Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Qui témoigneras contre moi (si je faute en secret)?

Sache que les pierres et les poutres de la maison d'un homme témoigneront contre lui, selon le verset : "Oui, la pierre dans le mur crie (contre toi) et le chevron dans la charpente témoigne" (Habakouk 2,11).

D'après nos Sages, c'est l'âme de l'homme qui pèche qui témoignera contre lui ...

Rabbi Zrika dit : Ce sont les 2 Anges, chargés d'accompagner chaque homme, qui peuvent témoigner (contre lui), selon le verset : "Car à Ses Anges, Il a ordonné de te surveiller en toutes tes voies" (Téhilim 91,11).

Certains disent que les membres du corps d'un homme peuvent aussi témoigner (pour l'accuser ou le défendre).

[guémara 'Haguiga 16a]

<--->

-> Toute action d'un homme, bonne ou mauvaise, imprime sa "signature" dans son environnement, même dans la matière inanimée comme les murs ou la charpente d'une maison où s'effectue cette action.
Evidemment, cela n'est pas ressenti aux yeux des gens ; mais dans le futur, les murs et le toit de la maison témoigneront des actions de l'homme qui habite cette maison.
[Beit haLévi - paracha Noa'h]

-> Tout homme est accompagné partout de 2 Anges dont la fonction est double : protéger cet homme et témoigner dans le futur sur ses actions.

-> Nos actions sont inscrites et gravées dans nos membres ; ainsi, dans le futur, nos membres "témoigneront".
Ce sera une preuve irréfutable qui confirmera les remontrances d'Hachem, au même titre qu'un contrat signé par un emprunteur qui constitue une preuve de sa reconnaissance de dette, malgré son déni.
[Ben Ich 'Haï]

-> Les membres du corps témoigneront sur les transgressions auxquelles ces membres ont participé et qui sont ainsi devenus "impurs".
[Messékh 'Hokhma]

<--->

-> Le Maharcha (guémara Taanit 11) enseigne :
Les 3 témoins témoigneront chacun dans un type différent de transgression :
- l'âme : qui communique à l'homme le pouvoir de parler (selon le verset Béréchit 2,7 - l'homme = créature parlante), témoignera des dérèglements de la paroles, comme la médisance, la flatterie, la moquerie, le colportage de secrets ;
- les Anges témoigneront des transgressions relatives aux commandements négatives (lo taassé) ;
- les membres, qui ont un pouvoir actif, témoigneront des transgressions relatives aux commandements positives (assé).

Il est vrai qu'Hachem est le témoin de tous nos actes, selon la michna : "D. est le Juge, le Témoin, l'Accusateur" (Pirké Avot 4,22).
Cependant, le "témoignage" dont parle la guémara ('Haguiga 16a) et plutôt une reconnaissance de l'homme lui-même, par ses témoins intrinsèques : sa néchama, ses membres et les Anges créés par ses actions sur terre.
=> Ainsi, l'homme pourra reconnaître, grâce à ses propres témoins, que le Jugement prononcé par Hachem à son égard est vrai (émet).

<--->

=> Pourquoi cette guémara ne cite pas le yétser ara, comme témoin nous accusant?

-> Le Aroukh Laner (guémara Soucca 52b) répond :
La guémara ('Haguiga 16a) traite du Jugement sur terre de l'homme, à Roch Hachana.
Or, ce jour-là, le yétser ara est disqualifié de témoignage (passoul laédout), puisque le roi Chlomo le qualifie de : "ennemi" (soné) dans ce verset : "Si ton ennemi (le yétser ara) a faim, donne-lui à manger" (Michlé 25,21), rapporté par la guémara (Soucca 52a) ; or le témoignage d'un ennemi ne peut pas être pris en compte.

Cependant, lorsque l'homme rejoint le monde à venir, après sa mort, le yétser ara ne peut plus l'inciter à fauter ; il n'est donc plus son "ennemi", et le yétser ara retrouve sa faculté de témoigner contre cet homme.

<--->

+ L'âme :

-> Le 'Hafets 'Haïm (chap.9) enseigne :
Toutes les actions et les paroles d'un homme, durant sa vie sur terre, sont fixées et mémorisées dans son âme (néchama).

Les uns enregistrent dans leur âme les 6 livres de michna, la guémara étudiée, les dvar Torah entendus ou prononcés, les mitsvot avec leurs bénédictions, ...
Les autres enregistrent dans leur âme les paroles légères et futiles ou les activités vaines de ce monde-ci.
Ainsi, la néchama, qui repose au sein de l'homme en permanence durant sa vie, devient un enregistreur fiable de ses activités, des ses paroles et de ses pensées.

Tout cela sera mémorisé et rappelé plus tard à l'homme, selon le verset : "C'est Hachem qui racontera (révélera) à l'homme le contenu de son "discours" (Amos 4,13).

Quand Hachem révélera-t-Il à l'homme le contenue de son âme?
Au moment où il arrivera dans le monde à venir pour être récompensé ou sanctionné après avoir été jugé.

<--->

-> La guémara ('Haguiga 16a) écrit : "D'après nos Sages, c'est l'âme de l'homme qui pèche qui témoignera contre lui, selon la fin du verset : "Devant celle qui repose en ton sein, garde ta bouche fermée" (Mikha 7,5).

Le Ben Ich 'Haï voit une allusion numérique selon laquelle l'âme d'un homme est désignée : "celle qui repose en toi".
Au sein (au milieu) de l'homme : adam (אדם) se trouve la lettre dalét (ד).
Cette lettre s'écrit en "plein" : דלת ; les lettres supplémentaires associées ד sont donc le : laméd et tav (לת) , dont la guématria totale est de : 430
Ainsi, celle (la paire laméd-tav) qui "repose en ton sein" (dalét), désigne l'âme (néféch - נפש) grâce à la valeur numérique commune (de 430).
[Ben Ich 'Haï]

"Au moment du jugement d'un homme (pour ses mauvaises actions), Hachem tient compte de ses bonnes actions"
[Rech Lakich - guémara Yébamot 78b]

-> Rachi commente :
"Au moment où Hachem juge les mauvaises actions d'un homme, Il mentionne ses bonnes actions et ses mérites."

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar si'ha 98) enseigne :
Cette conduite bienveillante d'Hachem, favorable à l'homme jugé, contraste avec celle des juges sur terre qui ne jugent que les méfaits de cet homme ...
En réalité, il ne s'agit pas seulement de nous rassurer sur le fait que nos bonnes actions ne sont pas oubliées pendant notre Jugement, mais plus que cela, Hachem tient à se rapprocher de la personne jugée pour une mauvaise action, et précisément à ce moment-là, Hachem se remémore ses mérites.

Ainsi, l'instant où nous sommes jugés (comme à Roch Hachana par exemple) devient un instant privilégié de rapprochement d'Hachem et de mise en valeur de nos mérites.

"La voix, c'est la voix de Yaakov et les mains sont les mains de Essav" (Toldot 27,22)

Le midrach (Béréchit rabba 65) interprète : Lorsque la voix de Yaakov est entendue, celle de la prière et celle de l'étude de la Torah, les mains d'Essav n'ont aucun pouvoir sur les descendants de Yaakov.

C'est pourquoi, se basant sur cette bénédiction d'Its'hak, les opposants aux sages de l'époque de la destruction du 2e Temple, étaient assurés que par le mérite de l'étude de la Torah de leur génération, les juifs pourraient vaincre les romains par la guerre.

Cependant, les sages (rabbanan) ont prévenu les opposants qu'ils ne réussiraient pas à vaincre militairement les romains qui assiégeaient Jérusalem, car la voix de Torah de Yaakov n'a plus de pouvoir dans une génération qui pratique le lachon ara qui vient réduire à néant la voix de la Torah.

La guémara (Guitin 56a) dit : "L'empereur envoya Vespassien (en remplacement de Néron) qui assiégea Jérusalem durant 3 ans."
Pourquoi cela?
A part l'exil, les juifs ont dû subir un siège de 3 ans, avec les souffrances de la famine, parce la faute de la génération était la haine "gratuite" ou lachon ara qui est compté au moins autant que [la réunion] des 3 transgressions (idolâtrie, inceste et meurtre) qui ont conduit eux à la destruction du 1er Temple [alors que le lachon ara seul a suffit à provoquer la destruction du 2e Temple, avec un exil très long qui dure encore!].

[d'après le Ben Ich 'Haï - guémara Guitin 56a]

<--->

+ Contexte :

[Avant la destruction du 2e Temple, cette guémara rapporte que 3 hommes très riches avaient les moyens de nourrir tous les habitants de Jérusalem pendant 21 ans, permettant au rabbanim de négocier la paix (car en raison du lachon ara les juifs ne pouvaient pas gagner militairement).

Cependant, ceux qui voulaient combattre empêchaient les sages de sortir de la ville pour négocier, et ils ont mis le feu aux réserves de blé et d'orge (et autres ressources) et se fut la famine. En effet, ils désiraient obliger le peuple à prendre les armes.

Selon le Sforno, si les opposants avaient obéi à rabbi Yo'hanan ben Zakaï et aux Sages de leur génération, le 2e Temple n'aurait pas été détruit par les romains, et il n'y auraient pas eu l'exil du peuple d'Israël.]

<------------->

-> "La voix est la voix de Vaakov, mais les mains sont les mains d'Essav" (Toldot 27,22)

-> Les Sages (midrach rabba Toldot 65) font une remarque sur ce verset : "Puisque la voix est celle de Yaakov, il est alors évident que les mains ne sont pas celles d'Essav"
Et d'expliquer : lorsque la voix de Yaakov est audible, c'est-à-dire la voix de la Torah, les mains d'Essav n'ont aucune emprise sur Yaakov. Par contre, lorsque la voix de la Torah s'affaiblit, les mains d'Essav se renforcent et nous dominent.

-> Le Rabbi de Loubavitch disait à ce sujet :
"Pour notre grande souffrance, la moitié du proverbe s'est déjà réalisée par la destruction de Jérusalem, puisque ce sont par les mains d'Essav (l'Occident) que le Temple fut détruit, comme l'explique le prophète Jérémie : "Pourquoi ce pays est-il dévasté? C'est parce qu'ils ont abandonné Ma Torah et Mes lois" (Yirmiyahou 9,11-12).

Le Rabbi de Loubavitch continue et explique :
"A notre époque, il nous faut accentuer l'étude de la Torah "la voix de Yaakov" car en ajoutant de l'étude dans le monde, nous créons une force qui permet d'annuler la raison de la destruction du Temple "les mains d'Essav", et par conséquent, précipite l'avènement de sa reconstruction".

Certes un homme qui a fauté devra s'affliger et se peiner, du fait du grand regret d'avoir fauté.
Cependant, il est une grande stupidité de passer ses journées à s'attrister. La peine pour ses fautes doit se faire dans un certain moment limité de la journée qu'on aura fixé pour cela, mais après, il aura confiance qu'Hachem pardonne les fautes et s'éloignera radicalement de la tristesse qui est une grande impureté.

[Noam Mégadim]

[à l'image du trou fait par une aiguille, qui est certes réduit de par sa taille, mais comparativement très long dans sa profondeur (nos regrets doivent provenir des profondeurs de notre cœur).]

"Celui qui se montre indulgent (envers autrui) verra toutes ses fautes pardonnées (à Roch Hachana).
[...]
Hachem ne pardonne les iniquités qu'à celui qui se considère (par son humilité) comme des "restes"."
[guémara Roch Hachana 17a]

<--->

-> D'après le principe de réciprocité (mesure pour mesure), puisque cet homme a "passé l'éponge" sur les fautes de son prochain envers lui, il ne sera pas jugé dans le Ciel avec sévérité, selon Rava : "tous ses péchés seront pardonnés".
Ainsi, la rigueur Divine l'épargnera et "passera" par-dessus lui, même si ses propres fautes commises ne sont pas pour autant pardonnées.
[Rachi]

-> Quiconque veut bénéficier d'un jugement indulgent et favorable à Roch Hachana doit s'habituer à juger autrui avec indulgence et bienveillance, sans tenir rancune.
[rabbi ‘Haïm Chmoulévitch – Si’hot Moussar (maamar 100)]

-> Quiconque se comporte selon la qualité d'être indulgent avec autrui, trouve grâce aux yeux de son prochain et favorise son contentement (na'hat roua'h).
Il s'inclut ainsi dans l'Assemblée d'Israël, et lors de son jugement, il bénéficie du mérite des membres de cette assemblée (klal).
Par contre, l'intransigeant et le rancunier s'exclut de la communauté d'Israël et il sera jugé seul, sans l'aide de la communauté.
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou (tome 5 , p.70)]

-> Nos transgressions des mitsvot créent un écran d'impureté qui empêche notre aspiration à la pureté et qui rend la téchouva plus difficile.
Cependant, Rava nous fournit ici un conseil précieux, celui de développer la qualité d'être indulgent avec autrui, afin de nous purifier de cette impureté et d'avoir la possibilité de s'élever très haut sur le plan spirituel.
[...]

Il existe un moyen simple d'accéder à cette qualité d'indulgence qui procure tant d'avantages.
Il s'agit de porter un regard sur son prochain comme on se voit soi-même.
En effet, toute colère, toute haine et toute discorde entre 2 personnes ont pour origine le fait que chacun se voit "lui-même" avec ses propres yeux et refuse de se voir lui-même avec les yeux de son prochain.
Ainsi, ces 2 personnes portent donc un regard différent sur la situation ...
Si seulement chacun avait fait l'effort de comprendre la façon de penser de l'autre, même sans l'approuver, cela aurait empêché cette brouille entre eux.
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou (tome 4 , p.243)]

<--->

-> Selon le rabbi ‘Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar - maamar 100), rabbi A'ha enseigne que le pardon n'est accordé à celui qui fait preuve de la qualité d'être indulgent avec autrui qu'à la condition que ce comportement ait pour origine sa modestie, et non pas une autre origine (orgueil ou autre).

<---------->

=> Pourquoi l'homme humble est-il plus facilement pardonné que l'homme orgueilleux?

-> Il est évident que si un homme respectable et un homme simple ou méprisable commettent la même faute, cette transgression est plus grave et plus déshonorante pour l'humble respectable.
C'est pourquoi les fautes d'un homme orgueilleux, qui se considère lui-même comme important et respectable, alors qu'il ne l'est pas, seront jugées sévèrement comme s'il était un homme important qui a fauté.

Par contre, la même faute commise par un homme humble, qui se rabaisse à ses propres yeux, sera jugée avec plus d'indulgence comme s'il s'agissait d'un homme simple, même si cet homme n'est pas simple en réalité.

Ce raisonnement justifie la raison pour laquelle l'homme humble qui se considère comme "des restes" bénéficiera d'un pardon plus facilement que l'orgueilleux.
[Lichmoa béLimoudim]

"Quant aux lois du roi, ils ne les observent point" (Méguilat Esther 3,8)
[Haman dit : ] "Tout au long de l'année, ils déclarent : aujourd'hui c'est Shabbath, aujourd'hui c'est Pessa'h."
[guémara Méguila 13b]

-> Dans cette guémara, les expressions utilisées par Haman : "Shabbath hayom" (aujourd'hui c'est Shabbath - שבת היום) et "Pessa'h hayom" (aujourd'hui c'est Pessa'h - פסח היום) sont écrites en abréviation : שה"י et פה"י.
Pourquoi cela?

Selon le Sifté 'Hakhamim, c'est parce que l'impiété d'Haman était si grande, qu'il ne voulait pas mentionner explicitement les mots de Shabbath ou Pessa'h (préférant des abréviations), tellement il méprisait ces 2 solennités juives.

Rech Lakich dit : "La téchouva est une grande chose, car elle transforme les fautes commises avec préméditation en fautes par inadvertance" ...
Rech Lakich dit aussi : "La téchouva est une grande chose, car elle transforme les fautes commises avec préméditation en mérites" ...

Ces 2 affirmations ne sont pas contradictoires : la seconde affirmation concerne ceux qui se repentent par amour pour Hachem, et la 1ere concerne ceux qui se repentent par crainte d'Hachem.

Rabbi Chmouël bar Na'hman dit au nom de rabbi Yonathan : "La téchouva est une grande chose, car il prolonge le nombre d'années de vie de l'homme, selon le verset : "grâce à elles, il vivra" (Yé'hezkel 33,19)."

[guémara Yoma 86b]

<---->

+ "Reviens Israël jusqu'à Hachem, ton D., car tu es tombé par ton péché" (Hochéa 14,2)

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar - Si'ha 93) enseigne :
Il existe une relation entre la chute du niveau spirituel et la téchouva.
En effet, il est écrit : "Reviens ... car tu es tombé".
C'est parce que tes iniquités t'ont fait chuter si bas, sur le plan spirituel, que tu as acquis les "ressorts" nécessaires à ton redressement par une véritable téchouva capable d'atteindre le Trône Céleste.
C'est l'obscurité spirituelle dans laquelle tes iniquités t'ont plongé qui a provoqué ton réveil et t'as fait retrouver la lumière Divine.
A une chute profonde correspond une ascension très haute sur le plan spirituel.

-> Selon le rav Dessler (tome 5, p.179), le mal contenu dans les iniquités antérieures d'un homme (avant sa téchouva totale) constituait certes un écran entre cet homme et son Créateur.
Cependant, du fait que ce mal a été un instrument (kéli) au service de la téchouva, et la cause de l'élévation de cet homme qui s'est sanctifié, ce mal se répare, s'élève et se sanctifie en même temps que l'homme : les fautes antérieures seront considérées comme des mérites.

-> La guémara (Avoda Zara 17a) cite l'exemple de El'azar ben Dordaya.
Après avoir mené une vie entière dans la débauche avec de nombreuses prostituées, il regretta profondément, fondit en larmes et sanglota jusqu'à rendre l'âme.
Une voix Céleste proclama alors : "Rabbi El'azar ben Dordaya est attendu dans le monde à venir".
Ainsi, c'est sa vie déréglée qui a été le ressort de sa téchouva fulgurante qui lui a fait acquérir le monde à venir en un instant, avec le titre de rabbi.
[enseignant à tous la puissance de la téchouva, même si on est arrivé au plus bas].

<--->

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch ajoute que l'on apprend également de ce verset d'Hochéa, qu'une personne qui fait téchouva a l'obligation de réaliser une téchouva totale ("jusqu'à Hachem ton D."), car s'il se contentait d'une demi-téchouva, ses fautes antérieures, encore attachées à lui, pourraient le ramener à son niveau initial avant la téchouva, et même à un niveau plus bas que son niveau initial.

<--->

-> b'h, à ce sujet : "De l’épreuve naîtra ma grandeur" : https://todahm.com/2016/08/22/de-lepreuve-naitra-ma-grandeur

[Moché dit à Yitro : ...] "Hachem a parlé du bien sur Israël" (Béaaloté'ha 10,29)

Dans tout le Tana'h, les termes : "dibèr tov" (a parlé du bien - דבר טוב) apparaissent uniquement à 2 reprises :
-> la 1ere fois dans notre verset qui décrit les propos de Moché à Yitro pour le convaincre de rester avec eux.

-> la 2e fois dans la Méguilat Esther (7,9), quand il est dit que Mordé'haï "a parlé du bien sur le roi" (דִּבֶּר-טוֹב עַל-הַמֶּלֶךְ), pour sauver sa vie.
Bien qu’il s’agisse là du roi A'hachvéroch, d’après le Midrach quand il est dit dans la Méguila "le roi" (hamélé'h), sans préciser A’hachvéroch, cela fait allusion à Hachem.

=> Ainsi, les 2 références de ces termes (dibèr tov - דבר טוב) font allusion au fait que quiconque dit du bien sur le peuple d’Israël ("a parlé du bien sur Israël"), cela lui est compté comme s’il disait du bien sur Hachem Lui-Même ("a parlé du bien sur le Roi (des rois)").

[le Bné Yissa'har - Rabbi Tsvi Eliméle'h de Dinov - dans son Agra déKala]

<--->

-> On vient de voir que louer le peuple juif revient à louer le Roi, c’est-à-dire le Maître du monde.
Mais, l’inverse est aussi vrai : quiconque médit des enfants d’Israël est considéré comme avoir médit du Roi des rois.

L’auteur du Ravid Hazaav explique dans cet esprit le verset : "Selon la lésion (moum) qu’il aura faite à autrui, ainsi lui sera-t-il fait" = celui qui attribue un défaut (moum) à un homme, c’est comme s’il en attribuait à Hachem.
Ainsi est-il de notre devoir de juger positivement autrui et de ne pas s’empresser d’affirmer qu’il avait l’intention de nous taquiner ou de médire de nous.

La téchouva est importante, car elle a le pouvoir de "déchirer" un décret (du Ciel) qui condamne.

[rabbi Yo'hanan - guémara Roch Hachana 17b]

<--->

-> Grâce à la téchouva, le malheur décrété auparavant sera découpé ("déchiré") en plusieurs "petites" souffrances qui atteindront l'homme une après l'autre, afin qu'elles deviennent supportables.
[Ben Ich 'Haï - guémara Roch Hachana 17b]

[Pour chaque personne,] il existe 2 niveaux de jugement à Roch Hachana :
- d'après la michna (guémara Sanhédrin 37a), chacun a le devoir de se dire que le monde a été créé à son intention.
Cela signifie que chacun a un rôle à y jouer et seul lui peut l'accomplir.
Le 1er jugement individuel porte sur la loyauté de cet homme dans l'accomplissement de son rôle dont dépend le redressement (tikoun) du monde.

- le 2e jugement, collectif, porte sur l'influence (en bien ou en mal) qu'il a pu avoir sur la communauté d'Israël.

Ainsi, les 2 jugements de la même personne portent sur 2 domaines distincts.

[rav ‘Haïm Friedlander - Sifté ‘Haïm]