Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Voir les points positifs en soi-même – Se juger positivement

"Chaque juif est [constamment] pour Hachem une source de grande fierté"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 17:1 ]

<--->

-> Il souligne cette vérité, car il arrive souvent à une personne de douter de sa valeur : "Maintenant que j'ai transgressé la loi divine, se dit-elle, en quoi Hachem peut-Il être fier de moi?"
Elle commence alors à se relâcher dans l'accomplissement des mitsvot et même dans son désir de servir Hachem.
"Non!" lui dit Rabbi Na'hman, "cela ne diminue en rien ta valeur aux yeux du Créateur. Hachem apprécie chaque juif, même celui qui est tombé". [Son amour est immuable]
On doit par conséquent rechercher les éléments positifs qui se trouvent nécessairement en soi. Quand on aura trouvé cet immense bien, on pourra se rapprocher d'Hachem (cf. Béibé Hana'hal I,17).

<--->

-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).

-> La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II,17 ]

<--->

+ Azamra = se focaliser sur les bons points qui sont forcément en nous :

-> On peut avoir le raisonnement suivant : D'accord, je jugerai favorablement mon prochain. Il peut être valable. En vérité, j'ignore les motifs qui le poussent à agir de la sorte. Mais je ne peux pas en dire de même pour moi ... car je sais ce qui me pousse à mal agir. Et en toute honnêteté, je ne peux pas prétendre que je suis parfait également.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I, 282) enseigne :
Ne te laisse surtout pas aller au découragement. Examine tes actes ; il doit y avoir obligatoirement quelque parcelle de bien en toi. Même si tu trouves que tes actes ne sont "pas purs" (que tu pourrais faire mieux) ; que tes actions ont été dictées par des pensées et des motifs sans noblesse, cherche au moins les aspects valables de ce que tu as fait.
Certains de tes actes doivent présenter assurément un caractère positif. Et si vraiment tu ne trouves rien, éprouve au moins le bonheur d'être juif. On ne peut renier ce point, puisqu'il constitue un don d'Hachem.

-> "Protège mon âme, car je suis un 'hassid" (Téhilim 86,2)
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 125) explique :
"On doit constamment se juger favorablement. Cela nous permet d'être considéré comme 'hassid au moins à propos de cet unique point. "
C'est ce que nous disons dans la prière du matin. Au début, nous disons : "Qui sommes nous? (ma ana'hnou) Qu'est notre existence? (ma 'hayénou) Qu'est notre vertu?" Puis nous affirmons : "...Mais nous, nous sommes Ton peuple, les enfants d'Avraham, Its'hak et Yaakov. Nous nous louons ainsi et nous trouvons en nous des points favorables, ce qui nous conduit à servir Hachem.
[rien que le fait d'être un enfant des Patriarches, d'être un juif est énorme. D'ailleurs rabbi Na'hman de Breslev dit que si on savait ce que c'est d'être un juif(ve) [99,8% de la population mondiale ne l'est pas!], rien que cela nous ferait danser de joie jusqu'à 120 ans (im yéhouda aya yodéa ma zot liyot yéhoudi, ou aya saméa'h vérokéd ad méa véés'rim chana).]

-> Rabbi Na'hman met particulièrement l'accent sur ce concept. "On doit toujours rechercher le bien!" ne cessait-il de répéter. Fais constamment preuve d'optimisme! Ne désespère jamais! Ne te laisse jamais abattre! Préserve jalousement le peu de bien que tu peux trouver en toi-même.
En agissant ainsi, tu pourras découvrir ta réserve personnelle de vitalité. Comme tous les hommes, tu es en possession d'une force intérieure incroyable, d'une source d'énergie quasiment intarissable, comme une batterie rechargeable qui peut te propulser. Comment t'en servir?
Comment la recharger? En suivant les conseils de Rabbi Na'hman: commence par rechercher le bien ; concentre-toi sur tes qualités. Ne désespère pas! Tu peux réussir! Tu dois réussir à coup sûr!

<--->

-> Un feu se déclara un jour dans un quartier de Breslev.
En passant, Rabbi Nathan, accompagné de ses disciples, aperçut un homme dont la maison avait été ravagée par les flammes. Tout en pleurant amèrement sur son mauvais sort, il cherchait de-ci de-là dans les décombres n'importe quoi qui lui permît de reconstruire sa demeure.
"Voyez-vous cet homme? fit remarquer Rabbi Nathan, voyez-vous ce qu'il fait? Bien que toute sa maison soit détruite, il ne perd pas espoir. Il ramasse tout ce qui peut contribuer à la reconstruire" ...

Notre vie spirituelle procède du même phénomène. Le mauvais penchant (yétser ara) lutte sans merci contre nous, il s'efforce de détruire toute la sainteté que nous avons réussi à acquérir en nous poussant à agir contre la volonté divine ... Malgré cela, quand nous sommes découragés et que tout semble désespéré, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons assembler quelques bons points, glanés parmi les fautes. C'est la meilleure façon de revenir vers Hachem.
(Kokhvé Or - p.78 ]

<--->

-> Quelqu'un vint une fois se plaindre chez Rabbi Na'hman de sa vie amère. L'homme désirait se rapprocher d'Hachem et corriger sa conduite, mais chaque fois qu'il s'y efforçait, les tentations se faisaient de plus en plus contraignantes. Des jours, des semaines, des mois passèrent et il n'avait pas encore réussi à s'améliorer dans son service divin.
Rabénou essaya, mais en vain, de le réconforter; l'homme ne faisait que se lamenter sur son sort.
"Je vois que tout est mauvais chez toi, lui dit Rabénou. Je n'ai donc personne avec qui parler!".
Cela provoqua chez l'homme un grand trouble et il s'exclama : "Mais je fais tout ce que je peux pour essayer de me corriger ; je ne suis pas si mauvais!"
Entendant cela, Rabbi Na'hman lui dit : "Ah! Mets donc en application les enseignements d'Azamra. Fais usage de tes points positifs et ils t'inspireront."

Rabénou cherchait à faire dire à l'homme lui-même que tout n'était pas perdu ; qu'il éprouvait encore le désir d'amender sa conduite ... Se sentant loin d'Hachem, l'homme se met à penser qu'il ne réussira jamais. En défiant chacun de nous comme il le fit pour cet homme, Rabénou nous force à reconnaître que nous possédons des points positifs. Cela établi, nous pouvons tous aller de l'avant.

-> Nos Sages (Sanhédrin 37a) disent : "Chacun doit se dire : "Le monde n'a été créé que pour moi!"
Qu'est-ce à dire? Cela signifie que chaque individu a son importance ... moi en particulier! C'est vrai! Moi le premier! Le monde a été créé pour moi.
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 5,1) explique que ce privilège implique cependant une grande responsabilité. L'univers entier ayant été créé pour moi, j'en suis personnellement responsable et je dois m'attacher à sa perfection.

<--->

-> "Ne désespère jamais" (Likouté Moharan II, 78), ne cesse de répéter Rabbi Na'hman de Breslev. Quoi qu'il se soit passé ; tu as eu beau t'égarer, ne désespère jamais.

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Massa oumatan 4,16) ajoute : "Tu peux toujours trouver un moyen de revenir à Hachem. Si tu as déjà commencé, continue! Si tu n'as pas encore commencé à servir Hachem, c'est le moment de t'y mettre!"

-> "Si je ne me prends pas en pitié, qui le fera?" (Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm lis'Séouda 6,37 )
[on a tous naturellement besoin de soutien et d'encouragement, mais souvent on laisse cela dépendre des autres, tandis qu'on doit davantage le faire dépendre de notre intériorité, de nous.
On aime Hachem, on aime autrui comme soi-même, mais est-ce qu'on prend du temps pour se chouchouter soi-même. En ce sens, la Michna (Pirké Avot 1,15) affirme : ''si je ne suis pas pour moi-même qui sera pour moi'' (im en ani mi li). (et ce n'est que lorsqu'on a fait le nécessaire pour soi-même que la michna continue : "Et si je ne suis que pour moi, que suis-je donc?")]

-> Rabbi Nathan de Breslev explique comment on peut arriver à trouver ce bien et découvrir au cours de notre recherche que nous sommes en vérité bien meilleurs que nous ne le pensions ... Chaque fois que nous perdons quelque chose d'important, dont nous avons instantanément besoin, nous fouillons partout jusqu'à ce que nous finissions par le trouver. Ce qui arrive souvent, c'est que, au cours de ces fouilles, nous trouvons également d'autres objets "perdus" que nous avions complètement "oubliés" ...
C'est ce qui se passe pour celui qui cherche constamment les bons points/éléments de son judaïsme. Au cours de sa recherche, il tombera inévitablement sur les menus objets perdus depuis si longtemps et qui sont les siens ... A sa grande surprise, il découvrira qu'il possède en lui un grand nombre de "bonnes petites qualités".
[Likouté Halakhot - Birkot haPérot 5,4 ]

<--->

-> Chacun d'entre nous possède un point positif qui lui est spécifique : on est un "Tsadik" dans cet aspect particulier de son être. Il en est de même pour son prochain. Chacun d'entre nous est vertueux et intègre sur un point différent.

-> La meilleure façon de puiser la connaissance est d'illuminer le cœur de notre prochain, de l'imprégner de la foi et de la connaissance qu'Hachem est là, attendant qu'on revienne vers Lui. On peut y arriver par l'amitié et l'unité et la recherche commune de la vérité.
[Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm liSéouda 6,49 ]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *