Le son de la téroua a le pouvoir de bouleverser nos cœurs et de les remplir de contrition, ce qui, à son tour, brise tout décret sévère qui aurait pu être prononcé.
On trouve un précédent de la téchouva résultant du simple fait d’entendre dans la décision de Yitro de revenir vers Hachem après avoir entendu parler des miracles que Hachem avait accomplis pour Israël (cf. Yitro 18,1 - vayichma Yitro).
Le Zohar note que le reste de l’humanité a également entendu parler de ces mêmes événements qui ont tant ému Yitro, tout comme nous, Son peuple, les avons entendus, ils étaient bouleversés (Béchala'h 15,14), et pourtant, seul Yitro "a entendu, a été bouleversé et s’est soumis à la volonté de Hachem", comme le rapporte le Zohar (Yitro 68a).
De même, en écoutant le shofar et en lui permettant de "bouleverser" nos cœurs, nous mériterons de baigner dans la lumière de Hachem, de marcher dans la lumière de Sa présence.
[Sfat Emet - Shabbat Shouva 5662 ]