+ "Quelle valeur ont les séli'hot si elles ne sont pas accompagnées d'un repentir sincère?
Les gens ont l'habitude de se demander l'un l'autre : as-tu déjà récité les séli'hot?
Ou bien, on s'exprime communément : je dis les séli'hot tous les matins.En fait, ce que nous voulons, c'est que D. nous dise : séli'ha : Je pardonne!
Or, cela est impossible si nous ne faisons pas téchouva.C'est pourquoi, au moment de réciter les séli'hot, chacun doit décider dans son cœur de réparer ses fautes, de les regretter et de prendre de nouvelles résolutions pour l'avenir.
Alors seulement, il conviendra d'implorer le pardon divin qui est l'ultime séli'ha."[Yessod véChorech haAvoda - chaar assiri]
Catégorie : 03- Roch Hachana + Elloul
Faire téchouva de Elloul à Kippour
+ Faire téchouva de Elloul à Kippour :
-> "Tout comme un mikvé purifie l’impur, ainsi Hachem purifiera également les Bné Israël" (guémara Yoma 85b)
Lorsqu'on s'immerge dans un mikvé, qu'on soit spirituellement prêt ou non, on devient pur. Il en va de même pour les Yamim Noraïm. Même si une personne ne fournit qu'un minimum d'efforts et n'est pas vraiment prête à effectuer un changement radical dans sa conduite, elle en ressort quand même comme une personne différente.
Le Bné Yissa'khar (Tichri 1,3) développe cette analogie. Tout comme un mikvé contient 40 séa d'eau, il y a 40 jours durant lesquels faire téchouva depuis Roch 'Hodech Elloul jusqu'à Yom Kippour.
En allant plus loin, nous pouvons calculer que 40 séa équivalent à 960 louguin.
[les mesures halakhiques : 6 oeufs= 1 log ; 4 logs= 1 kav ; 6 kav= 1 séa ; 3 séa= 1 éfa. ]
Ainsi, il y a 960 louguin dans un mikvé. En conséquence, les 40 jours entre Roch 'Hodech Elloul et Yom Kippour contiennent un total de 960 heures pendant lesquelles nous pouvons faire téchouva (24
heures x 40 jours = 960 heures).
Ces analogies entre le mikvé et les jours de téchouva de Elloul à Kippour (Yémé Techouva) nous enseignent que, tout comme celui qui s'immerge dans un mikvé en sort purifié, telle une nouvelle personne, indépendamment de sa préparation et de son degré de disposition, nous sortons des Yamim Noraïm purifiés, comme de nouvelles personnes.
... Le mois de Tichri fonctionne comme un mikvé. Même si la téchouva est insuffisante, il peut purifier une personne dans une certaine mesure, ce qui nous élèvera spirituellement.
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+ Bitoul d'une beriya : 1/960
-> Si une très petite quantité d'aliment taref (non casher) tombe dans une soupe cashère, celle-ci reste cashère. En effet, en ayant recours au principe de batél bechichim, l'élément taref est annulé dans un contenu 60 fois plus volumineux.
Cependant, si une seule fourmi tombe dans une immense cuve de nourriture cachère, celle-ci devient interdite, car la règle du batél béchichim ne s'applique pas à une créature entière.
Le Talmud Bavli stipule qu'il ne s'agit pas d'un batél, même dans un rapport de 1:1000. (même si elle tombe dans un volume 1000 fois plus grand, elle s'annule pas pour rester casher)
Toutefois, le Talmud Yérouchalmi (Téroumot 10,5) n'est pas d'accord, affirmant qu'une crétaure entière s'annule dans un rapport de 1:960.
Bien que nous soyons, nous aussi, des créatures entières, nous avons toujours la possibilité d'évacuer nos impuretés spirituelles (tout ce qu'on a fait de pas très casher) grâce au mécanisme d'immersion dans les 960 louguin d'un mikvé. De même, le Bné Yissa'har nous enseigne que nous pouvons annuler nos fautes et nous purifier en faisant l'expérience des 960 heures des 40 jours de téchouva (d'Elloul à Kippour).
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+ Parallèle entre 2 purifications et 2 types de téchouva :
-> La purification du mikvé, dans lequel une immersion complète rend une personne ou un objet pur. Il ne peut y avoir aucune 'hatsitsa, interposition, entre l'objet ou la personne à purifier et les eaux du mikvé, et l'immersion doit être totale. Si ne serait-ce qu'une infime partie, un cheveu, n'est pas immergée, la purification ne s'effectue pas.
Même si 99 pour cent de l'objet a été immergé, l'objet ou la personne n'est pas purifié à 99 pour cent. Sans immersion complète et totale, la purification au mikvé n'est absolument pas effective.
Une deuxième type de purification consiste à utiliser les eaux de purification qui sont aspergées sur les impurs. Si une personne tamé est aspergée d'eau dans laquelle les cendres de la para adouma (vache rousse) sont mélangées, même si l'eau ne touche qu'une partie du corps, ne serait-ce qu'un seul cheveu, la personne a atteint un niveau de purification significatif.
-> Il existe également 2 types de techouva qui sont directement comparables à ces deux méthodes de purification.
Un type de téchouva se produit lorsqu'une personne dit qu'elle regrette toutes ses fautes et affirme qu'elle ne répétera jamais plus ses erreurs. Dans ce type de téchouva, le pénitent se transforme en une personne entièrement nouvelle. C'est comme si sa totalité était immergée dans le processus de téchouva, et qu'il émergeait de cette purification comme un être nouveau. C'est la techouva parfaite, qui peut parfois sembler très intimidante à tenter.
Le deuxième type de téchouva, toutefois, est analogue à l'eau utilisée pour purifier celui qui est impur.
Avec cette méthode, une personne sait de manière réaliste qu'elle ne deviendra pas un tsadik parfait au cours de l'année à venir. Mais elle choisit une action, comme réciter une bénédiction de la Amida avec kavana (intention). Elle sait ne pas pouvoir s'engager à ne plus jamais prononcer de lachon ara, mais elle peut au moins s'assurer que sa table de Chabbat en soit exempte.
Un engagement envers une petite chose, ce qui constitue véritablement un changement pour le mieux, peut également être considéré comme de la téchouva. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une téchouva complète, cela reste néanmoins une téchouva significative.
Le but ultime que nous recherchons est la techouva complète et totale: la techouva chéléma. Mais même si cela semble hors de notre portée, nous pouvons être rassurés de savoir qu'il existe une autre option valable quant à la façon de faire techouva.
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+ Chacun de nos pas de téchouva a un impact énorme :
-> La Pessikta Rabbati (chap.44) nous relate une parabole illustrant ce concept de téchouva. Un prince se trouve très loin du palais où réside le roi, son père. Il est à 100 jours de route du palais lorsqu'il apprend que son père désire qu'il rentre à la maison.
La distance, cependant, semble trop grande pour qu'il puisse la parcourir, et il ne pense pas pouvoir entreprendre ce long et pénible voyage. Le roi fait alors savoir que si le prince se met en route, s'il fait ne serait-ce que quelques pas dans la bonne direction, alors le monarque parcourra les kilomètres restants pour rencontrer son fils et le ramener à la maison.
"Fais quelques pas, et je ferai le reste du chemin pour te chercher ; je t'amènerai jusqu'à destination."
C'est ce que signifie le verset lorsqu'il dit : "Revenez à Moi et Je reviendrai à vous!" (Mala'hi 3,7).
Nous devons faire de notre mieux, et alors Hachem viendra à nous. Il est disposé et prêt à parcourir la grande majorité de la distance qui nous sépare de Lui, à condition que nous fournissions un effort honnête.
Lorsque nous essayons de faire téchouva, Hachem nous élève à des niveaux que nous n'aurions jamais cru pouvoir atteindre.
["le repentir est si grand qu'il arrive jusqu'au Kissé Hakavod" (guémara Yoma 86a) ]
-> Le Hafets 'Haïm fut très intéressé lorsque l'invention de l'ascenseur vint à sa connaissance, affirmant que c'était la métaphore parfaite de la téchouva. On appuie simplement sur le bouton pour appeler l'ascenseur et entrer dans le compartiment ; puis l'ascenseur le transporte jusqu'en haut.
De même, si nous entreprenons un simple effort significatif pour revenir à Lui, Hachem fournira l'aide Divine pour nous hisser à des niveaux de téchouva encore plus élevés.
-> Le rav Méir Shapiro fut invité à donner une dracha dans une ville qu'il visitait. Son discours se concentra sur le verset, récité au début de Cha'harit : "Comme tes tentes sont belles, ô Yaakov" (ma tovou ohalé'ha Yaakov - Balak 24,5).
Rachi explique le sens simple : "il vit que les portes n'étaient pas alignées" = Bilaam fut très impressionné par la pudeur qu'il perçut dans la disposition des tentes des Bné Israël, car leurs ouvertures n'étaient pas situées en face de celles de leurs voisins, les empêchant de voir les uns chez les autres.
Le rav Méir Shapiro (Imré Daat - Balak) expliqua le verset de manière homilétique.
Le midrach (Chir haChirim 5,2) raconte que Hachem confia aux Bné Israël : "Ouvrez une petite ouverture [de techouva], aussi petite que la pointe d'une aiguille, et Je vous ouvrirai une entrée permettant le passage de chariots".
Hachem nous affirme que nous devons effectuer une petite amélioration, et qu'ensuite Il nous fera parcourir le reste du chemin.
Telle est l'idée ayant tant affligé Bilaam : il vit que "les portes n'étaient pas alignées", qu'il suffit que la "porte" de techouva d'un juif ne soit qu'une petite ouverture pour que Hachem lui ménage une vaste entrée.
Bilaam fut très jaloux du fait que même le plus petit effort de notre part soit maintes fois rendu par Hachem. Bilaam commenta ce qu'il considérait comme une expression de l'amour sans précédent de Hachem pour le Klal Israël.
-> Peut-être pourrions-nous suggérer que ce concept est évoqué par la forme du chofar que nous sonnons à Roch Hachana, qui présente une très petite ouverture à un bout pour s'élargir de manière conséquente à l'autre bout.
Cela indique que même si nous n'ouvrons sincèrement qu'une petite part de notre cœur pour faire techouva, alors Hachem élargira cette petite ouverture et nous élèvera.
La nécessité et le mérite de prier pour le domaine matériel
+ Roch Hachana - la nécessité et le mérite de prier pour le domaine matériel :
-> On sait que la subsistance de chaque créature est fixée en ce jour (guémara Betsa 16a). C'est donc le moment de prier et de demander ''Notre Père, Notre Roi, écris-nous dans le livre de la subsistance et des ressources''. Et il en va de même pour les autres besoins.
Certes, certains prétendront que le Zohar (Tikouné Zohar 22a) compare ceux qui demandent leurs besoins matériels à Roch Hachana à des chiens qui aboient ''Av, Av'' (qui signifie en araméen ''donne, donne'').
Mais le Baal Chem Tov révéla, une année, juste avant les sonneries du Shofar, que le Zohar ne concerne pas notre époque où le manque de ressources entrave l'homme dans son travail spirituel et l'empêche d'être serein. Dès lors, non seulement, ce n'est pas méprisable mais cela devient même une obligation.
-> Le Imré Pin'has rapporte à ce sujet au nom du Rav Pin'has de Koritz que ''certaines personnes insensées se laissent berner en pensant aux paroles du Zohar et ne prient pas à Roch Hachana ni à Yom Kippour pour leur subsistance alors qu'ils n'ont pas le niveau spirituel requis pour s'en abstenir. Et, n'ayant rien demandé, ils ne reçoivent rien et se trouvent ainsi perdants sur tous les plans''.
-> Dans un autre endroit, il est rapporté qu'il ordonna à ses fidèles de réciter la parachat ha Manne (dont la lecture favorise l’obtention d’une bonne subsistance) pendant tous les dix jours de repentir et on l'entendit à plusieurs reprises insister sur l'obligation de prier pour tous les besoins matériels en étant convaincu que Hachem exaucera certainement toutes nos requêtes et que cela constituait une grande mitsva.
-> Selon le rabbi Acher de Stolin :
"L'interdit de prier pour ses besoins matériels ne concerne que celui qui possède déjà sa subsistance et en demande davantage. Mais celui qui n'a pas de quoi vivre a le droit de prier pour cela à Roch Hachana."
Il ajouta que l'on pouvait même le déduire des paroles du Zohar lui-même : "Ils aboient en demandant "Av, Av''. "
Pourquoi en effet n'est-il pas mentionné une seule fois 'Av' (donne)?
C'est que cela s'adresse à ceux qui possèdent déjà ce dont ils ont besoin et demandent à Hachem de leur ajouter davantage. Cependant, celui qui n'a pas assez pour vivre (ou celui qui comprend qu'à Roch Hachana un nouveau compte commence et qu'il ne possède encore rien) peut demander à juste titre qu'Hachem lui accorde une bonne subsistance.
Depuis les temps anciens, le mois d'Elloul est un mois consacré à la téchouva et à la croissance spirituelle.
Après la faute du Veau d'or, Moché est monté sur le mont Sinaï pour recevoir une deuxième série de Lou'hot le jour de Roch 'Hodech Elloul. Ils ont ensuite fait retentir le shofar pour avertir les Bné Israël de ne pas s'égarer à nouveau dans l'idolâtrie, comme ils l'avaient fait la première fois qu'il était monté.
C'est sur cette base que les Chazal ont institué la pratique consistant à souffler le shofar chaque année à Roch 'Hodech Elloul.
[Pirké déRabbi Eliézer - chap.45 ]
Lecture du Téhilim 27 pendant le mois d’Elloul
+ Lecture du Téhilim 27 pendant le mois d'Elloul :
-> De nombreuses personnes, on l'habitude de réciter, entre Roch 'Hodech Elloul et Hochana Rabba, le Téhilim 27 qui commence par le verset : "De David. Le Seigneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je peur? Le Seigneur est le rempart qui protège ma vie : qui redouterais-je?"
Si Hachem est "ma lumière et mon salut" et "le rempart qui protège ma vie", alors il n'y a pas de place pour la moindre crainte ou peur.
-> En ce qui concerne la grandeur de ce Téhilim, voici ce qui est rapporté dans le livre de prières de Rabbi Chabétaï de Rachkov : «
"Toute personne qui récite le Téhilim 27, 'De David. Le Seigneur est ma lumière et mon salut, depuis Roch 'Hodech Elloul jusqu'à Sim'hat Torah, tous les soirs et tous les matins, aura l'assurance de jouir de belles années, bonnes et agréables. Il pourra même annuler un mauvais décret qui aurait été fixé sur lui depuis le Ciel, se débarrasser de tous les accusateurs, écarter de lui toutes les sentences dures et mauvaises, et ressortir innocent du jugement".
Et il poursuit ensuite ses explications de manière plus approfondie : "À partir de Roch 'Hodech Elloul s'ouvrent 13 sources issues des treize pôles de miséricorde, qui se dévoilent et apportent leur lumière dans les mondes inférieurs.
Et c'est pour cette raison que le Tétragramme apparaît 13 fois dans ce Téhilim 27, en lien avec ces 13 pôles de miséricorde. Et en prononçant ce téhilim, nous agissons sur le Tribunal Céleste, nous controns tous les Accusateurs, et nous les empêchons de s'approcher et de participer au jugement. Celui-ci ne sera donc prononcé que par Hachem Lui-même, et alors, nous serons complètement innocentés."
"Accepter la souffrance d'Hachem avec amour et reconnaître que nous avons fauté et que nous méritons Sa réprimande, telle est l'immense force (voir Yoma 23b) du juif au moment de la sonnerie du shofar".
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou 2:73]
-> Lorsque nous avons cette kavana au moment de la sonnerie du shofar, nos ennemis fondent comme neige au soleil et n'ont plus le pouvoir de nous faire du mal.
Hachem pardonne à petit à petit
+ Hachem pardonne petit à petit :
-> Nos Sages (midrach Vayikra rabba 30,7) disent que la veille de Roch Hachana, Hachem pardonne au peuple juif un tiers de ses fautes, pendant les Asséret Yémé Téchouva, Il nous pardonne un autre tiers, et à Hochana Rabba, Il pardonne le dernier tiers.
Les commentateurs se demandent pourquoi Il nous pardonne petit à petit, plutôt que de pardonner toutes nos fautes avant Roch Hachana.
Le Bat Ayin (droush lé'Erev Roch Hachana) explique cela à l'aide d'une parabole mettant en scène un homme qui devait 300 pièces d'or à son ami, mais qui n'avait pas un seul centime à son nom. Il n'osait pas lui demander de lui pardonner la totalité de la dette, mais il savait qu'il n'avait aucun moyen de rembourser son ami. Lorsque le prêteur le vit, il comprit la situation et eut pitié de lui, alors il lui dit qu'il lui pardonnait un tiers de la somme due.
En entendant cela, l'emprunteur comprit que le prêteur était un homme bon et miséricordieux, et qu'il pouvait lui demander de lui pardonner encore plus. La fois suivante, il lui demanda de lui pardonner un autre tiers de la dette, et celui-ci accepta. Une fois qu'il eut donné son accord, l'emprunteur put lui demander de lui pardonner le reste de la dette.
De même, Hachem nous pardonne petit à petit afin que nous réalisions qu'Il est bon et miséricordieux et que nous puissions continuer à Le prier et à Lui demander de nous pardonner le reste de notre dette envers Lui.
Selon le Kad HaKéma'h (Rosh Hashanah) : au début de l'année, une personne doit veiller à se repentir correctement et à prier avec les bonnes intentions ; ainsi, elle vaincra le yétser ara dès le début, et son Yotser (Créateur - Hachem) l'aidera.
Cela s'applique non seulement au début de l'année, mais à tout ce que nous entreprenons.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bo 12,2]
Reconnaître sa bassesse
+ Reconnaître sa bassesse :
-> Un autre aspect important de la teshouva est de reconnaître sa bassesse.
Nous récitons dans la tefila : « B'ain meilitz yosher » (Sans défenseur).
Le rav Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi sur Roch Hachana) explique que même si une personne a fauté, le plus important est qu'elle sache qu'elle a mal agi et qu'elle demande pardon à Hachem.
Quand elle reconnaît sa bassesse, cela devient en soi son défenseur.
Ainsi, nous récitons : "B'ain" = si une personne se considère comme "rien", cela devient en soi son "mélitz yocher" (son défenseur).
Pardonne-nous …
+ Pardonne-nous …
D. est notre Roi (malkénou), et se rebeller contre un roi est punissable par la mort.
=> Qu’est-ce qui nous permet de s’adresser à D. en l’implorant de nous pardonner ?
La guématria du mot : ‘pardon’ (םלח - séla'h) est de 98, qui est aussi celle de : ‘lébanav’ (לבניו) = pour enfant.
Ce lien de parenté est rendu clair par le verset : "Vous êtes les enfants de D." (Dévarim 14;1 – banim atèm l’Hachem Eloé’hem).
=> Ainsi, D. nous aime comme un parent aime son enfant (on est tous des enfants uniques pour D.), c’est pourquoi nous sommes persuadés qu’Il va nous pardonner.
+ Supplément :
Une expression résume bien cette dualité, puisque nous appelons D. : ‘avinou malkénou’ ( =notre Père, notre Roi - אבינו מלכנו).
On peut remarquer que les 1eres lettres forment le mot : ‘èm’ ( =mère - אם).
Lorsque l’on fait une prière (ex : pour un malade), on appelle le nom de la mère, et non celui du père.
En effet, l'amour maternelle passe avant tout, car il a une telle puissance …
De la même façon, D. n’est pas uniquement notre Père au Ciel, mais également notre Mère, et en partant de là, étant Ses enfants, on ne peut qu’être plein de joie, de gratitude, de confiance d’être chouchoutés …
Merci HM !! 🙂
Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d'un dvar Torah du Rabbi Benjamin Blech