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Hachem pardonne à petit à petit

+ Hachem pardonne petit à petit :

-> Nos Sages (midrach Vayikra rabba 30,7) disent que la veille de Roch Hachana, Hachem pardonne au peuple juif un tiers de ses fautes, pendant les Asséret Yémé Téchouva, Il nous pardonne un autre tiers, et à Hochana Rabba, Il pardonne le dernier tiers.
Les commentateurs se demandent pourquoi Il nous pardonne petit à petit, plutôt que de pardonner toutes nos fautes avant Roch Hachana.

Le Bat Ayin (droush lé'Erev Roch Hachana) explique cela à l'aide d'une parabole mettant en scène un homme qui devait 300 pièces d'or à son ami, mais qui n'avait pas un seul centime à son nom. Il n'osait pas lui demander de lui pardonner la totalité de la dette, mais il savait qu'il n'avait aucun moyen de rembourser son ami. Lorsque le prêteur le vit, il comprit la situation et eut pitié de lui, alors il lui dit qu'il lui pardonnait un tiers de la somme due.

En entendant cela, l'emprunteur comprit que le prêteur était un homme bon et miséricordieux, et qu'il pouvait lui demander de lui pardonner encore plus. La fois suivante, il lui demanda de lui pardonner un autre tiers de la dette, et celui-ci accepta. Une fois qu'il eut donné son accord, l'emprunteur put lui demander de lui pardonner le reste de la dette.

De même, Hachem nous pardonne petit à petit afin que nous réalisions qu'Il est bon et miséricordieux et que nous puissions continuer à Le prier et à Lui demander de nous pardonner le reste de notre dette envers Lui.

Selon le Kad HaKéma'h (Rosh Hashanah) : au début de l'année, une personne doit veiller à se repentir correctement et à prier avec les bonnes intentions ; ainsi, elle vaincra le yétser ara dès le début, et son Yotser (Créateur - Hachem) l'aidera.
Cela s'applique non seulement au début de l'année, mais à tout ce que nous entreprenons.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bo 12,2]

Reconnaître sa bassesse

+ Reconnaître sa bassesse :

-> Un autre aspect important de la teshouva est de reconnaître sa bassesse.

Nous récitons dans la tefila : « B'ain meilitz yosher » (Sans défenseur).
Le rav Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi sur Roch Hachana) explique que même si une personne a fauté, le plus important est qu'elle sache qu'elle a mal agi et qu'elle demande pardon à Hachem.
Quand elle reconnaît sa bassesse, cela devient en soi son défenseur.
Ainsi, nous récitons : "B'ain" = si une personne se considère comme "rien", cela devient en soi son "mélitz yocher" (son défenseur).

Pardonne-nous …

+ Pardonne-nous …

D. est notre Roi (malkénou), et se rebeller contre un roi est punissable par la mort.
=> Qu’est-ce qui nous permet de s’adresser à D. en l’implorant de nous pardonner ?

La guématria du mot : ‘pardon’ (םלח - séla'h)  est de 98, qui est aussi celle de : ‘lébanav’ (לבניו) = pour enfant.
Ce lien de parenté est rendu clair par le verset : "Vous êtes les enfants de D."  (Dévarim 14;1 – banim atèm l’Hachem Eloé’hem).

=> Ainsi, D. nous aime comme un parent aime son enfant (on est tous des enfants uniques pour D.), c’est pourquoi nous sommes persuadés qu’Il va nous pardonner.

+ Supplément :
Une expression résume bien cette dualité, puisque nous appelons D. : ‘avinou malkénou’ ( =notre Père, notre Roi - אבינו מלכנו).

On peut remarquer que les 1eres lettres forment le mot : ‘èm’ ( =mère - אם).
Lorsque l’on fait une prière (ex : pour un malade), on appelle le nom de la mère, et non celui du père.
En effet, l'amour maternelle passe avant tout, car il a une telle puissance …

De la même façon, D. n’est pas uniquement notre Père au Ciel, mais également notre Mère, et en partant de là, étant Ses enfants, on ne peut qu’être plein de joie, de gratitude, de confiance d’être chouchoutés …
Merci HM !! 🙂

Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d'un dvar Torah du Rabbi Benjamin Blech

"D. a pitié de tous ceux qui étudient la Torah ... qu'ils ouvrent leur bouche pour prononcer des paroles de Torah, et D. les guérira et les guidera vers Lui."

[Sfat Emet - paracha métsora]

Finir afin de mieux commencer …

+ Finir afin de mieux commencer ...

Et voilà que le livre de notre année 5774 se referme, et que b"h celui de 5775 va s'ouvrir.

Pour passer les commandes à D pour l'année à venir, c'est 2 jours de Roch Hachana (prier en priorité pour le peuple juif dans sa globalité), les 10 jours 'redoutables' et Kippour (prions pour nous dans le cadre de tout Israël, sachant que nos Sages nous disent qu'en souhaitant une chose à autrui, nous seront exaucés de cette chose en premier).
Sachons être clément vis-à-vis d'autrui (en pardonnant définitivement les maladroitesses) afin que D. fasse de même, avec nous, en passant l'éponge, fermant les yeux sur nos écarts.

b"h, un énorme merci à vous, qui m'avait permis de réaliser une année de Torah sur facebook au-delà de toute espérance, de tout rêve !!
Que cette nouvelle année soit une succession de joie et de douceur pour vous et vos proches, dans le cadre de tout le klal Israël. Amen!

Pour conclure cette année, un dernier petit dvar Torah à diffuser sans modération ...

Le mot hébreu pour dire 'vie' est : 'haïm (חיים).
Savez-vous que ce mot cache un secret énorme pour réussir sa vie en tant que juif/juive?
Regardons celà (b"h) ...
Au milieu du mot, il y a 2 youd (יי), ce qui correspond au nom de D.
De part et d'autre, il y a 2 lettres, qui forment le mot : 'ham (חם), qui signifie : chaleur (chaud).

==> Vivre juif, c'est mettre D. au centre de sa vie, et l'entourer de beaucoup de chaleur, d'amour.

Source (b"h) : le dvar Torah est fortement inspiré de paroles du Rav Meïr Saghroun

"[Roch Hachana], en ce jour-là nous nous réjouissons en notre Roi ... Il siège sur Son trône de justice et il va nous témoigner son amour tout en nous jugeant."

[Sforno sur Vayikra 23,24]

Roch Hachana passe très vite, et chaque pas fait vers la téchouva, vers D., a une puissance de folie => profitons-en autant que possible!!

Shana tova oumétouka …

+ Shana tova oumétouka ...

Le soir de Roch Hachana, nous formulons le souhait particulier suivant : "Que D. nous renouvelle une Shana (une année) tova (bonne) et métouka (douce).
Pourquoi ces 2 qualificatifs ; celui de 'tova' (bonne n'aurait-il pas suffit?

En réalité, 'tova' n'est pas suffisant.
En effet, l'on se doit de bénir pour le mal comme pour le bien ; ainsi, à l'écoute d'une mauvaise nouvelle, on doit prononcer la phrase suivante : "Cela aussi, est pour le bien ...".

C'est pourquoi, dans notre souhait, nous demandons que l'année soit non seulement bonne (=qu'elle soit dans le bien), mais aussi douce (=que ce bien nous soit agréable) ...

Source (b"h) : Rabbi Shlomo Leïb Milantchshana (repris dans 'le repas du roi' du rav Moshé Pell)

Derrière le mot Roch Hachana …

+ Derrière le mot Roch Hachana ...

Le calendrier juif suit le cycle de la lune, et non celui du soleil.
C'est ainsi qu'il y a 354 jours en une année (selon le calendrier lunaire).
La valeur numérique du mot : Shana (année - שנה) est de 355.
Comment expliquer cette différence de 1?

On apprend de cette 'divergence' un principe fondamental.
Tous les jours de l'année ne valent rien, si on n'y ajoute pas Un, l'Unique : D. ; la conscience qu'Il est la source et le maintient de tout (ex : Lui seul peut être appelé : Eternel, car sinon tout a une date de fin de vie, et d'ailleurs toute chose n'existe à chaque instant uniquement parce que D. le permet).

Le mot Roch (ראש - la tête) est l'acronyme de : רצון אבינו שבשמים ( = ratson avinou shébachamayim = la volonté de notre Pére au Ciel).
Tâchons de faire de ce Roch Hachana, un nouveau départ vers une année ayant comme devise permanente : "faire la volonté de D.", afin d'utiliser notre vie au mieux, en vivant (b"h) le meilleur.

D'ailleurs, le mot Roch (ראש) peut se décomposer en : char (שר - chef) aléph (א = Un, symbole de l'Unique, l'unicité : D.).
D. doit régner sur notre vie!!

D. n'a besoin de rien, suivre sa volonté, c'est pour notre bien.
==> Prenons la résolution de mettre D. à notre tête, afin de vivre une année pleine et remplie du meilleur.

Source (b"h) : dvar torah du rabbi Benjamin Blech

Roch Hachana = se faire juger principalement sur son futur …

+ Roch Hachana = se faire juger principalement sur son futur ...

Le Rambam enseigne (lois sur la Téchouva II,2) :
"En quoi consiste la Téchouva?
La personne concernée doit abandonner sa faute, l'écarter de sa pensée et décider intérieurement de ne plus récidiver.  [...]
Elle doit bien entendu regretter sa faute.  [...]
La sincérité de sa Téchouva doit être telle que D., qui connaît le secret de sa conscience, doit pouvoir témoigner de sa résolution de ne plus jamais récidiver."

Cet enseignement du Rambam est capital, mais il est souvent mal compris.
En effet, nous aurions tendance à penser que D. va nous juger essentiellement sur ce que nous avons fait l'an passé, mais le jugement de D. n'est pas comparable à celui des hommes, qui ont l'habitude de juger ainsi.

D. ne juge pas en priorité l'année qui est passée, mais essentiellement l'année à venir.
Bien qu'il soit nécessaire d'exprimer le regret sur le passé et la nette volonté de ne pas recommencer, le désir d'un avenir plus "propre" reste l'essentiel.

==> D. juge essentiellement la volonté de l'homme, l'ambition ou l'espoir qu'il caresse à s'écarter des fautes ... même si, dans le présent, il est encore loin du compte.

Le Shabbath avant Roch Hachana, on lit presque toujours les 2 parachiot : nitsavim et vayélé'h :

Lorsque l'homme faute, il trébuche et se retrouve à terre  ...
... alors "Nitsavim" = être debout   => suite à une faute, le yétser ara cherche à développer en nous un sentiment de culpabilité, de dénigration de nous-même (ex : A quoi ça sert que je fasse de nouveau la volonté de D., je suis plein de fautes, trop nul,...       Que D. nous en protège!).
Il faut sortir de ce piège post avéra, et réaliser le processus de Téchouva, afin de se remettre debout ...
... et ensuite "Vayélé'h" = "il alla" => on ne s'attarde plus sur le passé, on va de l'avant plein d'espoir, plein d'ambition, plein de rêves d'agir pour le meilleur ... (=ce que D. nous conseille de faire!)

+ Supplément :
Comme on a facilement tendance à le faire, évitons les beaux discours pleins de bonne volonté, qui nous donnent bonne conscience sur le moment, mais qui ne se traduisent pas en actes dans le futur ...
b"h, tâchons d'être sincère avec D., et prenons de petites résolutions que nous pouvons tenir fermement sur la durée.

Roch hachana, c'est la tête (roch) du changement (choné <-chana).
Il faut faire de notre Roch Hachana le commencement d'une dynamique positive qui va influencer toute notre année à venir.

Que D. nous aide à nous préparer au mieux pour ce grand jour, qu'est Roch Hachana, et que ce jour puisse être le début d'une année remplie que du meilleur pour tout le klal Israël individuellement et collectivement. Amen!

Source (b"h) : inspiré de dvar Torah du rav Menachem Berros, du Rav Gérard Touaty et Rav Yoel Benharrouche