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Explorateurs & Notre amour d’Israël amène la guéoula

+ Explorateurs & Notre amour d'Israël amène la guéoula :

1°/ Selon le rav Avraham Its'hak haCohen Kook :

-> La faute des explorateurs (méraglim) qui ont calomnié la terre d’Israël est une tache sur l’âme juive dont le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) estime que toutes les générations doivent s’efforcer de réparer.
Même celui qui n’a pas encore émigré en Israël peut réparer la faute des explorateurs en aspirant et en priant pour pouvoir s’installer en Israël, et en élevant ses enfants dans le désir de faire leur alya. ​

-> Il écrit (dans Eretz 'Heifetz - 48) :
"Nous vivons l’exil et la médiocrité parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël. Nous n’avons pas réparé la faute des explorateurs bibliques qui ont calomnié le pays.
Nous devons donc faire le contraire de ce qu’ils ont fait : nous devons raconter et proclamer au monde entier la gloire et la beauté de cette terre, sa sainteté et son honneur.
Alors, après toutes ces louanges, espérons avoir exprimé au moins un dix millième (1/10 000e) de la beauté de cette terre si sublime (physiquement, mais surtout spirituellement) : la beauté de la lumière de sa Torah, la nature exaltée de la lumière de sa sagesse, et l’esprit saint qui bouillonne en son sein."

-> De même (dans Eretz 'Heifetz - 38) :
"L’exil et la dégradation s’abattent sur le monde parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël.
Nous ne réparons pas la fauteexplorateurs qui ont calomnié la Terre.
Mesure pour mesure, nous devons raconter et proclamer, à travers le monde entier, sa splendeur et sa magnificence, sa sainteté et sa gloire."

-> Le rav Kook enseigne (dans Moadé Harayah - 419-420) :
"Nous avons le devoir impérieux de réveiller l’amour ancestral de Sion : un amour qui est éternel et qui brûle d’une flamme de feu sacré dans le cœur du peuple juif, où qu’il se trouve.

Nous devons lutter de toutes nos forces contre toute haine envers notre Terre Sainte, qui a commencé à affecter certains d’entre nous.
Avec un bras puissant de l’esprit et avec la sainteté éternelle de la Terre bien-aimée, nous devons détruire la contamination (souillure spirituelle) des explorateurs, une souillure qui a commencé à se propager au moment même où la rédemption (guéoula) était possible.

"La parole de notre D. subsistera à jamais". La sainteté de la terre et sa beauté n’ont jamais changé et ne changeront jamais. Toutes les circonstances amères, physiques et spirituelles, qui ont affecté la Terre Sainte ne la vaincront pas.
Tout comme aucune destruction physique ne peut détruire notre amour pour la terre bien-aimée, aucune désolation spirituelle ne peut réduire notre amour saint et profond pour cette Terre de vie.

Le lien profond entre l’âme du juif et Sion, avec tout ce qui s’y passe, reste ferme pour toujours. Et la lumière de cet amour s’intensifiera sept fois plus. Elle enflammera chaque cœur et exaltera chaque esprit, sanctifiant et encourageant chacun."

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/06/09/faire-son-aliya-reparer-la-faute-des-explorateurs

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=> Les réflexions du rav Kook sur la faute des explorateurs et l’importance de parler positivement d’Israël restent un message puissant pour les Juifs d’aujourd’hui, qu’ils vivent en Israël ou dans la diaspora.
[à la différence de la faute du Veau d'or, celle des explorateurs était si grave que les juifs sont restés 40 ans dans le désert avant de rentrer en Israël, et tous les hommes juifs ayant plus de 20 ans y sont morts dans le désert.
Selon nos Sages de même que nous avons pleuré suite aux rapports négatifs des explorateurs sur Israël, alors de même nous pleurons chaque année pour la non reconstruction du Temple.
Plus nous aimons et partageons notre amour pour la terre d'Israël, plus nous réparons cette faute, et plus nous pouvons prétendre à ne plus avoir besoin de pleurer sur une absence du Temple, et donc par cela on provoque la guéoula! ]

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2°/ Selon le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal :

-> Il est né en Hongrie en 1885 dans une famille de rabbanim et de dirigeants juifs renommés.
Il a suivi leurs traces, devenant rabbin et Av Beit Din de Pishtian, en Tchécoslovaquie, en 1921. Il a occupé ce poste pendant 20 ans.
Le point de vue de rabbi Teichtal sur l’aliyah était à l’origine similaire à celui de la plupart des juifs hongrois de l’époque : il décourageait tout mouvement massif d’immigration juive vers Israël et attendait qu'Hachem ramène le peuple juif dans sa patrie.
Cependant, l’expérience de l’Holocauste a radicalement changé la perspective de rabbi Teichtal. Il a consigné dans son livre Eim Habanim Sémékha les arguments en faveur de sa nouvelle conviction quant à la reconstruction de la terre d’Israël, à savoir que nous devons œuvrer activement pour hâter la guéoula en faisant notre aliyah.

Il a écrit ce livre, publié pour la première fois en 1943, alors qu’il fuyait et se cachait des nazis. Il y a également inclus une critique des rabbanim religieux pour ne pas avoir encouragé l’aliyah ; la nécessité de rectifier la faute des explorateurs par l’aliyah ; la nature particulière de la terre d’Israël et son lien unique avec le peuple juif ; et comment l’exil a conduit le peuple juif à perdre de vue l’importance de vivre en Terre d’Israël.
[b'h, ci-dessous nous allons uniquement des passages (issus du Eim Habanim Sémékha) d'abord montrant que notre amour d'Israël amène la guéoula (en liant avec les enseignements du rav Kook), et ensuite l'impact de la faute des explorateurs. ]

-> "Nous ne devons pas tarder. Nous devons rejoindre ceux qui ont entrepris la tâche sacrée de construire le pays. Ce n’est que là, en terre d’Israël, que nous pourrons devenir une seule nation.
Les juifs qui aspirent sincèrement à servir le Créateur doivent monter en grand nombre pour s’installer sur cette terre et la bâtir.
Ainsi, le peuple, la terre et la Torah ne feront plus qu’un, et la guéoula aura lieu."

-> "La Tossefta (Avoda Zara 5:4) commente le verset : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre de tout Mon cœur et de toute Mon âme" (Yirmiyahou 32,41) : "S’ils ne sont pas sur la Terre (d'Israël), ils ne sont pas véritablement implantés devant Moi, ni de tout mon cœur ni de toute mon âme".
Il est frappant qu'Hachem dise que lorsque le peuple d’Israël n’est pas en terre d’Israël, il ne s’attache pas à Son cœur et à Son âme ... lorsque nous nous efforcerons de retourner en terre d’Israël, nous nous accrocherons immédiatement à tout Son cœur et à toute Son âme.
Le point essentiel est qu'Hachem attend que nous prenions l’initiative, que nous désirions et aspirions au retour en terre d'Israël.
Il ne veut pas que nous attendions qu’Il nous y amène. Il nous a donc dit : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre". C’est-à-dire que lorsque nous, de notre propre gré, sincèrement et de toutes nos forces, désirons et nous efforçons [de retourner dans la terre d'Israël], alors Hachem mènera notre œuvre à bonne fin."

-> "La guéoula dépend uniquement de notre amour pour la Terre Sainte. Plus nous la chérissons, plus la rédemption se rapproche. Le Gaon de Vilna (dans Even Shéléma 11,9) écrit que la guéoula future dépend du mérite des Patriarches, et non de la repentance (téchouva).
C’est pourquoi nous disons trois fois par jour : "Qui se souvient des bienfaits des Patriarches et qui envoie un rédempteur aux enfants de leurs enfants". Ainsi, la guéoula dépend du mérite des Patriarches, qui dépend à son tour de l’amour que nous portons à la Terre (d'Israël). "

-> "Nous vivons à la fin de l’exil. Il ne suffit pas de simplement désirer retourner sur la terre de nos ancêtres, tout en attendant un réveil de la part d'Hachem. Nous devons prendre la résolution de retourner sur notre Terre (d'Israël) et commencer réellement à y retourner, tout comme l’a fait Yaakov Avinou.
Alors, nous recevrons l’aide divine, et la Terre (d'Israël) viendra à notre rencontre ...
Si toutefois nous n’agissons pas en la matière, mais attendons des miracles et des prodiges, alors nos espoirs seront vains. Hachem attend que nous initions le processus (de retour en Israël, ou à défaut de le désirer ardemment), tout comme Il a attendu Yaakov Avinou, de mémoire bénie."

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+ Le rav Teichtal critique les rabbins religieux de la Diaspora pour ne pas encourager l’aliyah.

-> "Les juifs orthodoxes ont fait du silence leur vertu et se sont accrochés au principe selon lequel "il vaut mieux rester assis (ici en diaspora) et ne rien faire (ne pas aller en terre d'Israël)", comme cela a toujours été leur politique.
Les extrémistes non religieux ont été influencés par la nouvelle ère qui a apporté la liberté au monde. Ils ont dit : "C’est ici que j’habiterai, car je l’ai désiré". Ils s’attendaient à trouver la tranquillité ici, dans les terres de l’exil, voyant qu’ils avaient obtenu les mêmes droits que tous les autres citoyens.

Pendant ce temps, ils ont laissé notre mère sacrée [la terre d’Israël] se vautrer dans la boue et rester en ruines. Ils ont laissé ses yeux devenir une fontaine de larmes, pour pleurer et se lamenter sur nous parce que nous restons en exil et n’envisageons pas de retourner dans son giron et de rétablir son foyer.
[...]
La terre d’Israël, notre mère (patrie), n’est-elle pas déshonorée et outragée par cela? Ses fils l’outragent cruellement en s’opposant à quiconque souhaite élever la voix et inspirer les masses pour la fortifier et la relever de la poussière, comme Hachem, nous l’a ordonné.
Les pseudo-saints d’aujourd’hui la diffament et la dégradent à tel point qu’il est interdit de parler en public pour le bien de l'importance d'habiter en terre d'Israël.
Et si, par hasard, quelqu’un énonce courageusement et sans crainte la vérité telle qu’elle est, ils disent qu’il est interdit d’écouter son sermon.
De mes propres oreilles, j’ai entendu non pas une, mais de nombreuses personnes dire que des milliers et des dizaines de milliers de juifs ont été punis parce qu’ils se sont engagés dans le fait de résider et de reconstrir la terre d'Israël.
N’est-ce pas là un blasphème, une insulte à notre sainte Torah? Cela ne cause-t-il pas chagrin et douleur à la sainte Présence divine, qui est la Royauté, et à la Terre d’Israël, la mère d’Israël, qui est aussi la Royauté?
Malheur aux oreilles qui ont entendu cela. C’est manifestement une faute grave que de prononcer de telles choses.

Toute personne intelligente dotée d’un cerveau se rendra compte que c’est exactement ce qui s’est passé avec Yéhochoua et Calev (avec les explorateurs dans le désert). Ils n’ont pas eu peur de proclamer la vérité en public, s’opposant à toute la communauté (du peuple juif), y compris aux princes (nési'im) qui se "sanctifiaient" en perturbant et en empêchant les Bné Israël d’entrer en terre d’Israël. "

-> "Cela explique les paroles de notre maître, le Ohr Ha'Haïm hakadoch. Il écrit (Béhar 25,25) que les dirigeants d’Israël à travers les générations seront tenus pour responsables du fait que nous sommes toujours en exil, car ils auraient dû inspirer les enfants d’Israël à aimer la terre d’Israël.

Le brillant prince de la Torah de Dvinsk abonde dans ce sens dans son fascicule (intitulé Yéchivat Eretz Israël - 85a) : "Les gaonim qui siègent dans les tentes de la Torah et de la sagesse et sur les sièges du rabbinat (que D. leur accorde une longue vie) ont pour obligation première de faire connaître cette mitsva bien-aimée, noble et profonde, qui touche à l’existence et au caractère mêmes de notre nation. Car la longue durée de l’exil a fait que beaucoup de gens ont pratiquement oublié cette mitsva (d'habiter en terre d'Israël). Il y en a même qui sont assez obstinés pour s’y opposer publiquement. Cette erreur ne peut être facilement éradiquée à moins que nos brillants rabbins, qui siègent en jugement, ne se mobilisent pour réformer ces personnes obstinées."

Ces fanatiques ont répandu la haine et l’animosité dans tout le monde orthodoxe contre le groupe qui s’était consacré à redonner à notre terre d'Israël sa gloire d’antan.
En conséquence, ils ont également fait en sorte que cette Terre tant convoitée soit méprisée. Ils se sont laissés piéger par la faute des explorateurs, à propos desquels il est dit : "Ils murmuraient dans leurs tentes ... Ils méprisaient la Terre tant convoitée" (Téhilim 106,24-25).
Quel fut le résultat de l’action des explorateurs? Ils ont causé un chagrin éternel.
Les "explorateurs" d’aujourd’hui, eux aussi, ont ajouté la douleur à la douleur, nous conduisant à notre situation actuelle où nous voyons horreur après horreur et pleurs après pleurs dans la Maison d’Israël.
Tout cela s’est produit parce que nous avons méprisé la terre désirable. "

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+ Le faute des explorateurs est une faute que nous devons rectifier par l'aliyah :

-> "Le Tana déBé Eliyahou (1:2) nous dit de ne pas […] suivre les voies des explorateurs qui ont méprisé le terre d'Israël.
Ils ont dit que la Torah précédait la terre d’Israël, c’est pourquoi ils ne voulaient pas entrer dans le pays. Ils préféraient rester dans le désert et étudier la Torah avec Moché Rabénou, car la Torah n’était donnée qu’à ceux qui mangeaient la manne.
Ainsi, Eliyahou nous dit que "la voie de la Terre" = c’est-à-dire la voie qui mène à la terre d’Israël, précède la Torah.
Par conséquent, le midrach (Sifré - Réé 28, Dévarim 12,29) déclare : "Habiter en terre d’Israël l’emporte sur toute la Torah".

Le rabbi Akiva Yossef Schlesinger (1838-1922) écrit également que la raison pour laquelle les explorateurs ont échoué et n’ont pas voulu entrer en terre d’Israël est qu’ils craignaient le fait que les fautes commises là-bas, sont plus graves que celles commises en dehors de la Terre. [Tossafot Ben Yé'hiel - Eliyahou raba 1,1]
C’était une faute de leur part, car ils étaient comme les nations païennes qui refusent d’accepter le joug de la Torah pour la même raison. Le peuple juif, en revanche, a dit : "Nous ferons et nous comprendrons" (naassé vénichma - Michpatim 24,7), car il avait une grande confiance en Hachem ; et Hachem aide ceux qui viennent pour se purifier (Shabbath 104a)."
[ Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays" (midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7) - cela témoigne de l'importance aux yeux d'Hachem de notre présence en Israël, même par rapport aux mitsvot. ]

-> "Tout comme à l’époque des explorateurs, tous les Bné Israël s’étaient unis pour le mal, pour s’opposer à la terre d’Israël ; aujourd’hui aussi, nous devons unir tous les juifs pour le bien, pour soutenir la terre d’Israël.
Ainsi, nous rembourserons notre dette, nous déchirerons notre registre de responsabilités, et nous ferons briller sur nous la gloire d'Hachem avec la guéoula complète, rapidement, de nos jours."

-> "Sachez que tous ceux qui s’opposent à (la nécessité de faire son) aliyah, de construire et d'habiter la terre d'Israël appartiennent au camp des explorateurs.
Mais tous ceux qui choisissent l’aliyah appartiennent au camp de Yéhochoua et de Calev."

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+ L'exil conduit le peuple juif à perdre de vue l'importance de vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah hakadoch et le 'Hatam Sofer ont déploré le fait que certains juifs sont complètement absorbés par leur terre en diaspora ... Ils ne se soucient et ne souhaitent qu'y gagner honorablement leur vie et construire une grande maison avec une cour en pierres taillées (de même avec un très bel appartement, au-delà du nécessaire). Ils la construisent pour qu’elle dure de nombreuses années, afin de pouvoir la léguer à leurs enfants et petits-enfants, qui naîtront sur une terre étrangère, car ils espèrent avoir une nombreuse descendance et vivre longtemps en exil.
C’est ainsi que nous avons perdu des centaines et des milliers d’années en exil et donné toute notre force et notre richesse à notre belle-mère (la terre en dehors d'Israël) ...
Au contraire, nous devons nous lever et monter vers notre véritable mère (terre d'Israël) et lui consacrer toutes nos forces, dès maintenant et pour toujours, afin de construire ses murs et de réparer ses ruines."

-> "Par conséquent, ceux qui ont un parti pris sur ce sujet (d'habiter en Israël) ne verront pas la vérité et ne se laisseront pas convaincre par nos paroles. Toutes les preuves du monde ne les toucheront pas, car ils sont frappés d’aveuglement, et leurs préjugés intérieurs les poussent à nier même des choses qui sont claires comme le jour.
Qui parmi nous est plus grand que les explorateurs? La Torah atteste qu’ils étaient des hommes intègres (les meilleurs chefs spirituels du peuple). Néanmoins, influencés par leur soif de pouvoir, ils ont rejeté la terre promise et ont égaré les autres, provoquant ainsi cet exil amer (comme l’expliquent nos Sages).
Yéhochoua et Calev se mirent à discuter avec eux et tentèrent de prouver l’authenticité de Moché et de sa Torah. Ils proclamèrent : "Montons sans tarder" (Lé'h Lé'ha 13,30). Ils avancèrent même de longs arguments et des preuves pour montrer que les Bné Israël réussiraient [à entrer dans la Terre], comme le dit Rachi. Néanmoins, ils ne parvinrent pas à les convaincre [les explorateurs], car ceux-ci étaient aveuglés par des motivations cachées. (les explorateurs pensaient bien faire, être dans le émet!)

Il en va de même à notre époque, même parmi les rabbins. Celui-ci occupe un poste rabbinique prestigieux ; celui-là est un admour renommé ; et celui-ci possède une entreprise ou une usine rentable, ou un emploi prestigieux qui lui procure une grande satisfaction.
Ils craignent que leur statut ne décline s’ils se rendent en terre d’Israël.
Les personnes de ce genre sont influencées par leurs motivations égoïstes profondément enracinées à tel point qu’elles ne se rendent pas compte elles-mêmes que leurs préjugés parlent en leur faveur.

Le Zohar (III,158a) et le Chlah hakadoch expliquent que les explorateurs craignaient de perdre leurs positions de dirgieants (spirituels) en entrant en Israël.
Rachi (commentaire sur Kidouchin 69b), indique que les juifs qui vivaient confortablement en exil ne sont pas montés avec Ezra en terre d’Israël.
Seules les âmes pauvres et abattues (découragées) sont montées avec lui.
De plus, le Séder HaDorot cite notre maître, le S’ma, qui a lu ce qui suit dans Maassé Nissim (du Rokéa'h - rabbi Eliézer de Worms) :
Ezra envoya des lettres à toutes les communautés de la diaspora pour les exhorter à monter avec lui en terre d’Israël. L’une de ces lettres parvint à la ville de Worms, en Allemagne. Les juifs qui y résidaient répondirent : "Tu peux habiter dans la grande Jérusalem, nous habiterons ici dans la petite Jérusalem".
Ils dirent cela parce qu’ils étaient très importants aux yeux des ministres et des non juifs. Ils étaient extrêmement riches et vivaient paisiblement en exil ...
Ils (ces juifs de Worms) s’étaient installés là-bas au moment de la destruction du premier Temple, mais quand Ezra leur demanda de revenir à la fin des 70 ans, ils refusèrent ...

Il en a toujours été ainsi ; quand les juifs vivent confortablement en exil, ils ne veulent pas entendre parler d'aliyah vers la Terre d’Israël. '
[si Hachem décide que c'est le moment de revenir en Israël (pour permettre au processus de guéoula de se finaliser), alors soit on y va de nous-même (faisant un kidouch Hachem qu'on quitte un confortable exil par vrai amour de la mitsva de résider en Israël, où le divin est beaucoup plus présent), soit Hachem doit nous y pousser par des coup de bâton, des malheurs, que D. préserve. ]

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3°/ Selon le Gaon de Vilna :

-> La faute des explorateurs (méraglim) ... plane sur la nation d’Israël à chaque génération ...
beaucoup de ceux qui se sont rendus coupables de cette grande faute consistant à "mépriser la terre [d'Israël] tant chérie", ainsi que de nombreux gardiens de la Torah, ne sauront ni ne comprendront qu’ils sont pris au piège de la faute des explorateurs, qu’ils ont été entraînés dans la faute des explorateurs par de nombreuses idées fausses et des affirmations creuses.
Et ils dissimulent leurs idées derrière l’erreur déjà démontrée selon laquelle la mitsva de résider en Israël ne s’applique plus de nos jours, une opinion qui a déjà été réfutée par les géants du monde, les Richonim et les Achronim, qui ont établi que "qu'habiter en terre d’Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah".
[le Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Hillel de Shklov (qui était un disciple et un petit-neveu du Gaon de Vilna) - dans son Kol Hator - chap.5]

=> Le Gaon de Vilna critique vivement les chefs spirituels (les gardiens de la Torah) qui n’encouragent pas l’aliyah, ainsi que ceux qui n’apprécient pas et ne reconnaissent pas le cadeau de la terre d’Israël qu'Hachem avait fait au peuple juif (dont on bénéficie en y résidant, ou à défaut en aspirer sincèrement y vivre).

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