mauvais traits de caractère, sa santé spirituelle s'améliore.
Sans ces influences négatives, son âme est libre de recevoir le flux de lumière divine qui remplit l'univers.
Lorsqu'elle est en bonne santé physique et spirituelle, sa capacité à faire l'expérience du Divin est renforcée. C'est cette "rencontre avec Hachem" qui apporte l'afflux de joie que ressent tout baal téchouva.
Lorsque les murs malsains (provoqués par les fautes) qui l'avaient séparé d'Hachem sont éliminés de sa vie, il est prêt à faire la plus grande découverte de sa vie, la découverte que D. et le monde spirituel sont réels. Soudain, l'amour et la bonté d'Hachem l'entourent.
Toutes ses fautes sont pardonnés. Au lieu de l'obscurité, il y a de la lumière tout autour de lui et un bassin d'amour sans fin.
[rav David Samson ]

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+ Un corps et une âme fortes :

-> Il est intéressant de noter que le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) a été condamné par certains groupes ultra-orthodoxes appartenant à l'ancienne colonie de Jérusalem lorsqu'il a prôné les vertus de l'exercice et d'un physique sain.
Dans son ouvrage classique, Orot (Orot haTékhiya), le rav Kook écrit que l'exercice des jeunes juifs en terre d'Israël, afin de renforcer leur corps pour devenir des enfants puissants pour la nation, ajoute une force générale au peuple juif, ce qui permet aux justes d'apporter plus de lumière divine dans le monde.

Il écrit (Orot haTékhiya - p.80, para.34) :
"Lorsque les jeunes s'engagent dans le sport pour renforcer leurs capacités physiques et leur moral dans le but d'accroître la force globale de la nation ..., ce saint effort élève la Présence de la vigne divine encore plus haut, tout comme elle est exaltée par les chants et les louanges chantés par David, roi d'Israël, dans le Livre des Téhilim".

-> En entendant cette comparaison entre le sport et les Téhilim du roi David, la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem a attaqué Rabbi Kook avec véhémence. Ils craignaient que tout éloge des sionistes laïques ne conduise à un effritement des barrières entre le sacré et le profane.
Outre cette inquiétude bien réelle, leur attitude négative à l'égard de la force physique peut être considérée comme issue de l'état misérable du juif dans le ghetto.
Dans l'exil, les juifs de la Diaspora étaient impuissants face à l'oppression des non juifs. Une philosophie s'est développée selon laquelle un juif était censé se tourner uniquement vers Hachem pour le salut et le sauvetage.
Les juifs étaient si peu nombreux qu'ils ne pouvaient pas se battre. Les prouesses physiques n'avaient aucun sens. Un juif ne devait compter que sur la Torah et la prière.
Bien que cela ait pu être vrai dans la Diaspora, avec le retour du peuple juif en Israël, la force physique est devenue une nécessité si les juifs voulaient réussir à coloniser la terre et défendre les colonies juives contre des voisins hostiles.

-> Dans la génération du renouveau national, alors que la nation juive retourne dans sa patrie, un nouveau type de juif religieux doit apparaître pour relever le défi.
Le Kook (Orot - Orot haTékhiya p.80, para.33) écrit :
"Notre exigence physique est grande. Nous avons besoin d'un corps sain.
Par notre préoccupation intense pour la spiritualité, nous avons oublié la sainteté du corps. Nous avons négligé la santé et la force du corps. Nous avons oublié que nous avons une chair sainte, au même titre que notre esprit saint. Nous avons abandonné la vie pratique et nié nos sens physiques et ce qui est lié à la réalité physique tangible, par peur de la chute (une crainte d'Hachem qui n'inclut pas le monde matériel dans la sainteté), par manque de foi dans la sainteté de la terre ...

Toute notre téchouva ne réussira que si elle est, en même temps que sa splendeur spirituelle, une téchouva physique/matérielle qui produit un sang sain, une chair saine, des corps fermes et puissants, et un esprit flamboyant qui se répand sur des muscles puissants.
Grâce à la puissance de la chair sanctifiée, l'âme affaiblie resplendira, comme la résurrection physique des morts".

=> Ainsi, notre première étape sur le chemin de la téchouva est la santé physique, tant pour l'individu que pour la nation.
Partout dans le monde, en faisant du jogging ont vient vers Hachem.
La renaissance de la force physique entraîne un renforcement spirituel renouvelé.

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-> b'h, sur la santé : https://todahm.com/2022/03/17/la-sante

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+ La santé morale, psychique :

-> La 2e catégorie de téchouva naturelle concerne l'état psychique et moral de l'homme.

Le rav Kook (Orot haTéchouva 1) écrit :
"Une étape plus intérieure de la téchouva naturelle s'applique à l'état psychologique et spirituel. C'est ce que l'on appelle communément les "troubles de la conscience".
L'homme est naturellement enclin à suivre la voie de la droiture. Lorsqu'il s'écarte du chemin et tombe dans la faute, si son sens spirituel n'a pas été totalement corrompu, ce sens moral provoquera un malaise dans son cœur, et il en souffrira.
Il s'empressera de revenir et de corriger ce qui a été perverti, au point qu'il aura l'impression que la transgression a été effacée".

-> Par nature, les gens sont généralement bons. Ils aiment aider les autres et faire de bonnes actions. Lorsqu'une personne fait de mauvaises choses, elle éprouve généralement des remords.
Le rav Kook dit que cette tendance de l'homme le pousse à devenir une meilleure personne. Lorsque les nombreuses et puissantes forces de la vie amènent une personne à s'écarter des sentiers de la droiture et de la bonté, cette personne voudra mettre fin à son comportement médiocre et revenir à un niveau plus élevé. La voix intérieure de sa conscience l'incite à vouloir corriger sa faute.
Selon le rav Kook, le deuxième élément de la téchouva naturelle est le fait d'être simplement un homme.
La téchouva naturelle est le fait d'être une bonne personne.
[rav David Samson ]

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+ La téchouva religieuse :

-> Après que la téchouva a élevé une personne en la mettant en harmonie avec les exigences intérieures de son corps et de son âme, la téchouva religieuse apparaît. C'est la téchouva que la plupart des gens identifient comme le repentir.
Dans ce cas, la personne décide non seulement d'être en bonne santé physique et morale, mais aussi de trouver grâce aux yeux d'Hachem.

-> "Après le stade naturel de la téchouva (physique, morale), vient la téchouva inspirée par la croyance religieuse. Cette phase de la téchouva découle de la religion et de la tradition, qui traitent abondamment de la téchouva. La Torah promet le pardon à ceux qui reviennent de leurs fautes.
Les fautes de l'individu et de la communauté sont effacées par la téchouva. Les prophètes vantent les vertus de la téchouva. En général, toute la valeur des admonitions de la Torah repose sur la téchouva inspirée par la croyance religieuse".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 1 ]

-> Il est important de souligner que le rav Kook considère que les différentes phases de la téchouva vont de pair. La téchouva religieuse ne doit pas se faire au détriment d'une bonne santé physique et psychologique.
Une personne ne doit pas être extérieurement religieuse mais moralement corrompue ou physiquement faible. Chaque étape doit être basée sur l'étape précédente.
Une personne doit d'abord être en bonne santé physique. Ensuite, elle doit avoir un état d'esprit sain. Elle doit se sentir motivée pour faire de bonnes choses et remédier à ses lacunes éthiques.

Une fois qu'on est en bonne santé et sur une voie morale positive, on peut s'engager dans la religiosité.
Ce faisant, on élève son code moral personnel à un niveau plus élevé et plus saint en adoptant un ensemble de règles éthiques prescrites non pas par les desseins de son cœur, mais par la parole de D. (Hachem) telle qu'elle est énoncée dans la Torah.
[rav David Samson ]

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-> Parfois, lorsqu'une personne tente de s'accrocher aux hauteurs de la spiritualité et au monde des pensées élevées, il y a un risque qu'elle devienne désorientée par rapport à sa nature physique, et que son corps soit influencé par des facteurs maléfiques.
Le rav Kook enseigne que pour s'engager dans les domaines supérieurs de la spiritualité, une personne doit d'abord se concentrer sur sa santé physique et sa pureté morale, en se débarrassant de l'orgueil, de la colère, de l'envie et d'autres choses semblables.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,2 ]

Nombreuses mitsvot pour prendre soin de soi

"Vous prendrez grand soin de vos âmes" (Vaét'hanan 4,15).

-> Les commentaires expliquent qu'il s'agit également d'une référence au fait de prendre soin de sa santé et de son bien-être.
Il s'agit par exemple de dormir suffisamment, de se brosser les dents, de prendre les médicaments nécessaires, d'éviter les lieux dangereux, de nouer ses lacets pour ne pas trébucher et se blesser, de conduire prudemment, de porter un casque à vélo, de s'habiller correctement en cas d'humidité ou de froid et d'appliquer de la crème solaire avant de passer un long moment au soleil.

Le 'Hafets 'Haïm, cite un midrach (Vayikra rabba 34,3), selon lequel le sage Hillel, avant de s'asseoir pour manger, disait qu'il était sur le point de faire du 'hessed à une âme pauvre et nécessiteuse. En effet, on a besoin de prendre soin de notre corps. Manger un bon repas copieux et nous redonner de l'énergie, c'est faire 'hessed à un juif : nous-même!

Lorsque nous nous faisons couper les cheveux, on peut avoir à l'esprit qu'on fait une mitsva d'Hachem en ne rasant pas les coins de notre tête et de notre barbe.
Se laver le visage le matin est une mitsva d'honorer Hachem.
La guémara raconte que Hillel a expliqué à ses élèves que prendre un bain/douche est une mitsva.
Il explique que les rois non juifs érigent souvent des statues d'eux-mêmes dans les lieux publics et paient des serviteurs pour les nettoyer et les polir. "Moi aussi, j'ai été créé comme un tsélem Elokim, à l'image d'Hachem, et il convient donc d'en faire autant."

Lorsque nous nettoyons la maison chaque semaine pour Shabbath, nous pouvons accomplir la mitsva d'honorer le Shabbath.
Pendant la journée du Shabbath, lorsque nous nous allongeons pour nous reposer l'après-midi ou que nous prenons un bon aliment en l'honneur du Shabbath, nous pouvons accomplir la mitsva de oneg Shabbath (rendre le Shabbath agréable).

Chaque fois que nous prions Hachem (y compris en disant des Téhilim pour les malades), c'est la mitsva de "servir Hachem de tout son cœur" (oul'ovdo bé'hol lévav'hem).
Chaque mot de Torah appris est une mitsva de véchinan'tem (tu l'étudieras).

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[L'un des concepts les plus remarquables du judaïsme est le fait que beaucoup de nos actions quotidiennes, même celles que nous devrions de toute façon faire sont en réalité des mitsvot, dont chacune apporte beaucoup de satisfaction à Hachem, ainsi qu'une récompense et un bonheur éternels. Nous devons juste idéalement avoir à l'esprit que nous le faisons pour faire la volonté d'Hachem (comme Il nous l'a demandé).
En ce sens, avec "Vous prendrez grand soin de vos âmes", on peut multiplier des actes qui sont des mitsvot.
(chacun se connaissant devra agir avoir honnêteté (pour trouver un équilibre dans ce qui lui est nécessaire actuellement), pour ne pas user de cette bonne excuse avec excès dans la matérialité.
Ainsi :
- d'un côté notre yétser ara peut sous couvert de piété nous conseiller de dénigré la matérialité et le fait de prendre soin de soi (ex: nourriture saine, sommeil, sport, ... - car alors on serait en meilleure forme pour servir Hachem) ;
- d'un autre côté, il peut nous pousser à trop écouter notre égo, nos besoins liés à la matérialité, ce qui nous empêche de pleinement exploiter nos potentialités spirituelles internes.
On devra faire sincèrement au mieux, en priant Hachem de nous aider.) ]

Avoir une alimentation saine

+ Avoir une alimentation saine :

-> Dans la paracha Ekev, il nous est rappelé qu'Hachem a nourri les juifs pendant les 40 années passées dans le désert, afin de nous enseigner que "ce n'est pas uniquement par le pain que vit l'homme, mais [c'est] par tout ce qui émane de la bouche d'Hachem que l'homme vit" (Ekev 8,3).

Dans le monde d'aujourd'hui, il y a une demande croissante d'aliments naturels et biologiques. La croyance veut que moins un aliment est transformé, plus il est bon et sain.
Rabbénou Bé'hayé sur le verset ci-dessus enseigne que plus un aliment est proche de la façon dont nous l'avons reçu d'Hachem, plus il est vivifiant et sain pour nous.
Inversement, plus l'homme participe à la production de l'aliment, moins il est source de vie et de santé.
Puisque Hachem est la source de toute vie, plus nous mangeons directement de Sa main, plus nous pouvons bénéficier de la vie et de la santé.

Manger = un moyen élevé de servir Hachem

+ Manger = un moyen élevé de servir Hachem :

-> Rabbi Na'houm de Tchernobyl (Méor Enayim - Emor) enseigne :
Si, au moment où il mange, un juif ne manque pas de regarder vers l'intériorité de l'acte, veillant à ce que toutes ses actions soient pour l'amour du Ciel en accomplissement du verset : "Dans toutes vos voies, connaissez-Le" (Michlé 3,6), atteignant le mystère de la connaissance qui est de savoir qu'il n'y a rien de séparé de Son service, et que au contraire, en mangeant de cette manière, il se rapproche de Hachem, alors ce repas est considéré comme si c'était un Korban (sacrifice) à Hachem, le rapprochement (mékarev) d'éléments saints d'en bas à leur Source d'en haut.
Cela renforce la connexion de sa portion intérieure de divinité, et Hachem en tire une grande joie".

-> Le Maggid de Kozhnitz (Avodat Israël - A'haré Mot) écrit :
"Toutes sortes d'aliments sont élevés lorsqu'ils sont consommés par un juif dévoué.
Lorsqu'un juif mange et sert Hachem avec la force dérivée de ce repas, les aliments s'élèvent du niveau de l'inanimé, de la vie végétale ou de l'animal au niveau de l'homme."

-> Paraphrasant un autre enseignement du Meor Enayim (paracha Mattot), rabbi Hillel Zeitlin (Mévo l'Hassidout ul'Darka chel 'Habad) explique :
"Chaque chose dans ce monde contient une étincelle sainte qui émane de la parole d'Hachem pour animer cette chose.
Lorsqu'une personne mange un aliment doux au palais, l'étincelle sainte reste en elle et s'unit à sa force vitale, lui apportant vitalité et éclat.
Lorsqu'une personne croit avec une foi parfaite que dans cette nourriture se trouve la subsistance spirituelle, la divinité d'Hachem, et qu'elle concentre son cœur sur cette perspective, se liant à la Source de tout, elle ramène cette étincelle sainte, qui était auparavant piégée dans les brisures de l'exil, à Hachem.
Hachem en tire un grand plaisir, car c'est le fondement de notre avoda, qui consiste à élever toutes les étincelles saintes qui sont tombées dans les domaines de l'impureté après l'éclatement, vers un lieu de sainteté."

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-> L'un des objectifs ultimes d'un mode de vie fondé sur la Torah est d'illuminer les éléments physiques de la vie avec la lumière spirituelle de l'âme.

Le Baal HaTanya (Likouté Amarim - Tanya - chap.37) souligne que Hachem a créé le monde parce qu'il désirait une "dira bata'htonim" (un lieu de résidence dans les royaumes inférieurs).
C'est là le fondement des mitsvot impliquant des matériaux et des objets physiques ; elles nous donnent l'occasion de sanctifier le monde physique au service de la Divinité.
[en ce sens, tous les actes de consommation, même les plus banals, peuvent devenir saints s'ils sont accomplis avec les bonnes intentions : donner à son corps la force de servir Hachem, avoir conscience que la nourriture qu'on mange contient une étincelle divine, et que c'est cette étincelle de spiritualité qui lui donne de la force et qui est ainsi élevée (par l'intention et la bénédiction qui va être récitée).]

-> Dans le même ordre d'idées, l'âme humaine, qui est une portion de D. en Haut (Tanya chap.2) , désire pénétrer les profondeurs des forces physiques du corps pour tenter de sanctifier et d'élever tous les domaines de l'expérience humaine. [rabbi Nah'man - Likouté Moharan 22:5]
L'acte physique qui unifie le plus le corps et l'âme, la masse physique et la force vitale spirituelle, est de manger.
L'acte physique qui unifie le plus le corps et l'âme, la masse physique et la force vitale spirituelle, est le fait de manger. Manger insuffle à une personne force et vitalité en renforçant la relation entre le corps et l'âme. [voir rabbi 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm 2:6]
Par conséquent, d'une manière très profonde, l'acte de consommation physique résume le but même de la création = attirer la lumière de la spiritualité dans l'obscurité des scories physiques. [voir rabbi Nathan - Likouté haLa'hot vol.2]

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-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan 25:3) va jusqu'à dire que l'avoda impliquée dans le manger et le boire d'une âme élevée amène davantage de lumière que la Torah et la prière d'une âme moins élevée.

Téchouva & prendre soin de soi

-> Bien qu'il s'agisse d'une avoda souvent négligée, le rav Avraham Kook souligne que le maintien de la santé physique est un élément majeur de l'avodat Hachem.
Il écrit (Orot haTéchouva chap.1 & 14:20) qu'un corps faible est souvent la cause de l'affaiblissement du désir sacré et que, dans le processus de téchouva, nous devons chercher à renforcer la force du corps afin de fortifier le courage de l'âme et de donner des ailes à ses aspirations.

Dans un autre endroit (Orot haTé'hiya 33), le rav Kook enseigne :
"La demande de physicalité est énorme. Nous avons besoin de corps en bonne santé. Mais nous nous sommes tellement concentrés sur notre âme que nous avons oublié la sainteté du corps. Nous avons négligé notre santé et notre force et avons oublié que nous possédons des corps saints tout autant que des âmes saintes."

-> Le rav Kook (Orot haTéchouva 14:2) écrit que lorsqu'un juif s'engage dans un voyage de téchouva sans avoir d'abord travaillé sur les questions liées au corps, telles que ses manières, ses comportements et ses habitudes, il peut parvenir à une compréhension et à une élévation spirituelles pour revenir ensuite à un corps brisé qui ne peut pas servir de récipient adéquat pour sa nouvelle illumination.
Cela peut provoquer une angoisse énorme et déclencher une bataille intérieure destructrice dans laquelle, quel que soit le vainqueur, la santé émotionnelle du juif sort toujours perdante.
C'est pourquoi il est de la plus haute importance de travailler d'abord sur le développement spirituel lié au corps (relations, habitudes, traits de comportement, ...), avant de passer à des niveaux plus élevés d'élévation spirituelle.

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[ issu du divré Torah : https://todahm.com/2022/03/17/la-sante ]