-> Rabbi Na'hman explique que notre choix d'accepter ou de réfuter la Volonté divine est lié au concept de "ana èmlo'h" (Je règnerai, [c'est moi qui gouverne]).
Si j'accepte toujours la volonté divine, alors tout ce qui arrive, positif ou négatif, est conforme à ma volonté. En recherchant la Divinité dans tout ce qui arrive, je crois que tout ce qui se passe est conforme à la volonté divine et par conséquent "kesséder" (selon le séder, l'ordre précis prévu par Hachem pour mon bien ultime).
C'est Hachem qui dirige! Dans le cas inverse, certaines choses se passeront toujours contre ma volonté "chèlo kesséder" et j'essaierai de les changer.
[Likouté Moharan II, 82 ]
=> Ceux qui n'acceptent pas la volonté divine (c'est pas comme JE veux!), mais cherchent à changer les choses, incarnent la suffisance et la vanité, qui constituent un obstacle à la paix.
Hachem se sépare de la personne hautaine (orgueilleuse). "Lui et Moi ne pouvons pas demeurer dans le même monde", dit-Il d'elle (Sotah 5a).
En d'autres termes, Hachem l'abandonne à ses propres machinations et le laisse seul résoudre ses problèmes. Qu'est-ce qui arrive alors? C'est bien simple : son orgueil le mène à la frustration, sa frustration à la colère, et sa colère détruit sa paix intérieure.
La frustration le saisit aussitôt. Il se demande pourquoi il ne peut réussir, pourquoi tout ne va pas pour le mieux. Cette frustration lui fait inévitablement perdre patience; se rendant compte de son incapacité, il se met en colère. Un tel homme peut-il connaître la paix? Peut-il jamais être en paix avec lui-même?
Tout cela nous donne une idée de la gravité de la vanité, et de son partenaire le courroux, qui constituent de grands obstacles à la paix.
Si l'on croit sincèrement que tout vient d'Hachem, on ne sera bouleversé par rien au monde, on acceptera volontiers toute situation, tout changement dans la routine quotidienne ou dans les plans à long terme, et on sera capable d'en tirer le meilleur parti. On s'efforcera au moins de contrôler ses émotions, de ne jamais se sentir frustré, ni de s'en prendre à son semblable.
Ce n'est pas du tout ainsi qu'agit le vaniteux (orgueilleux). Croyant tout contrôler, il se laisse bouleverser par un changement qui n'est pas conforme à sa volonté. Il s'emporte. Se rendant compte que ce n'est pas lui réellement qui mène le cours de sa vie, il rejette sa frustration sur les autres et les fait souffrir.
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-> "Il existe deux types de paix : la paix intérieure et la paix universelle, celle qui règne quand l'univers est illuminé de la gloire d'Hachem".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 14,2:8 ]
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-> La paix intérieure est celle que l'on ressent dans son essence.
C'est la paix entre le désir de l'âme de servir Hachem et celui du corps de se servir lui-même. Si le corps dirige et règne sur l'âme, il ne peut y avoir de paix, car le corps ne cesse de vouloir, de désirer ; que ce soit l'argent, l'immoralité, la nourriture, les honneurs, ...
L'âme, d'autre part, est spirituelle; elle ne désire que ce qui est spirituel. L'individu plongé dans les désirs terrestres (matériels) n'est pas en paix et ne pourra jamais la connaître. Il ne cherche qu'à satisfaire ce qui ne peut jamais être satisfait.
C'est l'âme qui doit régner sur le corps pour que règne la paix (Likouté Moharan I 14,9).
-> La paix intérieure est une sensation paisible de confiance en soi-même: nulle inquiétude, nul souci injustifié, mais une assurance personnelle et une prédisposition à affronter toutes sortes d'obstacles.
Cet état provient de la paix qui règne entre le corps et l'esprit. Le corps se trouve en harmonie avec l'âme et lui obéit (Parpéraot La'hokhma - Likouté Moharan I, 14).
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-> "Comment peut-on être en paix dans le bonheur comme dans l'adversité, dans tout ce qui nous arrive? Par la Torah, qui est appelée : Shalom" (Likouté Moharan I, 33:1).
La Torah est appelée paix, car elle apporte la paix. La meilleure solution pour l'individu qui ne connaît pas la paix intérieure, celui dont les pensées et les décisions sont incertaines et partagées, dont l'esprit est en conflit, est d'étudier la Torah, et plus particulièrement les Codes de la Loi juive.