-> "En fonction de l'effort sera la récompense" (léfoum tsaara agra - Pirké Avot 5,23]
-> "La récompense [pour une mitsvot] est proportionnelle au degré de difficulté (de l'effort investi)" (léfoum tsara agra - Pirké Avot 5,22)
-> Si tu as étudié la Torah pendant une période agréable, ne t'en détourne pas pendant une période de difficulté. Car il vaut mieux pour une personne avoir une chose dans la souffrance que cent fois [pendant une période] agréable (où notre avodat Hachem se fait avec facilité, inspiration).
[Avot déRabbi Nathan 3,5 ]
Le rav Israël Lubchansky, machguia'h de Baranovitch, cite le 'Hafets 'Haïm qui affirme que cela a déjà été dit à l'époque de nos Sages, et à plus forte raison de nos jours, où il faut déployer beaucoup plus d'efforts pour surmonter les défis de la vie. Il vaut mieux une fois avec douleur que mille fois sans douleur.
-> Il est dit au nom du Baal Shem Tov que celui qui se force [à accomplir les mitsvot] sans avoir aucune inspiration est plus grand.
[Mahari"d miBelz - parachat Béhaaloté'ha]
-> La qualité d'une bonne action accomplie est calculée en fonction de la souffrance qu'il a fallu endurer pour la réaliser. De même, la qualité d'une mauvaise action est calculée en fonction de la douleur qu'il a fallu endurer pour s'abstenir de la commettre. Plus la douleur est grande, moins l'action est mauvaise.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël 31]
-> Il y avait une veuve dans le quartier de laquelle se trouvait une synagogue.
Chaque jour, elle allait prier dans le beit hamidrach de Rabbi Yo'hanan.
Il lui dit : "Ma fille, n'y a-t-il pas une synagogue dans ton quartier?"
Elle lui répondit : "Mon maître, n'est-ce pas chaque pas que je fais qui me vaut une récompense?" (guémara Sotah 22a).
De cette veuve, Rabbi Yo'hanan apprit qu'il valait mieux marcher jusqu'à une synagogue éloignée plutôt que jusqu'à une synagogue proche, afin d'obtenir une récompense pour chaque pas supplémentaire.
Cette idée s'applique non seulement aux pas physiques, mais aussi aux "pas spirituels". Tout comme quelqu'un peut se trouver loin de la synagogue, il peut aussi parfois se sentir loin d'Hachem. Il devient alors difficile d'ouvrir la bouche pour prier, et il reçoit une récompense pour avoir fait les pas spirituels difficiles vers Lui.
Même si, à première vue, il semblerait préférable de mener une vie où "la synagogue semble proche", nous voyons dans cette guémara la récompense pour les pas effectués, et que notre récompense est multipliée les jours où "la synagogue semble éloignée".
[Maor Enayim - Kountres Yisma'h Lev ]
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-> Il est possible que même une personne remplie de défauts puisse avoir des actions désirables aux yeux d'Hachem si elle surmonte ne serait-ce qu'un peu son yétser ara ...
Surmonter sa nature peut être plus désirable aux yeux d'Hachem que d'être une personne créée à un niveau déjà élevé.
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - Shavouot 26 ]
-> Celui qui désire fauter est plus important et plus complet que celui qui ne désire pas fauter et qui ne souffre pas de s'en abstenir ...
La récompense de celui qui contrôle sa nature augmente en fonction de la souffrance qu'il endure pour dompter sa nature.
[Rambam - Shemona Prakim - chap.6 ]
-> Si les obstacles sont importants et empêchent une personne d'accomplir son avodat Hachem, les éliminer mérite une récompense proportionnellement importante ...
Comme une personne qui piétine dans la boue dont il est difficile de sortir. Comme le disent nos Sages (Sanhédrin 96a) à propos de nos saints Patriarches [qu'ils] "couraient devant Hachem comme des chevaux dans les marécages". De même, chaque personne a de grands marécages.
Quelle grande récompense pour le soldat qui les surmonte!
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat Torah - parachat Mikets - p.253 ]
-> Si l'on soutient dans le beit din d'en-Haut (chel maala) que la personne qui se tient devant eux [les juges célestes] a surmonté sa nature pour fermer les yeux afin de ne pas voir quelque chose de mauvais, ou qu'elle a fermé la bouche pendant une dispute, ou qu'elle s'est efforcée d'accomplir les mitsvot et d'étudier la Torah malgré les obstacles difficiles qui se dressaient sur son chemin, alors cela causera une grande joie au ciel.
Car la qualité de surmonter les défis ne se trouve pas au ciel, puisque les anges n'ont pas à surmonter ou à résister à des défis ... Par conséquent, la persévérance de l'homme l'élève au-dessus du niveau des anges.
[rav Shlomke de Zhvil - séfer Hamala'h ]
-> La guémara (Shabbat 88b) raconte que lorsque Hachem a voulu donner la Torah au peuple juif, les anges ont demandé que la Torah soit donnée aux anges dans le Ciel à la place. Moché répondit qu'ils ne pouvaient pas recevoir la Torah car ils n'étaient pas descendus en Egypte.
Le rav Itzele de Volozhin (cité dans Pé Kadoch) explique que Moché soulignait l'incapacité des anges à descendre en Egypte et à résister aux épreuves auxquelles le peuple juif avait dû faire face.
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-> [La guémara (Taanit 25b) relate un incident avec] Rabbi Eliezer qui descendit devant l'arche pour diriger la prière et ne reçut pas de réponse. Rabbi Akiva descendit après lui et reçut immédiatement une réponse.
Une bat kol est apparue et a dit : "Ce n'est pas parce que celui-ci [Rabbi Akiva] est plus grand que celui-là [Rabbi Eliezer], mais plutôt parce que celui-ci a maîtrisé ses midot et que celui-là n'a pas maîtrisé ses midot."
La question est posée [dans le séfer Beit Elokim] : si Rabbi Akiva a réprimé ses midot, cela ne le rend-il pas plus grand? Au contraire, Rabbi Eliezer accomplissait chaque mitsva de la même manière que Rabbi Akiva.
La seule différence était que, par nature, Rabbi Eliezer était plus disposé à accomplir diverses mitsvot, et il le faisait conformément à sa nature. Mais la nature de Rabbi Akiva n'était pas d'accomplir des mitsvot. Il a surmonté son yétser ara et a accompli les mitsvot, même s'il était difficile d'aller à l'encontre de sa nature.
C'est pour cette raison qu'il est considéré comme celui qui a triomphé de ses midot.
[ 'Hochmat Manoa'h ]