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Honorer ses parents

+ Honorer ses parents :

-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> Lorsqu’une personne honore ses parents, elle s’entraîne à être reconnaissante envers ceux qui lui ont fait du bien. Il n’y a pas de plus grande bonté que celle des parents, qui offrent à leur enfant le plus beau des cadeaux, à savoir la vie elle-même.
Grâce à notre gratitude envers nos parents, nous sommes inspirés à être reconnaissants envers Hachem, qui est la véritable source de toute vie, tant la vie éphémère de ce monde que la vie éternelle du monde à venir.
À cet égard, le séfer Ha'Hinoukh (mitva 33) écrit :
"La racine de cette mitsva est qu’il convient à une personne d’apprécier et d’agir avec bonté envers ceux qui lui ont fait du bien ... Elle doit reconnaître que ce sont ses parents qui l’ont mise au monde. Il est donc de son devoir de leur accorder tout l’honneur et tous les bienfaits qui sont en son pouvoir.
Lorsqu’il aura ancré cette qualité (de gratitude) dans son esprit, il en viendra à reconnaître le bien qu'Hachem a fait pour lui. Hachem lui a accordé l’existence, ainsi qu’à ses ancêtres jusqu’à Adam. Hachem l’a mis au monde et a pourvu à tous ses besoins.
Hachem a façonné sa forme et tous ses membres, et lui a donné un esprit doué de connaissance et de réflexion. Qu’il organise donc ses pensées pour prendre conscience de la prudence dont il doit faire preuve au service de Hachem."

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création".
Le verset ne détaille pas les types d’honneur qui leur sont dus, mais nous laisse le comprendre par comparaison avec l’honneur dû à Hachem. Tout comme il nous est prescrit de reconnaître qu'Hachem existe et qu’Il est notre D., il nous est prescrit de reconnaître que nos parents nous ont donné la vie.
Tout comme il nous est interdit de renier Hachem, il nous est interdit de renier nos parents. Un fils ne doit pas renier son vrai père en appelant quelqu’un d’autre son père. Il ne doit pas jurer faussement au nom de son père ou sur la vie de son père. Il ne doit pas servir son père uniquement pour hériter de son argent ou pour son propre honneur."

-> Rabbénou Bé'hayé ajoute ensuite une explication sur la raison pour laquelle la Torah offre explicitement une longue vie comme récompense pour l’honneur rendu aux parents. Parfois, les parents vivent jusqu’à un âge très avancé, et leurs enfants doivent prendre soin d’eux pendant de nombreuses années de maladie. De peur qu’un enfant ne rechigne à porter ce fardeau, la Torah l’avertit que sa propre longévité dépend de la leur. Selon les années pendant lesquelles il prendra soin d’eux, sa propre vie sera prolongée.
Le Maharal (Tiféret Iraël - chap.41) explique cela à un niveau plus profond : en honorant ses parents, qui sont la cause de son existence, il se voit accorder la pérennité de son existence.

-> Une partie de la mitsva d’honorer ses parents consiste à les aimer du plus profond de son cœur et à les considérer comme importants. Il ne suffit pas qu’une personne accomplisse les gestes superficiels de l’honneur. Elle doit ressentir cet honneur dans son cœur.
Le Or'hot Tsadikim (chaar haAhava) ajoute qu’on doit les aimer en reconnaissance de nous avoir élevés et de nous avoir enseigné à marcher dans les voies d'Hachem.

-> Le séfer 'Haredim (mitsva assé 1) écrit qu’aimer ses parents fait partie intégrante de l’honneur qu’on leur rend. Un enfant doit prendre soin de ses parents avec amour, de la même manière qu’ils ont pris soin de lui quand il était jeune. C’est ainsi que nous remboursons la dette de gratitude que nous leur devons.

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