Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Le juif ne doit être bouleversé ni par ses difficultés personnelles, ni par les souffrance de notre peuple, mais par la destruction des 2 Temples [source de tous nos malheurs actuels]"
[Méam Loez
- "Ce qui déchire le cœur, ce qui obscurcit nos yeux" - Eikha 5,16]

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-> Le rav Yoël Sirkis, l'auteur du Beit 'Hadach, a beaucoup peiné pour rédiger ses ouvrages de halakha.
Un jour, après avoir compris un passage difficile de son étude, il s'est pris à penser aux nombreux obstacles qui l'empêchaient de publier ses ouvrages et en fut très contrarié.
Alors que son amertume grandissait, il s'est dit : "Plutôt que d'éprouver du chagrin pour mes affaires personnelles, je devrais éprouver de la peine dans la destruction du Temple".
A ce moment-là, il a été décrété dans le ciel que ses livres seraient publiés sans plus de délai.

En s'endeuillant de l'absence du Temple, c'est un signe qu'on apprécie de servir Hachem.
Si l'on se languit vraiment d'être connecté à la spiritualité, alors on va certainement prendre le deuil de la perte du Temple et aspirer à la venue du machia'h, le moment où il nous sera alors pleinement possible de le servir et être proche d'Hachem, sans en être entravé par le yétser ara, par ceux qui cherchent à nous détruire, ...
[rav Aharon Kotler]

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-> Lorsque nous prenons le deuil de Jérusalem, est-ce que nous nous endeuillons pour l'inconfort résultant de l'exil ou bien pour les bénéfices matériels que la reconstruction du Temple nous apporterait?

Le 'Hatam Sofer compare cela à un enfant qui a perdu l'ensemble de sa famille, ses biens, ... et lorsque les gens viennent pour le consoler, ils l'entendent pleurer sur le fait qu'il a perdu un jouet.
De même, est-ce que nous réalisons que sans le Temple il nous manque notre source de vie, d'où provenait toute notre spiritualité, sainteté, ...? Ou bien sommes-nous comme cet enfant pleurant pour un petit jouet matériel, plutôt que d'être adulte juif et de supplier Hachem pour ce qui est le principal?

-> Au-delà de cette motivation spirituelle, le niveau d'attente supérieur est pour le bien d'Hachem.
Le Chla haKadoch cite le rav Shlomo Alkabets (auteur du Lé'ha Dodi), qui une nuit d'étude de Shavouot avec e Beit Yossef, ont entendu une voix du Ciel. L'idée rapportée est que si nous pouvions imaginer une goutte d'eau dans l'océan de la douleur ressentie par la Présence Divine pendant l'exil (suite à nos fautes), il nous serait impossible que le bonheur entre dans nos coeurs et nos bouches ne sauraient sourire.

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-> Le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld, le rav de Jérusalem, vivait dans une maison sans peinture.
Il y en avait qui remettaient cela en question, particulièrement parce qu'il semblait inapproprié pour une personne de sa stature de vivre comme cela.
Le rav Sonnenfeld disait : "Lorsque je regarde par ma fenêtre, je peux voir le Kotel et la zone où se trouvait autrefois le Temple. Comment puis-je vivre dans une maison qui est achevée alors que la maison d'Hachem est incomplète?"

-> Le rav Yéhochouva Leib Diskin, le rav de Jérusalem, vivait proche du Kotel, mais il n'y est jamais allé une seule fois.
Certains disent que c'est parce qu'il était préoccupé par l'opinion que le Kotel est un mur du Temple, et ainsi il n'osé pas s'en approcher.
Le rav Moché Sternbuch a dit qu'il a reçu une kabbala que la réelle raison est que le rav Yéhochoua Diskin se sentait incapable de tolérer le fait d'aller dans un endroit aussi proche du Temple, qui s'est tenu autrefois là, et de le voir ainsi dans sa destruction.

En fait, il a été rapporté qu'une fois le rav Diskin a effectivement essayé de se rendre au Kotel, la première fois qu'il est allé à Jérusalem, mais il a dû s'arrêter en chemin.
Il a dit que penser à l'agonie de la Présence Divine le rendait si émotif qu'il sentait que c'était dangereux pour sa santé.

+ "Consolez, consolez, Mon peuple, dit votre D." (Na'hamou na'hamou ami, yomar Elohékhem - Yéchayahou 40,1)]

=> "Le fait même que Hachem nous console, est en soi la plus grande des consolations possibles"
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Shabbath Na'hamou]

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-> b'h, d'autres explications du rabbi de Berditchev sur ce verset : https://todahm.com/2014/10/28/43524

Les pérégrinations de l'exil sont consignées dans le ciel. A l'heure de la libération, on en fera un livre.
[rabbi Mendel de Kotzk]

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-> Cessons nos jérémiades. Pourquoi nous plaignons-nous de nos petits tracas alors que D. lui-même est en exil?
[rabbi Sim'ha Bounim de Peschi'ha]

-> Il y a des hommes qui sont exilés d'eux-mêmes.
[rabbi Shalom de Balz]

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-> L'exil n'aura existé que pour servir à purifier l'esprit d'Israël.
[rabbi Pin'has de Koritz]

Toute génération qui n'a pas assisté à la reconstruction du Temple, la Torah la considère comme ayant assisté à sa destruction. Pour quelle raison?
Car elle n'a pas fait téchouva.
[Yalkout Chimoni Téhilim - remez תתפז]

Il existe 3 sortes d'exil. Celui d'Israël parmi les nations (c'est le moins grave), celui des juifs face à d'autres juifs, et celui de l'homme en exil de lui-même.
[rabbi Shalom Rokéa'h de Belz]

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[d'une certaine façon le 9 Av, est un jour particulièrement dédié à prendre le deuil de ces 3 exils.
Celui qui doit être le plus grave à nos yeux est : Où suis-je dans ma vie? Est-ce que j'agis au mieux de ce que je dois faire [selon Hachem] ou bien je suis prisonnier d'une routine, d'un environnement ...

Une fois qu'on a réfléchi sur ce sujet, on peut ajouter le fait que sans le Temple nous sommes l'ombre de nous même, nous sommes des morts vivants spirituels, comme l'enseigne le Gaon de Vilna (Sifra déTsniouta - Lilout 9) : "La destruction du Temple a été comme la mort pour les juifs. L'âme du peuple d'Israël leur a été arrachée, les laissant comme un corps sans vie."]

[Quelqu'un qui est en exil avec son vrai être interne n'est pas à sa bonne place, ainsi il empiète sur celle d'autrui, ce qui génère de la haine gratuite, ce qui provoque la destruction du Temple et notre exil actuel. Ainsi, c'est 3 exils sont liés (nous-même, autrui, destruction du Temple).]

+ Après la destruction du Temple, le prophète Yéchayahou dit au nom d'Hachem : "Consolez, consolez mon peuple, dit votre D. Parlez au cœur de Jérusalem" (Yéchayahou 40,1).
Le mot "cœur" vient exprimer l'intention intérieure.

Le drame de la destruction du Temple est survenu au peuple d'Israël du fait d'une insuffisance dans leur intention intérieure dans le service d'Hachem. Ils mettaient les téfilin, respectaient le Shabbath, mais le cœur manquait en servant Hachem, "Parlez au cœur de Jérusalem!" ...

Il a mis une idole dans l'enceinte du Temple : le "heikhal" est l'intérieur de l'intérieur, le lieu des chérubins et de l'arche d'alliance. Il a sorti les chérubins et y a placé à leur place une idole.

Hachem nous implore en ces jours-ci : "Parlez au cœur de Jérusalem!"
A l'époque de la destruction du Temple, la faute était le manque de considération, l'intention intérieure était insuffisante en servant Hachem.
Nous avons le devoir de corriger ce défaut durant cette période. Il n'est pas suffisant de ne pas se laver et ne pas consommer de viande.
Nous devons travailler à l'intériorité de la Torah que nous étudions et aux mitsvot que nous appliquons.
Prier avec cœur, appliquer les mitsvot dans une véritable joie, promptement, avec désir.
C'est cela qu'attend Hachem, que notre cœur s'éveille!

Et si notre cœur s'éveille, Hachem pour ainsi dire, éveillera Son cœur afin de se comporter avec miséricorde sur les restes de son peuple et nous délivrera d'une délivrance éternelle au-delà de toute justice.
[rabbi Nissim Yaguen - Nétivé Or]

Nous souvenir de notre tragédie nationale ne doit pas nous faire désespérer de l'avenir.
Au contraire, si le Temple et tout espoir de reconstruction étaient perdus, il n'y aurait aucun intérêt à se souvenir de sa destruction.
Mais comme Hachem a promis de reconstruire Jérusalem, évoquer sa destruction hâte la réalisation de la prophétie de délivrance.
[Méam Loez - Eikha 3,20]

Sans aucun doute, nous devons pleurer amèrement le 9 Av pour la destruction du passé.
Mais ensuite nous devons mettre de côté notre douleur et réconforter Hachem avec une promesse joyeuse de l'avenir glorieux que nous allons construire ensemble.
[Maggid de Kozhnitz]

Lorsque nous éprouvons de la peine pour la destruction du Temple que nous avons causée par nos fautes, nous ne devons pas déplorer notre situation dramatique, mais considérer la peine du Créateur qui est immense ...
Ceci peut être comparé à un fils qui a tant irrité son père qu’il se voit contraint de le quitter. Si le fils aime réellement son père et lui est fidèle, il ne s’apitoiera pas sur son propre sort, mais plutôt sur la peine qu’il a suscitée à son père.
[Pélé Yoets]