Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Avant de commencer à réciter la Haggada de Pessa'h, nous procédons à l'annonce suivante : "Quiconque a faim vienne et mange, quiconque est dans le besoin vienne et célèbre Pessa'h avec nous" (dans le passage du : "a la'hma anya").
L'objectif de cela est de faire pénétrer en nos enfants et en nous, l'idée que : "Tous [les juifs] sont responsables les uns des autres." (chékoulam arévim zé bazé - guémara Sanhédrin 27b).

Puisque aucun juif ne peut être pleinement libre tant que son frère juif reste dans l'asservissement et dans l'exil [personnel], par conséquent notre première obligation est d'inviter nos frères qui ont moins de chance que nous à venir partager notre repas.
Ce n'est qu'alors [que nous sommes assurés qu'aucun juif n'est abandonné dans sa misère], que nous pouvons observer le Séder comme il le faut, et sortir de l'exil [tous ensemble].

[le rabbi de Loubavitch - rabbi Mena'hem Mendel Schneerson]

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+ "Yéhouda est allé en exil, accablé par la misère (oni)" (Eikha 1,3 - גָּלְתָה יְהוּדָה מֵעֹנִי)

La matsa est appelée : "un pain de misère" (lé'hem oni - לחם העוני).

Dans ce verset, nos Sages voient une allusion au fait que notre exil actuel provient d'une négligence de la matsa, c'est-à-dire de notre mépris des besoins des pauvres.
Cela met en avant l'échec du peuple juif à remplir ses obligations envers Hachem et envers son prochain juif.

=> Au début du Séder, en levant la matsa et en accueillant les pauvres à notre (a la'hma anya), nous prions de mériter la guéoula très rapidement, en conséquent.

[le 'Hatam Sofer]

[d'ailleurs c'est pourquoi dans ce même passage nous souhaitons l'année prochaine à Jérusalem. En effet, par le mérite de notre tsédaka aux pauvres nous méritons d'activer la venue du machia'h, ce qui implique que l'année prochaine nous serons déjà tous installés à Jérusalem avec le Temple reconstruit. Amen!]

"A Pessa'h, lorsque nous racontons la sortie d'Egypte, le même miracle se reproduit à nouveau.
De cette façon, à notre époque, nous espérons éveiller la même miséricorde Divine qu'il y a eu au moment où nous avons quitté l'Egypte."

[le Noam Elimélé'h - rabbi Elimélé'h de Lizhensk]

Le nom Pessa'h (פסח) peut se décomposer en : פה סח ("pé sha'h" - la bouche parle).
Puisque les lettres ס et צ sont généralement interchangeables, nous pouvons lire Pessa'h comme : פה צח (pé tsa'h - une bouche propre/pure).

[le Arizal]

=> Alors que nous sommes tous occupés à déployer d'énormes efforts pour nettoyer notre maison de tout 'hamets, ne devons-nous pas investir au moins autant d'efforts pour nettoyer notre langage?

A Pessa'h, notre bouche va manger pour accomplir des mitsvot (ex: matsa, maror, koré'h, les différents repas), va parler pour faire des mitsvot (ex: raconter la sortie d'Egypte, transmettre la Torah à ses enfants).
=> Nous devons savoir avaler nos mots pour ne pas dire de lachon ara, et nous devons savoir parler pour exprimer des paroles positives à autrui.

"Au 10e jour de ce mois, que chacun se procure un agneau pour sa famille paternelle" (Bo 12,3)

-> Le 10 Nissan, Shabbath précédant la sortie d'Egypte, les juifs ont reçu l'ordre de prendre un agneau (shé - שֶׂה) pour le Korban Pessa'h.
Les lettres de ce mot sont l'acronyme de : שבת הגדול (Shabbath Gadol).

Ce Shabbath marquait la fin officielle des 430 années d'exil en Egypte.
Une allusion à cela se trouve dans les dernières lettres de Shabbath Gadol : ל et ת, dont la guématria est de 430.

Lorsque l'on prend les lettres restantes (autres que les 1ers et dernières) de ce mot : le ב de Sabbath, et גדו de Gadol, on a une guématria de : 15.
Cela correspond à la date du 15 Nissan, 1er jour de Pessa'h, où ce Korban Pessa'h devait être mangé entièrement, avant la sortie d'Egypte.

[Rabbi Zalman Bass]

"Grande est la force de la mitsva des 4 espèces, car quiconque les prend, dit la bénédiction dessus et prie avec elles, alors les 7 cieux s'ouvrent devant lui et sa prière arrive jusqu'au Trône de Gloire.

Une allusion en est ce qui est écrit dans les livres : Il y a un loulav, un étrog, 3 brins de myrte, 2 brins de saule, cela fait 7 en tout qui correspondent aux 7 cieux."

[Séfer haTodaa]

Maror précède la matsa = la raison de la guéoula

+ Maror précède la matsa = la raison de la guéoula :

-> Le maror commémore l'amer esclavage, comme nous le récitons : "Ce maror que nous mangeons - pour quelle raison? Parce que les égyptiens ont embourbé la vie de nos pères en Égypte".
La matsa symbolise la guéoula : "Cette matsa que nous mangeons - pour quelle raison? Parce que la pâte de nos pères n'a pas eu le temps de lever avant que le Roi des rois, Hachem, ne se révèle à eux et ne les rachète".
=> Dans ce cas, le paragraphe de la Haggada sur le maror devrait précéder celui sur la matsa, l'esclavage amer précède la libération. Alors pourquoi décrivons-nous le maror après la matsa, qui représente la géoula?

Le rav Israel Salanter donne une réponse à cette question, et le 'Hafets 'Haïm ajoute sa propre saveur à l'idée avec une histoire.
Voici l'histoire qu'il a racontée :
Les années de la Première Guerre mondiale ont été une période de troubles et d'horreurs. De nombreuses personnes ont été déracinées de leurs maisons, le commerce a cessé et les terres ont été dévastées. La pauvreté et la famine sévissaient. Le pays étant en proie au chaos, le tsar a été déchu et des gangs ont envahi la région. Dans l'ensemble, la guerre a apporté son lot de vols et de pillages, de tueries et de destructions.
Après la guerre, lorsque l'ordre et le calme furent rétablis, les réfugiés revinrent et le commerce reprit. Un marchand de blé vint trouver le 'Hafets 'Haïm et lui demanda une bénédiction pour qu'il réussisse dans ses affaires.

"Si vous avez survécu à ces années de pénurie et de difficultés, répondit le 'Hafets 'Haïm, vous aurez certainement le mazal à l'époque actuelle, plus prospère!"
"Au contraire, dit le marchand, il n'y a pas de meilleurs moments pour les courtiers en blé que les périodes de famine et de pénurie. C'est alors que les gens sont prêts à payer n'importe quel prix, en liquide, sans se soucier de vérifier la qualité de la marchandise ... Les temps difficiles commencent en période d'abondance. Puis les prix baissent, les clients essaient de négocier de bonnes affaires, ils fouillent dans les produits, et après tout cela, ils achètent à crédit".

Le 'Hafets 'Haïm soupira. "Oui, si seulement nous en tirions une leçon. Si seulement nous comprenions que dans le passé, lorsque les temps étaient normaux, les maisons d'étude étaient pleins et le peuple juif craignait D.
À l'époque de l'abondance et de l'éclat, au Ciel, on examinait chaque mitsva pour voir si elle était réalisée de manière parfaite et désintéressée, si l'étude de la Torah était faite en profondeur et avec des intentions pures.
Ils ne sélectionnaient que les actes de qualité et rejetaient les plus médiocres.

"Mais aujourd'hui, alors que les craignant D. sont peu nombreux et que l'étude de la Torah a diminué, ils n'examinent pas la qualité de la 'marchandise' avec autant d'attention. C'est le moment de faire fortune, d'amasser des richesses et de recevoir un prix élevé pour chaque mot d'étude de la Torah et de mitsva".

Telle est la réponse du rav Israël Salanter à la question qui lui a été posée : Pourquoi la matsa est-elle mentionnée avant le maror?
En effet, les Chazal disent que lorsque le temps est venu de délivrer la nation juive, Hachem n'a pas trouvé de mitsvot pour lesquelles ils seraient délivrés, alors Il leur a donné 2 mitsvot, le korban Pessa'h et la brit mila.
Mais comment les juifs, qui avaient sombré au 49e niveau d'impureté, qui adoraient des idoles, pouvaient-ils mériter d'être rachetés grâce à 2 mitsvot seulement?

Non seulement cela, mais ils ne faisaient même pas ces mitsvot lichma (désintéressée, pour Hachem).
Beaucoup d'entre eux ne voulaient pas être circoncis, alors Hachem a infusé le korban Pessa'h que Moché a apporté avec l'arôme du Gan Eden pour les tenter et leur donner envie de manger de la viande. Ils ont fini par obtenir un bris milah uniquement pour être en mesure de manger la viande du korban Pessa'h.

Comment se fait-il que ces 2 mitsvot, accomplies de manière si imparfaite, aient suffi à les délivrer par des miracles glorieux et à les libérer pour toujours?

La réponse est dans le maror.
C'est principalement parce qu'ils étaient à un niveau si bas, et que leur vie était si amère et difficile, pleine d'oppression et de travail harassant, qu'ils étaient capables de gagner du mérite pour des mitsvot qui étaient accomplies en deçà de la norme.
À une telle époque, une époque de famine, une époque où tout le blé était arraché à un prix exorbitant, le maror n'était pas seulement un symbole de l'esclavage amer, il était la raison même de la géoula. C'est pour cette raison qu'elle est mentionnée après la matsa.
['Hafets 'Haïm - Méir Ené Israel - vol.1, p.121 ]

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[nous sommes dans une période de forte obscurité spirituelle, et ainsi chaque mitsva que nous pouvons faire brille davantage aux yeux d'Hachem (sans besoin de zoomer pour en remarquer ses détails), nous permettant ainsi de bénéficier plus facilement de la guéoula, b'h. ]

-> "Mes chers frères, la Torah énumère de nombreuses fautes, et chaque faute cause à une personne un dommage spirituel.
Certaines fautes sont comme des blessures qu'il suffit de panser, d'autres sont comme un état de faiblesse généralisé, et d'autres encore sont comme un membre qu'il faut couper.
Mais la faute de profaner le Shabbath en public est équivalent à l'adoration d'une idole. C'est comme une balle dans la tête, qui ne peut être soignée. C'est comme une mort spirituelle ..."
['Hafets 'Haïm - Dougma miSi'hot Avi 56]

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-> Le Shabbat est le cœur des juifs et le cœur du judaïsme, a déclaré le Chafetz Chaim lors d'une réunion de militants de l'organisation Mazhiré Shabbath.
[...]

Quelqu'un qui ne respecte pas Shabbath n'est pas considéré comme un juif.
"Quiconque viole le Shabbath en public est considéré comme un adorateur d'idoles" (guémara 'Houlin 5a).
[Rachi explique qu'une personne qui adore des idoles nie l'existence de Hachem, et qu'une personne qui ne respecte pas Shabbath nie qu'Hachem a créé le monde et qu'Il s'est arrêté le 7e jour. En niant que le monde a un Créateur, il est essentiellement comme un adorateur d'idoles. ]

Le Shabbath, conclut le 'Hafets 'Haïm, est le signe d'un juif : "Entre Moi et les Bné Israel, c'est un signe pour toujours" (Ki Tissa 31,17).
Même s'il commet des fautes nous savons qu'elles sont transitoires et accessoires. Mais s'il viole le Shabbat, il enlève l'enseigne. Nous savons alors qu'il n'est plus juif!
[Ma'amré hé'Hafets 'Haïm 56]

Absence d’Hallel pendant les Yamim Noraïm

+ Absence d'Hallel pendant les Yamim Noraïm :

-> La guémara (Roch Hachana 32b) dit que les anges ont demandé à Hachem pourquoi le peuple juif ne récite pas le Hallel à Roch Hachana et à Yom Kippour.
Hachem a répondu qu’il est inconvenant de réciter le Hallel alors que Je suis assis sur Mon trône de jugement pour décider qui vivra et qui mourra.

-> Le Zera Shimshon (Emor 23,24) pose la question suivante à propos de cette guémara.
Pourquoi les anges sont-ils dérangés par le fait que les juifs ne récitent pas le Hallel, alors que ce n’est pas une obligation de le faire?
De même, la réponse d'Hachem doit également être comprise. Au contraire, ce devrait être le moment le plus approprié pour réciter le Hallel, comme le dit le verset : "Lève ton arc" (Téhilim 101,1), ce que la guémara (Béra'hot 54a) explique en disant qu’une personne doit chanter les louanges d'Hachem pour le mal comme elle le fait pour le bien.
Si tel est le cas, le fait même qu'Hachem décide qui vivra et qui mourra est une raison supplémentaire de réciter le Hallel, car quel que soit le résultat, il faut chanter les louanges d'Hachem.

Le Zéra Shimshon explique qu’une question répond à l’autre. Étant donné qu’une personne est tenue de chanter pour Hachem, que quelque chose lui semble mauvais ou non, comme la guémara ci-dessus le déduit du verset susmentionné, la question des anges est justifiée : pourquoi le peuple juif ne récite-t-il pas le Hallel?

La réponse d'Hachem aux anges est que le verset implique que ce n’est qu’après l’exécution du décret que l’on est tenu de louer Hachem, même si cela semble mauvais pour soi.
Cependant, ici, le décret n’a pas encore été prononcé et, en chantant le Hallel, on pourrait croire que les juifs tentent de "soudoyer" Hachem en chantant pour Lui avant qu’un décret apparemment mauvais ne soit prononcé, afin d’essayer d’éviter tout décret potentiellement mauvais.
Cela, souligne le Zéra Shimshon, est interdit de le faire à un juge, même de soudoyer un juge avec des mots (voir Choulkhan Aroukh - 'Hochen Michpat 59,1).

La Soucca = une aide du Ciel protectrice pour l’année à venir

+ La Soucca = une aide du Ciel protectrice pour l'année à venir :

-> "Vous résiderez dans des Souccot durant sept jour" (Emor 23,42)

-> Il est rapporté dans le Zohar (Emor 100b) :
Essav poursuit en permanence Yaakov pour l'accuser, comme il est écrit : "Essav prit en haine Yaakov" (Toldot 27,41).
Durant la période qui sépare Roch Hachana de Yom Kippour, Yaakov est en fuite pour se protéger de ce dernier grâce à son repentir. Puis, Yaakov envoie une offrande à Essav matérialisée par le bouc pour Azazel afin qu'Essav n'accuse pas le peuple d'Israël.
C'est au moment de la prière de la Néïla que s'accomplit le verset : "Ce jour-là, Essav reprit sa route vers Séir" (Vayichla'h 33,16).
C'est à ce moment-là qu'Hachem expie les fautes d'Israël, l'accusateur n'étant plus focalisé sur Israël.

À partir de ce moment, le Maître de l'univers souhaite se réjouir avec Ses enfants, et tel est le sens du verset : "Yaakov voyagea vers Souccot et se construisit une maison" (Vayichla'h 33,17).
Ceci vient faire allusion à la mitsva de Soucca, au fait qu'à partir du moment où les Bné Israël s'installent dans les Souccot, ils sont préservés de l'accusateur, de sorte que Hachem se réjouit avec Ses enfants ...
En effet, en résidant dans les Souccot, c'est comme si nous nous installions sous les ailes de la Présence divine, qu'Elle déploie pour nous protéger. Car la Soucca symbolise la Présence divine qui étend Ses ailes sur les enfants d'Israël pour les préserver, à l'instar d'une mère à l'égard de ses enfants.

-> Rabbi Tsadok Hacohen écrit : ceci est la ségoula si particulière de la mitsva de Soucca, la possibilité d'annuler le mauvais penchant et la tentation ... En effet, l'essentiel de la mitsva de Soucca est de purifier les envies primaires de la nourriture et de la boisson afin de les élever vers la sainteté.

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-> De plus, le Arizal (chaar hakavanot - Souccot drouch 4) nous enseigne, à propos de la mitsva de Soucca : "Sache que la raison profonde du commandement positif de la Torah de construire et de vivre dans la Soucca durant les sept jours de cette fête reside dans le fait que la Soucca représente le "ohr hamakif" ... Et nous, peuple d'Israël, accomplissons la mitsva de la Soucca en nous installant à l'ombre du ohr hamakif afin d'attirer sur nous cette lumiere encerclante."

-> Le Bné Yissa'har (Tichri - maamar 10 siman 7) ajoute sur ce point : "Tu dois savoir que la lumière encerclante (ohr hamakif) a le pouvoir de chasser toutes les forces des 'hitsonim, appliquant ainsi la promesse du verset : "Les peuples de la terre verront que le Nom d'Hachem est posé sur toi" (Ki Tavo 28,10).
Il s'agit en l'occurrence de la lumière qui entoure chaque juif et qui sera visible à l'oeil humain."

-> La source de ces enseignements se trouve dans les écrits du Arizal (chaar havanot 2b) : "Il n'y a rien qui puisse repousser les klipot (les forces de l'impureté), autant que le ohr hamakif, car les forces du mal n'ont aucune emprise et ne peuvent se nourrir du ohr hamakif".

-> Ces enseignements nous éclairent davantage sur les paroles du Zohar (Emor 100b) : "A partir du moment où les Bné Israël s'installent dans les Souccot, ils sont préservés de l'accusateur".
Puisque la Soucca symbolise le ohr hamakif, qui chasse les accusateurs, Hachem peut se réjouir avec Ses enfants à l'intérieur de la Soucca.

-> Toujours à propos de la mitsva de Soucca, le Gaon de Vilna (sur Téhilim 76,3) enseigne pour sa part : "Il existe deux commandements qui nous offrent le mérite de les réaliser avec l'ensemble de notre corps : la mitsva de Soucca et celle de résider sur la terre d'Israël".

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=> Le Tour pose la question suivante : il y a pourtant quatre jours qui séparent la fête de Yom Kippour de celle de Souccot. Puisqu'il en est ainsi, pourquoi les fautes de la nouvelle année doivent-elles être comptabilisées à partir de Souccot et non à partir du lendemain de Yom Kippour ?

-> Le Tour répond que lorsque prend fin le jour de Yom Kippour, le peuple juif est particulièrement affairé aux les préparatifs des mitsvot de la fête de Souccot comme par exemple monter la Soucca, se procurer un loulav ... Compte tenu de cette effervescence toute religieuse, il ne peut tout simplement pas y avoir de faute commise. C'est la raison pour laquelle le premier jour de fête de Souccot constitue le premier jour à partir duquel nous comptabilisons les fautes.

-> À la lumière de ces enseignements, nous apprenons une notion fondamentale : un nouveau combat va commencer, opposant le mauvais penchant au peuple d'Israël, et c'est le sens du verset : "D. a fait correspondre l'un à l'autre" (Kohélet 7,14).
En effet, d'un côté le mauvais penchant va se réveiller avec de nouvelles forces afin de tenter Israël, que D. nous en preserve, et le faire tomber dans la faute. D'un autre côté, le peuple d'Israël va également se lever avec de nouvelles forces pour mener son combat contre lui.
[ le ohr hamakif de la Soucca détruit toutes les forces du mal et ceci s'accorde bien avec l'enseignement de la guémara (Souca 38a) : "Lorsque Rav A'ha bar Yaacov agitait son loulav, il déclarait : "ceci est une flèche entre les yeux du Satan!".
On peut donc expliquer qu'il s'est appuyé sur le commandement positif de la Soucca qui fait fuir le mauvais penchant afin qu'il ne puisse exercer la moindre emprise.
Toutefois, la guémara conclut qu'il est absolument interdit de tenir ce type de propos ou de déclaration afin de se protéger et de ne pas éveiller une confrontation directe avec le mauvais penchant. ]

-> À présent, nous saisissons l'importance de vaincre le mauvais penchant durant la fête de Souccot.
Bien que Roch Hachana marque effectivement le début de l'année, il n'en reste pas moins que durant les 10 jours de repentir, jusqu'à Yom Kippour, le peuple juif est affairé au repentir complet sur les fautes de l'année précédente. C'est la raison pour laquelle les Sages ont enseigné que c'est à partir du premier jour de la fête de Souccot que le compte des fautes commence de manière effective.
En conclusion, il se trouve donc que la fête de Souccot représente bien le début de la nouvelle année et c'est pourquoi un combat d'une très grande intensité avec le mauvais penchant a lieu dans la mesure où le mauvais penchant connaît parfaitement le principe selon lequel tout dépend du début.
Et s'il réussit dans son entreprise, et fait chuter Israël durant la fête de Souccot, il sera alors, par la suite, aisé pour lui de faire tomber le peuple dans les mailles de ses filets, dans ses divers pièges et stratagèmes, tout au long de l'année. Cependant, nous savons que si nous parvenons, avec l'aide de D., à nous renforcer contre le mauvais penchant durant la fête de Souccot, nous réussirons ensuite à élever notre service divin tout au long de l'année.

De ce fait, dans Sa grande miséricorde et Sa grande bonté, Hachem nous a ordonné de faire une Soucca au lendemain de Yom Kippour, afin de nous aider à nous préserver des nouvelles forces du mauvais penchant. En effet, à partir du moment où nous entrons dans la Soucca, nous sommes accompagnés et entourés du ohr hamakif d'Hachem, qui fait barrage aux forces du mal, de telle sorte que le mauvais penchant n'ait aucune emprise sur nous durant la fête.
Et c'est pour cette même raison que les Justes (tsadikim) s'efforcent de ne jamais sortir de leur Soucca pendant les sept jours de la fête.

Pour conclure, il est rapporté dans le Zohar (Vayé'hi 261a) que durant les sept jours de la fête de Souccot, sept invités entrent dans notre Soucca. Il s'agit en l'occurrence des sept bergers d'Israël que sont : Avraham, Its'hak, Yaacov, Moché, Aharon, Yossef et David, qui viendront durant les sept jours de la fête.
Nous pouvons expliquer, d'après notre développement, que nous déployons toutes nos forces pour pouvoir nous sanctifier durant la fête car elle constitue le point de départ de la comptabilisation des fautes. Ainsi, Hachem nous a ordonné de nous installer dans les cabanes, afin de faire fuir les forces du mal et dans Son infinie bonté, Il nous envoie les sept invités (ouchpizin) que sont les sept bergers d'Israël qui renferment en eux des puissances spirituelles uniques qui nous seront transmises et qui constitueront des armes pour nous.
En effet, nous recevons une aide providentielle du côté de la sainteté dès le début de l'année pour nous aider à surmonter les épreuves de toute l’année à venir.
[Shvilé Pin'has]

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-> Il s'agit des sept Ouchpizin qui se rendent chaque jour dans notre Soucca comme il est rapporté dans un autre passage du Zohar (Emor 103b) : "Lorsqu'un homme fait la Soucca qui est l'ombre de la émouna, la Présence divine étend ses ailes sur lui depuis les mondes supérieurs, Avraham, cinq justes et le roi David entrent avec lui dans la Soucca."
Ainsi chaque jour il y a un invité principal accompagné des six autres. On prendra soin avant de rentrer dans la Soucca de l'inviter explicitement et de lui préparer une chaise. En effet nous avons appris ceci d'Eliahou Hanavi car lorsqu'on ne lui prépare pas une chaise, il ne vient pas. (Zohar - hakdama 13a)

-> Rabbi 'Haïm Palaggi (Moed Lékol 'Haï) di qu'on sera extrêmement attentif de ne pas inviter un non juif à l'intérieur de la Soucca ce qui ferait fuir les sept Ouchpizin qui maudiront le maître de la Soucca.
En effet, rabbi 'Haim Palaggi s'appuie sur l'enseignement des Sages de nos Sages (Méguila 7b ; Pessa'him 47a)qui explique le verset suivant : "Le premier jour sera une convocation sainte et le septième jour sera pour vous une convocation sainte" (Bo 12,16).
Le terme "la'hem" (pour vous) vient exclure les non juifs.

Le Shabbath inclut toute la Torah, c'est la clé de tous ses secrets.
Respecter le Shabbath, c'est comme accomplit la Torah toute entière.
[Zohar - Yitro 92a]