-> Le séfer Yitav Panim (To'hakhot Moussar, n° 14) écrit qu’il convient, le jour de Yom Kippour, de s’engager à sacrifier sa vie (messirat néfech) pour sanctifier le nom de Hachem, en accomplissement de la mitsva de : "Et vous Me sanctifierez au milieu des enfants d’Israël, et vous ne Me profanerez pas" (Emor 22,32).
Lorsqu’on agit ainsi, c’est comme si l’on était mort, et la mort expie tous les fautes.
Il ajoute qu’il a entendu du Yisma'h Moché que lorsqu’on récite la lecture du Shéma, on doit accepter de donner sa vie pour Hachem, même si cela implique de subir les quatre formes de mort prononcées par le beit din. Quand on pense ainsi, Hachem l’accepte comme si on l’avait réellement fait. Et, de cette manière, on est purifié de toutes nos fautes, même si on mérite en réalité la peine de mort, et même pour la faute d’avoir causé un 'hilloul Hachem. Puisqu’on est considéré comme mort, on est immédiatement pardonné.
C’est ce à quoi fait allusion le verset : "Car en ce jour-là, l’expiation sera faite pour vous afin de vous purifier de tous vos fautes ; devant Hachem (Havaya - יהוה), vous serez purifiés" (A'haré Mot 16,30).
Cela indique que même si quelqu’un est passible des quatre formes de mort, qui portent atteinte aux quatre lettres du nom sacré de Hachem, Havaya, il est tout de même purifié.